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Le dernier film en date de Joaquin Phoenix, A Beautiful Day (You were never really here en VO) est un film archi cru d'une heure et demie à peine mettant en scène un ex-marine reconverti en tueur en gage, dévoré par le souvenirs des traumatismes qui ont criblé sa vie, et s'embarquant dans un périple meurtrier alors qu'il essaie d'arracher une jeune vie des réseaux de prostitution pédophile. Le pitch est sordide mais somme toute classique - un sauvetage qui tourne mal et la croisade vengeresse qui s'ensuit - l'esthétique du film, elle l'est moins. Phoenix est absolument fabuleux dans le rôle de Joe, force de la nature tourmentée et à l'enfance saccagée, qui s'efforce tant bien que mal de poursuivre son chemin dans un monde noyé dans d'épaisses ténèbres. C'est un film réellement douloureux; il communique avec brio une souffrance sans borne et pire, un désespoir féroce alimenté par cette culture du superficiel qui est justement moquée tout au long du récit, avec l'interférence constante de ces musiques pop complètement vides de substances avec les souffrances psychologiques de Joe.

Somme toute un très beau film, assez dur, très pessimiste, qui réserve tout de même quelques beaux plans évoquant une paix intérieure infiniment précieuse, mais hélas éphémère. J'ai trouvé l'ensemble très touchant, très modeste et c'est vraiment une petite merveille du cinéma. Joaquin Phoenix n'a rien à prouver, mais il s'impose à nouveau, comme un acteur d'exception.

Je ne peux pas vous le recommander assez...

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Hold me near, unravel the stars
As I speed through the heavens
Speed through the night
For you are my blade and my rope
You are my lethe
You are my all

Lethe,
Oh, Lethe...

Coucou par ici ! :D
Alors j'ai regardé la série Black Sails ces dernières semaines, et étant maintenant arrivé au terme de celle ci, je dois bien admettre que c'est de la bombe. Entre le jeu d'acteur, l'histoire, les personnages et l'esprit anti-civilisation qui gît derrière le récit, j'ai été complètement séduit par cette épopée rocambolesques des pirates de Nassau et vraiment séché par la saison 4 qui met un terme à cette aventure prologue à l'île au trésor... Les décors, les costumes, l'écritures et le talent - tout est au rendez-vous. Laissez un peu de temps à la saison 1 pour s'installer et croyez moi, vous ne regretterez pas le voyage.

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On se verrait presque conduire vers un beau coucher de soleil...

Mat a écrit :

En fait, je suis toi, mais du turfu !

Surtout, ne mange pas d'huitres à Noël, sinon, voilà ce qu'il va se passer.

:hug: Visiteeeeeur

Yeah ! So much Clapton - voici pour ma contribution musicale du jour...

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No quiero que te vayas,
No quiero que te alejes,
Cada dia mas y mas.

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Baby if I could change the world
I will be the sunlight in your universe...

Bon bah au moins, de cette immonde primaire de droite, on aura giclé le plus ripoux des sept !

A la tienne Nico, à tes casseroles et puisses tu trouver ton chemin jusqu'à la Santé après le passage du juge, qui ne saurait tarder !

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Merci tout plein pour le réconfort les namis :hug: :hug:

Coco et Nathan, je suis de tout cœur avec vous. En espérant que, prenant le "meilleur" de cette expérience, vous en ressortez plus forts et plus que jamais tenaces contre les fumiers du genre.

Je suis désolé que le moral soit bas chez toi aussi Mélu :( je compatis - déjà, je sais bien que la chiasse en mode tourista c'est fort inconvéniant, mais alors en plus quand t'as la déceptions qui s'en mêle... J'ai moi même beaucoup de mal à voir ma famille, et je comprends ta peine à l'idée de ne pas les voir pendant un temps incertain. J'te propose un câlin comme petit remontant temporaire :hug: Et ça ira mieux; physiquement et moralement !
Bon moi, comme vous avez pu le constater, ma présence sur le forum a été quasi-nullifiée ces derniers mois, et mes passages sont essentiellement anecdotiques. Bref, le fait est qu'après avoir pas mal galéré en début d'année scolaire à joindre les deux bouts en terme de moral et d'études accablantes, je me suis lancé dans une dépression saisonnière qui s'est couronnée d'une rupture de derrière les fagots et d'une problème de santé au niveau des nerfs de ma main droite, qui ne répondent quasiment plus... Bref au jour d'aujourd'hui je suis au trente-sixième dessous, aussi bien physiquement que moralement, débordé d'une boulot que j'ai à peine envie d'entamer, le coeur brisé par une rupture difficile et vraiment, vraiment très douloureuse, et physiquement down, sans appétit ni joie de vivre...

Bref je consulte histoire de me remettre sur les rails, mais par la même occasion j'en profite pour reconnecter avec OEAG parce qu'après tout je ne connais pas meilleur remède aux idées noires qu'un peu d'humour en votre compagnie.

M'avez manqué les potos...

Un petit morceau de l'absolument incroyable concert de Blind Guardian... Immense - simplement immense...

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Ce qui est absolument terrible avec le refus de l'abstention et pour ainsi dire, la pratique du "vote utile", c'est qu'elle a comme méprisable après-coup de conférer une légitimité imaginaire mais pourtant bien existante de fait dans les urnes, pour celui qui bénéficie de tous ces votes pragmatiques s'en remettant au choix d'un moindre mal - cf. Chirac en 2002, qui ressort de son duel improbable contre Le Pen avec 82% des voix - soit un score à faire rougir les Bokassa de ce monde. Ne me méprenez pas: c'est précisément à cause de l'abstention qu'un cas de figure comme celui de l'élection de 2002 s'est posé, laissant un président sortant pas si populaire face à l'incarnation borgne d'une bonne farce virant au cauchemar. Jusque là, effectivement, l'abstention, premier candidat des classes les plus populaires, peut générer des situations abhorrantes qui se reproduiront probablement dans le futur au train où vont les choses.

Cependant, "le vote utile" comme se plaît à l'appeler notre actuel président, ne résout rien non plus. Se rabattre sur choix du moindre en mal dans une démocratie, c'est accepter à terme, de voir une forme de légitimité factice remplacer la représentativité, qui elle s'écroule complètement depuis des années. "Un tel est un salaud qui a combiné plus que moi ! Votez moi !"; "Une telle, c'est la catastrophe annoncée - la fin de la France ! Pour une France en mauvaise état, mais une France tout de même, votez sûr, votez utile - votez moi !" sont le genre de slogans qu'on finit par retrouver en permanence dans la bouche de politiciens qui se savent disgraciés dans les yeux d'une grande part de l'électorat mais qui comptent encore sur le discrédit jeté sur leurs concurrents pour se hisser au pouvoir à nouveau, tout en brandissant les chiffres de l'élection comme plébiscite absolu d'une supposée confiance - ou d'un pardon - qu'on leur donne une nouvelle fois. Forcément personne n'est dupe, mais à terme cela dégrade considérablement la valeur intrinsèque d'une élection, qui devrait quand même refléter un sentiment général... C'est un peu comme donner la légion d'honneur à Maurice Papon, Ali Bongo ou Nicolae Ceausescu - à force de distribuer ça comme des faveurs diplomatiques, l'essence même du symbole est perdu, et au final on se retrouve à tirer plus d'honneur d'un refus de légion d'honneur que de sa remise...

A mon sens, à terme, les problèmes de l'abstention et du vote contrarié se rejoignent - ce qu'on risque à force de voter bon grès mal grès pour un fumier qui est un peu plus présentable que l'autre, c'est qu'on dénature l'acte du vote comme un choix et qu'on en fait un geste résigné, frustrant... Jusqu'à ce qu'il n'ai plus de sens, parce que de toute façon, ce n'est pas une participation citoyenne comme le fait d'aller aux urnes, qui ira déraciner les familles et les hiérarchies politiques établies depuis des décennies. Malheureusement, plus la situation s'enfonce dans la frustration et l'apparente impuissance des électeurs face à leurs élites méprisées, plus la scène politique est polarisée entre des extrêmes desquels beaucoup de gens ne veulent pas entendre parler, mais dont l'existence bien concrète renforce le malaise pesant sur le débat politique, et favorisant ainsi et l'abstention et le "vote utile", qui contribuent de paire à dénaturer le processus démocratique. On se retrouve avec des élections qui ne veulent plus rien dire, mettant en scène des candidats plus absorbés par leur partage stratégique de l'électorat que par l'apport d'un programme mue d'une réelle réflexion (idéologique ou non) produite par une connaissance avérée de la situation Française, et qui finissent par auréoler de légitimité une personnage qui ne fera qu'aggraver le problème... Il faut être certain d'une chose - une défaite de Marine le Pen en 2017, ce n'est en aucun cas une victoire démocratique; c'est une partie remise à plus tard, entre elle - ou un autre, qui la remplacerait - et les même apparatchiks détestés, dans un contexte encore plus exacerbé et ou la haine viscérale des politiciens établis finira par porter au sommet un(e) déluré(e) du style. Endiguer des idéologies carburant au désespoir comme le FN, ça passe par une politique axée sur l'assainissement de la situation, pas par des programmes dessinés pour gagner une élection, puis serrer les fesses et gagner la suivante...

Il faut dire que l'état actuel des choses - et le fonctionnement de notre "belle" Vème République - a beaucoup contribué à court-circuiter le moyen originel de la participation électorale qu'est le vote; il existe hélas trop peu de réglementation sur le cumul des mandats, le contrôle des pouvoirs et des abus des élus, et la centralisation du système n'arrange rien... On peut imaginer qu'une constitution amendée correctement pourrait faire beaucoup de bienfaits quant au renouvellement de la classe politique, ou même à son étirement si l'on morcelait différemment notre pays afin de donner plus d'importance aux élections locales, qui intéressent naturellement davantage les gens tout en proposant une gamme de candidats plus adaptés à la localité...

Par ailleurs, le fait que le vote soit essentiellement un droit de seconde zone dans un contexte où l'offre politique apparait en complet décalage avec une grande part de l'électorat, on peut se demander si finalement il n'existe pas d'autres moyens de participation électorale, sans doute plus efficaces même si moins conventionnel.

A moitié en blaguant, je dois dire que l'expérience Zapatiste me parait tous les jours un peu plus appréciable que le "gridlock" qu'est devenue la politique "régulière" en France, aujourd'hui...

Merciiiii :D

Quelle bonne surprise de voir une délicate attention à la fin d'une longue - et très belle - journée sur ce beau forum. Z'êtes au top :love:

Tant qu'on est sur le sujet des films, j'en profite pour partager ce film que j'ai (re)regardé récemment, et qui est vraiment une belle création allemande avec des acteurs bourrés de talents qui délivrent une performance au top. Je le recommande très chaudement, d'autant qu'il traite vraiment bien la thématique de l'homosexualité/bisexualité refoulée, avec une très grande sensibilité.

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And if you go, I wanna go with you
And if you die, I wanna die with you
Take your hand and walk away...

Shaun of the Dead, avec la scène dans le pub où ils tabassent un zombie avec des queues de billard :D

Spoiler : Réponse à West
(Cliquez pour afficher)
Je pense que dans une logique très Confucéenne, on devrait sans doute chercher à trouver en soi assez de bonté pour pardonner aux autres lorsqu'ils cherchent le repenti quelque soit leur crime et sa nature abjecte, mais on ne peut jamais exiger des autres qu'ils pardonnent

Pour ma part, j'ai découvert dans le Livre V et dans une moindre mesure chez son successeur, une grande sensibilité que je ne pouvais jusqu'alors que deviner derrière les décors plus rieurs des précédents chapitres de Kaamelott sans jamais parvenir à mettre le doigt dessus. La narration burlesque tirant sur l'absurde et faisant chemin de l'angoisse dévorante du dernier tiers de cette épopée Arthurienne pour le moins noirci, a spectaculairement conforté mon sentiment d'admiration et d'extase devant l'oeuvre d'Astier, qui paraissait toujours plus qu'une histoire drôle et prenante s'effilochant en saynètes tartinée d'humour. Ne me méprends pas - les quatre premiers livres sont déjà un édifice colossal en matière de production télévisuelle, et autant sur l'esprit que sur les thèmes explorés qui sont aussi maîtrisés que la légèreté avec laquelle ils sont abordés, Kaamelott enchaîne les sans-fautes pour les fans assidus que nous sommes. En outre, Kaamelott aurait pu se prolonger et s'arrêter dans la même veine qui constituait la chair et le sang des premières saisons, qu'Astier aurait très certainement été célébré comme un maître du genre, en pleine communion avec une oeuvre saluée par tous les gens de bon goût. Mais, en s'aventurant au delà des frontières toutes tracées d'un succès certain, l'auteur à pris un risque vis-à-vis de son public, pour parfaire sa création comme il l'entendait - une manoeuvre difficile tant sur le plan de la production que sur celui de la narration, que beaucoup n'ont pas apprécié mais que j'estime plus que réussie - triomphante !

Quelle bénédiction que ce Livre V; quelle manne ! Voyez comment à travers six heures de récit à peine, Astier le magicien achève la métamorphose de sa créature amorcée dans la pente d'un quatrième volet terni d'inquiétude; comment la farce bien ficelée aux quelques moments de sobriété, devient la tragédie coulée dans l'absurde et l'angoisse. Cette épopée qu'il nous offre à travers les yeux d'un Arthur plongeant dans la nuit, c'est plus qu'une tarte dans la tronche, une épiphanie: la soudaine réalisation que sous le tissu moqueur dont se drapait cette fable Arthurienne, et ce depuis toujours, luit une essence créatrice qui transcende la seule comédie. Il y a ce génie, au centre de Kaamelott, qui ignore les frontières du genre et du style, et qui par la seule force de l'histoire racontée et de ses personnages, engendre un récit catapulté dans les hauteurs à travers cette synthèse du comique et du tragique, qui lui donne ses lettres de noblesse... Ne peut-on pas voir dans ce Livre V un enrichissement fantastique du déjà très fécond travail d'Astier, qui nous fait miroiter une représentation immensément plus complexe et nuancée de la quête du graal que le pastiche tordant proposé par Dies Irae quatre ans auparavant ? Voyez plutôt le chemin parcouru par notre bon roi, depuis les cuisines de son château où se conjuguaient ivresse, foudres Jupitériennes et intrigues de plumard, jusqu'aux confins de son île et jusque dans les plus sombres sentiers menant aux grèves de la désolation ou au théâtre fantôme...

D'une succession de blagues certes très mûries, Astier est parvenu à exprimer par le biais de son travail la souffrance d'un homme - ou de tous les Hommes - qui ne se retrouve plus dans sa vie et dans son temps. Ce Livre V brille par sa tristesse sertie d'effroi; il transpire le malaise, la peine et le regret, et à l'image d'un Méléagant amenant Arthur face à cette ombre palpitante qui le dévore, Astier nous guide vers la noirceur enfouie mais à mon sens primordiale, de ce cinquième chapitre - et, rétrospectivement, de son oeuvre toute entière ? - pour nous laisser là, afin que nous puissions contempler l'infinie profondeur jusqu'alors invisible, sur laquelle se fonde cette quête du graal qui parait très vite une quête de sens, de signification, dans un monde toujours plus sombre où l'on se retrouve toujours plus seul.

Par ce génie apparent et cette bifurcation effectuée avec maestria, Astier et son oeuvre, surmontent leur paroxysme et obtiennent une consécration qu'il eut été impossible d'arracher avec tout l'humour bien trempée des premières saisons. Astier paraissait jusqu'alors un homme polyvalent, maître de ses talents et maître de son travail - il faisait rire les gens à gorge déployée, et il le faisait avec une finesse rare. Passé ce livre V, il était devenu maître de son récit, qui dépassait dès lors les limites d'une drôle de farce, pour devenir une histoire, un conte, une légende à part entière, où se côtoient et se rejoignent les rires et les larmes.

Car au final, ce que l'on trouve au centre de Kaamelott, avant même la volonté de faire rire aux éclats ou de faire chavirer d'émotion de coeur des téléspectateurs, c'est bien un souci pour ce qui mérite d'être lu, pour le matériau même de ces grandes histoires, qui composent avec les joies et les chagrins de la vie pour écrire leurs vers...

Non malheureusement je n'y étais pas - l'année prochaine pour sûr, à charge de revanche !

Bref, un petit partage du thème principal d'un de mes films favoris, que j'ai toujours trouvé exceptionnellement touchant et qui continue d'entretenir une certaine paix intérieure dans ma vie, même dans les moments troubles ou difficiles, qui trop souvent me font perdre l'essentiel de vue.

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Quand les temps sont durs, que le doute s'installe et que la confiance en soi s'évapore, c'est à travers cette musique que je retrouve un brin d'harmonie pour réconforter ce petit garçon en moi qui s'effraie de tout et fonce tête baissée dans la déprime. A elle seule, cette musique apaise les maux et m'invite à délaisser mes ennuis et les souffrances de ce monde, en m'élevant spirituellement à travers chaque chose, chaque personne, chaque action...

"The perfect blossom is a rare thing. You could spend your life looking for one and it would not be a wasted life [...] Like these blossoms, we are all dying. To know life in every breath, every cup of tea, every life we take. The way of the warrior..."

Askelon a écrit :

Yep, @ADAN_Officiel a posté un thread inquiet dans le même genre, que je n'ai pas recopié.

Le problème de la conclusion de l'article, c'est qu'il suffit d'élargir légèrement la définition de « terroriste » pour que ce soit la totalité de la population qui devienne espionnable. D'ici à ce qu'un génie parlementaire lâche l'idée qu'un opposant à la prochaine loi travail ou au prochain aéroport est une forme de terroriste – oui, ce génie existe, il a tenu ces propos – il ne restera plus grand monde susceptible de ne pas être surveillé…

Le problème est essentiellement là... Vu les guignols politiques qu'on va se trimballer dans les années à venir et vu la potabilité décroissante de leur propos, on peut être a peu près certain que les Zadistes, activistes NPA, militants écolos et autres lurons avançant à contre-courant seront vite balancés dans le même sac que la terrible figure du jihadiste primaire... Les mots, c'est bien connu, sont la sources de tous les malentendus, et le terme "terroriste" a de beaux jours devant lui entre les mains des enragés de notre caste politique...

Valls et sa clique ont beau jeu de se faire sbires de la démocratie au lendemain des attentats de Nice en "traçant des limites" à leur état d'urgence, mais rappelons que ce sont les même qui ont abusé de ces  prétogatives exceptionelles histoire de faire taire l'opposition un peu trop militante durant la COP-21. Des écologistes, rendez-vous compte... Et de gauche en plus !

Dans la bouche de l'état, quiconque s'oppose à sa volonté prend la forme d'un traître immonde à sa patrie, et maintenant que messieurs-dames nos députés ont le monopole des mots, soyez bien certains que le prochain "terroriste" ce sera vous si vous n'apprenez pas à fermer votre gueule et à rentrer dans le rang.

Westminster a écrit :

La réplique c'est "La mozza on croit que c'est fade mais quand c'est bien assaisonné, ça a beaucoup de peps en bouche !"

Moi j'dirais plutôt qu'ça pique...

Anton a écrit :

Les cases, les cadres, les étiquettes, on y sort, on y rentre, on s'y coince, on en profite ou on en souffre, c'est bancal à tel point que je ne sais même pas comment me définir correctement avec des mots. Je connais le mot virevoltant mais si je veux dire boule d'herbe séchée qu'on voit dans les westerns pour pas fermé la porte aux boules d'herbes qui un jour aimerais être séchées pour rouler dans le désert, ça marche ?

Je dis sans doute beaucoup de connerie, je parle d'un sujet que je connais pas tellement, je connais pas les termes, si je les connais tant mieux, mais dans tout les cas, les gens font ce qu'ils veulent, l'important c'est qu'ils s'acceptent et qu'ils acceptent les autres.

Le fin mot de l'histoire, à mon humble avis. Il est avéré, à mon sens, que tout jugement de valeurs, dogmes ou autres points de vues enfouis dans notre univers social mis à part, l'identité de tous et de chacun est une thématique abondamment tortueuse et complexifiée par cet ensemble de particularités, distinctions, variations et différences que nous avons méthodiquement assimilé et intégré en tant qu'étiquettes, que catégories à la faveur d'une longue histoire jalonnée de conflits qui s'articulaient autour de cette problématique qui pourrait s'inscrire tel que suit: Qui - ou que - suis-je ? Et qui ne suis-je pas ? C'est ce questionnement et ses ramifications qui, ici et là bas, ont bâti le socle de toutes les luttes fratricides, de toutes les persécutions et coulé dans le matériau des âges cette indestructible croyance qu'un homme, qu'une femme, sont définis par la somme de leurs particularités plutôt que par cette nature humaine que nous partageons tous. A travers notre histoire, nos mythes et nos symboles ont tissé autour de traits irremarquables en soi, un culte de l'identité propre et de l'alien, et manifestement placé notre race toute entière sous la bannière de l'irréconciliable division que nous narre l'allégorie de Babel.

Le tout n'est pas de dire qu'à la base, il y a une seule race humaine et des séparations artificielles construites a-posteriori, mais plutôt d'exercer une rétrospective sur le chemin derrière nous en partant du postulat, qu'au fond, nous sommes tous des être faits de la même chair et asservis aux même règles qui régissent notre condition mortelle; les mêmes êtres susceptibles du meilleur comme du pire, dotés des même failles, des même besoins, affligés d'une même souffrance et d'un même désir d'être heureux. Le tout n'est pas non plus de dire que le culte de l'identité tel qu'il a existé à une époque n'a jamais eu lieu d'être et n'a en aucun cas été le vecteur d'une bonté quelconque mais seulement le géniteur d'un malheur certain pour les plus démunis et les moins nombreux, mais plutôt que de nos jours, cet amour spontané de l'enracinement peut et doit être dépassé. Parvenus là où nous en sommes aujourd'hui, en ce 21ème siècle dont les bienfaits peinent à égaler les maux, il est possible de croire qu'un homme (ou une femme) puisse naître en baignant dans les lumières d'une apprentissage savant et sophistiqué du monde, et recevoir une érudition parfaite de bonté et de clémence, qui lui procurerait une vision hautement différente de son univers, libérée de ces poids que sont les cases et les catégories, et qui façonnent davantage d'étroits d'esprit que d'intellects féconds.

En fait, le tout n'est pas non plus de dire qu'un(e) homme/femme pareil(le) existe, qu'il est possible, au milieu de tout le merdier qui constitue notre carcan social, d'être complètement préservé de ce mode de pensée qui consiste à dessiner des cases tout autour de nous, mais plutôt de se dire qu'il est possible, dans une certaine mesure, de s'en extirper. Qu'il est possible de défier tout ce qui a été construit et qui se construit encore sur des fondements essentiellement forgés par cette sacralisation des différences, et de pouvoir envoyer chier spontanément tout cet amalgame incongrus d'absurdités lorsqu'on s'adresse à un(e) autre. Il ne s'agit pas de gommer les différences, de faire mine qu'elles ne sont pas présentes, mais plutôt de les vider de leur importance, de leur gravité et de leurs connotations, là, comme ça, sur le moment, afin d'établir un rapport, un lien, exempt de cet héritage millénaire chargé de stigmatisation et de préconceptions, et échanger à un niveau humain.

En soi, on peut faire le choix de ne pas donner l'ombre d'une importance à la couleur de peau, l'orientation sexuelle, le groupe ethnique, l'âge, le physique, l'origine culturelle, le sexe ou que sais-je d'autre comme facteurs de distinction, tout en reconnaissant et en regrettant leur immense impact sur notre société, et aborder son prochain avec ces phrases d'accroches comme on en trouve que dans les récits Nietzschéen et qui incitent les Hommes à s'intéresser à l'essentiel plutôt qu'aux basses considérations que sont nos différences,  qui creusent des fossés entre nous dès qu'elles sont prononcées avec ce ton qui semble insister sur leur vaine importance... A la question "T'es Musulman toi ?" ou "T'es gay ?" comme à tant d'autres, il faudrait pouvoir répondre "On s'en fout, non ?", "Peut-être... ptét pas" ou même "Je sais pas", avec cette note d'incertitude, cet aveu d'ignorance devant l'absolu, qui pave le chemin vers la sagesse.

Moi je vois les choses comme ça - mettons nous bien d'accords, personne n'a ce degré de recul suffisant pour être aussi libre de ces entraves que sont nos identités... Mais c'est bien d'y croire. Moi, en tout cas, j'y crois.

Et un jour, un type me dira: "Moi, c'est Samuel. Je suis un immigré Kenyan de confession musulmane à l'origine mais converti témoin de Jéhovah, trans et alcoolique par ailleurs depuis que je suis au chômage. T'ayant dit tout cela, je me rends bien compte qu'on s'en branle que je sois ça ou autre chose, et à quel point cette énumération ne couvre même pas un centième de mon histoire, que je vais désormais te raconter..."

Alors, pour les fans de jeux-video parmi nous, je ressors une chaîne youtube qui, loin d'être nouvelle, n'en est pas moins très productive encore aujourd'hui; il s'agit en fait d'une chaîne parodique des jeux-vidéos Blizzard (Starcraft, WoW, Hearthstone et le très propulaire Heroes of the Storm).

Alors, pour les fans d'HotS qui j'en suis persuadé sont très nombreux ici, voyez donc :D Bon après c'est des cagodes, faut pas leur demander de compter jusqu'à dix c'est surtout pour les connaisseurs ou curieux qui seront capables de saisir ce qui est parodié.

Moi je trouve ça absolument poilant.

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Histoire de relancer les joyeusetées...

Tuerie à Nice

Bienvenue par ici, même s'il me semble que tu y a déjà tes marques et les quelques connaissances nécessaires pour avoir accès au stock de couvertures. Au stock de couvertures oui, parfaitement !

Enfin bon voilà, bienvenue quoi - je suis sûr qu'on aura l'occasion de débattre sur le forum dès qu'il me prend l'envie de venir ajouter mon petit grain de sel dans les nombreuses discussions qui font vivre notre belle communauté de barrés congénitaux et de dégénérés de la campagne. Mais celui là, on comprend ni c'qu'il dit, ni c'qu'il fait ! C'est rare !

A très très bientôt donc :D

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