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Je comprends totalement votre colère et je la partage même à postériori ça n'excuse rien. Ce réalisateur est juste un fumier comment peut-on faire ça ?! Et tout ça pour des raisons esthétiques ?! C'est esthétique un animal squelettique ? En train littéralement de mourir de faim ! Vraiment ? C'est de la cruauté totale, de la torture, c'est bien pire que de le tuer directement. Et les "soigneurs" qui acceptent ça ! Qui n'ont pas le minimum de compassion qui consisterais sois à refuser et lui dire quie ce qu'il fait est inacceptable, sois au moins à le nourrir en douce quand cette ordure a le dos tourné !
Ils sont tous complices et responsables comme lui !  Je connais pas vraiment ce sale type, sa filmographie, donc je n'en pensais rien avant. Mais désormais pour moi c'est un fumier et il est impardonnable, un point c'est tout.
Et je comprends pas que Rochefort n'ait pas refusé de tourner la scène voyant l'état du pauvre cheval. C'était sûrement déjà trop tard pour le sauver, faire quoi que ce soit si ce n'est l'achever qu'il ne souffre plus. Mais au moins refuser et dire en face au réalisateur que ce qu'il a fait à ce cheval est monstrueux et impardonnable. J'imagine bien comme il a du culpabiliser sur le coup et après en y repensant. Et c'est fou qu'une telle chose ait eu lieu, il me semble que les animaux qui tournent sur des plateaux de cinéma sont un minimum protégés. Qu'il n'est pas censé y avoir de maltraitance envers eux depuis les années 70 ou 80. Or ce film a été fait bien après que ces réglementations sur la protection des animaux dans le cinéma aient été établies. Mais j'imagine que personne n'en contrôle vraiment l'application.
En tout cas quelle horreur ! Quant à l'autre fait rapporté, j'en avais déjà entendu parler et c'est atroce. Non seulement ce type est une ordure, je n'ai pas les mots pour le qualifier. C'est une oeuvre, un concept ça de faire et regarder mourir de faim et de soif un animal ? Il a du agoniser pendant des jours avant de mourir déshydraté. Alors que, comme toujours dans ces affaires de maltraitance, il avait suivi/s'était laissé approcher avec confiance de son bourreau.
CE qui me sidère et me révolte plus encore c'est que parmi tous ces gens qui sont venus voir cette "exposition" personne ne réagit ?! Ne s'inquiète pour le chien ? N'essaie de le libérer, de le nourrir, de l'abreuver, ne prévient les services de protection des animaux ?! Bref de lui venir en aide !
Donc ils l'ont tous regardé mourir tranquillement en buvant des cocktails ! Ils sont tous complices et responsables de sa mort et devraient tous être poursuivis pénalement ! Sauf que même ce fumier n'a pas été poursuivi me semble-t-il !
Même les proprios de la salle d'expo, leurs employés, ceux qui ont fait le ménage, personne n'a une seconde d'humanité, n'intervient après la fermeture au public, "l'artiste" parti ! Ils risquaient quoi à agir pour le sauver ? J'espère qu'il y a au moins des conséquences sur sa "carrière" après connaissance et médiatisation de l'affaire. Qu'il est, légitimement, devenu un pestiféré dans le monde de l'art, mort socialement honni de tous, qui ne peux plus travailler. Ou sinon qu'au moins on lui rappelle, régulièrement, constamment ce qu'il a fait et que c'est inacceptable et inexcusable.
Et on pourrait en dire autant de tous les gens qui ont travaillé sur le film et ont le cheval et son état et n'ont rien fait, rien dit, rien signalé.
Mais quelle horreur ! Un bourreau isolé ou un petit groupe de bourreaux de type bande de morveux qui s'amusent à torturer un pauvre chat errant pour "s'amuser" et épater les copains en passant pour des gros durs, ça m'écoeure toujours mais ne me surprends plus. Mais tout un groupe de gens "lambda" qui assistent à ça et laissent faire. Se taisent, voire même se rendent complices, sans compassion donc sans tenter de porter secours, ça me dépasse complètement.
La nature humaine me surprendra toujours, m'effraiera toujours. Ca prouve bien qu'hélas monsieur et madame tout le monde peuvent se conduire comme des monstres et même devenir des monstres. Par l'effet mouton de panurge, le conditionnement social et le sentiment d'impunité ou de responsabilité réduite dû à l'effet de groupe.
Ca me rappelle, dans une toute autre mesure bien sûr, le comportement des gens envers les juifs pendant la deuxième guerre. Comment les SS et gardiens nouveaux arrivaient se comportaient d'abord normalement puis devenaient des bourreaux sadiques en quelques jours.
MAis j'ai surtout été marquée par un documentaire justement appelé "L'effrayante nature humaine". Sur un prêtre catholique qui se rendait en Biélorussie notamment pour essayer de retrouver les corps encore enfuis dans le sol de toutes les victimes juives. Pour tenter de les identifier, leur donner une sépulture digne et de cette manière leur redonner une place dans l'histoire.
Il faisait un remarquable travail de fourmi en récoltant des témoignages de témoins de l'époque sur l'emplacement des fausses communes faisant suite à la shoa par balles, des fois avec la complicité de gens locaux. Mais aussi des témoignages de gens dont le ou les voisins étaient partis tuer les familles juives du coin. Les adultes abattus par balle et les enfants presque toujours à coups de planches de bois dans la tête jusqu'à ce que mort s'en suive. Tous tués par leur propres voisins, puis vite ensevelis comme des animaux dans des sépultures sauvages. Une de ces familles avait fini par se livrer à leur bourreaux, lassés de fuir, ne sachant plus où aller et a été bien sûr tuée de suite. Le prête a pu se faire indiquer et retrouver le lieu où ils avaient été enterrés. 
Et les voisins qui avaient tout ce sang sur les mains, après volé tous les biens et la maison de leur victimes, ont continué leur vie comme si de rien n'était sans être jamais poursuivis. Comme s'ils avaient simplement abattu du bétail ce jour-là.
D'ailleurs les quelques survivants des camps provenant de ces pays là, n'ont pas pu rentrer chez eux car ils étaient menacés de mort. Un jeune garçon juif qui avait réussi à survivre en se cachant dans la forêt a d'ailleurs été victime d'une tentative d'assassinat de la part de ses anciens camarades de classe en retournant à son village après la guerre.
Enfin bref plus grand chose ne me surprend quant à la nature humaine et la capacité d'humains tout à fait banals à commettre les pires horreurs dans certaines circonstances. Ca me choque encore davantage que les horreurs commises par des psychopathes sadiques et cruels de la part de qui c'est pas étonnant.
Je suis quand même écoeurée tout comme vous d'apprendre pour ce pauvre cheval, de la part d'un artiste reconnu en plus on s'attendrais pas à ça ! Comme quoi il y a des ordure dans tous les milieux. On peut être un artiste bourré de talent et être un monstre. C'est inexcusable car en plus ça ne n'est pas produit dans les années 20 ou 30 ou il n'y avait aucune règle et pas vraiment de prise de conscience, de connaissance de la souffrance animale. Il savait très bien ce qu'il faisait, que c'était immoral, interdit, mais rien à foutre.
Je pense aussi que ça a du bien marquer Jean Rochefort en tant qu'amoureux des chevaux pour qu'il en reparle longtemps après.

Matatie a écrit :

Attention Mélu' à l'accoutumance. Ces médocs sont souvent prescrits au mois, car le but est de pouvoir s'en passer le plus vite possible. J'espère que tu n'en prendras pas jusqu'à la fin du boulot parce que ça fait une période très longue pour "un coup de main à la détente". Ton toubib te les a prescrits pour t'aider à bourriner un peu ton stress, mais ces médocs ne sont qu'une aide, pas une solution. Ils t'offrent une pause pour réfléchir proprement à la situation pour soit t'accorder dans ton emploi du temps des temps de défoulement et relaxation (piscine, danse, yoga, dessin, écriture, que sais-je) soit de te faire prendre conscience que des fois, ne rien faire du tout -sans tourner en rond dans sa tête-, c'est bien.

Et pour ça : "Mais j'ai peur d'avoir dors et déjà perdu sa confiance, de ne pouvoir la rassurer sur mes bonnes intentions à l'égard de son fils. J'ai honte de ce moment de faiblesse que j'ai eu et je crains de la voir poser un tout autre regard sur moi. " Je dis "merde" à ta mère qui t'a démolie en grande professionnelle. :mad:
Mathieu a peut-être eu besoin d'en parler à sa maman... ou pas et n'a peut-être pas osé et traine un non-dit. Je renouvelle donc mon conseil de parler avec elle, même si c'est dans quelques jours, sur le mode "Mathieu, c'est pas ça en ce moment. J'espère qu'à la maison ça va mieux. L'autre jour, j'avoue à ma grande honte que j'ai perdu patience... Bla, bla, bla" en mode franchise totale. La confiance de la maman, tu la perdras si tu caches tes failles et qu'elle apprend par un autre que toi que tu as cafouillé. Si elle a un cerveau humain, dans la mesure où elle est la maman de l'enfant et que donc elle connait bien le processus Mathieu, elle comprendra.
Faire comme si tout va bien quand ça n'est pas le cas, c'est se mentir et mentir, ça mine, parce que tu vas traîner un sentiment de culpabilité infondé, au lieu de passer à la suite.

Mélu, il n'y a guère que les pervers pour aimer se mettre en danger, mais il s'avère souvent qu'on se fait du "danger" une montagne.
Je ne te sortirai pas le si facile "affronte ta peur", je te demande juste de réfléchir à ça : si Mathieu, craignant d'altérer votre relation, n'a pas osé parler de l'incident à ses parents et que ça lui pèse, le fait qu'il n'y ait pas ce "secret" entre vous n'est-il pas bénéfique à tout le monde ? Qu'est-ce qui remonte le plus la colère d'un parent : qu'on lui avoue qu'on a merdé en humain, ou qu'on lui cache soigneusement, en coupable ?
L'incident est loin d'être aussi grave que tu te le figures, mais il implique un enfant. Il est donc important de rester dans la transparence et l'exprimé.

Et garde en tête, Mélu' qu'il n'y a que deux personnes au monde qui t'estiment pas à la hauteur : ta mère et toi. Et si on laissait ta mère seule avec ses fioles de poison et que tu décidais que tu vaux n'importe lequel d'entre nous et surtout que tu es infiniment plus saine que ta mère ?
C'est toi, le patron :)  :hug:

Effectivement je sais qu'il y a risque d'accoutumances avec les médocs, j'espère éviter cela. Mais pour le moment ça m'a quand même soulagée d'une partie de mon fardeau, alors je suis bien contente de les avoir. Et j'ai peur pour la suite quand je les aurai plu. Quant à mes problèmes d'angoisse et de gestion du stress, je vois pas trop ce qu'un médecin peux faire de plus que de me prescrire un/des relaxants pour m'aider à souffler un peu.
Pour le reste tu vois tellement juste ma tatie ! Tu as tellement bien saisi l'origine de ces problèmes qui me pourrissent la vie !  Ma mère toxique a détruit mon estime de moi, en fait elle m'a même empêché d'en développer une.
En fait mes deux parents m'ont causé d'énormes problèmes relationnels. Ils m'ont notamment appris que je ne pouvais compter sur personne ni avoir confiance en personne. Si bien que je n'étais en sécurité que dans la solitude, à l'abri dans la forteresse que j'ai dû construire depuis toute petite pour survivre. Et la forteresse a grandi avec moi et si elle m'a protégée, elle m'a aussi empêchée d'aller vers les autres. Je n'ai jamais pu intéragir avec les autres qu'en portant un masque, en cachant qui j'étais vraiment, ce que je ressentais.
Tout ça fait que je n'ai jamais pu m'ouvrir aux autres, leur parler vraiment. Qu'encore aujourd'hui j'ai toutes les peines du monde à parler de ce que je ressens, surtout de ce qui ne va pas. A affronter les autres aussi, surtout dans les moments de conflits ou même simplement de conflits possibles. Et instinctivement quand je merde, je me sens trop en danger pour en parler, alors je me cache, je dissimule en espérant que personne sache. Pourquoi ? Car petite quand je merdais ça se terminait généralement par les "claques" de mon père. Les joues en feu, rougies par les marques de main, les larmes que personne ne venait essuyer. Ainsi que par les regards et les remarques accusateurs assassins, de ma mère qui parfois faire plus mal encore. Laissaient des bleus à l'âme et des boules au ventre qui m'étouffaient.
Et il n'y avait jamais de pardon, de réconciliation, de rédemption, encore moins de bienveillance. Sauf une fois, de la part de mon père, quand j'ai fait quelque chose de vraiment grave.
Comme beaucoup d'enfant maltraités, je m'en suis pris à plus faible que moi. Et le seul plus faible que moi c'était notre petit chien, un adorable yorkshire nain, mignon, gentil et obéissant. Je l'adorais pourtant, seulement eux aussi l'adoraient, tandis que moi je me sentais honnie de tous. J'étais jalouse car je me sentais tellement mal aimé que j'avais l'impression de passer après le chien auprès de mes parents comme de ma soeur.
Alors je lui faisais des misères, sans vraiment le vouloir, le traitait comme une peluche, il me fuyait d'ailleurs. Un jour j'ai dépassé les bornes et me suis amusée à le lancer en l'air et le rattraper, plusieurs fois. Et il m'a échappé des mains, je le vois encore tomber, sa tête heurter le lave-vaisselle, un gémissement, puis plus rien.
Après je ne me souviens plus, mais je sais par ma soeur qu'au lieu d'avouer mon forfait, je l'ai caché. Je me revois seulement après, ramenant son pauvre petit corps mou dans mes bras, sa tête retombant sur mon épaule. Regardant ma mère au téléphone avec le vétérinaire avec espoir qu'ils puissent lui rendre la vie. Trop tard, rien à faire, petit chien pourtant adoré, bel et bien mort par ma faute, c'était irréversible. Pas de funérailles, son corps disparu, sûrement emmené quelque part, sans moi. 
Puis le silence assourdissant, plus un mot à son propos et le regard accusateur de ma mère et de ma soeur.
J'étais une meurtrière, un monstre, une méchante petite fille et c'était impardonnable. Avant je pouvais me dire que je valais mieux que ce que mes parents pensaient, que c'était eux qui étaient méchants.
Tous les jours avec la boule au ventre, le deuil, le chagrin et la culpabilité à porter en même temps, seule. Pas un mot même aux copines, fallait pas qu'elles sachent, se rendent compte que j'étais un monstre.
Je ne me rappelle pas que mon père se soit fâché pour ça, m'ait tapée. Ne pas être sanctionnée pour ça c'était bizarre, presque pire, comme s'il n'y avait pas de mots, de punition à la hauteur du crime commis.
Et quelques temps après alors que je descendais seule au garage avec lui, quelque temps avant qu'il parte vivre seul dans un petit appart, il a brisé le silence. Il m'a dit que s'il reprenait un chien, ce serait un gros dogue allemand, le plus grand des chiens. Comme ça si je l'embêtais, un coup de patte et je serai calmée direct et je m'y risquerai pas une deuxième fois. L'humour, l'espoir d'avoir un nouveau chien, comme une deuxième chance, même si je n'y croyais pas trop, voyant qu'il plaisantais. Est-ce qu'il l'a fait car il sentais, voyais mon chagrin ou parce qu'il était sur le point de quitter la maison, s'installer seul dans son propre appart' ?
En tout cas pour une fois, la seule fois dont je me souvienne dans mon enfance, il a réagi comme il fallait.
Je me sentais à nouveau non pas aimée, je me suis jamais sentie aimée par mes parents, mais au moins acceptée, pardonnée par mon père. Lui ne me voyait pas comme un monstre, c'était au moins ça. Et étais-ce avant ou après ? Pour la première et seule fois de ma vie, je me suis confessée. Je me rappelle pas ce que le curé m'a dit, il me semble que c'était que dieu me pardonnais car je l'avais pas fait exprès et parce que j'étais une enfant.
En tout cas j'étais pardonnée au moins par le curé et par dieu s'il existais vraiment, j'en étais pas bien sûre.
La boule au ventre est partie pour de bon même si le chagrin est resté longtemps.
Je regretterai toujours ce que j'ai fait à ce pauvre petit toutou qui ne méritais que d'être aimé. D'autant que j'aime les animaux, que je hais les gens qui maltraitent les animaux et que jamais je ne ferai de mal à un animal.
Mais c'est assez représentatif de comment je fonctionne, réagi encore aujourd'hui et de mes difficultés à assumer quand je merde et du pourquoi je réagi ainsi.
C'est deux ans après ces évènements, à 13 ans que j'ai commencé à vivre seul avec ma mère et ma soeur. Mon père qui fût le seul des deux à m'élever, a quasiment disparu de ma vie et surtout cessé d'être un père.
La destruction morale, psychologique, la dévalorisation, même les moqueries sur mon physique et l'emprise totale ont alors vraiment commencé et auront duré 25 ans, jusqu'à il y a deux ans.
Enfin bref, j'y passerais nuit si je m'étendais sur les détails davantage mais depuis je suis en pleine reconstruction, je dirais même construction tout court. Et je travaille beaucoup sur moi-même depuis pour tenter réparer ses dégâts.
De développer ce que j'ai été empêchée de développer. Maintenant j'arrive un peu plus facilement à aller vers les autres, à leur parler. A ne pas voir le monde entier comme un ennemi à fuir, les gens comme forcément malveillants.
Et surtout à ne pas me voir comme seule au monde, seule en mon genre et n'ayant pas sa place en société. Comme le genre de monstre qu'elle m'a fait croire que j'étais. Je compte bien la laisser seule avec ses poisons et passer à autre chose. Mais ce n'est pas si simple, c'est comme repartir à zéro.
Il y a tellement de choses, de situation sociales qui sont faciles, évidentes, acquises depuis l'enfance par la plupart des gens qui restent difficiles pour moi. Beaucoup de situations sociales me mettent encore en difficulté et notamment faire confiance, faire vraiment confiance à moi-même et aux autres. Dire quand ça va pas, extérioriser mes émotions et sentiments, en parler quand j'ai merdé, tout ça c'est très très difficile pour moi. J'ai été habituée à tout garder pour moi, à ne jamais montrer ses émotions car c'était considéré comme se montrer ridicule d'après ma mère. A donner le change constamment, à jouer la comédie du bonheur, dans une fausse joie permanente. A changer de sujet ou me murer dans le silence dès que les gens essaient de gratter derrière le vernis et me questionnent. A prendre cette curiosité presque comme des attaques personnelles. A toujours laisser un rempart, une muraille entre moi et les autres à ne baisser même pas pour ceux que j'aime le plus et en qui j'ai le plus confiance.
J'ai déjà beaucoup progressé, jamais je n'aurai réussi à écrire ce que je vous écris aujourd'hui il y a encore quelque temps, à me livrer ainsi. Mais encore aujourd'hui, j'aurai beaucoup de mal à le faire en face à face, oralement, les yeux dans les yeux. J'ai enfin parlé de choses personnelles, de mon ressenti à plusieurs de mes proches. Mais ça reste difficile, même si ça devient plus facile à mesure que je le fais. Et j'arrive à présent parfois à parler aux gens spontanément, même ceux que je connais pas, ce que je faisais jamais avant de peur du rejet. C'est de mieux en mieux mais ça reste difficile, notamment me lier avec les gens, ça reste dur, je sais pas bien comment faire.
Et mes émotions trop longtemps enfuies ressurgissent de plus en plus et mes angoisses me rattrapent. Et le lieu de travail en est l'épicentre, car c'est là qu'il y a le plus de source de stress. Là aussi que je cotoie le plus de gens, notamment quelqu'un qui ne m'apprécie pas, ce qui me stress beaucoup. Car j'ai toujours eu du mal face aux gens qui m'apprécient pas comme si ça me remettais en cause personnellement. J'ai toujours tendance à faire des pieds et des mains pour me faire apprécier des gens.  Quand je n'y arrive pas c'est une source de stress permanente pour moi.
Parce qu'instinctivement je me sens en danger face à quelqu'un qui ne m'apprécie pas. Ca me donne l'impression de marcher sur des oeufs en permanence et que ça peux péter à tout moment.
En plus je dois gérer un enfant assez lunatique qui a des mouvement d'humeur qui sont difficiles à contenir et qui augmente encore mon niveau de stress.
Et comme je n'en parle pas ou rarement, ça devient vite difficile à supporter car ça fini par me submerger, m'étouffer.
C'est pourquoi j'ai eu ce geste violant, car ça a fini par me submerger ce qui m'a fait péter un câble. Et avec le recul, je pense que ce câble était usé depuis bien longtemps et que c'était fatal que ça pète un jour ou l'autre.
C'est aussi une sorte de décompression, de toutes ces années de souffrance, d'agressions verbales, morales cumulées, d'émotions négatives refoulées. Tout ça remonte et il faut bien que ça s'évacue petit à petit et ajoutées  aux émotions négative au boulot, ça fait beaucoup à gérer.
Je pense que la première année, celle où j'ai brisé mes chaines j'étais euphorique face à la liberté retrouvée, à cette victoire de ma vie, à cette force que je découvrais chez moi. Du coup je trouvais tout génial et j'étais un peu dans le déni des mauvais émotions au travail. J'étais beaucoup plus calme et assez maternelle avec Mathieu, plus comme une nounou   qu'une EVS, moins concernée par le travail avec lui. 
Puis à partir de la deuxième année, après le renouvellement, j'ai commencé à être de plus en plus angoissée, moins patiente, plus exigeante avec lui. Et j'ai été gagnée en même temps par une fatigue constante et comme une grande lassitude. J'en avais déjà marre sans vouloir me l'avouer et la fatigue.
C'était probablement du aux angoisses liées au travail qui m'épuisaient moralement et physiquement et en plus m'empêchaient de trouver le sommeil. Je faisais des nuits où je me relevais souvent 4 ou 5 fois, me réveillais après chaque phase d'une heure et demi de sommeil.
Je pense que toutes ces émotions négatives ont fais remonter plein de choses accumulées et refoulées pendant des décennies. Tout ça  je l'évacue comme je peux, difficilement et parfois ça me submerge.
Je pense que c'est pourquoi je me sens plutôt pas bien en ce moment, trop de choses plutôt négatives à gérer et pas assez d'extériorisation de tout ça. En plus je n'ai plus l'occasion de discuter à la maman et avec la mamie de Mathieu, ce qui joue aussi. Ca me manque, car je les apprécie beaucoup et ma bonne relation avec elles me motivait beaucoup à m'occuper de leur fils et petit fils. J'avais l'impression de faire partie d'un groupe, d'un clan de gens qui entouraient Mathieu, tous unis pour le faire avancer, progresser. Je sais qu'ils m'apprécient et me soutiennent toujours dans mon travail en tout cas jusqu'à présent, j'espère que cet incident n'aura pas changé cela. Mais le fait de ne plus leur parler, si ce n'est bonjour, au revoir, ça fait que je me sens très seule face à lui.
Il y a  maintenant une éducatrice, très sympas qui vient deux jours par semaine pour lui et la première fois qu'elle est venue, j'ai pu beaucoup discuter de lui avec elle. Sauf que c'était exceptionnel, notamment parce qu'avec nous deux en même temps pour s'occuper de lui, c'était trop. Ca le perturbais un peu et surtout il faisait l'intéressant. Désormais, elle  viendra le voir à l'école avant mon arrivée et quand je viendrais, elle repartira. Du coup je ne sais pas si on se croisera, ni si on reparlera ou pas. Et le deuxième jour où elle viens juste le chercher et le ramener chez lui, on se vois même pas.
Deux membre du personnel ont changé et je n'ai pas une aussi bonne relation avec eux qu'avec celles d'avant, principalement l'ATSEM. Quant à l'ATSEM de l'autre classe avec qui je m'entends très bien, avec mes nouveaux horaires j'ai plus l'occasion de discuter avec elle, juste bonjour au revoir.
Heureusement à côté de ça j'ai bien sympathisé avec deux stagiaires très sympas qui sont là une fois par semaine mais je sais pas pour combien de temps. Et avec une dame qui était là depuis longtemps mais avec qui j'avais pas eu l'occasion de vraiment discuter mais avec qui j'ai bien sympathisé. Sauf que même elle je vais plus la voir car son contrat s'arrête le 15 novembre, donc avec les vacances qui arrivent on se verra quasiment plus.
Et en dehors de mon travail actuel, il n'y a guère qu'un de mes voisins avec qui j'ai l'occasion de discuter régulièrement. Donc en fait, je n'ai pas d'amis hormis ici sur le forum, une sur un autre forum où je ne vais que très rarement, dans la vraie vie, non. Mon travail de nounou à domicile, mon parcours professionnel assez difficile et décousu entrecoupé d'année de chômage et mon caractère surtout ont fait que j'ai toujours été très solitaire. Le peu de vrais amies que j'ai eu, les copains/copines/camarades que j'ai pu me faire au collège, au lycée, au travail, je les ai tous perdus de vue. Et je n'ai que quelques membres de ma famille qui me soient proches. Donc c'est dire si c'est important pour moi les relations sociales que j'ai au travail et si je souffre quand je n'en ai plus avec quelqu'un. En plus, être en permanence avec quelqu'un que je n'apprécie pas et qui ne m'apprécie pas ça aide pas du tout.
En fait, pour me sentir plus à l'aise, plus confiante dans mon travail avec Mathieu, c'est avec elle qu'il faudrait que je m'entende bien justement. Et elle m'a encore dit lors de l'explication post incident de pas rester seule en difficulté avec lui et de les sollicités elle et l'autre instit.
Mais elle est tellement désagréable parfois et me réponds parfois assez sèchement que j'ai aucune envie de lui parler.
Et quand elle me parle c'est que de trucs très concrets comme le travail à faire avec Mathieu. Du coup en fait on a aucune relation personnelle finalement alors qu'on est tout le temps ensemble au boulot.
Pourtant il me semble essentiel pour travailler avec quelqu'un de parler aussi de façon plus personnelle, de discuter de choses et d'autres, ça favorise les échanges et ça permet un bon relationnel. Et ça, avec elle, c'est tout simplement pas possible en tout cas pas avec moi. Elle ne me connais pas, ne m'apprécie pas pour le peu qu'elle crois connaitre de moi  et ne veux pas me connaitre dans le fond.
En général, soit les gens m'apprécient spontanément tout de suite, car ils sentent quelle genre de personne je suis et ça ne va qu'en s'améliorant encore avec le temps. Soit ils mettent un peu de temps pour me cerner, mais une fois qu'ils me connaissent ils m'apprécient. Soit ils ne m'apprécient pas dès le début, se font une image négative de moi et ça ne change plus, ils ne me voient que comme ils veulent bien me voir et n'essaient pas de me connaitre.
Et comme je suis de nature introvertie, j'ai du mal à me dévoiler, à montrer ma personnalité,  mes qualités et défauts et du coup j'ai l'impression de peu peser dans le fait que les gens m'apprécient ou pas.
Ceci dit j'ai réussi à travailler un peu là-dessus, être plus sociable et j'ai l'impression que ça se voit, que mon attitude a fait que les gens viennent plus à moi qu'avant.
En tout cas je suis d'accord avec toi, que je devrais en parler à la maman de toute façon.
D'abord elle est peut-être déjà au courant et en parlant je pourrai m'expliquer au moins. Et sinon le fait que je l'avoue spontanément et le lui explique devrais lui prouver mon honnêteté et l'inciter à me garder sa confiance.
Mais je pense que Mathieu le lui a dit, il n'est pas du genre cachottier.
Il ne raconte pas toujours grand chose ou alors de choses assez anodines. Du reste il est vite distrait par ce qui se passe au moment présent. Et parfois il n'a pas envie de parler, de raconter quand on lui pose des questions.
Mais là ça a provoqué une grande émotion chez lui, donc ça l'a forcément marqué. Surtout venant de moi qui suis un point de repère important et plutôt rassurant pour lui même si je l'enquiquine avec le travail. Même s'il me provoque beaucoup je sais qu'il m'aime bien et est attaché à moi. Que c'est précisément du fait de notre proximité qu'il se permet de me tester et de m'asticoter. Alors qu'il craint davantage la plupart des autres adultes car il les connais moins bien, est moins proche d'eux. Donc venant de moi ça l'a forcément choqué assez durablement.
En plus c'est arrivé une heure avant la fin de la classe. Donc il n'a pas pu zapper ça et devait encore y penser fortement en rentrant chez lui. Mardi, il n'a pas évoqué l'incident et s'est comporté tout à fait comme d'habitude, au moins ça ne semble pas l'avoir perturbé durablement.
Bon après il faut que j'ai l'occasion de lui parler et ça c'est pas évident, mais je le ferai si l'occasion se présente.
Ce sera difficile mais je prendrais mon courage à deux mains, je pense que moi-même je me sentirai mieux après.
Enfin voilà désolée pour le pavé mais si je suis introvertie je suis aussi très bavarde et j'avais beaucoup de choses à dire.

Merci tatie et Flammèche :hug: En effet c'est sûrement mon stress et mon mal être au travail ajoutés au sentiment d'impuissance du moment qui ont provoqué ce geste violant.
Vous avez sûrement raison de dire qu'il faudrait que j'en parle à la maman. C'est vrai que j'imagine qu'elle a dû elle aussi avoir des coups de sang face à lui par moments et qu'elle pourrait donc comprendre.
Mais j'ai peur d'avoir dors et déjà perdu sa confiance, de ne pouvoir la rassurer sur mes bonnes intentions à l'égard de son fils. J'ai honte de ce moment de faiblesse que j'ai eu et je crains de la voir poser un tout autre regard sur moi.
Ca peut ressembler à de la lâcheté mais depuis toujours, je supporte très mal les conflits quel qu'ils soient, je suis comme tétanisée face à la colère, l'agressivité, la violence en général. Ca me met dans un état de stress insupportable qui fait que je suis presque incapable de répondre face à la personne. Du coup j'évite et je fuis les confrontations de tout poil comme la peste. Et je me défend très mal car même si je dis la vérité, je suis tellement mal à l'aise de la situation que je balbutie, aie du mal à trouver mes mots. Du coup j'aie toujours l'impression de passer pour fautive ou menteuse pas du tout convaincante. Et c'est pire encore face à quelqu'un avec qui je suis déjà mal à l'aise à la base car je sens qu'il ou elle m'apprécie pas du tout, comme la directrice de l'école. Et si je suis en faute alors là c'est terrible car on est bien plus faible quand on est dans son tort.  Je suis déjà pas forte pour me justifier en général, même quand je suis dans mon droit. Alors je crains de ne pas y arriver surtout face à une maman légitimement fâchée et déçue. 
De toute façon aujourd'hui je ne l'ai pas croisée, donc je ne sais pas du tout comment elle va réagir face à moi. C'est que je la vois beaucoup moins qu'avant malheureusement avec mes nouveaux horaires.
Je la croise parfois le matin en arrivant quand elle repart mais juste le temps de se dire bonjour. Et l'après-midi je pars toujours avant Mathieu et de toute manière c'est sa grand mère qui vient le chercher. Du coup j'attends avec appréhension de voir la suite des évènements, si d'elle-même elle vient m'en parler ou pas.
De mon côté je sais pas si je trouverai le courage de lui parler, en tout cas j'espère que ça ne gâchera pas notre relation pour de bon.
Sinon pour la directrice elle est déjà au courant, en fait l'autre instit si elle n'a pas vu la scène, en elle-même, en tout cas elle l'a vu pleurer et m'a demandé pourquoi. Sur le coup j'ai été un peu lâche et lui ai juste dit que c'était parce que je m'étais fâchée contre lui sans plus de détails.
Je pense qu'elle a du questionner Mathieu sur ce qu'il s'était passé après mon départ, puis en parler à la directrice.
Bon ça a été moins pire que ce que j'imaginais, ça m'a même finalement permis de parler un peu de mes difficultés avec lui et de mettre un peu les choses en clair.
Je pense que l'autre instit qui bien plus sympas, assez compréhensive et pas du tout colérique a dû remarquer mon mal être, comprendre que j'en pouvais plus à ce moment-là et le lui expliquer. Elle l'a probablement incité à m'en parler avec une attitude compréhensive à mon égard pour ne pas me mettre encore plus mal à l'aise.
Enfin du coup elle m'a rappelée pour me parler quand les enfants sont partis en récréation, sur le coup j'ai crains le pire.
Elle est restée calme et a abordé le sujet en me disant qu'elle avait remarqué que ça n'allait pas bien avec Mathieu en ce moment. Et j'ai été franche et le lui ai confirmé, lui ai expliqué mes difficultés grosso modo face à lui. Elle a parlé de mon geste proprement dit en disant que ce n'était certainement pas la solution. Je lui ai expliqué que je n'avais vraiment pas l'intention de lui faire du mal mais que j'ai perdu mon sang froid face à ses provocations. Que je savais que j'aurai pas dû réagir comme ça et que je comptais ne plus me laisser emporter comme ça dans ces cas-là, quitter à le laisser et quitter la pièce. Que selon les moments je n'arrive pas toujours à voir si je suis face à un enfant en difficulté du fait de son handicap ou à un enfant qui comme tous les autres cherche les limites et a besoin d'une réponse autoritaire.
Et elle m'a dit que dans ces cas je ne devais effectivement pas rester seule et en difficulté face à lui.

Elle m'a aussi dit que j'étais trop rigide avec lui et que ça ne servais à rien de m'énerver quand il sature et refuse de continuer de travailler.
Je dois avouer que pour le coup j'ai été assez d'accord avec ce qu'elle m'a dit. C'est que je pense que prenais les choses trop à coeur, que je vivais comme un échec personnel les moments où je n'arrivais pas à le faire travailler. Alors qu'en réalité quand vraiment il ne veut pas, elle non plus n'arrive pas à le faire travailler.
J'ai décidé de prendre beaucoup de recul par rapport à cela, d'accepter les petits échecs du quotidien et d'être plus souple avec lui. Cet après-midi par exemple où il n'a pas été du tout réceptif et se braquait, je l'ai laissé arrêter son travail sans trop insister et faire un break.  Je compte procéder ainsi désormais quitte à laisser l'instit et la directrice se débrouiller avec lui si elles tiennent à tout prix à lui faire finir son travail. Ca m'évitera cette accumulation de petits énervements qui ont fait déborder le vase pour ainsi dire. Aussi m'éloigner de lui, le zapper un moment et laisser les autres adultes le gérer quand je sentirais la moutarde me monter au nez.
Quant aux sempiternelles histoires pour le faire habiller seul avant la récré, je pense désormais aller directement m'habiller moi-même et ainsi le laisser seul. De sorte qu'il n'ait pas d'autre choix que le faire seul, ne pouvant compter sur moi, quitte à ce qu'un autre adulte l'aide à ma place s'il le faut. 
Ca devrais rendre les mois de travail qui me restent plus supportables, enfin j'espère.
Pour ce qui est de voir mon médecin pour mes problèmes de stress et de mal être au travail, je n'y avais pas pensé mais c'est vrai que c'est pas une mauvaise idée. Je l'ai déjà vu pour mes problèmes de sommeil, de fatigue au travail et de difficulté endormissement notamment les veilles de journées de travail. Il en est ressorti qu'effectivement c'était sûrement  lié à ce stress et cette angoisse et il m'a prescrit des somnifères. Sachant que, comme il me l'a expliqué, les vrais somnifères ne sont plus produits et donc prescrits de nos jours, c'est plutôt des cachets fortement relaxants.
J'ai vu que le principal que je prends chaque jour est effectivement fait aussi pour les gens en période de manque suite à un arrêt de tabac, d'alcool ou autre. Et franchement ça va beaucoup mieux depuis, je ressens plus la fatigue donc je me couche plus tôt. Et surtout je m'endors si facilement dès que je me couche que je ne peux même plus bouquiner au lit. Et j'ai un deuxième somnifère encore plus puissant pour les cas où l'autre ne suffit pas et jusqu'à présent je n'en ai eu besoin qu'une fois et il fût très efficace. J'espère qu'il me voudra bien renouveler mon ordonnance quand celle-ci arrivera à terme au moins jusqu'à la fin de ce travail. Et aussi que la pharmacie ne posera pas problème pour m'en redonner quand j'aurai fini le stock que j'ai car je n'en ai pas eu assez du tout pour la durée de cette ordonnance-ci.
Enfin tout ça pour dire que je pense qu'un relaxant le soir me fait vraiment du bien, que j'en ai vraiment besoin et que qu'il m'en faudrait aussi pour dans la journée. Car à mon avis il ne pourra que me prescrire des médocs relaxants, pas grand chose d'autre. Mais même un soutiens chimique pourrais me faire du bien et calmer mon anxiété et mes bouffées d'angoisse et m'aider à supporter le stress et l'énervement au boulot je pense.
En tout cas merci de votre soutien. :hug:

Bon encore à propos du boulot, vivement que vienne le doux mois de mars qui me libérera de mon contrat !
Mais là pour le coup c'est à moi-même que j'en veux, j'ai eu une réaction et un geste violant sous le coup de l'énervement contre l'enfant dont je m'occupe, Mathieu.
En fait depuis un an et demi que je m'en occupe, il y a un attachement et plutôt une bonne relation en général.
C'est un enfant très gentil mais qui peut être très provocateur voire devenir inbuvable par moments et mettre les nerds à dure épreuve. Il n'est pas évident de faire la part des choses de ce qui relève de son handicap et qu'il faut prendre en compte. Et de ce qui est tout simplement le comportement d'un enfant de son âge qui a du caractère, qui s'affirme et qui cherche les limites comme tous les enfants. Et qui dans ce cas a besoin d'être recadré et qu'on fasse donc preuve d'autorité.
Il est souvent très excité et dans ces moments-là difficile à contrôler et surtout à canaliser. Dans ces moments-là il peut avoir un comportement immature pour son âge et qui perturbe la classe. Et surtout qui l'empêche de travailler correctement, faute de se concentrer. C'est particulièrement frustrant quand on est sur un travail dont je sais qu'il est parfaitement apte à le faire mais que je n'arrive à rien avec lui à cause de son comportement.
Il arrive même souvent comme ce matin qu'il fasse bien sont travail mais tout en étant très pénible niveau comportement.
Et déjà là j'ai été obligé de hausser le ton et me fâcher assez fort pour le raisonner. Il est habitué à moi, me connais bien, sais très comment m'asticoter et le fais souvent pour accaparer mon attention je pense. Pour lui c'est un jeu mais il ne se rends pas compte à quel point c'est usant et énervant.
Surtout que c'est souvent toujours sur les mêmes choses que je dois le reprendre et me fâcher. Et mes rappels à l'ordre il y est habitué, ça l'impressionne pas vraiment, même quand je hausse un peu le ton.
Je dois vraiment lui parler très sévèrement, presque crier ou le punir pour qu'il me prenne au sérieux et arrête son mauvais comportement du moment.
Il m'est déjà arrivé de nombreuse fois d'avoir envie de le planter là voire de le faire et partir voir les autres enfants en le laissant en plan. C'est ce que j'aurai du faire cet après-midi d'ailleurs, je sais pourtant que c'est la meilleure réaction à avoir quand on sent qu'on atteint nos limites face  à un enfant. Ca vaut mieux que d'en venir à dire ou faire des choses qu'on regrettera après.
Cet après-midi donc, comme presqu'à chaque fois, il vient vers moi avec son gilet pour que je le lui mette alors qu'il sait très bien le faire seul, puisque l'an dernier il le faisait seul. Tous les jours c'est comme ça et il sait très bien que ça m'agace. A ce moment-là il m'avait déjà fait me fâcher fort le matin même et a été assez pénible en classe juste avant.
En plus comme souvent il était fin excité, avec une légère dose d'énervement sous-jacente enfin bref.  Je lui dis de mettre son gilet tout seul ( il sait le faire avec la technique de le poser par terre et rentrer ses bras dedans) il le prends et le jette à terre n'importe comment, une fois, deux fois.
Ressentant une grande lassitude et un début d'énervement face à ce comportement récurrent et toutes ces histoires qu'il fait pour s'habiller, je le rappelle à l'ordre calmement, ça le fait plus rire qu'autre chose.
Puis m'apercevant, que les manches sont rentrées vers l'intérieur et qu'excité comme il est il le positionnera jamais correctement, je lui dis de venir vers moi et de me l'apporter.
Il ramasse le manteau, s'approche et me le jette dessus délibérément avec un grand sourire. Sous le coup de l'adrénaline, l'idée me traverse l'esprit de lui montrer par l'exemple que ça ne se fait pas d'agir. Et aussitôt, du tac au tac, comme par réflexe, je prends le gilet et le lui jette dessus à mon tour. Je n'avais aucune intention de lui faire mal, ne pensais pas le lancer bien fort ni bien haut. J'ai agi en un quart de seconde, sans vraiment préméditer ni jauger le bienfondé de l'action, c'était vraiment comme un réflexe, une pulsion involontaire. Je voulais surtout trouver le moyen pour qu'il m'écoute, se calme, m'obéisse et que je puisse ensuite le raisonner.
Je me suis tout de suite dit que j'avais mal agi/réagi, espérant qu'il le recevrait sur le torse par dessus le tee-shirt et que ça ne lui ferait rien du tout.
Sauf qu'il a reçu une partie, le haut du gilet en plein visage, notamment la fermeture éclair et il s'est aussitôt mis à pleurer à chauds larmes.
Là j'ai vraiment regretté mon geste et l'ai pris dans mes bras et l'ai réconforté tout en lui demandent pardon, essayant l'impression d'être un monstre d'avoir fait ça, surtout connaissant son handicap.
Heureusement ça ne l'a pas blessé, je pense qu'il a surtout eu peur, davantage que mal, d'autant que du fait de son handicap, il est toujours dérouté face à une situation nouvelle ou inhabituelle.
Du coup il s'est vite apaisé, je lui ai dit que j'étais désolée d'avoir fait cela, que je ne voulais pas lui faire mal et lui ai expliqué que c'était pour  lui montrer que c'était pas bien d'agir ainsi. J'ai pris pour exemple les autres enfants qui me demandent de l'aide et qui eux ne me jettent pas leur affaires dessus, mais me demandent gentiment de les aider. J'ai ajouté que je m'étais fâchée aussi car je sais très bien qu'il sait enfiler son gilet tout seul, qu'il ne sait pas le fermer ça s'est normal et je l'aide il n'y a pas de problème mais qu'il l'enfile seul puisqu'il sait le faire. Il a dit oui et répondu oui avec conviction à tout ce que je disais, a abondé dans mon sens. Il a semblé vraiment désolé d'avoir mal agi et vouloir se faire pardonner. Et ça m'a fait d'autant plus mal au coeur qu'il réagisse ainsi, alors que j'avais agi encore bien plus mal que lui.
Finalement il m'a dit que ça allait mieux, j'ai essuyé ses lunettes trempées de larmes et l'ai enlacé à nouveau et lui ai dit en revoir avant de le laisser partir en récréation.
Car c'est tombé justement au moment où je quitte le boulot et je suis partie vraiment la boule au ventre d'avoir fait ça et de finir une journée avec lui comme ça.
Je suis rigoureusement contre toute forme de châtiment corporel  ayant moi-même été frappée régulièrement par mon père étant petite, je sais ce que c'est. Y compris la "fessée" si ce n'est par jeu pour chahuter ou alors entre adultes.
J'estime que le principe est le même que pour tout autre châtiment corporel, faire mal à un enfant pour obtenir l'obéissance, donc le tenir par la peur. En plus en lui disant que c'est pour son bien et en croyant avoir les meilleures intentions du même, sous prétexte que leur propres parents en faisaient autant avec eux étant petits. Bien sûr pour beaucoup de ceux qui ont eu des parent suffisamment bons comme on dit, l'amour filial empêche de remettre en question avec lucidité, la façon dont ils les ont élevés.
D'ailleurs je suis ravie que la loi sur l'interdiction total des châtiments corporels soit finalement passée en France. Je ne suis pas pour poursuivre tous les parents qui fessent ou giflent leur enfants, même si j'y suis opposée. D'autant que je peux comprendre jusqu'à un certain point la main qui part toute seule sous le coup de l'énervement de façon occasionnelle. De toute façon ces parents-là ne risquent rien à moins que ça se passe en public, car pour qu'il y ait sanction, il faut qu'il y ait plainte.
Non l'important c'est d'avoir posé une limite, de dire aux parents de France que non, ils ne peuvent pas faire absolument ce qu'ils veulent avec leur enfants, leur faire n'importe quoi. Ca permet aussi de résoudre une injustice : les enfants sont les seuls êtres humains qu'on a/avait légalement le droit de frapper, maltraiter ... y compris dans les pays occidentaux. On ne frapperais pas un papi une mami parce qu'il a cassé un verre alors pourquoi aurait-on le droit de frapper un enfant qui fait la même chose ?! Et même si on est très énervé contre son patron ou son banquier on va pas le frapper, par contre son enfant on peut y aller il n'y a pas de problème !
Bref tout ça pour dire que ce n'est vraiment pas mon genre d'être violente avec les enfants et pour le coup je me suis fait peur moi-même de réagir comme ça. En plus j'imagine demain quand je vais devoir me justifier sur ce qu'il s'est passé car Mathieu qui a été choqué en aura sûrement parlé à sa maman. Je trouve ça normal qu'il y ait des conséquences à ce que j'ai fait, moi-même je me déteste d'avoir fait ça et je me prépare à y faire face.
Mais c'est que j'apprécie  beaucoup la maman de Mathieu et réciproquement, on a toujours eu un bon relationnel et elle a une grande confiance en moi pour bien m'occuper de son fils. Elle est comme toutes les bonne mamans, protectrice envers ses enfants, mais notamment Mathieu avec son handicap et tout ce qu'elle a traversé avec lui.
Donc je sais que ça va lui faire beaucoup de peine surtout de ma part et ça me fait mal de la décevoir ainsi et de risquer de voir notre relation se détériorer. A moins qu'elle considère l'évènement comme étant bénin et me garde sa confiance. En considérant qu'elle aurait pu avoir eu un mouvement de colère aussi face à Mathieu quand il est pénible.
En tout cas j'espère que ça ne remontera pas jusqu'aux oreilles de la directrice, non pas que je craigne d'être virée. D'abord elle peut pas à moins d'arriver à faire passer ça pour une faute grave/lourde. Du reste c'est un lycée qui m'emploie et me missionne à l'école et non pas la directrice de l'école directement. Donc même si elle voulait, elle ne pourrais pas en décider seule, seulement faire une demande en ce sens. Du reste pour que le contrat aidé puisse être brisé elle devra faire passer ce que j'ai fait pour une faute grave/lourde. En plus ça l'obligerais à chercher quelqu'un d'autre bien avant terme pour Mathieu et forcément de toute urgence. Donc je pense pas qu'elle me virera de toute façon mais en plus vu que j'en ai un peu marre de ce boulot, ça m'arrangerait presque.
Mais c'est plutôt que franchement vu le caractère et le comportement à mon égard de la directrice en temps normal, comment dire qu'une confrontation avec elle à ce sujet promettrais d'être redoutable. Et la connaissant en plus, ça risque fort d'arriver par surprise. Car comme elle est très occupée le matin par sa classe à gérer et qu'en plus il y a les enfants, elle risque de ne rien me dire à mon arrivée, juste me regarder de travers. Et attendre que les enfants partent en récréation ou alors le temps de midi pour me rappeler dans la classe. Ou même organiser une entrevue plus formelle, en présence de l'autre instit du genre de celle qui a eu lieu avant les vacances d'été, par surprise, à propos de mes problèmes de fatigue et d'endormissement au travail. Elle a appelé ça un bilan de fin d'année scolaire  mais ça ressemblait davantage à un tribunal avec une accusée face à deux accusatrices. La directrice, pas véhémente comme quand elle s'en prends à moi en temps normal, mais au contraire étrangement calme et d'autant plus dure et férocement accusatrice.
Et l'autre qui n'était là que pour abonder dans le sens de la directrice et approuver tout ce qu'elle disait.
Alors pour un truc donc je suis vraiment responsable et pour lequel je m'en veux vraiment, que je juge moi-même bien plus grave, ça promet d'être un moment terrible si ça se produit.
Depuis la rentrée, elle est un peu moins imbuvable qu'avant les vacances scolaires, elle me laisse tranquille la plupart du temps, probablement parce qu'elle sait que je serai plus là très longtemps. Mais là elle risque de faire de ma vie au boulot un enfer pour les mois qui me restent à faire, ce qui est pire à mon avis qu'être viré.
Sans compter ce qu'elle risque de dire de moi à futurs nouveaux employeurs.
Bon je me fais peut-être des films, il est possible que ça ne remonte pas jusqu'à ses oreilles et que cet incident n'ait pas vraiment de suites ni de conséquences.
En tout cas moi je m'en veut à mort. Et c'est sûr que si à l'avenir face au petit et ses provocations je me sens à nouveau à bout, dans la mesure du possible, je m'éloignerai tout de suite de lui. Quitte à sortir carrément la pièce, le temps de reprendre le contrôle de moi-même, plutôt que de risquer d'en venir à être violente à nouveau.
Donc voilà c'est pas la teuf du tout ce soir.

C'est clair que c'est bien que ce genre de porcs ne s'en tirent pas comme ça. Surtout si ça permet de faire de la prévention.
Par contre quitte à passer pour un gland une ignarde, autant je sais plus ou moins ce qui est reproché à  Polanski, autant Depp je vois pas du tout. Tu parles bien de Johnny Depp ? J'ai jamais entendu parler de scandale  sexuel à son propos. Attention  je ne nie ni dénie rien, je suis juste pas au courant, pour Woody Allen non plus d'ailleurs. Si ce n'est sa liaison avec sa belle fille. Mais dans ce cas il n'y a pas d'agression sexuelle puisqu'elle était majeure et consentante quand ça a commencé d'après ce qu'on sait. Bon après oui c'est bizarre, je peux comprendre que ça choque.
Même à propos du milliardaire là je connaissais même pas son nom avant qu'il soit cité ici et là et je ne sais pas ce qu'il a fait. Mais j'ai cru comprendre que c'était un genre de DSK.
Par expérience personnelle ces porcs lubriques ne voient la personne qu'ils ont devant eux que comme l'objet possible de leur fantasme. Ca leur vient même pas à l'esprit que la personne en face d'eux n'est pas du tout dans le même délire qu'eux et a une volonté propre.
Donc ils se foutent royalement de ce que tu veut toi, de qui tu es, ils te veulent un point c'est tout et toute de suite si possible. Rien à foutre des signaux pourtant très clairs d'agacement que je leur envoie dès que je les remarque en train de me reluquer avec leur regard lubrique de gros porcs.
Et une fois qu'ils t'interpellent et crachent le morceau sur ce qu'ils veulent dur de s'en débarrasser. Car en fait ils n'écoutent rien, ils s'en foutent que tu veuille pas, eux ils veulent. Tu leur dis être en couple que ce soit vrai ou pas, à tous les coups ils te répondent "ça me dérange pas". Même si tu dis être ou es vraiment mariée avec enfants, ça les décourage pas. Puisque bien sûr ta vie ils s'en foutent, pour eux t'es juste un cul sur pattes qu'ils veulent se faire. 
Pourtant c'est clair que si tu le leur dis ça, c'est que toi ça te dérange. Sois c'est un mensonge pour avoir la paix, sois c'est vrai et c'est une bonne raison pour refuser. Dans les deux cas, ça veut dire que c'est mort, c'est clair pourtant.
Et c'est pas une rareté du tout, presque tous les mecs qui m'ont abordée/suivie/sifflée ou autre dans la rue, en plus d'être tous très laids, mal sapés, craignos genre cas sociaux, se sont comportés comme ça.
Mais sérieux ils ont cru obtenir quoi de moi avec ce comportement ?
Je n'ai qu'un seul exemple en tête de  mec qui m'ait abordée de façon correcte et même tout à fait courtoise. Et en plus il était beau gosse et habillé classe, élégant et poli. Et le tout sans insister face à ma réponse habituelle je suis déjà en couple, si ce n'est pour me demander depuis combien de temps ça durait avec l'autre mec. 
Ce que j'ai bien pris car c'était la preuve qu'il s'intéressait vraiment à moi et à ce que je disais. En l'occurrence c'était un mensonge, j'ai toujours été célibataire. Mais j'hésitais à prendre le temps d'expliquer mon asexualité, c'est un sujet délicat et intime, du reste ça reste très méconnu.
Je ne craignais pas une réaction de type homophobe vu qu'il avait l'air sympas et ouvert.
Mais plutôt qu'il me prenne pour une vieille fille coincée du c*l du genre qui fait abstinence pour plaire à dieu. Ou pire encore que personne d'autre n'a jamais voulu de moi avant lui et que du coup je dois avoir un vice caché. Ou même qu'il pense pouvoir me faire changer d'avis en étant le premier.
C'est vraiment pas facile quand on est asexuel d'en parler au commun des mortels qui n'en a jamais entendu parler. Du coup j'ai trouvé plus simple de mentir et sortir mon histoire habituelle comme quoi je suis casée.
Après coup j'ai presque regretté de ne pas avoir accepté de prendre un verre avec lui et lui dire la vérité, faire un peu connaissance. Quitte à l'éconduire ensuite s'il insistait pour aller plus loin qu'une relation amicale. C'est le seul dont j'ai trouvé qu'il aurait mérité que je lui accorde un peu de mon temps et que je sois franche et ouverte sur ma sexualité.
Mais bon je voulais non plus lui donner de faux espoirs sachant que je ne pourrai le satisfaire, n'ayant pas envie d'avoir de relations sexuelles.
Enfin pour le coup j'ai été flattée d'avoir plu à un mec potable et respectueux pour une fois et j'espère vraiment que davantage de mecs se comporteront comme lui plutôt que comme les connards qui m'ont "abordée".

Désolée pour vous deux, je te comprends Munch' j'aurai craqué aussi je pense à ta place. Manifestement t'es tombé sur un gros con, du genre petit chef arrogant qui m'insupporte.
Je pense aussi que c'est du harcèlement moral, en tout cas le début, la mise en place d'un harcèlement moral. Tout d'abord parce que c'est comme ça que tu l'as ressenti/vécu et ce n'est forcément pas pour rien. Quand un(e) employé(e) en vient à fuir son lieu de travail, à cause d'un autre employé, c'est bien que ce dernier lui a fait quelque chose.
Du reste tu as bien fait de partir, car quand on réagit ainsi c'est forcément qu'on en peux plus, qu'on atteint ses limites et qu'on va péter un câble. Dès lors le plus sage est de s'écouter et de se sortir de cette situation qu'on ne supporte pas ne serait-ce que provisoirement.
Bon j'espère que l'entretien avec la directrice permettra d'arranger les choses. En tout cas ça devrait permettre de mettre les choses au clair et voir la suite à donner.

Toutes mes condoléances WEst', je suis vraiment désolée pour toi. Courage à toi et ta famille ! :hug:

matatie a écrit :

L'important, Mélu, c'est que toi, tu gardes bien ta subrogativité intacte. Tant qu'on a ça, tout va bien aller :lol:
:hug:

:P Correction de message un peu hâtive sans relecture plutôt que vraie subrogation en l'occurrence.

Moi je ne peux même pas nommer tous les films dans lequel je l'ai vu ça se compte par dizaines. J'ai toujours bien aimé le mec lui-même, son humour et son espèce de classe, d'élégance de grand seigneur. Je me souviens notamment de lui imitant à merveille un singe, mais je me souviens plus dans quel film c'était. Sinon il m'a surtout marqué  dans le bal des casse pieds peu connu et qui remonte à ma lointaine jeunesse, qui était pas mal où il avait le premier rôle.
Aussi dans le mari de la coiffeuse et dans un rôle secondaire dans le château de ma mère que j'ai vu et revu étant ado/jeune, à peine reconnaissable en poète alcoolique.

En effet, le régime de Trump mérite bien le surnom d'idiocratie. Et encore ça reste gentil comme surnom. En effet même bush et son gouvernement de fachos va-en-guerre et menteurs me semblent mieux que ce crétin.
D'ailleurs ce dernier fais des peintures de soldats américains maintenant. J'imagine mal  Trump faire quoi que ce soit d'artistique dans toute sa vie. Il n'est bon qu'à être homme d'affaire et générer plein de pognon et de bénéfices, il n'a rien à faire à la tête d'un pays. Tout comme Berlusconi à son époque d'ailleurs mais lui au moins il était rigolo même s'il le faisait pas exprès et surtout il ne posait problème qu'à l'échelle de son pays.

Ah merde je l'aimais bien moi aussi, malheureusement c'est toute une génération d'artistes exceptionnels qui disparaissent les uns après les autres. Ils me semblaient presque immortels car je les connais depuis mon enfance mais bien sûr le temps et la camarde fini par les rattraper, comme tout un chacun.

Je ne peux que confirmer, il faut éloigner les gens néfastes de son entourage, j'en sais quelque chose ! Et le plus tôt est le mieux ! Simplement, il faut accepter à ce que ça peut amener à couper les ponts aussi avec des connaissances communes. Mais bon on a pas le choix, s'il faut en passer par là pour éloigner une personne néfaste.
Ce qui est bien c'est que du coup ça permet de se rendre compte de qui tient vraiment à toi et t'aime vraiment ou non.
En tout cas bravo d'avoir eu ce courage.

matatie a écrit :

Ben moi, Mélu, je vais te dire : plus je te lis et plus je suis convaincue que test de QI ou pas, ton intelligence et ta sagesse ne font aucun mais alors aucun doute. Tu es armée pour la suite, Mélu, malgré tout ce vécu beaucoup trop lourd, mais si tu ressens profondément que tu es prête à sortir tes tripes devant un thérapeute, je ne peux que t'encourager à le faire. Voir un thérapeute non seulement donne tort à ta mère qui s'imagine que tu es faible (parce qu'il en faut, des tripes, pour faire cette démarche en acteur de sa propre régénération), mais peut t'aider à détricoter les dernières mailles de son filet.
Vis comme tu le sens, Mélu, en utilisant les armes que tu estimes utiles, au rythme de ta volonté. Nul n'a de leçon à te donner, en revanche, on est quelques uns dans le coin à soutenir tes efforts de toute la force de notre ... incongruité forumesque.
Comme tu le sens, Mélu, et quand tu le décides ;)

:hug:

Merci pour ton soutient et tes encouragements, ça fait du bien. :hug: Je prendrais sûrement mon temps pour choisir la bonne personne à consulter. Mais je pense que pour pouvoir me faire une vie nouvelle sur de bonnes bases, je devrai en passer par là.

Ma tatie  a écrit :

Partant de là, je n'arrive pas à concevoir que ta mère ait pu ne serait-ce qu'imaginer que tu ne puisses pas te débrouiller seule. Si ce n'était si douloureux pour toi, j'en rirais !

Et encore c'est une euphémisme, selon elle j'ai un handicap mental, une faille dans le cerveau ou quelque chose du genre. Elle tient/tenais absolument à ce que je sois "malade", à en convaincre tout le monde et à ce que soit prouvé médicalement. Elle aurait rêvé qu'on me trouve quelque chose qui lui donne raison et était persuadée d'avoir raison contre tout le monde.  Elle avait la prétention d'être la seule à vraiment me connaitre et tous que les autres proches étaient dans le déni. Alors qu'elle ne s'est jamais intéressée à moi, si ce n'était pour me considérer comme un vaste problème. Ce qui fait qu'en fait elle ne me connais/connaissais pas du tout. Ou plutôt seulement comme elle voulait bien me voir, par le prisme de son délire.
J'ai pris vraiment conscience de ça quand au début de l'âge adulte, je ne me suis enfin un peu rapprochée de ma soeur. Qui m'a tout raconté, ce que notre mère disais sur moi à tout le monde derrière mon dos. Et comment elle essayait de la manipuler pour qu'elle se charge de moi à sa place. Me considérant comme mineure à vie, incapable de se prendre en charge seule. D'ailleurs elle a toujours essayé de faire de ma soeur, qui n'a que deux ans et demi de plus que moi, ma mère à sa place. Afin de ne pas avoir à s'occuper de ses enfants, tout en s'assurant que j'étais bien sous contrôle.
C'est difficile à croire dis comme ça, mais je n'exagère rien, c'est la pure et dure  vérité. Quand j'étais ado, j'ai passé un scanner du cerveau alors que je n'avais eu aucun accident, rien qui justifie un tel examen. Et moi naïvement, je l'ai passé sans me poser de question. C'est seulement il y a quelque années, que j'ai appris de la bouche de ma soeur ce qu'elle racontait sur moi à qui voulait l'entendre : qu'elle avait fait une chute quand elle était enceinte de moi et que ça m'avait fait une fêlure au cerveau ou je ne sais quoi.
Bien sûr je n'ai jamais cru à cette connerie, ni ma soeur. D'abord il aurait fallu que la chute soit très grave pour impacter le faetus à l'intérieur du ventre au point d'avoir un traumatisme crânien. Et que c'était très bizarre qu'il n'y ait alors pas eu de complications pour le restant de la grossesse et ensuite à ma naissance. Alors que tout s'est passé comme sur des roulettes, accouchement à terme et en deux heures sans aucune complication et bébé parfaitement normal, RAS. Bizarre après une chute tellement grave qu'elle aurait impacté le crane du bébé à naitre
J'ai parlé de ça à mon père, il m'a dit qu'il ne se rappelait de rien de la sorte. Juste une petite chute sur le cul en dansant le rock quand elle était enceinte de ma soeur, m'a-t-il dit en rigolant. Il trouvais manifestement  cette histoire ridicule.
S'il y a avait eu vraiment quelque chose de tellement grave, je pense quand même que mon père s'en serait souvenu.
Donc elle s'est fait son petit délire après coup pour justifier ses conneries à mon propos. A partir d'un lointain souvenir d'une hypothétique chute, qui si elle est bien advenue, était de toute évidence sans gravité ni conséquence.
Outre la malhonnêteté intellectuelle, le pire c'est la perversité et la malveillance de l'intention. Utiliser une histoire qui pourrait toucher n'importe qui, la mère qui culpabilise d'être tombée quand elle était enceinte. Tout ça pour me faire passer pour une fêlée aux yeux de tous ceux qui veulent bien la croire. Et donc me tuer socialement, me détruire, tout en  attirant sur elle l'empathie de tous. Se faisant passer pour une pauvre mère courage qui veut seulement aider sa fille handicapée et dont personne n'a voulu reconnaitre le handicap.
Ah oui je signale en passant que bien sûr le scanner n'a absolument rien révélé d'anormal. Et que j'ai aussi bizarrement, à la même époque, passé un test de QI. Avant ou après je ne sais plus, mais là aussi je ne me suis pas posé de questions à l'époque, j'ai cru naïvement que c'était un genre de test de routine pour tous les ados. Et bien, je m'en souviens encore, j'ai 111 de QI, ce qui est, sans me vanter, légèrement supérieur à la moyenne qui est à 98 je crois. Enfin dans les deux cas, le scanner et le teste de QI, elle a fait ça totalement derrière mon dos, comme à son habitude et sans en reparler après. Ben oui elle était bien déçue que tout lui donne tort. Elle qui espérais que j'aie une faille dans le cerveau ou au moins un QI de pois chiche. Mais comme tout ce qui ne va pas tant son sens n'existe pas, ça n'a rien changé à son délire. Et ça ne l'a pas empêchée, là encore derrière mon dos bien entendu, d'essayer de me mettre sous la tutelle de ma soeur.
Il y a quelques années de ça, on a signé ma soeur et mois des papiers concernant son héritage devant une notaire ou une avocate, je sais plus. J'ai du être la première à quitter les lieux ensuite et j'ai appris par ma soeur qu'elle a profité de mon départ pour demander à la notaire de me mettre sous la tutelle de ma soeur. Celle-ci a été choquée et a refusé, ne croyant absolument pas à ses balivernes malveillantes à mon propos. Elle a bien vu que je n'étais pas handicapée ni quoi que ce soit. Va sans dire que ma soeur aurait bien sûr refusé aussi.
Ah et j'allais oublier aussi, qu'une fois de plus où elle se plaignait de moi étant enfant et de mes résultats déplorables à l'école et qu'elle disais que l'école voulais me virer, me mettre en CLISS je sais pas comment ça s'appelait à l'époque mais bref dans une classe spéciale normalement pour enfants déficiants, handicapés, et que mon père est allé gueuler pour que je reste en classe normale, que j'apprendrais à mon rythme et elle a conclus en osant dire, devant moi et ma soeur, qu'il a peut-être eu tort et qu'ils auraient dû accepter qu'on me mette dans ces classes-là ou en école spécialisée. Alors que j'étais juste mauvaise élève, et que j'avais un comportement particulier parce que j'étais littéralement mal élevée et maltraitée. Non mais franchement quel parent peut souhaiter ça à son enfant et c'est particulièrement odieux de dire ça rétrospectivement. Sans doute que dans son délire comme je suis débile, j'y aurais été plus à ma place et là peut-être on lui aurait donné raison, on m'aurait trouvé quelque chose. Et du reste on m'aurait prise en charge dès l'enfance et elle aurait débarrassée totalement de ses responsabilités.
J'ai beau pas être proche de ma soeur, mes parents et surtout ma mère ayant toujours tout fait pour nous diviser, je suis bien de l'avoir. Car elle a fait pour moi ce que personne d'autre n'a jamais fait : m'ouvrir les yeux d'abord. Me faire prendre conscience de ce que notre mère me faisait, de sa manipulation, de son hypocrisie et de sa méchanceté. Puis m'encourager à briser mes chaines et me soutenir une fois ceci fait.
Désolée pour cette très longue parenthèse mais il me semblait important de donner des précisions pour que tu te rende compte de l'ampleur de ce qu'elle m'a fait. Que c'est pas juste une mère poule un peu trop envahissante et avec qui il est devenu nécessaire de prendre ses distances.

matatie a écrit :

Tout le monde a des rêves... du domaine du rêve et des rêves du domaine du réalisable. Ton rêve d'une vie à toi et heureuse est tout ce qu'il y a de réaliste depuis que ta mère ne fait plus partie de ton horizon. :hug:

Oui moi aussi je pense que maintenant qu'elle n'est plus dans ma vie, beaucoup de choses sont possibles, même encore à mon âge, j'ai encore bien des rêves en tête. :hug: Et maintenant que je sais à peu près ce que je peux faire après ce boulot, je suis un peu plus optimiste, même si je reste inquiète.

Matatie a écrit :

Ah oui et : demander un coup main ou un chtit coup de r'gingot** moral, ça n'a jamais été de l'ordre du parasitage ou de la faiblesse, c'est de l'ordre de l'humain.

Je suis bien d'accord avec toi. Mais c'est que j'ai été considérée plus ou moins comme un parasite ou parasite en puissance pendant vingt cinq ans. Du coup ça reste difficile pour moi quand ça va pas d'accepter l'aide d'autrui, de baisser la barrière. De montrer, d'exprimer mon ressenti du moment, mon chagrin si j'en ai au lieu de toujours donner le change. Ca reste plus facile à l'écrit qu'en vrai pour moi, mais j'y travaille et avec le temps, ça devient moins dur. J'ai déjà bien progressé sur mon rapport aux autres depuis et ça j'en suis fière.

Le conteur a écrit :

Pourtant je pense que tu t'en es plutôt bien sortie au vu des cartes que le destin t'avait distribué, et je suis persuadé que la vie te réserve encore bien d'autres beaux moments qui aideront à effacer doucement la douleur du passé et les regrets du présent.

C'est vrai je m'en suis bien sortie finalement, c'est ce que je me dis, je suis bien plus forte que je ne croyais pour avoir traversé tout ça. Ceci dit mes chaines étaient bien réelles bien qu'invisibles puisque maintenues et entretenues depuis des années et sans que j'aie eu la force de m'en délivrer jusque là. Mais surtout c'est la certitude acquise qu'elle ne changerais jamais, que tous mes efforts étaient inutiles. Ainsi que le deuil d'une part d'une relation toxique qui n'aurait jamais évolué et d'autre part de l'amour d'une mère ce que je n'ai jamais eu et n'aurais jamais.

Mary a écrit :

Je suis persuadée qu'une bonne partie de cette pression et de ces regrets que tu portes sur tes épaules ne viennent pas que de toi.

C'est pas complètement faux. J'attribue plutôt ça, du fait que dans mon envie d'enfant, j'imaginais une petite fille, blonde comme moi étant petite, une petite moi en quelque sorte et non pas un bébé, d'une part à une volonté de consoler l'enfant intérieure pour son enfance malheureuse.   Et d'autre part à une sorte de revanche sur la vie, au fait de vouloir réussir là où mes parents ont échoué. Ils ont très bien réussi économiquement, professionnellement, socialement mais ont été des parents déplorables. Je voulais, si  je ne réussissais pas comme eux professionnellement, au moins être une bonne mère, contrairement à eux. D'ailleurs étant petite, à 11 ans, quand je pensais à mon avenir, je voulais être mère et c'est tout, je m'imaginais même être enceinte. Enfin dès la puberté ça m'est passé heureusement. Mais le rêve d'être une bonne mère, d'avoir au moins une fille, ne m'a jamais complètement quitté.
Mais j'avoue que, bien que je sois très anticonformiste, la société et ses attentes pèsent forcément. Et je sais qu'on attend d'une femme de mon âge qu'elle ait des enfants ou se dépêche d'en faire un avant que ce ne soit plus possible du tout. Surtout travaillant dans une maternelle, avec beaucoup de familles nombreuses. Mais aussi au sein d'une famille où ma soeur et mes cousines où toutes eu deux enfants chacune. Et où je suis la seule sans enfant et sans conjoint, même si personne ne m'en fait la remarque. Mais j'ai plus l'impression que hormis ma soeur, les quelques membres de la famille dont je reste proche mes cousins cousines, mon père, ma belle-mère, ont de la peine pour moi. Ont l'impression que j'ai eu une vie triste et solitaire que je subis plutôt que choisi et me plaignent. Je ne me suis vraiment ouverte à eux que  depuis deux ans que j'ai brisé mes chaines, avant je donnais le change et ne montrai rien. Mais ils sentaient que j'étais plutôt malheureuse même s'ils ne savaient pas pourquoi, n'avaient aucune idée de ce que je subissais. Du coup même s'ils me trouvent changée depuis, c'est comme si ils me redécouvraient et sont à la fois abasourdis par ce que je leur ai révélé et un peu déconcertés. Ceci dit j'ai toujours l'impression qu'ils me plaignent et s'inquiètent, idem pour le père et la belle-mère. Mais en tout cas, j'en ai fais mon deuil de cette enfant dont j'ai rêvé et je n'en suis pas si triste que ça, je me dis que c'est la vie.

Mary a écrit :

Ensuite il y a ta maman... Tu n'as pas eu de chance sur ce coup-là.

Ca c'est clair, à vrai dire, j'ai même beaucoup de mal à lui attribuer le titre de "maman" il y a bien trop de charge affective dans ce terme pour que ça lui correspondre. Je considère que je n'ai jamais eu de maman, c'est déjà à peine si j'ai eu une mère hormis au sens biologique. D'ailleurs déjà étant ado ça m'a toujours fais du mal quand on me disais "ta maman".
Ca me rappelais que je n'en avais pas et que celle qu'on appelait ainsi usurpait, salissais ce terme étant tout le contraire de  ce qu'il évoque d'amour et d'affect. D'ailleurs depuis l'adolescence j'ai toujours dis "ma mère" jamais "ma maman" en parlant d'elle. Et à l'âge adulte ça m'a toujours un peu écorché les lèvres de dire maman, même si je le disais ne pouvant l'appeler autrement.

Mary a écrit :

Comme pour elle, je suis sure que si tu prends le temps de regarder en arrière et d'y penser, tu as accompli des choses qui t'ont bien occupée :D Te découvrir est une de ces belles choses à mon avis ;)

Ce dont je suis le plus fière c'est d'avoir réussi à briser mes chaines, à lui montrer pour de bon qu'en fait j'étais bien plus forte qu'elle, qu'elle ne me faisais plus peur et qu'elle n'avait plus prise sur moi. Ce jour-là a été la plus grande victoire de ma vie probablement. Et aussi d'avoir survécu, pendant toutes ces années de malheur, en gardant cette petite flamme d'espoir en moi qui me disais que des jours meilleurs viendraient. 
J'ai plein d'autres petites victoires dont je suis fière mais c'est beaucoup moins personnel du coup c'est moins important et ne mérite guère d'être évoqué. Je t'embrasse aussi.  :hug:

Coco a écrit :

Tiens, j'ai vu passer ceci sur Twitter, ça m'a rappelé ce que tu disais sur ta mère, Mélu. Ça peut donc peut-être t'intéresser, et peut-être d'autres... bref, le partage peut pas faire de mal.

    Si vous avez subis du harcèlement scolaire, avez des parents toxiques, subissez plusieurs oppressions.. Renseignez-vous sur le C-PTSD.
    C'est quelque chose qu'on développe quand on subit des traumatismes répétés voir continus. Peu de ressources en français malheureusement.

    https://www.facebook.com/80478695959129 … =3&theater

Merci coco pour le lien et oui ça me correspond bien. D'autant plus que tu crois pas si bien dire, j'ai subi en plus d'une mère toxique, des violences physiques relativement modérées mais quotidiennes de la part de mon père et en prime du harcèlement scolaire, j'ai vécu un enfer au lycée. En fait comme j'avais été victime de maltraitance physique et que j'étais toujours victime de violence morale quotidienne et de négligence totale du reste, j'étais la victime toute désignée pour tous les ordures du lycée. Je pense d'ailleurs que si moi je ne me suis pas tuée comme d'autres, c'est que j'étais malheureusement habituée à être maltraitée depuis l'enfance et avais appris à y survivre. 
D'ailleurs même si on me l'a déjà suggéré sans que je donne suite, depuis que tu m'as parlé de ça et donné le lien, je pense à entamer une thérapie. Seulement je sais pas trop à qui m'adresse, il me faudrait vraiment un bon praticien ou quelqu'un de spécialisé. En fait j'ai déjà vu des psys dans le passé mais ça n'a servi à rien car en fait je ne leur parlais pas de ce qui me faisais vraiment souffrir mais seulement de problèmes secondaires. Même à eux je n'ai pas réussi à m'ouvrir à l'époque et je pense que maintenant je suis prête à le faire mais à condition de trouver quelqu'un de bien.
Et certaines conséquences évoquées me correspondent notamment et surtout celles sur la vie sociale, la sociabilité, c'est bien là-dessus que j'ai été le plus impactée.
Désolée pour le pavé mais je tenais à répondre à tout le monde.

Je suis désolée pour toi, je pense que si tu en es arrivée là ce n'était plus possible. En tout cas tu as tout mon soutient. :hug:
Et conteur fantôme, j'ai déjà entendu parler de ce genre d'arnaque au travail sous forme de secte, c'est apparemment plus répandu qu'on crois. Malheureusement c'est quasi impossible de sortir quelqu'un d'un système sectaire.
Car, en général, quand il ou elle en fait partie, il ou elle est vraiment convaincue du bienfondé du truc. Et pense que ce sont tous les autres qui mentent ou qui sont dans l'ignorance. Quand les gens en sortent c'est presque toujours parce que d'eux-même ils finissent par ouvrir les yeux.
Donc je pense que tout ce que les proches peuvent faire c'est d'abord de la prévention. C'est à dire en parler autour de soi pour éviter notamment à d'autres proches de tomber dans le panneau. Sous l'influence du proche sous emprise qui crois bien faire.
Et d'autre part il est à mon avis primordial de conserver autant que possible voire de renforcer son lien avec le proche sous emprise. L'histoire d'éviter l'une des méthodes de tous les systèmes sectaires : l'isolement total des adeptes, la rupture de lien avec leur proches. Afin que la secte devienne une famille de substitution, leur seule source d'affection, tout ce qu'ils ont en somme. 
Une des pires méthodes employée, je ne sais plus dans quelle secte, c'est les faux souvenirs induits. Ils arrivent à convaincre des gens que leur mère/leur père ou les deux a voulu les tuer dans son ventre quand ils étaient faetus. Ou que leur parents les ont violés/battus/tenté de tuer, quand ils étaient en bas âge, de sorte qu'ils ne s'en rappelaient pas.
Ils font, soit disant, remonter ces souvenirs par l'hypnose et malheureusement c'est très efficace. Après les gens, des jeunes en général, sous convaincus que ces souvenirs sont vrais. Et bien sûr ils haïssent leur parents et ne veulent plus jamais les voir.
Du coup la secte casse les liens familiaux qu'ils ont définitivement et les a tout à elle.
Enfin bref, malheureusement le premier réflexe est toujours d'essayer de faire entendre raison. Mais une fois que la personne est prise dans la secte, ça ne sers à rien. Car il y a toujours plus ou moins un lavage de cerveau. Qui fait qu'au bout du compte la personne ne vois plus les choses comme elles sont mais comme la secte veut qu'elle les voit.
Après il faut être deux pour faire et garder un lien, donc si la personne s'éloigne d'elle-même, on peux pas la retenir contre son gré. Mais d'après tout ce que j'ai pu voire, entendre, lire sur les systèmes sectaires, le meilleur rempart c'est le lien affectif avec les proches.
Et merci pour votre soutient à tous les copains, je vous répondrais individuellement et en développant de suite. Je voulais prendre le temps de relire les réponses et de répondre à tous. Donc je ferai un double poste ou une correction de ce message pour vous répondre.

Merci les copains ! :hug: Votre soutient fait toujours du bien.
Coco je compte bien profiter au maximum de chacune des belles années qui me restent. :)
Tatie tu m'as effectivement très bien comprise et devinée. Je suis dans une grande période de doute. L'impression d'être enfin libre mais complètement paumée. J'essaie de me débarrasser des stigmates et cicatrices laissées par les chaines trop longtemps portées. Comme l'idée qu'elle a encrée dans ma tête que toute ma vie est vouée à l'échec.  Car selon elle  je suis incapable de m'en sortir seule . Et donc vouée à vivre comme un parasite au crochet de ma famille ou de la société.
Du coup  j'ai grandis dans le doute permanent envers moi-même et ce sentiment de fatalité de l'échec. 
Depuis deux ans je mène un genre de combat intérieur contre moi-même pour me faire enfin confiance et oser. Mais c'est dur, très dur car c'est comme un réflexe automatique, ça fait partie de moi.
Et il y a ce sentiment du temps gâché, perdu que je ne peux rattraper. Et ce sentiment d'urgence de ne surtout pas gaspiller les belles années qui me restent. De trouver une formation et un travail qui me permettent d'être à l'abri du besoin tout en faisant un boulot qui me plaise. D'essayer d'avoir un minimum de vie sociale malgré mon caractère solitaire. Et grosso modo me faire une belle vie selon mes propres règles, comme tu l'as bien dit.
Mais je passe constamment de l'espoir et de l'euphorie au doute et à la désillusion. En plus je dois dire adieu aux rêves de jeunesse que je n'ai pu réaliser. Principalement à la petite fille que j'aurai voulu avoir. Un genre de prolongement de moi-même étant petite mais qui, elle, aurait une enfance heureuse et choyée. Une façon sans doute de consoler la fillette que j'étais, de prendre la revanche sur mon enfance.  Je crois que c'était surtout ça que j'aurai voulu. De la même manière que petite je m'imaginais une autre mère, un genre de fée qui viendrais me consoler de la méchanceté de mes vrais parents.
J'y ai déjà renoncé il y a bien longtemps, d'autant qu'avec la maturité je réalise que c'est tout sauf une bonne raison d'avoir un enfant. Qu'il n'est pas sain du tout d'attendre ça, de projeter ça sur un enfant. Et que de toute façon il est illusoire de vouloir totalement guérir des blessures de son enfance. Et que du reste rien ne me garantissais d'avoir une fille et que dès lors il me serais resté ce regret même en ayant eu un enfant. Qu'en fin de compte c'est moi-même étant petite que je voulais. Et que cette petite Mélusine il faudrait cesser de vouloir la consoler mais plutôt lui dire adieu.
Mais pourtant, je suis rattrapée par la nostalgie de pas avoir pu réalisé ce rêve. Notamment au boulot avec toutes ces toutes petites filles qui auraient pu être la mienne et ces parents avec leur enfants. 
Je me dis que si j'avais brisé mes chaines bien plus tôt, que ma vie avait été différente j'irai peut-être aussi chercher ma fille à l'école.
Et cette horloge biologique qui me dit que je suis trop vieille de toute façon, qu'il vaut mieux ne plus y penser. Je me console en me disant que de toute façon ce n'est pas une vie pour moi. Que j'ai besoin enfin de vivre pleinement, pour moi et que je ne serai tout simplement pas disponible pour quelqu'un d'autre. En tout cas pas  24h/24h si ce n'est au sacrifice de mon propre bien-être.
Mais c'est surtout en effet que cette ce vieux rêve impossible à réaliser me renvoie en effet au temps qui passe.
Au fait que j'arrive à la moitié de ma vie et que toute ma jeunesse est derrière moi, finie pour de bon. Avec tous le champs des possible qu'elle aurait comporté si elle n'avait pas été gâchée à cause de cette folle.
Je vis avec, j'en fais doucement mon deuil, je ne suis pas vraiment malheureuse, seulement par moments.
J'essaie de concentrer sur tout ce qui est encore possible à présent et d'avancer, mais c'est pas facile tous les jours.

Je viens un peu vous faire part de ma mélancolie. Je me sens déjà vieille et j'ai l'impression que le temps me file entre les doigts. Et parfois je regrette de ne pas avoir d'enfant, sans pour autant en vouloir à présent que je m'estime trop vieille.
Disons qu'en tant qu'asexuelle et éternelle célibataire, l'opportunité et donc le choix d'en avoir ou pas ne s'est même pas présenté. J'ai longtemps pensé dans ma jeunesse à en adopter plus tard, je ne m'imaginais pas sans.
Mais mes années de galère ont relégué ce vague projet à un rand très secondaire.
Je pense que d'autres que moi, quand ma situation s'est arrangée auraient tout fait pour en avoir. Mais je crois qu'en réalité, il n'a jamais été question pour moi d'avoir un enfant à tout prix. Que j'ai toujours pensé que si ça devais arriver, ça arriverais naturellement.  Donc dans le cadre d'une vie amoureuse et d'un couple solide. Quitte à ce que ce soit avec une femme plutôt qu'un homme et donc par adoption ou insémination.
Je me suis cherchée pendant longtemps, pensant être lesbienne mais sans avoir envie de passer à l'acte et sans comprendre pourquoi.  Et il n'y a que quelques années en arrière que j'ai entendu parler d'asexualité et que j'ai compris ce que j'étais.
Du reste, du fait d'une enfance malheureuse, j'ai toujours plus ou moins redouté de devenir mère à mon tour. De reproduire malgré moi certaines choses, instinctivement. Mais plus encore de ne pas être capable de donner ce que je n'ai pas moi-même reçu.
Paradoxalement, je réalise que depuis deux ans, maintenant que j'arrive au terme de ma fécondité,  que je serai prête à en avoir si j'en voulais. Plus exactement depuis que j'ai échappé à l'emprise destructrice et infantilisante de ma mère toxique, il y a deux ans.
Que tant que ce n'était pas fait, je n'aurai jamais dû, en avoir. Car elle me considère réellement, sincèrement comme une handicapée mentale. Tout juste assez dégourdie pour s'occuper d'elle-même, certainement pas assez pour prendre de décision importante pour moi-même. Et encore moins pour devenir mère et m'occuper seule d'un enfant. Donc si j'avais décidé d'en avoir, même dans les meilleurs conditions possibles. Elle m'aurait sûrement tout d'abord harcelée pour m'y faire renoncer, me contraindre à avorter. Et quand bien même j'aurai résisté et en aurait eu un/une quand même, elle se serait comportée comme si c'était elle la mère et moi la soeur de l'enfant. Elle m'aurait complètement dépossédé de mon enfant, de ma place de mère et de mon autorité parentale. Et le pire c'est qu'elle aurait fait tout cela sous couvert des meilleurs sentiments, de vouloir m'aider et de faire le mieux pour mon enfant. 
Du coup paradoxalement je me dis aussi heureusement que j'en ai pas eu car à moins de déménager à l'autre bout de la France sans laisser d'adresse, jamais j'aurai pu briser cette emprise comme j'ai pu le faire.
Et si je décidais d'en avoir aujourd'hui, ce qui n'est pas le cas, il faudrait entourer cette grossesse et cette naissance d'un secret absolu de son côté.  Mais de toute façon, n'ayant pas trouvé la bonne personne et ayant peu de chance de la trouver étant asexuelle, il n'en est pas question. Sans compter que je ne roule pas sur l'or et que je trouve que je suis déjà trop vieille. Sans compter que, conséquence  de cette mère toxique,  j'ai vraiment un rapport compliqué avec la maternité en général. Si j'ai déjà eu l'envie, le projet d'enfant, en revanche, l'idée d'en avoir un dans mon ventre, d'accoucher, tout ça, ne m'a jamais vraiment fait envie. Il m'arrive seulement de ressentir le regret malgré moi de ne pas en avoir eu, de ne pas en avoir un/une à moi.
Mais autant j'ai des fois l'impression d'être une martienne au milieu des femmes de mon âge, surtout dans l'école maternelle où je travaille. Autant quand je compare leur vie à la mienne je ne les envie pas vraiment. Car moi je suis totalement libre et n'imaginerais pas avoir à m'occuper d'un enfant en permanence.
Du coup si je ressens parfois du regret de ne pas avoir d'enfant, c'est parce que j'estime ne pas réellement avoir eu le choix à cause d'elle.
Ce que je regrette c'est le temps perdu sous cette emprise. D'avoir passé toute ma jeunesse dans cette prison sans barreaux. Je regrette l'autre vie que j'aurai peut-être pu avoir si j'avais réussi à briser cette emprise il y a dix ans, vingt ans. Quand j'étais encore jeune et que beaucoup de choses auraient été possible. Peut-être que dans cette vie-là j'aurai eu une histoire d'amour qui aurait débouché sur un enfant. 
Je suis consciente en même temps que je ne peux pas savoir ce qui aurait été, à quel point elle aurait été changée. Et combien de temps il m'aurait fallu pour me reconstruire. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'elle aurait  été plus belle.
Du coup j'ai l'impression à la fois de vivre une nouvelle vie, bien plus heureuse. Mais avec très peu de temps, deux ou trois décennies au maximum pour vraiment en profiter. Les plus belle années gâchées pour de bon, envolées.
Ce n'est même pas comme pour certaines femmes l'aspect physique qui me gêne. De toute façon je n'aime pas mon physique et ne l'ai jamais aimé. Mais ai appris à l'accepter comme étant le mien de toute façon. Et surtout à l'assumer et à m'en foutre royalement qu'il plaise ou pas. Du coup les signes de l'âge c'est le cadet de mes soucis. Et puis sur ce sujet je suis fataliste, puisque peu importe ce que je fais on ne peux pas lutter contre le temps. Donc tôt ou tard on pourra lire en braille sur mon visage, c'est comme ça et puis tant pis, autant l'accepter dès à présent.
Non moi c'est vraiment le sentiment du temps perdu, gâché. Et du peu de belles années qui me restent avant l'ultime vieillesse. Avec son lot de petites misères quotidiennes qui font qu'on ne peux pas sortir, bouger, voyager comme avant. Je voudrais un rab' d'années à vivre ou pouvoir retourner à ma prime jeunesse, bien que ce fût un temps de chien. Pour pouvoir y faire ce que j'ai réussi il y a deux ans. Et ainsi repartir à zéro comme je l'ai fait, mais avec encore des années de jeunesse au compteur.
Enfin j'arrête là ma complainte, c'est juste que de parler de maternité ça a réveillé un point sensible, ça me rend mélancolique. Cela rajouté à mes angoisses quant on lendemain fait que c'est pas la joie tous les jours.
Mais j'essaie de positiver, toujours.

Je suis ravie pour toi car je sais combien ça te tenais à coeur. Contente de voir tu as un petit garçon en pleine forme et avec un médaillon trop classe ! Et merci pour ta compréhension celles qui ne veulent pas avoir d'enfants ou n'en ont pas voulu quand elles pouvaient en avoir.

Courge à toi Lib' ! D'ailleurs je commence d'avance à flipper par rapport à mon projet de formations pour après mon job actuel. Pour ma part j'ai vécu ce genre d'entretien bien trop souvent pendant mes années de galère à alterner entre chômage, RMI et petits boulots payés des cacahouettes. Le conseiller qui considère les chômeurs comme des fainéants qui n'ont qu'à se sortir les doigts du cul pour trouver du boulot. Qui profite du petit pouvoir qu'il a pour déverser sur eux tout son mépris.

liberty a écrit :

Mélu, méfiance avec Pôle emploi et les formations... Si tu vises une formation conventionnée, aucun souci, par contre si elle ne l'est pas, y'a peu de chances que tu obtiennes un financement de leur part. D'accord on leur a réduit les subventions, mais moi ils m'ont quand même fait mariner huit mois avant de me dire que finalement non, à un mois et demi de la rentrée :rolleyes:
Bref : ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Désolée pour toi, c'est effectivement particulière dégueulasse de leur part. Ca pôle emploi et le financement des formations, j'en sais quelques chose. A l'époque où je voulais absolument passé le concours d'ATSEM et donc avoir le CAP petite enfance, il y a jamais eu de financement pour moi. Pourtant ça a bien dû durer cette période. Trouvez un employeur qui vous financera la formation qu'y disaient ! Tu parles, des offres d'emploi de ce genre il y avait trois par an et elles étaient prises d'assaut !
Ceci dit pour la formation d'auxilaire puer' de l'école rockefeller, j'avais été envoyée par pôle emploi et n'aurais rien eu à payer. Si j'avais pas été jetée d'office malgré un bon résultat à l'écrit par deux connasses à qui ma gueule revenait pas manifestement. Ca me fait d'autant plus enrager que si j'avais été acceptée à l'époque, avec ce diplôme en poche, j'aurai trouvé un travail très vite. Et à l'heure qu'il est je serai peut-être en CDI avec presque vingt ans d'ancienneté et une bonne retraite assurée. Au lieu de ça j'ai traversé des années de galère pour arriver heureusement à une situation plus stable et des revenus corrects. Mais quand même encore dans une situation précaire et donc une insécurité permanente face à l'avenir. Et le minimum vieillesse assuré en guise de retraite, vu mon âge et les années de cotisation qui vont me manquer.
Bon je dis pas que ça aurait marché, peut-être que j'aurai échoué. Dans ce cas j'aurai pu m'en prendre qu'à moi, mais au moins j'aurai eu une chance d'avoir un avenir grandement facilité. Mais elles ne m'ont laissé aucune chance pour délit de sale gueule.
Enfin bref, par la suite, il y a quelques années de ça, cette formation m'a été suggérée à nouveau par mon conseillé pôle emploi. Donc je pense que ça doit être considéré comme un grand classique, efficace pour sortir les gens de la précarité pour de bon et donc systématiquement financé.
Pour la petite histoire, j'avais un tel mauvais souvenir de l'entretien que j'ai décliné la proposition. Ceci dit peut-être que je tenterai le coup s'ils la financent toujours. Et du coup je me dis qu'ils en financent peut-être d'autres.
Mais les connaissant trop bien, je ne me fait pas d'illusion non plus. Sinon j'ai trouvé une formation financée par la région, pour tous à priori, un BEP d'accompagnant éducatif et social. Donc je pense  que je vais commencer par cette piste-là. Sauf que la réunion pour les inscriptions cette année est le 19 sept. Donc s'il reste des places c'est ultra urgent que je m'inscrire ou il faudra attendre l'année prochaine. Et à condition que l'année prochaine ce soit financé à nouveau. Du reste même si l'école est à Lyon, la réunion du 19 sept est à Chambéry.
Et j'ai cru comprendre  qu'une partie de la formation est délocalisée là-bas. Du coup il faudra bien que je me renseigne sur ce point là avant de m'inscrive le cas échéant.
Car je n'ai pas de voiture pour me déplacer à tout moment d'une ville à l'autre. Du reste je ne connais personne à Chambéry qui pourrait m'héberger si nécessaire. De plus je peux pas laisser mes minettes plus de trois jours seules à la maison.
Pour juste une journée, le 19 sept, je devrai pouvoir me payer le train. Même si ça risque de me coûter un bras vu qu'on est déjà le 9. Donc toutes les places à bon prix seront parties. Et idem s'il faut y retourner quelques fois dans l'année. Même si ça engendra des frais évidemment.
Et encore ça j'en suis même pas sûr car si je admise, il faudra que je quitte mon emploi actuel. Alors ça posera pas de problème puisque c'est une cause justifiée de rupture de contrat aidé.
Sauf que le truc c'est que la formation est financé mais pas rémunérée. Et vu que je serai en formation, je n'aurai sûrement pas droit aux allocations chômage. Donc je risque de me retrouvée avec juste le RSA socle  pour vivre.
Et ce pendant toute la durée de la formation. Du coup je vois pas bien comment je pourrai payer le train régulièrement ou même exceptionnellement d'ailleurs. Et encore moins les frais de bouche et le logement si nécessaire. 
Dans l'absolue, mon père, qui a un niveau de vie aisé, acceptera sûrement de m'aider. Il m'a déjà proposé quand je pensais passer le BAFA. Mais bon je n'ai pas envie d'en arriver à mendier de l'aide auprès mon père.
Et si en plus il faut régulièrement faire l'aller retour, avec des frais de logement, de bouche et les minettes à faire garder, ça risque de devenir ingérable. Sachant qu'ici je suis logée gratuitement dans l'appart' où je vis et j'en ai l'usufruit. Donc il sera totalement à moi dans un avenir lointain. Donc je trouvais con de payer un appart ailleurs et laisser cet appart' vide.
Enfin tout ça pour dire que je suis inquiète et pleine de doutes même si j'ai des pistes heureusement.
Mais je pense que je serai vite fixée de toute manière après un entretien téléphonique avec le bureau des inscriptions.
Et pour ce qui est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, je veux bien. Mais j'ai pas des masses d'autres paniers. Je n'ai pas les moyen de payer les frais de formation. Du reste je refuse de payer juste pour m'inscrire. Or quasiment toutes les formations que j'ai vues demandent des frais d'inscription. Sans aucun remboursement possible en cas d'échec, bien entendu. Ce qui ferait au moins 100 euros de foutus en l'air pour rien.
Et il n'y a que cette formation dont je parle plus haut qui soit gratuite car prise en charge par la région.
Par contre je mise possiblement sur plusieurs formations. Mais sachant que toutes les autres nécessitent de me réinscrire à pôle emploi et de mendier un financement.

En ce qui concerne la Poste, tout dépend la branche que tu viserais, car il y a plus de 200 postes différents...
Pour le métier de facteur, il n'y a pas besoin d'expérience et ce n'est plus sur concours depuis quelques années déjà. Il suffit de suivre la formation en alternance, mais il n'y a pas obligatoirement un emploi à la clé.
Ensuite, il faut avoir la motivation de reprendre les cours (sigh) et d'être amenée à bouger d'une tournée à une autre au fil des mois.
Personnellement en ce moment, je suis mitigé concernant mon travail. L'ambiance est toujours au top, ce qui est un critère hyper important à mes yeux, mais on manque cruellement de matos !
Vélo en mauvais états et batteries qui ne tiennent pas sur toute la durée de la tournée (déjà du finir sans batterie ou changer en cours de route...)
J'espère que ce point t'aidera à défraîchir un brin le terrain. Même si c'est une piste que tu écartes en lisant mon message, du moment que ça t'aide, m'en fiche ;)

Merci pour cette réponse détaillée, disons qu'à la base de toute manière je suis pas sûre d'être faite pour ce poste.
Mais d'un autre côté je suis tellement paumée et inquiète quant à mon avenir professionnel que je creuse un peu toutes les pistes possibles.
Et après un coup d'oeil par rapport à la formation, elle réservée aux jeunes de moins de 30 ans, donc de toute manière ça ne me concerne pas. Et à mon avis sans avoir fait la formation il y a peu de chances qu'une candidature aboutisse.
Ceci dit après réflexion c'est un peu trop matinal et beaucoup trop sportif pour la petite nature que je suis !
Mais finalement après de (trop) longues recherche hier soir je pense rester sur les métiers d'aide à la personne, mais en élargissant le public aux personnes âgées et aux handicapés.
J'ai vu qu'il y avait beaucoup de demandes et de débauchés, par contre il faut obligatoire une formation qualifiante avec diplôme à la clé pour y accéder.
D'un autre côté ça vaut le coup car à mon avis diplôme en  poche, on peux trouver du boulot assez vite.
Bon après il y a la peur du tableau noir et le fait aussi que ça nécessite, à l'exception d'une qui est prise en charge par la région, de me réinscrire à pôle emploi et obtenir un financement de leur part.
Mais je pense que ça vaut le coup, par contre c'est déjà tard pour cette année scolaire ci et je vais devoir m'y prendre très vite. Et même comme ça, pas sûr du tout que ça aboutisse avant l'année scolaire prochaine. Mais plus j'y réflléchis plus je me dis que sans formation et diplôme, je vais de tourner en rond pendant des années. Tandis qu'un diplôme, même le plus faible, équivalent CAP, dans ce domaine m'ouvrirais beaucoup de portes et abrégerait ma période de chômage.
Du reste je trouve que l'idéal pour mieux serait peut-être un poste de surveillante de nuit en établissement de type maison de retraite ou autre. Ce serait plus facile à gérer avec mon rythme naturel assez décalé. 
Bon sinon ayant repris le boulot mardi, pour le moment c'est supportable. Déjà cette année, je ne travaille plus le mercredi, ce qui fait enfin une coupure dans la semaine. Mais en plus j'ai des horaires plus réguliers avec une très longue pose entre le matin et l'aprem. Et je sens déjà que c'est moins fatiguant et usant comme ça. Du reste j'ai un peu changé de rythme le matin et je peux enfin petit déjeuner tranquille avant de partir plutôt qu'en chemin.
Après reste le problème d'une part des nuits trop courtes, d'autre part des trajets interminables. En plus avec la pose j'en ferai deux fois plus chaque jour pour pouvoir rentrer déjeuner. Et puis il reste le caractère plus que lunatique de  l'instit. Pour l'instant ne s'en est pas encore pris à moi mais je reste méfiante et mal à l'aise la connaissant.
Enfin de toute manière je pense creuser par rapport aux formations ce week-end ou mercredi prochain. Donc je serai relativement vite fixée  sur la possibilité de me casser par ce biais-là. Parce que franchement je pense que trouver un CDI dans les semaines qui suivent. Sans que ce soit en garde d'enfant et avec un emploi du temps et un salaire ridicule, c'est quasiment mission impossible. 
ET munch' je suis désolée pour toi, hélas j'ai l'impression que tu en  attends plus d'elle qu'elle ne peux et/ou ne veux t'apporter.

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