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Il me semble que c'est possible de démissionner d'un CDD, il faut juste respecter la procédure.

Je n'ai pas pas pu non plus y accéder pendant deux jours et étant donné le peu message (aucun) posté pendant cette période, je pense que c'était généralisé.

Mode puriste chiant : tu joues à Chain of Memories ou à Re : Chain of Memories ?
Mais sinon tu verras l'histoire est bien, au lycée je citais souvent le jeu dans mes devoirs de philo.

Bothan a écrit :
Coco l'asticot a écrit :

Faire caca.

Mais ça, on le voit jamais. :|

(Bon, peu de gens le font trois fois par jour, vous m'direz... mais pisser, si ! Et ça, même si ça arrive, on le voit pas tant qu'ça. :b Comment, c'est moins facile de créer des situations de dialogues dans ce contexte ? :huh: )

Il va sans dire que je pensais à des activités à faire en groupe :b
Après chacun ses hobbies, et vu les latrines de l'époque c'est pas si inenvisageable que ça... :D

Personnellement je connais des gens qui adorent taper la causette alors qu'ils sont sur le trône...

Agloval a écrit :

Quoiqu'il en soit, ici en Moselle, le ciel est clair, le Soleil ne va pas tarder à se lever sur une belle journée... (Mais de la pluie est prévue dans l'après-midi, 'faut pas décevoir les touristes.)

Aujourd'hui j'ai appris qu'il y avait des touristes en Moselle  ^^

bibicocci a écrit :

Hier en allant à la piscine j'ai appris que des gens avaient appeler leur enfant..."Maximus"...!

Sans doute des Romains égarés... Après je ne trouve pas le prénom vraiment choquant, juste inhabituel.

Almohan a écrit :

Dis, Daisuke, y aurait pas une erreur dans le texte de ta signature ? Ça devrait pas être "unserer Vater" ?

La série s'appelle bien comme je l'ai écrit.

En fait les élections législatives de 1933 sont postérieures à la nomination d'Hitler au poste de chancelier, en outre elles sont également postérieures à l'incendie du Reichstag qui a servi de prétexte pour réduire les libertés individuelles (dont les libertés politiques), élément qui n'est sans doute pas pour rien dans la nombre de voix obtenus par les Nazis. Après je n'y pas qu'une grosse part de la population de l'époque était favorable - à des degrés divers - aux nazisme, je voulais juste remettre les choses dans le bon ordre chronologique.
Après, en effet von Hindenburg était loin d'apprécier le "caporal prussien" (pour reprendre l'un des surnoms qui étaient donnés à Hitler à l'époque), je n'ai juste pas voulu détailler sur les raisons de la montée du nazisme (et de l'arrivée d'Hitler au pouvoir), ni sur la manière dont il a réussi à se maintenir au pouvoir pendant 12 ans alors qu'il était loin de faire l'unanimité (sauf peut-être pendant la période entre la victoire contre la France et les déboires en URSS), pour éviter d'écrire un pavée qui au final n'aura que peu de lien avec le sujet initial du topic.

Agloval a écrit :

Pourquoi plus précisément en Moselle ?

Parce que ce que les Allemands désignent habituellement sous le terme "Lothringen" (soit littéralement "Lorraine"), correspond en fait au département de la Moselle actuelle, donc je pense que lorsqu'il parle de "Lorraine" dans ce cas là, Patton parle également de la Moselle.
PS : Je pense que tout le monde le sait (parce qu'il est assez connu), mais Patton est évidemment un général de l'US Army (pas un Allemand), je pense juste que c'est la même "confusion" qui est faite.

Coco l'asticot a écrit :

Je vais répondre avec des pincettes car je suis pas sûr de mes connaissances en Histoire : Hitler, il a bien été élu Chancelier, non ? De façon tout à fait légale ? Donc il était légitime ? Et pourtant, tout le monde s'accorde à le qualifier de dictateur, n'est-ce pas ?
À quel moment ça a changé ? Qu'est-ce qui fait qu'il passe de "Chef de l'État légitime" à "dictateur" ?

J'imagine que ce sont ses actions une fois au pouvoir.

Que l'arrivée au pouvoir soit légitime ou pas, si ensuite tu imposes un régime tyrannique, que tu supprimes l'opposition, que tu traques tes opposants politiques et les élimines s'ils ne s'agenouillent pas devant toi, que tu interdis quiconque de prétendre au pouvoir de quelque façon que ce soit (ici en interdisant l'accès au Rocher), que tu imposes des lois fascistes, etc... Ben c'est pas exagéré de parler de collabos et de résistants, même si t'es arrivé là en douceur. ^^
Nan ?

Besoin d'un historien du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale ?
En fait Hitler n'a jamais été élu, il a été appelé au poste de chancelier par le président von Hindenburg le 30 janvier 1933. Après, oui cela ne l'empêche pas d'être légitime (le président allemand nomme son chancelier comme son homologue français le fait avec son premier ministre). Concernant le basculement vers la dictature, il est difficile de déterminer à quel moment il a été perçu comme illégitime, pour la bonne raison que les avis diffèrent en fonction des sensibilités de ceux qui vivaient dans le Reich à l'époque, mais pour donner quelques éléments de réponse :
-couverture du premier Konzentrationslager (celui de Dachau) le 22 mars 1933
- Création de la Geheime Staatspolizei (Gestapo) en avril de la même année

Après concernant la comparaison entre la situation à la situation à la fin du Livre VI (et par conséquent pendant Kaamelott Resistance), avec l'Allemagne des années noires, j'avoue qu'elle me dérange un peu et je la trouve un peu anachronique (il serait peut-être judicieux d'aller chercher des exemples de passation de pouvoir dans l'Antiquité Tardive, ça colle mieux niveau époque).
Et concernant le terme de "collaboration", c'est vraiment après la Deuxième Guerre mondiale qu'il a prit sa connotation extrêmement négative. Mais d'une manière générale je ne trouve pas le clivage entre "collabos" et "résistants" très pertinent, généralement il s'agit surtout de stratégie d'adaptation (suffit de voir le cas des Vichysto-Résistants en France), mais je m'égare un peu là... Pour en revenir au sujet de Lancelot et de sa légitimité, ça me rappelle le cas des usurpateurs du VIe siècle, généralement la seule différence entre un usurpateur et un chef légitime, c'était que le second avait réussi à asseoir son pouvoir mais le premier (pourtant à la base les deux ont le même niveau de légitimité).

Aujourd'hui j'ai appris que Patton aurait bien obligé les Allemands à garder la "Lorraine" après la guerre "parce [qu'il ne pouvait] imaginer plus grand fardeau que d'être le propriétaire de cette région désagréable où il pleut tous les jours et où la seule richesse des habitants consiste en une collection de tas de fumiers".
Donc si un jour, alors que vous êtes en Lorraine (voire encore plus précisément, en Moselle), vous tombez sur quelqu'un qui se plaint du du mauvais temps (croyez moi, c'est fréquent), vous saurez quoi répondre.

Je rajoute Alias Grace a ma liste (d'ailleurs, j'ai d'abord lu "Alias Caracalla", déformation professionnelle...)

Mais sinon, j'ai liquidé Breaking Bad il y a environ une semaine, et voilà plusieurs jours que je réfléchis au raison qui font que la série m'a déçue (je précise que j'ai pas décidé de détester la série exprès pour aller à contre-courant de l'opinion générale, même si je m'interroge sur cette dernière...).
Mais, pour commencer je vais lister les quelques points qui m'ont bien plus tout de même :

Spoiler :
(Cliquez pour afficher)
- J'ai relativement bien apprécié les personnages de Jess, Hanks et Gus
- Certaines scènes sont efficaces, je pense notamment à celle de la mort de Hank ou à liquidation du cartel mexicain.
- Dans les grandes lignes c'est bien écrit, hélas si le squelette de l'histoire est de qualité, il en est autrement pour la chair...
- Il y a souvent de belles images et c'est parfois très joliment mis en scène, même si je pense que cela dessert parfois l'histoire (mais j'expliquerai cela dans la partie consacrée aux points négatifs)

Là, je me creuse la tête pour trouver d'autres qualités à la série, mais il n y a plus rien qui me vient spontanément. Je pense, qu'il est temps de passer au gros morceau, les raisons qui font que je n'ai pas aimé dans la série :

Spoiler :
(Cliquez pour afficher)
- Je pense que l'on m'a survendu Breaking Bad et que dans d'autres circonstances j'aurais sans doute été plus indulgente.
- Je ne suis sans doute pas le bon public pour ce type de scénario. Je m'explique, pour moi, l'un des points de la série est de raconter l'histoire d'un gars qui va être amené à commettre des choses horribles pour protéger ce à quoi il tient. Je suis loin de détester ce genre de scénario, au contraire, mais rien qu'avec mon travaille d'historien, je me retrouve régulièrement à suivre le parcours d'individu qui peuvent rentrer dans cette case, et en comparaison, Walt fait bien pâle figure.
- D'ailleurs, vu qu'on parle de lui... Je ne supporte pas Walter White. On me l'a vendu soit comme un gros badass, soit comme un « monstre ». Et rien de tout cela n'est ressorti pendant le visionnage, j'ai juste vu un être pathétique qui avait un don pour foutre la m*rde partout où il passait. Si c'est effectivement ce que la série cherchait à créer comme impression chez le spectateur, alors c'est un bon point pour elle, mais je répète : ce n'est pas comme ça que l'on m'a vendu le personnage.
- J'avais souvent l'impression que la série faisait exprès de laisser de côté des éléments qui auraient besoin d'être développés et préférait s'attarder sur des trucs futiles. Ou les élements en question étaient mis en avant seulement quand l'histoire en avait besoin, alors qu'ils auraient dû être en toile de fond. Si bien, que plusieurs fois j'ai cru avoir lancé le mauvais épisode.
- A aucun moment je n'ai cru au lien entre Jesse et Walter, donc le fil rouge sur leur opposition grandissante qui culmine avec la saison 5 m'a laissé de marbre (du point de vue implication émotionnelle j'entend, au niveau de l'écriture c'était correct, bien que très prévisible). Mais j'avoue avoir bien aimé la courte collaboration entre Jesse, Gomez et Hanks.
- Plus haut je disais que parfois les belles mises en scènes portaient préjudice à l'histoire, je ne sais pas pourquoi, mais il y avait toujours quelque chose dans la mise en scène qui me disais qu'il allait se passer quelque chose, et à chaque fois je devinais la chose en question. Ce qui nous conduit au dernier point....
- Dés le milieu de la saison 2 j'avais deviné comment la série allait se finir (bon ok, je savais pas que les derniers ennemis allaient être des néo-nazis), et d'une manière plus générale, quasiment rien ne m'a surpris dans la série, tout était assez prévisible.

GinAA a écrit :

Qui a déjà lu Pennac ?

J'ai un assez bon souvenir de L'oeil du loup et de la série des Kamo, faudrait que je remette la main dessus un jour.

Bon bah saison 3 de Breaking Bad entamée et...comment dire...Pour l'instant j'accroche pas et j'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi tant de personnes portent la série aux nues.
J'ai vu 24 épisodes sur 62 et je commence à avoir une liste de plus en plus longue de défauts à reprocher à la série, par contre celle recensant les qualités - si elle n'est pas inexistante - reste très réduite. Je trouve la "narration" pas intuitive, le rythme et les ellipses mal gérés, les personnages insipides pour la plupart, d'une manière générale j'ai l'impression qu'il y a un décalage entre ce que la série essaye de me raconter et ce qu'elle raconte vraiment.
Après, j'ai déjà vu des fictions bien pires mais elles ne s'étendaient pas sur 62 épisodes d'une quarantaine de minutes (je pense notamment à l'adaptation de 2016 de Jeder stirbt für sich allein) et surtout elles n'étaient pas encensées par tout le monde (sauf certaines mais pour elles j'ai des déjà des idées sur la raison du pourquoi).
Après je ne vais pas nier que j'ai reconnu à la série quelques qualités, mais pour quasiment chacune d'entre elles, il y a d'autres œuvres exploitant mieux des idées comparables qui me viennent à l'esprit.
Et là je vais me construire un bunker en attendant les réponses des fans de la série (que je continuerais par ailleurs, j'aime pas abandonner en cours de route et j'ai toujours l'espoir que ça devienne d'un coup génial et que la plupart des défauts soit justifiés par le scénario).

GinAA a écrit :

Tiens-nous au courant de ton ressenti sur cette série [Breaking Bad] Dai ! Ça m'intéresse.

Donc j'ai fini la saison 1. Pour l'instant mon avis est assez neutre, je n'ai rien à reprocher à la série (à part peut-être que l'histoire met un certain temps à vraiment démarrer), mais pour l'instant je n'ai pas réussi à rentrer dedans (faut dire qu'à la base c'est pas le genre de série qui me fait de l’œil).
Malgré cet avis mitigé, je vais quand même continuer sans avoir besoin de me forcer et je reviens dans douze épisode donner mon ressenti sur la saison 2 (j'ai déjà regardé le premier).

Bon anniversaire Flammèche :)
Et bon anniversaire à tous ceux dont j'ai loupé l'anniversaire ;).

Flammeche a écrit :

Pareil pour Breaking Bad, jusqu'à l'épisode avec la baignoire et l'acide, j'étais pas convaincue... Le côté les "Pied Nickelés" se lance dans le grand banditisme m'a séduite :b ... Bon c'est pas ma série préféré ever, mais elle je la place sans problème dans mon top 10, voir 5.

C'est marrant, je me suis lancé dans Breaking Bad hier soir (vu les deux premiers épisodes) et je me suis fait deux réflexion : " c'est quand même vachement lent" et - après avoir vu le coup de la baignoire - " si ils ont écrit un truc pareil pour le deuxième épisode, je me demande ce qu'ils réservent pour la suite".

Oh merde West' toutes mes condoléances à ta famille et à toi.

ce n'était ni la période uniquement remplie de misère et d'atrocité décrites par les hommes de la renaissance

Agloval a écrit :

... lesquels n'ont pas de leçon à donner sur ce point, d'ailleurs !

Sur ce point on est entièrement d'accord.

Agloval a écrit :

Non, non. Je me suis mếlé à la conversation parce que je ne suis pas d'accord avec la phrase « faut arrêter de voir le Moyen Age comme une période synonyme de misère généralisée ». De ce que j'ai lu, c'était la misère (c'est-à-dire que la majorité des gens avaient juste de quoi se nourrir et encore). Après, si on analyse cette misère, elle est liée à la structure sociale de l'Ancien Régime, avec les trois ordres et tout, mais je sais que certains nobles étaient pauvres (miséreux ? peut-être).

Je comprend d'où te vient cette image hautement négative du moyen age, mon hypothèse est que l'historiographie de la période est marquée par les périodes où la misère touchait effectivement la majorité de la population, mais aussi que les periodes de disette ponctuelles dans des aires géographiques précise accentue cette idée de misère généralisée.
Je m'explique : à force de lire des choses comme "de telle date à telle date les gens crèvent de faim dans telle région", "en l'an X une disette a fait des ravages dans telle ville" ou X personnes sont mortes de fin dans la campagne [placé adjectif relatif à une région], ça donne l'impression qu'au Moyen Age il y a tout le temps la misère, partout. Mon hypothèse (mais faudrait faire un immense travail sur source, et encore faut-il les avoir), c'est qu'il y a en effet toujours un endroit toujours une disette (je prend l'exemple des problèmes frumentaires car ils sont révélateurs de la misère je pense) quelque part, mais qu'en parallèle il y a plein d'autres endroits où les gens vivent convenablement  (en dehors des périodes de misères généralisées) et quand je dis convenablement, je veux dire : mangeaient à leur faim et avaient une toit (pour la plupart)
Je peux me permettre une comparaison avec les lettres de Poilus de la Grande Guerre ? Il y en a tellement qu'on peux leur faire dire n'importe quoi, je peux éditer un bouquin avec une centaine de lettres où les soldats parlent de leur haine de la guerre et dire ensuite "les soldats étaient dans leur immense majorité opposé à la guerre", mais je peux aussi trouver autant de lettres de soldats impatients d'aller casser du boche et dire "les soldats étaient impatients d'aller en découdre avec l'ennemi allemand".
Donc je pense que pour le Moyen Age il faut en avoir une image nuancé, ce n'était ni la période uniquement remplie de misère et d'atrocité décrites par les hommes de la renaissance, ni une période où la vie était la plus douce et la plus paisible possible. A mon avis c'est plus une histoire de cycle, à certains moment la misère dominait, à d'autres les gens devaient y être heureux.

Tante Cryda a écrit :

si ta région crevait de faim, ben toi aussi, tout plein de pognon que tu sois.

Agloval a écrit :

Je n'y crois pas. Ou alors pour la noblesse pauvre. Mais "pauvre", c'est par rapport aux autres nobles.

Euh, les nobles pauvres ça existaient (et pas pauvres par rapport aux autres nobles), la noblesse c'est d'abord une question de lignage, donc tu pouvais être de sang noble et avoir moins à bouffer que certains paysans du coin (et à l'inversement certains membres du tiers-état vivaient dans l'opulence).

Daisuke a écrit :

en dehors de disettes ponctuelles, notamment en période de soudure – les conditions de vie était décente, au regard des normes de l'époque (parce que faut aussi faire gaffe à ne pas juger les faits passés au regard de nos propres valeurs).

Agloval a écrit :

Pourtant on a reconnu des carences alimentaires sur les portraits de paysans « normaux » (au 17è siècle, mais ça ne change rien). « Décente au regard des normes de l'époque », ce n'est pas décente.

Si c'est important de prendre en compte ce que signifie une vie décente pour la période qu'on étudie, ne serait-ce que pour éviter les anachronismes. Et "décente, au regard de l'époque" ne veut pas forcément dire "abominable".
Comment tu sais qu'il s'agit de portrait de paysans normaux et représentatifs de l'ensemble de la population de l'époque ?

Daisuke a écrit :

C'est un peu comme si je prenais comme référence un grand du parti nazi pour justifier les « exactions » de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale

Agloval a écrit :

Je ne veux pas pourrir le débat (mais c'est toi qui a commencé), mais cette comparaison est stupide et me met en colère. Bon, mettons que ça arrive à tout le monde d'écrire des conneries et oublions.

Ne me dis pas que tu as compris que je comparaissais Robespierre et un Nazi ? Non je prenais plus cet exemple car je suis spécialisée dans la conception allemande de la WW2 et pour montrer que - malgré un certain attachement (en tant que sujets d'études j'entend, je dis pas que les Nazis sont gentils !) - j'ai du recul et je prend avec des pincettes tout ce qui émane d'eux.
Donc si il y a comparaison c'est d'avantage au niveau de la méthode que des personnages. Et en gage de bonne foi, je précise que je suis contre la légende noire de Robespierre (mais de là à en faire un saint...)

Daisuke a écrit :

Je veux le titre du livre et de son auteur.

Agloval a écrit :

Je veux ? On dirait un noble qui s'adresse à un manant... ;) Le monde et son histoire, tome 1, Maurice Meuleau et Luce Pietri, éditions Bouquins.

Si j'avais voulu faire le noble qui s'adresse à un manant, j'aurais parlé en ancien français.

Agloval a écrit :

Je n'ai pas retrouvé la page avec le tableau des rendements (plus de 1000 pages, et puis c'est peut-être dans le tome 2 maintenant que j'y pense) mais, en feuilletant par hasard, je suis tombé sur la page qui parle du servage. Voici un témoignage (13è siècle) : « Or il y a trois jours qu'il m'advint un grand malheur, que je perdis le meilleur de mes bœufs, Rouget, le meilleur de ma charrue ; et je vais le cherchant et je n'ai mangé ni bu depuis trois jours passés ; et je n'ose aller à la ville, on me mettrait en prison, car je n'ai de quoi le payer ; de tout l'avoir du monde, je n'ai pas plus de bien que ce que vous voyez sur mon corps. J'avais une malheureuse mère, elle n'avait pas plus de bien qu'un mauvais petit matelas, et on le lui a retiré de dessous le dos  et elle gît à même la paille et j'en ai beaucoup plus de peine que de moi. »

À la page suivante, le chapitre est intitulé « Misères de la condition paysanne ». Voici ce que raconte Guillaume de Jumièges, témoin d'une « révolte » en Normandie (11è siècle). En fait, il s'agit juste de revendications (*) : les paysans ont nommé des délégués pour aller voir le duc et faire part de leurs revendications. Le duc, mécontent, leur envoie le comte Raoul et ses hommes : « Ceux-ci, exécutant sans hésitation les ordres donnés, s'emparèrent aussitôt des délégués ainsi que de quelques autres et, après leur avoir coupé mains et pieds, ils renvoyèrent ces hommes devenus bons à rien aux leurs. »

Je ne nie pas que la misère des petites gens existait au Moyen Age, ce que je veux te faire comprendre c'est que tu peux avoir un livre qui te donne 100 ou 1000 exemples (surement véridiques j'en doutes pas) de la misère paysanne et des atrocités commises par certains nobles, mais que le livre en question ne vas pas parler de toutes les fois où les gens vivaient juste biens, où les problèmes se sont réglés calmement).
Là où j'ai du mal c'est dans ton opposition frontale entre le peuple et la noblesse (alors qu'il y avait énormément de nuances au sein des ordres) et dans le fait que j'ai l'impression que tu dépeins les nobles comme des méchants tout ce qu'il y a de plus cliché, en te lisant je les imagine presque se rassembler pour dire des choses comme "trois gueux sont morts sur mes terres ce mois-ci, c'était follement amusant" et éclater d'un rire machiavélique. Alors que vu que les terres des nobles sont cultivés par des paysans, c'est mieux si ces dernier sont en bonne santé et capables de travailler.

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