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Je pense qu'on peut l'expliquer par l'une des répliques d'Arthur dans le livre V, quand il refuse d'assurer la régence et qu'il dit grosso modo que ses Chevaliers passaient leur temps à le critiquer, à trouver ses décisions trop ci ou trop ça et qu'il compte bien les imiter maintenant qu'il n'est plus au pouvoir.

Il s'est probablement ensuite rendu compte du chaos que sa "vengeance" avait engendré et a jugé qu'il était temps de renoncer, tout en refilant le Royaume à quelqu'un. Sa prise de conscience vient peut-être du fait qu'il a mesuré que le sabotage que constituait son suicide et la culpabilité qu'il voulait engendrer chez son entourage a surtout rejailli sur ses compagnons les plus fidèles : Guenièvre, Perceval, Bohort, Merlin... ("Qu'est-ce que quelqu'un qui souffre et qui fait couler son sang par terre pour que tout le monde soit coupable?")

Mordred a écrit :

Au début du livre V, Arthur se fait de la bile au sujet de Lancelot. Et à plusieurs moments dans le livre, certains personnages (Venec par exemple) sont sur le point d'évoquer à Arthur leur rencontre avec Lancelot et n'ont pas le temps de le lui dire, comme si AA voulait jouer là-dessus, pour qu'Arthur ne pense pas à le chercher ou à une éventuelle tentative d'assassinat. Pourtant, quand Arthur feint de ne pouvoir retirer Excalibur, la Dame du Lac lui dit que Lancelot est vivant. Pourquoi ne réagit-il à aucun moment par rapport à ça ?

Je pense qu'il est soulagé de le savoir en vie mais que d'autres sentiments prennent le dessus immédiatement : après tout, il sait que Lancelot veut sa peau ou, en tout cas, lui nuire. Ça ajoute peut-être à son désarroi : lorsqu'il fait preuve de philanthropie, comme il le fait en s'inquiétant pour son meilleur ennemi, il se rend compte que ça ne peut que le mettre en danger et qu'au final, il a réellement tord dans tout ce qu'il pense et fait.

La philanthropie, ça résume assez bien l'"ancien Arthur", c'est faire de l'humanité sa priorité (à moins que ce soit le fait de se changer en loup-garou? :huh:), ce que fait Arthur en définitive : accomplir une tâche, la quête du Graal, avec ce que l'humain a de plus imparfait (des imbus d'eux même, des imbéciles, des trouillards, ...). Loin des idéaux de Lancelot qui voudrait que seul l'élite puisse les rejoindre dans leur tâche. Et là, c'est l'exact moment où il abandonne le bateau, et quelque part, ses idéaux. Le fait que Lancelot soit en vie le soulage parce que c'est dans sa nature, mais en même temps, c'est un peu renforcer son idée : ses principes étaient bien jolis mais l'ont menés à rien.

Ce n'est sûrement pas tant de l'indifférence vis-à-vis de Lancelot qu'à l'égard de son propre sort. Un peu comme si ça ajoutait à ce découragement brutal, comme s'il se disait : "Je foire définitivement tout, et ce sera tant pis pour ma gueule... En attendant, je lâche prise et débrouillez-vous, vous les autres et même Lancelot." Dans mon esprit, ça cadre assez bien avec la passivité dans laquelle il s'enterre tout le long du livre V.

Je suis encore en retard d'une guerre, mais me voici ! Merci à tous pour vos commentaires. :)

Kapiston a écrit :

Bon sinon c'est vrai qu'on se perd un peu dans les dialogues ne voyant pas vraiment ou ça veut en venir surtout vu le debut très concentré sur les huitres ...

Je pense que la différence entre les deux passages vient du fait que le début a été écrit plus tard que le reste. Du coup, oui, c'est vrai qu'il y a un peu un décalage. :/ Mais je suis soulagée de voir qu'il existe des gens sensibles à mon mauvais humour. :D

flammeche a écrit :

KARADOC, méfiant : Vous faites comme vous le sentez, hein... Mais un truc qui se bouffe et dont j'ai jamais entendu parler... Ca pue du cul.

C'est Karadoc de Vannes et si je ne m'abuse ? Qu'il ne connaisse pas les huîtres cela me semble assez improbable... Comment ça je chipotte ?

Oui, surtout que la consommation d'huîtres était déjà répandue à l'époque (sous l'impulsion des Romains notamment) mais je me suis dit qu'on pouvait bien négocier un écart. :D Mais c'est vrai que pour un prof d'histoire, je me ramasse sérieusement sur la véracité. :lol:

Et sinon, oui, le début est neuf. :) Merci beaucoup en tout cas !

Oui, c'était la première donc c'est sûrement fort approximatif par moment. Mais merci beaucoup ! :)
Oui, je vais enluminer, j'ai déjà commencé pour l'autre scenario. J'ai juste eu du mal de m'y retrouver dans les balises au début. :D

N'ayant pas grand chose à faire en ce moment, j'en ai profité pour ressortir ma première fiction Kaamelott ! Je l'ai légèrement ajustée, histoire qu'elle colle davantage à la structure que j'emploie maintenant. Contient de vrais morceaux de mauvais jeux de mots, je vous présente mes excuses avec un peu d'avance ! :D Vos commentaires sont toujours autant les bienvenus. :)

Pour le scénario, j'avais envie de toucher une corde sensible de notre bon roi. :lol:

Introduction

Marché de Kaamelott - fin de matinée
(Karadoc et Perceval paradent entre les échoppes, un panier sous le bras. Ils s'arrêtent à hauteur d'un comptoir garni de produits de la mer.)

PERCEVAL : Je vous jure, je pensais vraiment que c'était une volaille ce truc.    
KARADOC : Qu'est-ce qu'on cherche encore ?
PERCEVAL, dubitatif : Des huîtres.

(La voix brailleuse du poissonnier interrompt leur conversation.)
   
POISSONNIER, écartant les bras devant son étal : Approchez! Bretonnes et bien charnues !

(Karadoc, septique, s’empare d'un coquillage, l'étudie sous toutes ses coutures et le croque.)    

KARADOC, crachant les écailles : Mais c'est d'la caillasse !
POISSONNIER : J'vous permet pas ! Pêchées ce matin, c'est de la première fraîcheur !
PERCEVAL : Oui ben, on ne me la fait pas à moi, ça sert à rien de me refiler vos cailloux-    

(Le poissonnier s'empare de son couteau et ouvre le mollusque pour le soumettre aux yeux de ses odieux clients. Conscient de s'être fourvoyé, Perceval en commande illico une bourriche.)

KARADOC, méfiant : Vous faites comme vous le sentez, hein... Mais un truc qui se bouffe et dont j'ai jamais entendu parler... Ca pue du cul.

Générique

Château de Kaamelott – salle à manger
(Arthur, visiblement agacé, grignote des quignons de pain à table.
La porte s'ouvre, Perceval apparaît dans la pièce, les bras chargés.)

ARTHUR : Vous étiez où, bordel ?!
PERCEVAL, gêné : Enfin sire, soyez pas si pudibond.
ARTHUR, haussant les sourcils : Pudiquoi ?
PERCEVAL : Vous savez bien, nan ? Quand un gars est furax-
ARTHUR, remuant vivement sur sa chaise : Fu-ri-bond. Mais asseyez-vous, bon sang ! Ca fait un quart d'heure que j'zieute l'oie rôtie et l'pâté de faisan.

(Le plat sur lequel trône ledit pâté de gibier vole à terre, remplacé par la caisse en bois rapportée par Perceval. Un linge rayé recouvre le contenu. Arthur, les lèvres pincées, observe le spectacle avec animosité.)

ARTHUR, ponctuant chaque mot d'un coup de couteau dans la table : Vous feriez mieux… Tout de suite… De me dire … Ce que vous avez ramené.
PERCEVAL, fier de lui : Vous allez être épaté !
ARTHUR, enlevant rageusement le linge qui couvre la caisse : Vous m'en direz tant... Des- C'est quoi, ça ?

(Divers produits sont étalés dans la caisse. De loin, on discerne des légumes, des fruits ainsi que des coquillages. Perceval saisit l'un d'entre eux.)

PERCEVAL : Bah… Des huîtres ! Et bretonnes, en plus.
ARTHUR s'empare à son tour de l'un des produits : Des huîtres, des asperges ? Vous voulez que j'foute quoi avec ça ?

(Les yeux ronds, Perceval observe son roi. Haussant les épaules, il le pointe du doigt et mime un combat à l'épée. L'un des coups manque de faire voler la coupe de vin, Arthur l'arrête illico.)

ARTHUR : Vous m'excuserez mais… J'vois pas très bien le rapport entre moi et une bourriche de mollusques.
PERCEVAL, très fier de son effet : C'est bon pour ce que vous avez.
ARTHUR : Ah ouais ? Et j'ai quoi, moi ? Parce que si vous pensez à une carence en iode, ça risque pas avec la bande de moules que j'me trimballe comme chevaliers, hein !
PERCEVAL, subitement gêné : Non… Enfin, vous savez… Ce dont on a parlé à cette table, il y a une semaine ? Bon, j'vous avoue, j'ai pas compris tout de suite pourquoi vous restiez aussi évaseux à ce sujet-
ARTHUR croque avec lassitude dans une asperge crue : Que je restais vaseux ?
PERCEVAL : Oui, que vous n'vouliez pas me dire vraiment ce qui vous dérangeait.

(Se penchant en avant, le chevalier s'appuie sur ses coudes et baisse d'un ton, prenant un ton confidentiel.)

PERCEVAL : Ce dont on a parlé, vous vous souvenez ? Que vous pensiez plus manier aussi bien l'épée, que vous étiez las et complètement schlass. Bah- J'ai prit les choses en main ! Enfin, si vous m'permettez.

(Arthur inspecte les environs tandis que Perceval pouffe de sa dernière parole comme d'une blague dont le roi ne peut saisir le sens. Inclinant la tête sur le côté, roulant des yeux et l'estomac gargouillant, il le prie de poursuivre son explication.)

ARTHUR : Vous feriez mieux de vite me dire ce vient foutre une douzaine d'huîtres et une botte d'asperge dans mes sautes d'humeurs…
PERCEVAL, nullement décontenancé : Bah, comme j'vous aime bien… Vous l'savez, hein ? Eh bien, j'me suis renseigné. Merlin avait bien une potion à m'proposer pour les mous du bâton comme il dit mais… Karadoc m'a dit d'm'en méfier. Il m'a aussi dit que la nourriture, c'est un truc fortiche qui peut dérégler ou rerégler les p'tits problèmes. Comme le vôtre.

(Les doigts du roi se crispent sur l'un des morceaux de pain, maltraitant la pauvre mie. Ses yeux fixent son invité. Il semble prêt à le jeter aux oubliettes.)

ARTHUR : Mou du bâton ? Vous lui avez raconté quoi à ce charlatan ?
PERCEVAL, haussant les épaules : Ce que vous m'aviez dit, Sire ! Que vous aviez tellement plus d'énergie que même pour soulever l'épée, c'était pas du gâteau.
ARTHUR, presque choqué : Vous lui avez dit quoi ?
PERCEVAL : Il m'a conseillé une mixture pour refiler un peu d'vigueur aux vieilles plantes en mal de sève qui m'disait. J'ai rien compris… Mais vous les connaissez les druides, ils sont toujours à fond dans la nature et les trucs végétaux.
ARTHUR esquisse un sourire venimeux, devinant le dénouement de cette mascarade : Quand vous faites une connerie, vous l'faites pas à moitié, vous ! Vous avez déjà entendu parler des métaphores ?
PERCEVAL réfléchit un court instant avant de répondre : Oui, oui, c'est les trucs dans lesquels on met les bougies, non ?

(Rouge de colère et de honte, Arthur réprime néanmoins sa rage et reprend calmement.)

ARTHUR : Une métaphore, c'est employer une image… Une expression, un truc débile, anodin pour parler de quelque chose d'autre. Quand j'dis que Karadoc est un ogre… Ce n'en est pas un, n'est-ce pas ? Ca veut juste dire qu'il mange pour huit !
PERCEVAL : Bah, j'suis pas sûr qu'il en soit pas un. Pour dire vrai, j'ai jamais vu un ogre.
ARTHUR : C'était juste un exemple, laissez tomber. Ici… Quand Merlin vous dit que je n'ai plus de sève, c'est une métaphore… Ca veut dire que- Eh bien, vous voyez nan, merde ?

(Lentement, Perceval acquiesce, reculant doucement pour s'adosser au dossier de la chaise, pour finalement soupirer d'agacement.)

PERCEVAL : Non, désolé sire, j'vois pas. J'fais des efforts pourtant.
ARTHUR : Que j'suis pas foutu d'honorer mes maîtresses ou ma femme ! Enfin, c'est pas sorcier !

(L'une des servantes postées près du buffet jette un regard terrorisé à la table des deux convives. Arthur en devient encore plus furieux. Perceval, lui, ne s'en formalise pas.)

PERCEVAL : Ah ! Mais oui, c'est bien de ça qui s'agissait. Parce que- Regardez, j'ai compris ! Quand vous disiez que vous pouviez pas lever l'épée, c'était une métaforme.
ARTHUR : Ce n'était pas une métaphore, bordel ! Je vais bien ! J'vais pas inviter tout Kaamelott et faire ça sur la table ronde pour le prouver, crétin !
PERCEVAL, compréhensif : J'me doute que c'est pas facile. Mais vous l'avez dit, blanc sur noir.
ARTHUR, à la fois hilare et hors de lui : Non, non, j'pense pas.

(Plissant le front, Perceval réfléchit, se mordillant la lèvre dans un effort de concentration intense. S'illuminant brutalement, il tape du poing sur la table.)

PERCEVAL : Ca me revient ! Vous m'disiez que ces histoires de bonnes femmes vous montaient à la tête, mais que les maîtresses qui ronchonnent, ça allait avec le trône et l'impuissance.
ARTHUR : La puissance, pas l'impuissance !

(A bout de forces, le roi se fracasse le front contre la table en bois. Entre deux plaintes et deux insultes, Perceval tâche de se faire entendre pour aplanir la situation.)

ARTHUR : Si vous foutez pas l'camp d'ici, j'vous dérouille à mains nues...
PERCEVAL : Le prenez pas comme ça ! Ma foi, c'est dommage que vous alliez bien. 'fin, j'veux dire que c'est pas plus mal mais- J'ai galéré pour trouver des aliments paradisiaques comme disait Bohort. Pis, y savait pas si on en trouvait ici, au marché.

(Se relevant, Arthur dresse le poing et déplie l'index, puis le majeur ainsi que l'annulaire.)

ARTHUR : Karadoc, Merlin, Bohort… Vous en avez mis combien au courant, hein ? Combien, parlez !

(Le Roi se lève de son siège, prêt à se jeter sur Perceval. Les deux hommes entament une course interminable autour de la table.)

Fondu noir.

PERCEVAL : Mais y'a rien de honteux ! Comme disait Messire Leodagan, ça arrive à tout l'monde!

Même dans les jours les plus sombres, les heures les plus noires, quand ma bourse est vide ou pire encore, mon frigo, une bonne scène entre Yvain et Gauvain me refile illico le sourire. J'apprécie souvent celles avec Bohort aussi, il a un potentiel comique dingue. ("Mécréééééant!")

Dans un registre plus sérieux, les passages où Perceval témoigne sa sympathie à l'égard du Roi sont très touchantes. Puis, le suicide d'Arthur m'a glacé le sang la première fois que je l'ai vu. Je ne m'y attendais pas, loin de là. :huh:

Entre l'expression "au poil de cul" et la chute fabuleuse, j'avoue que je me suis bien poilée en lisant ton histoire. :lol: Les récits de Perceval sont toujours une belle marrade et ses exploits "à ta sauce" valent tout autant le détour. ;)

Mordred > Oui, j'ai peut-être accentué ce que j'avais tiré de l'épisode où on pense Perceval mort. Mais merci ! :D

Spike > Cette discussion sur le sacrifice est un de mes passages préférés de la saga ! :D Ravie que tu y aies vu un lien ;-)

Et j'appuie Coco l'asticot, je n'ai pas compris du premier coup la petite signature anglophone. :lol: Mais les langues étrangères et moi, ça a souvent fait deux. Ou trois. Et même soixante-deux quand je me suis mis en tête d'apprendre le tchèque. :lol:

Je suis vraiment très touchée par vos commentaires !

Flammeche > C'est la crainte que j'avais, de faire "trop" triste, de faire le grand écart entre les deux tons de la fic. Me voilà rassurée ! Pour la gueulante, je partais du principe qu'Arthur serait sûrement secoué et, du coup, prompt à s'en prendre à tout le monde. En plus du fait que trimballer du fromage sous une armure, c'est un peu dégueulasse. :lol: Pour le slash, je comprends tout à fait ton point de vue. D'ailleurs, ce n'est pas demain que je serai capable de faire un truc tranché ou explicite sur ces deux-là. Merci pour cet avis, Ô illustre Flammeche ! :)

Bothan > Merci beaucoup ! Ravie que cela ait fonctionné !

Mat > Tant mieux si ça tient la route ! :D Merci ! ;-)

Coco l'asticot a écrit :
Bothan a écrit :

Et le coup du tiret a parfaitement fonctionné chez moi ^^

http://www.paranoland.com/emoticones-sm … ngue/1.gif

Je ne suis donc pas seule dans la "Confrérie du tiret" :lol:

Tante Cryda > Merci beaucoup de ton compliment, je suis très heureuse de voir que je n'étais pas trop à côté de la plaque! :)

hervederinel > Merci beaucoup ! Ravie de savoir que cela t'a plu !

Coco l'asticot > Tout d'abord, merci ! Pour le slash, c'est un terme employé dans les fanfictions souvent pour décrire une relation amoureuse entre deux hommes (comme le yaoi, dans les manga). J'aurais dû le préciser. Quant aux tirets, j'utilise souvent ça pour donner l'idée que la phrase est interrompue par le dialogue suivant... Visiblement, ça ne marche que pour moi. :lol: Et pour la fin, c'est bien Karadoc qui est de corvée vaisselle qui demande à se faire appeler le Chevalier à la Tomme de Savoie. Voilà! Merci beaucoup pour ce commentaire détaillé en tout cas !

Kapiston > Oui, un peu de tendresse dans ce monde de brutes... :P Merci !

Guenièvre blanche fesse > Merci beaucoup, soulagée de voir que je suis restée dans le ton ! :)

L'heure est peut-être venue de me lancer... Il s'agit ici du 2e scénario que j'ai rédigé dans l'univers Kaamelott. Les critiques sont les bienvenues. J'espère néanmoins que l'histoire tiendra un minimum la route... C'est un format assez spécial pour l'écriture et puis l'univers en lui-même est tellement déjanté et passionnant qu'il est dur de rivaliser. :)

Pour ceux qui se poseront la question, ça voguait à mi-chemin entre la très forte amitié et peut-être le slash, oui. Je n'ai pas vraiment pris la peine de trancher. En espérant que cela ne gênera personne. :)

J'ai vu qu'il y avait une mise en forme suggérée, je l'appliquerai dès que je serai sur un autre support que ma tablette.

Introduction

Champs de bataille – fin d'après-midi
(Arthur et ses hommes livrent une folle bataille. Alors qu'un ennemi s'apprête à l'embrocher, un de ses chevaliers se jette devant lui. Un coup d'épée de Léodagan assomme finalement l'adversaire.)

LEODAGAN, désignant le blessé – Eh bien, pour une fois qu'il se montre utile celui-là !    
ARTHUR, s'agenouillant – Perceval ! Ouvrez les yeux, bon sang !    
PERCEVAL, entre deux gémissements – Sire...    
ARTHUR, vociférant à l'intention de ses comparses – Mais appelez Merlin, bordel ! (Il reprend ensuite d'une voix plus calme) Et vous- Restez avec moi, compris ? Vous me l'aviez promis de foutre le camp- Il est hors de question que vous m'abandonniez, sombre idiot !    
PERCEVAL, choqué bien que très faible – Vous abandonner, Sire ? Jamais ! Même si je trépasse-

(Les armes sont rangées, les hommes demeurent silencieux autour d'eux.)     

ARTHUR, autoritaire – Hors de question que je retourne à Kaamelott sans vous.    
PERCEVAL, épuisé – Vous m'en voulez ?
ARTHUR – Jamais-    
PERCEVAL – Je crois que je déraille...    
ARTHUR, affichant un mince sourire en dépit de son désespoir – Ca, ça date pas d'aujourd'hui, mon ami. Laissez-moi au moins le temps de vous dire-    

(Le Roi cherche à évaluer la gravité de la plaie, jetant un coup d’œil là où l'étoffe est déchirée et baille. Sa main se fige et glisse finalement sous le tissu. Il en extirpe un vieux fromage tiède, percé en son milieu.)    

ARTHUR – Attendez, attendez ! Mais vous ne saigniez même pas, espèce de- 
PERCEVAL, se redressant sans mal – Ah ben non... Merci la Tomme de Savoie, hein !

Générique

Campement des chevaliers de Kaamelott – début de soirée
(Arthur entre à l'intérieur de l'une des tentes du campement, reconvertie en infirmerie. Son visage est sombre.)    

PERCEVAL, confus – Ah, Sire ! Vous allez peut-être pouvoir m'expliquer comment je suis arrivé jusqu'à ce lit...    
ARTHUR, dans une colère froide – Vous y êtes allé de votre petit sacrifice à la bataille pour me sauver les miches-    
PERCEVAL, rayonnant de fierté – Oui, je m'en souviens bien. C'est le fromage qui m'a sauvé la pomme si j'ai bien compris ? Mais qu'est-ce que je fous ici, alors ?
ARTHUR – Je vous ai collé une avoine. De rage ou de soulagement, je ne sais plus exactement. Peut-être un peu des deux.

Martelant l'air de son index dressé, Perceval retrouve progressivement ses esprits.    
PERCEVAL – C'est ça le martin pêcheur que j'ai dans la tête...   
ARTHUR – Qu'est-ce que vous foutiez avec de la bouffe dans votre armure ?    
PERCEVAL – C'est le cinq heures et quart de Karadoc. Il m'a demandé de le garder pour lui, il transportait déjà trop de trucs-    
ARTHUR – Je vais vous le coller au pain sec et à la flotte celui-là ! Ca lui fera les pieds...

(Progressivement, le Roi redevient calme. Il se traîne doucement jusqu'à la civière, où il s'installe aux côtés de son chevalier.)   

ARTHUR, sur le ton de la réprimande – Vous voyez, Perceval, j'ai un petit problème-   
PERCEVAL – Oui, moi aussi je fais face à un diadème depuis tout à l'heure.   

(Levant les yeux au ciel, Arthur identifie la méprise de son acolyte.)

ARTHUR – Je ne sais pas si ce que vous avez fait cet après-midi était incroyablement courageux... Ou carrément con.    
PERCEVAL – Pour ça, je peux pas vous aider. Mais c'est la première idée qui m'est venue.   

(Le Roi éprouve à la fois de l'inquiétude et de l'émotion à l'égard de la dévotion de son chevalier.)    

ARTHUR, plus calme qu'auparavant – Oublions... Et vous, c'était quoi votre dilemme ?    
PERCEVAL – Ben je me souviens que vous aviez commencé une phrase et que vous vouliez me dire un truc. Mais je n'sais pas si vous ne l'avez pas terminée ou si c'est encore un trou de mémoire. (Prenant une voix plus rauque que la sienne) Laissez-moi au moins le temps de vous dire-

Arthur écarquille les yeux, réalisant avec angoisse qu'il avait bien failli se compromettre aux yeux de tous sur le coup de l'émotion.    

PERCEVAL embêté – Eh ben, vous n'vous souvenez plus ? Mince... C'était un truc gentil au moins ?

Le cœur du Roi se serre. Il s'éclaircit la voix pour continuer :    
ARTHUR – Non, je suis désolé ! Impossible de m'en souvenir...    
PERCEVAL, bienveillant – J'comprends, ça doit être l'état de choc.    
ARTHUR – En parlant de ça, vous devriez vous reposer. Avec le coup que je vous ai mis, ça a sacrément dû ricocher là-dedans. Et on a une longue marche demain.    

(Le Roi se lève et se dirige vers la sortie. Alors qu'il est sur le point de quitter l'infirmerie, il fait volte-face et rejoint le convalescent. Il l'étreint alors avec hâte et ferveur, le soulevant de sa couchette de quelques centimètres. Il le relâche finalement, presque à contrecœur.)
   
ARTHUR – Ne me faites plus jamais ça. Plus jamais.
PERCEVAL, émoustillé – Promis, on ne m'y reprendra plus... La prochaine fois, j'envoie Karadoc et son frometon voir ailleurs si j'y suis! D'ailleurs, ça schlingue encore sur mes vêtements !    

Crédits

Autour du feu de camp – début de soirée   
Lancelot, Léodagan et Arthur dînent en silence.    

LEODAGAN – Il va comment notre héros du jour ?   
ARTHUR, gêné – Je crois que j'ai eu la main un peu lourde quand je lui en ai collé une.    
LANCELOT, impressionné – Si vous me permettez... Joli crochet du droit, Sire.    

(En tendant l'oreille, le Roi discerne des ronflements bruyants émanant de l'infirmerie. Ce fond sonore l'apaise.)
    
LANCELOT – Qui s’occupe du tour de garde ?        
ARTHUR, mâchonnant un bout de viande – Calogrenant . Vous êtes le suivant .        
LEODAGAN, inspectant les environs – Tiens, et l'autre flèche, elle est où ?   
ARTHUR – Karadoc ? Il récure la marmite à soupe près de la rivière. Il aura l'occasion de méditer sur sa gestion toute particulière des réserves de bouffe.
LEODAGAN, hautain – Sous mon commandement, on lui aurait coupé les pouces et on l'aurait  égaré dare-dare dans la forêt. Parce que c'est pas avec son récit à la con qu'on arrangera notre réputation- 
ARTHUR, à la fois méfiant et intrigué – Il y a une information que j'ignore ?

Fondu Noir

LANCELOT – Il demande expressément qu'on l'appelle le Chevalier à la Tomme de Savoie, Sire.

Coco l'asticot a écrit :

Oh, une fille belge qu'a un nom de mec italien... oO

C'est mon petit côté "Schengen" :D

Et je te rassure, j'apprécie la série du premier au dernier livre ! Le ton dramatique ne m'a pas déplu, loin de là. :lol: Hâte de découvrir un peu de plus de ce forum... Ca a l'air d'être un sacré joyeux bordel. :fete:

Merci à tous de ce chaleureux accueil ! :) Je me suis par contre rendue compte que j'ai omis un détail : en dépit de mon pseudo, je suis une fille. :siffle:

hervederinel > Certaines études pour faire enseignant se bouclent en 3 ans en Belgique, voilà pourquoi. :)

Tante Cryda > Je suis prête à en découdre... mais ton soutien est le bienvenu ! J'écris effectivement sur plusieurs fandoms sur ff.net et... je connais donc flammeche ! En tout cas, ses supers écrits. Le moins que je puisse faire est de te remercier pour ce message déjanté (et le jeu de mot subtilement amené. :lol:)

Bothan > Donner l'envie à un élève d'exercer le même boulot que nous... C'est souvent le plus beau des compliments que peut recevoir un prof ! Les châtiments corporels ne sont plus autorisés mais il suffit de savoir ruser. :siffle:

Thess > Mieux que la Barbar, on a une autre bière belge dont le nom a l'air d'un clin d'oeil/mick-mack de notre série préférée... : la Karmeliet ! :D

Bonjour à tous ! Je me présente Tommaso, 21 ans, originaire de... Belgique, plutôt du Sud même si ça ne garantit rien pour le temps, chez nous. :lol:

J'ai profité du fait que je vous lisais depuis un moment pour finalement m'inscrire, cela commençait à être vachement frustrant de ne pas pouvoir participer. J'ai également remarqué que c'était assez prolifique du côté des Scenarii, j'avais hâte d'échanger avec vous ! :)

Dans la vraie vie, je suis un tout frais prof niveau Collège en histoire et géographie... Ca me permet de manger du Kaamelott jusque dans certaines de mes prépas. :lol: Le reste du temps, je suis boulimique de lecture, de séries (Doctor Who, Sherlock BBC, Big Bang Theory...) de... bah de bouffe et de cuisine, jusqu'à faire mon mémoire là-dessus ("le gras, c'est la vie" après tout!) et de sport, natation, fitness, et surtout rugby !

Voilà, je pense plus ou moins avoir fait le tour ! :)

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