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Encore un rêve énervant. Et encore un rêve avec un tigre. Je commence par le premier :

Je suis étudiant, je loge dans une chambre universitaire en haut du bâtiment (comme c'était le cas autrefois). Je n'ose pas descendre car, en bas, il y a un étudiant qui a un tigre apprivoisé, ça me fait peur. En tout cas, hors de question de prendre l'ascenseur car, si le tigre est dedans, je ne peux pas fuir. Je décide de descendre par l'escalier de gauche, espérant qu'il soit du côté de l'escalier de droite. Finalement je ne croise pas le tigre, ouf !

Alors c'est pas un rêve sur un tigre ?

Si ! Un peu plus tard, je décide qu'il faut que j'affronte ma peur (ça ne me ressemble pas, tiens) et je pars à la rencontre de l'étudiant au tigre, volontairement. Il me présente sa bête : c'est comme un chat, sauf que c'est dix fois plus gros et que c'est un tigre. Mais c'est un comme un chat : il se frotte, il faut le caresser... Du coup je n'ai plus peur. À un moment donné il me mord le doigt. Son maître le rouspète : tu as le droit de mordiller quand tu joues, mais pas de mordre ! Je me souviens du mot « mordiller », parce que je me suis dit : même mordiller, quand c'est un tigre, ça fait mal !

Après, j'ai oublié...

Je me souviens mieux du deuxième rêve. J'étais dans un avion. Soudain, ça secoue. Eh ben, qu'est-ce qui se passe ? C'était l'atterrissage. Je vois un type qui utilise son ordinateur portable, donc je fais pareil. Mais à un moment donné je me fais rouspéter, on me rappelle qu'il est interdit d'utiliser un ordinateur en vol. En vol ? Ah oui, on vole, on a dû re-décoller... Un peu plus tard, je sors de l'avion. On vient d'atterrir à Lima, au Pérou, et j'accompagne l'équipe de foot américain des Chargers (dans la vraie réalité, les Chargers étaient autrefois basés à San Diego et ont déménagé récemment à Los Angeles ; dans mon rêve, ils sont passés de San Diego à Lima ; par ailleurs je sais ─ dans la réalité du rêve ─ qu'il existe une équipe basée à Santiago du Chili). Je suis en train d'avancer dans la queue, à la sortie de l'aéroport, quand je m'aperçois que j'ai oublié mon blouson dans l'avion ! Argh ! Je demande autour de moi ce qu'il faut faire, quelqu'un me montre des téléphones : il faut téléphoner pour demander de l'aide car il n'y a aucun guichet. Et ces téléphones ne fonctionnent qu'avec une carte bancaire. Ah les requins !

Bon, je téléphone. Puis je baragouine en anglais des explications : I left my jacket in the plane, what can I do ? Au bout du fil, une femme me répond en français : ah mais c'est malin ! C'est à vous de vous occuper de vos affaires ! Prenez-en soin ! On n'est pas là pour ça ! Etc. etc. etc. Pfouuu, elle m'a gonflé. Et comme je ne maîtrise pas l'anglais, je ne savais pas trop quoi dire, sinon répéter : what can I do ? Et re-belote : non mais vous vous rendez compte du travail si on devait surveiller tous les blousons ? Et moi : mais, vous parlez français ? Du coup je peux vous expliquer en français... Là elle me dit que non, elle parle un peu le français mais pas très bien (ah si !) donc je dois continuer. Et je me fais rouspéter tout en insistant : oui mais what can I do ?

Je me suis réveillé agacé.

Je sais qu'il existe des verbes qu'on ne peut pas conjuguer à tous les temps, mais je ne sais plus lesquels. Ce ne serait pas le cas de faillir, dès fois ?

(Ça me fait penser au nom « clin », qui n'existe que pour le clin d'œil ─ demandez à Gauvain comment on fait.)

(Et à la lettre « ù », qui n'existe que dans le mot « où ». (D'où l'idée de remplacer la touche « ù » par la touche « où » que j'avais déjà exposée ici il me semble.))

Déjà des lecteurs ! Vous avez rien d'autre à faire de vos dimanches ou quoi ? :rolleyes:

Tante Cryda a écrit :

Spoiler :
(Cliquez pour afficher)
c'est Guenièvre qui a imposé le p'tit déj' au lit et c'est Arthur qui se plaint des miettes qui grattent.

Ah, zut, je ne m'en souvenais plus. Du coup j'ai un peu modifié pour que ça colle un peu plus. Merci d'avoir signalé le problème !

Spoiler :
(Cliquez pour afficher)
Deuxième remarque : selon mon plan du château, si Perceval veut toquer à la fenêtre d'Angharad, il va falloir qu'il monte un échafaudage de 6 étages :lol:

Y'en a que ça fait pas peur...

Pour ce scénario, je n'ai pas cherché à faire rire, je me suis juste laissé emporter par les idées, en particulier j'en ai profité pour mettre en scènes certains préjugés de l'époque.


L'initiative de Perceval

3 CORS

1. INT. CHAMBRE DU ROI ET DE LA REINE ‒ MATIN
Arthur est au lit, réveillé. Guenièvre, en chemise de nuit, est assise sur un tabouret et commence à se coiffer. Angharad rentre.

Angharad (s'approchant de la reine pour la coiffer)
Je signale à monsieur qu'il n'aura pas droit à son petit déjeûner au lit comme d'habitude.
Arthur
Hein ?
Angharad (commençant à coiffer la reine, tournant le dos au roi)
Que monsieur demande à madame.
Arthur
C'est quoi cette histoire ?
Guenièvre (hésitant)
C'est parce que... heu... Ça fait trop de miettes, il y en a plein les draps. Donc dorénavant vous irez déjeûner dans la pièce d'à côté.
Arthur
Trop de miettes ? Et alors ? On a des larbins pour changer les draps ! En plus je vous signale qu'au départ, c'était votre idée, le petit déjeûner au lit. Me dites pas que vous avez changé d'avis !
Angharad (toujours tournant le dos au roi)
Peut-être que madame s'est rendue compte des inconvénients, n'est-ce pas ?
Guenièvre
Heu... Voilà, c'est ça, en fin de compte c'était une mauvaise idée.
Angharad
Mais à partir de maintenant, ça va changer.

OUVERTURE

2. INT. CHAMBRE DU ROI ET DE LA REINE ‒ MATIN
La discussion se poursuit.

Arthur
Holà, je suis le roi, si je vous donne l'ordre de me servir le petit-déjeûner au lit, vous obéissez !
Angharad
Sauf que je suis la suivante de la reine, pas du roi.
Guenièvre
C'est vrai, vous lui donnez toujours des ordres, mais c'est à moi de le faire.
Arthur
Ah c'est comme ça ? Angharad, je vous offre une promotion : vous devenez suivante... du roi !
Guenièvre
Ah non, vous allez pas me l'enlever !
Angharad
Suivante du roi, c'est mieux payé que suivante de la reine ?
Arthur
Heu, non, c'est juste que vous m'obéissez.
Angharad
Alors je décline votre offre.

Arthur, contrarié, se lève du lit et part dans la petite salle d'à côté.

Arthur (quittant la chambre, boudeur)
C'est bon, j'ai compris, j'ai même plus droit à mon petit-déjeûner, c'est bien la peine d'être le roi...
Angharad (après avoir attendu qu'Arthur sorte de la pièce)
Vous voyez, il suffit de lui tenir tête.
Guenièvre
Ben oui mais là il va me faire la gueule toute la journée.
Angharad
Pour ce que ça change.
Guenièvre (réalisant)
C'est vrai...
Angharad
De toute façon c'est plus clair comme ça : j'ai une patronne, je n'ai d'ordres à recevoir que d'elle. C'est logique, non ?
Guenièvre
Heu, oui, je suppose.
Angharad
Sinon ça me donne trop de boulot : en plus de m'occuper de vous, il faut que je m'occupe de votre mari. Ça va cinq minutes !
Guenièvre (réalisant)
Ah, c'est pour ça...

3. INT. SALLE À MANGER ‒ MIDI
Perceval mange à la table du roi.

Arthur
Je vous ai encore invité ce midi. C'est quand même une indication de la considération que je vous porte !
Perceval
Ben non, vu que je comprends pas cette phrase !
Arthur
Mais vous comprenez que j'ai de la considération pour vous ?
Perceval
Oui, heu... En fait non.
Arthur
Ah mais faites un effort !
Perceval
Est-ce que ça veut dire que je peux vous demander un conseil d'ami ?
Arthur (méfiant)
Heu... ça dépend. À propos de quoi ?
Perceval
À propos d'Angharad.
Arthur
Ah non ! Je vous ai déjà dit : vous êtes assez grand pour lui faire la cour tout seul. Angharad et vous, ça ne me regarde pas, c'est vos affaires.
Perceval
En fait ce serait plutôt un renseignement.
Arthur
Un renseignement ?
Perceval
À propos d'Angharad.
Arthur
Alors allez-y, de toute façon je suppose qu'on n'y coupera pas. Mais attention, je ne suis pas là pour vous donner des conseils de séduction !
Perceval
J'ai bien compris. Non, ce que j'aurais voulu savoir, c'est s'il est vrai qu'Angharad se lève tôt chaque matin.
Arthur
Ben... oui. C'est la suivante de me femme, elle l'aide à s'habiller, se toiletter, se coiffer, tout ça, donc elle doit être prête avant notre lever. Et c'est vrai que ma femme est matinale.
Perceval
Ah, merde... Et elle travaille même le dimanche ?
Arthur
Ben oui : ma femme se lève même le dimanche.
Perceval
Mais un peu plus tard, quand même ?
Arthur
Ah oui. Dimanche, il y a la messe de Père Blaise, mais c'est en fin de matinée, donc en effet, Angharad peut se lever plus tard. Mais pourquoi vous me demandez ça, vous comptez la voir chaque matin ?
Perceval
Non, la nuit.
Arthur
La nuit ? Vous voulez dire...
Perceval
Sire, ça me gène...
Arthur
OK, je comprends. Et puis c'est vrai que je suis sensé ne pas me méler de vos affaires de cœur.
Perceval
En fait, avant-hier... Ou il y a trois jours, mais ça dépend si on compte les journées à partir de minuit ou à partir du matin... Cette nuit là, donc, j'ai voulu rendre visite à Angharad.
Arthur
Dans sa chambre ?
Perceval
Ben oui. Il fallait pas ?
Arthur
Non mais vous faites ce que vous voulez !
Perceval
Rassurez-vous, Sire, je ne vais pas vous ennuyer avec les détails, je voulais juste vous parler de la difficulté.
Arthur
Non mais je pense avoir deviné ce que vous étiez venu faire, me prenez pas pour une bille.
Perceval (impressionné)
Vous savez ? C'est vrai que vous êtes rusé. Bref, j'ai toqué à sa fenête...
Arthur
Vous êtes rentré par sa fenêtre ? Pour la discrétion ?
Perceval
Parce que c'est plus romantique !
Arthur
Ah bon ?
Perceval
J'ai toqué à sa fenêtre, et elle m'a répondu comme quoi c'était hors de question parce qu'elle devait dormir, soi disant qu'elle se lève tôt demain matin.
Arthur
Du coup c'est vrai : c'était en semaine, elle devait se lever tôt.
Perceval
C'est quand même pas de ma faute si la pleine lune tombe en semaine !
Arthur
Vous avez besoin de faire ça à la pleine lune ?
Perceval
Oui, pour le romantisme, pour avoir un clair de lune...
Arthur
Mais d'où vous sortez ces idées ?
Perceval
C'était dans une chanson de troubadour.
Arthur
Ah d'accord, je comprends...
Perceval
Ça m'a donné des idées. Parce que si je fais rien, notre histoire, elle va pas avancer. Donc là, je prends des initiatives ‒ et je sais ce que ça veut dire, vous m'avez expliqué, c'est resté.
Arthur
Bien, bien... Donc vous allez remettre ça demain soir ?
Perceval
Pourquoi demain soir ?
Arthur
On est vendredi, donc demain samedi : demain soir Angharad pourra dormir plus longtemps.
Perceval
Ah ouais ! Comme quoi les jours de la semaine, ça n'a pas l'air, mais en fait ça sert à quelque chose !

4. INT. CHAMBRE DU ROI ET DE LA REINE ‒ SOIR
Arthur et Guenièvre sont au lit, chacun lisant un parchemin. Guenièvre interrompt sa lecture.

Guenièvre
Je voudrai m'excuser pour ce matin, c'est ma bonniche qui m'a monté le bourrichon.
Arthur
Ah oui, ce matin. C'était pas votre idée, alors ?
Guenièvre
Non, c'est Angharad. Mais j'ai compris pourquoi : c'est pour avoir moins de travail.
Arthur
C'est vrai qu'elle se tape pas mal d'heures. Surtout qu'elle doit se lever chaque matin très tôt.
Guenièvre
C'est une feignasse ! D'ailleurs si vous voulez, je vous autorise à la faire fouetter. Ça la remettra à sa place.
Arthur
La faire fouetter ? Mais ça va pas bien !
Guenièvre
Ben quoi ?
Arthur
Chez moi, on ne fouette pas les domestiques.
Guenièvre
Oh, ben laissez-moi m'en occuper. Chez mon grand-père Goustan, ça se fait et j'ai l'habitude.
Arthur
Pas question !
Guenièvre
Mon grand-père dit que fouetter les domestiques, c'est le meilleur moyen de les motiver.
Arthur
Le meilleur moyen de motiver le personnel, c'est d'offrir des récompenses. Tiens, et si on offrait un jour de congé à Angharad ?
Guenièvre
Un jour de congé ? Mais pour quoi faire ?
Arthur
Je sais pas... Par exemple pour lui permettre de passer du temps avec Perceval.
Guenièvre
Ah, c'est vrai que vous aimez bien pousser votre ami Perceval dans les bras de ma suivante.
Arthur
Heu, non...
Guenièvre
Ne niez pas, ça se voit ! Mais vous avez beau pousser le seigneur Perceval, leur histoire n'avance pas.
Arthur
Justement, figurez-vous que j'en ai appris une bien bonne : Perceval va s'inviter dans la chambre d'Angharad la nuit prochaine.
Guenièvre
Hein ? Mais ils ne sont pas mariés !
Arthur
S'ils s'aiment...
Guenièvre
Ah non ! Moi j'ai attendu le mariage ‒ d'ailleurs je vous signale que ça y est, on est marié, on a le droit, on peut même avoir des enfants...
Arthur
Angharad est une domestique, on n'a pas besoin de se marier pour culbuter les domestiques !
Guenièvre (comme un peu déçue)
Ah ouis, c'est vrai.
Arthur
Donc on lui offre son dimanche ?
Guenièvre
Oui, après tout Père Blaise nous avait dit, une fois, qu'on ne doit pas travailler le dimanche.
Arthur
Nan mais encore une fois c'est pas valable pour les domestiques ! (Réfléchissez, si personne ne travaille le dimanche, on serait bien embêté !)
Guenièvre
D'accord, mais si elle se montre insolente, vous me le dites, je la confie à mon grand-père.

5. INT. TAVERNE ‒ SOIR

Perceval raconte ses « exploits » à Karadoc.

Perceval
... et ensuite, j'ai toqué à la fenêtre. Eh bien elle m'a répondu : pas cette nuit, demain je dois me lever à l'aube, je travaille ! » Et elle m'a pas laissé entrer.
Karadoc
Ah, je vous avais prévenu : avec les femmes, il faut toujours s'attendre à de mauvaises surprises. C'est parce qu'elles sont moins intelligentes que les hommes.
Perceval
Angharad, non, elle est plutôt brillante !
Karadoc
Ah bon ?
Perceval
Vous, votre référence, c'est Mevanwi, alors forcément, ça fausse le jugement. De toute façon c'était vrai : le roi m'a confirmé qu'elle se lève tôt chaque matin.
Karadoc
Ben oui, c'est une domestique. Vous avez pas de domestique, vous ?
Perceval
Ben, il y a bien Angharad, mais c'est pas ma domestique, c'est celle de la reine. Et si on se marie, je pense pas qu'elle deviendra ma suivante. Si ?
Karadoc
En tout cas c'est drôlement compliqué, votre méthode.
Perceval
J'ai fait exactement comme dans la chanson du troubadour, je vois pas pourquoi ça foire.
Karadoc
J'ai jamais eu besoin de toutes ces simagrées avec Mevanwi, moi. Et puis pourquoi vous voulez faire ça à la pleine lune ?
Perceval
Parce que c'est dans la chanson.
Karadoc
Nan, la chanson parle d'un beau clair de lune. Un clair de lune, ça peut être avec un quartier.
Perceval
Vous croyez ? C'est vrai que ça m'arrangerait parce que j'aurais une ouverture demain soir. Il paraît que dans la nuit de demain à après-demain, elle pourra dormir plus longtemps. Je me souviens plus pourquoi, mais le roi me l'a garanti.
Karadoc
Mais faites attention à pas foirer vos effets !
Perceval
Je vais quand même pas faire une répétition ?
Karadoc
Et pourquoi pas ? Venec laisse toujours deux ou trois de ses filles à la taverne, vous avez qu'à répéter avec l'une d'elles.
Perceval
Ah, pas bête !

6. INT. CHAMBRE MITEUSE À LA TAVERNE ‒ SOIR

Une jeune fille pauvrement vêtue est assise sur le lit. Elle attend, le regard vide et résigné, lasse, la tête basse. Soudain, on toque à la fenête. La jeune fille regarde puis, sans doute par habitude des clients détraqués, baisse à nouveau la tête et attend. Perceval rentre laborieusement par la fenêtre, manque de se casser la figure, mais se reprend in extremis. Il se retourne et va chercher un oud qu'il avait laissé de l'autre côté. Portant le oud d'une main, il se tourne vers la fille.

Perceval
Ouais, alors je sais que vous comprenez pas la langue, mais ça fait rien, faites comme si de rien n'était comme d'habitude.
La fille (très bas)
Oui monsieur.
Perceval
Ah, vous me comprenez ?
La fille (de même)
Oui monsieur.
Perceval
Vous êtes pas irlandaise ou je sais pas quoi ?
La fille (de même)
Non monsieur.
Perceval
Bon, alors faisons ce qu'on a à faire, et puisque vous parlez breton, vous me direz à la fin si je m'y suis bien pris.

Perceval déclame de la poésie en ponctuant chaque vers par un accord ‒ toujours le même accord, le seul qu'il sait jouer.

Perceval
Angharad, la première fois que je vous ai vue,
J'ai cru que j'avais la berlue
Et je suis devenu muet comme une tortue.
Moi qui fréquentais les cagaudes de la taverne je ne les vois plus,
Je ne rêve que de vous avec un chapeau pointu,
Vous êtes belle comme une sirène vue du dessus, ...

FERMETURE

7. INT. CHAMBRE MITEUSE À LA TAVERNE ‒ ENSUITE

Perceval termine son poème, toujours en scandant chaque vers par le même accord.

Perceval
... Je vous aime le lundi,
Je vous aime le mercredi,
Je vous aime le jeudi,
Je vous aime le vendredi,
Je vous aime le samedi,
Et les jours que j'ai oubliés aussi.
Angharad, je vous aime, eh oui.

Perceval
Alors, vous en pensez quoi ? C'est pas trop littéraire ?

La fille se lève timidement puis se réfugie dans les bras de Perceval.

Perceval
La vache, c'est puissant ce truc là !

Perceval
Eh ben, ça vous fait pleurer ?


Génial ! Voilà un village où j'aimerais habiter... ;)

Bothan a écrit :

d'un coup j'ai été pris d'empathie pour quelqu'un en surpoids qui sait qu'il gène mais qui garde tout pour lui, contenant sa peine en silence, et déprimant durant son trajet. Bizarrement j'ai eu cet axe de lecture ^^

Ah ben je vais le refaire...

Donc l'autre jour, je prends le bus. Je vois une place de libre là, à côté de la petite dame qui a détourné le regard dès qu'elle m'a vu (ou qu'elle m'a entendu ‒ ou qu'elle m'a senti), ou bien deux places en face. Mais je dois m'asseoir dans le sens de la marche, sinon je suis malade pendant le trajet. Donc je m'assois à côté de la petite dame qui ne me regarde pas, et qui n'a pas vu que son manteau dépasse sur la place d'à côté. Je n'ose pas lui demander de mieux ranger son manteau, à cause de mon haleine, du coup je m'assois dessus, en espérant qu'elle ne s'en rendra pas compte. Pas de bol : elle s'en rend compte. Je sais, j'incommode tout le monde : par ma présence (tellement je suis large), par mon odeur (je transpire en permanence et ma corpulence m'empêche d'utiliser les muscles permettant de se retenir de péter), par mon haleine (je noie mon chagrin dans l'alcool). Mais qu'y puis-je ? M'asseoir en face ? Mais je vais être malade, je vais vomir, comme la dernière fois ! Rester debout ? Mais je bloque le passage ! Ne pas prendre le métro ? Avec ma surcharge pondérale, le moindre effort épuise mon cœur, je ne peux pas faire le trajet à pieds. Non, je suis condamné à déranger tout le monde, sans espoir d'être un jour compris.

Bleuarfglohg !

Zut, même dans le sens du trajet je suis malade.

Coco l'asticot a écrit :

Évidemment que non, me prends pas trop pour un con s'il te plaît. ;)

Ce n'était pas le but de mon intervention. Le but, c'est juste que je trouvais amusant d'imaginer un tel dialogue.

De toute façon je ne pense pas que lorsque la police interroge un agresseur, ça se passe ainsi :
‒ Donc vous avouez, c'est bien vous qui avez tabassé la vieille dame pour lui prendre ses économies ?
‒ Oui, mais si je tenais le salopard qui m'a dénoncé...
‒ Il s'agit de monsieur Jean Dupont, demeurant au 15 rue Pierre Martin, bâtiment B, 3ème étage.

Ça joue pas. Ce que montre Coco, c'est une sorte de bug que j'ai déjà vu deux ou trois fois : pendant un certain temps, Qwant ne donne aucun résultat, quoiqu'on lui demande. Peut-être est-ce une dû à une petite coupure de connexion, je ne sais pas. Mais ça fait longtemps que je n'ai pas vu ce bug.

(C'est bien Inger Nilsson, et on trouve plein de résultats en cherchant dans images.)

(Mon message d'hier, c'était une sorte d'exercice de style. Je trouvais amusant de prétendre que j'étais la personne en question ‒ impossible qu'une telle coïncidence ait lieu, donc c'est une boutade ‒, et ensuite je comptais me justifier avec un peu de mauvaise fois pour rire ‒ comme le coup des places libres que je réserve aux couples, ou le coup que je suis poli vu que je n'ai pas pété ‒ mais je n'ai probablement pas su le faire avec le style qui va bien. J'en suis vraiment désolé, je me confonds en excuses.)

GinAA a écrit :

L'autre matin, je monte dans le métro, je m'installe, côté fenêtre, sur une banquette de deux personnes, vide. En face, la même banquette, vide aussi. Un type arrive. Un beau gros modèle. Il se... laisse littéralement tomber à côté de moi

Oui, et j'en suis vraiment désolé : j'avais un lacet défait et j'ai marché dessus. Mais heureusement, j'ai réussi à contrôler ma chute afin de ne pas te tomber dessus (mais je n'ai pas réussi à éviter le manteau). Encore une fois, je me confonds en excuses.

Il lève distraitement une cuisse, maugréant je ne sais quels mots

En fait j'avais une extinction de voix, c'est pour ça que tu as mal entendu. Je disais « J'en suis vraiment désolé, je me confonds en excuses. »

pensant qu'il va se dire que ce serait plus simple de s'installer sur la banquette d'en face, vide. Mais non. C'est moi qui ai dû bouger.

Il ne faut pas faire ça, car si une personne va d'un côté et une autre personne va de l'autre côté, lorsque arrive un couple il ne peut pas s'asseoir sur la même banquette. Par respect pour les couples, j'évite de m'asseoir seul sur une banquette de deux places.

"grmffrbrghh", qu'y m'répond.

Mais non, c'est à cause de mon extinction de voix, en fait j'ai dit « est-ce que vous voulez que je quitte la banquette ? ». J'ai bien compris que j'étais peut-être encombrant, cela dit il y a des gens que ça ne dérange pas, du coup je n'étais pas sûr. Note que j'ai été poli puisque, bien que pris d'une envie irrépressible, j'ai réussi à me retenir de péter. (Et je n'ai pas été malade durant le trajet contrairement à l'autre jour.)

Ah oui, les bugs informatiques ont l'air bien embêtants dans le monde des rêves... :)

Cette nuit j'ai fait un rêve grandiose. Mais j'ai presque tout oublié.

On était poursuivis dans un immense bâtiment, il fallait se cacher mais aussi se disperser. À un moment donné je décide d'aller dans une pièce, mais un autre aussi : zut, on a dit qu'il fallait se disperser. Tant pis, j'y vais. L'autre se cache dans un placard, mais ça me paraît insuffisant. Je vois que la fenêtre donne sur un toit, alors je passe par la fenêtre, je marche sur le toit et je rentre à nouveau dans le bâtiment par une autre fenêtre. Je continue à fuir et j'aboutis à un immense couloir rectligne qui descend en pente douce.

Il faut imaginer plutôt une sorte de tunnel, mais aménagé en couloir, environ 8 m de large, 3 m de haut, qui descend en pente douce loin, loin, loin devant, et remonte en pente douce loin, loin, loin derrière. Je sais que devant, côté descente, ce couloir amène dans le futur et derrière, côté montée, il amène dans le passé. Je dois me cacher, je décide de me cacher dans le passé, car je n'ose aller dans le futur. Donc je remonte le couloir. Et j'ai oublié la suite.

Je me souviens qu'il y avait du monde dans ce couloir, mais que c'était forcément des dieux, et justement j'étais un intrus à cet endroit. Il y avait aussi des animaux, mais je ne me souviens plus des détails.

Ce n'est qu'au réveil que j'ai pensé à l'expression « les couloirs du temps » issue du film Les visiteurs : j'ai rêvé que j'empruntais le couloir du temps... c'est classe ou c'est pas classe ?

Si ça peut te réconforter, tu n'est pas la seule victime des mises à jours de Windows 10 :
http://www.numerama.com/tech/167052-mis … meteo.html

Tante Cryda : ah, encore pire que le mien !

Coco : non, non, le mien, il faut changer la pile (elle tient un an, d'après le mode d'emploi ‒ mais je crois que j'ai l'appareil depuis deux ans, plutôt), d'ailleurs là c'est fait, j'ai acheté une nouvelle pile et j'ai pu le remonter. La prochaine fois, je saurais quoi faire. Si tu as un modèle sans pile, c'est le même que celui de Tante Cryda, et méfie-toi, d'après son témoignage c'est les pires...

(Remarque : une fois la pile enlevée, il continuait à pwîîîper, mais en fait il a fini par s'arrêter. Je n'y connais rien en électricité, mais peut-être que la charge électrique était restée quelques minutes ?)

Dediud : pas bête comme hypothèse ! (Du coup on pourrait faire l'hypothèse que tu fais partie de son entourage, c'est pour ça que tu es courant de la combine...)

Concernant le film, vue la longue attente, les rumeurs et les faux espoirs, j'y croirais quand il sortira au cinéma, pas avant ! :) Nan, mieux : j'y croirais quand je serais assis dans la salle de cinéma, et quand les annonces seront terminées, et quand il commencera. Voilà, pas avant.

Ça y est ! J'ai réussi à démonter l'appareil ! Parce que, évidemment, il a attendu que je sois en train de dormir pour remettre ça ! Obligé de faire de l'acrobatie sur un escabeau à deux heures du matin... Ensuite j'ai eu du mal à démonter la pile : c'est pas juste une pile qui se loge dans un compartiment, non, il y a deux bitonniaux qui se coincent dans un machin relié à des fils, et même si j'étais d'humeur à vouloir tout arracher, il a fallu être calme et précis. Voilà, j'ai démonté les piles, j'aurais la paix.

Coco : ton message m'a réconforté (oui, ça fait du bien de savoir qu'on n'est pas le seul dans le malheur... ;) )

Pwîîîî ! (45 secondes) Pwîîîî ! (45 secondes) Pwîîîî ! (45 secondes)

Mais c'est pas vrai ! Même sans les piles il continue à pwîîîper ! Mais avec quelle source d'énergie ? Là il y a clairement intention malveillante !

La peine de mort pour l'inventeur du détecteur de fin de pile !
[Edit : ah oui, c'est dans l'autre sens.]

Cette nuit, j'ai été réveillé par les couinements d'un oiseau blessé. Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Enfin, blessé... mais avec une sacré énergie vu l'intensité des couinements. Ça venait de sous le toit près de l'escalier, mais par où il est passé ? En fait, il y a quelques semaines j'entendais des bruits dans les murs, sans doute des rongeurs qui se frayaient un passage. L'oiseau a dû passer par là. J'ai passé un bon bout de temps à le chercher, rien. En fait ça ne venait pas de sous le toit : quand j'étais en haut j'avais l'impression que ça venait de l'entrée (en bas), et quand j'étais devant l'entrée j'avais l'impression que ça venait d'en haut. Nan, ça vient de l'entrée. Ou alors du palier ? J'ai ouvert la porte d'entrée au cas où, non. Ou alors il est dehors ? Mais pourquoi je l'entends aussi bien ? Mais vu que j'étais à moitié endormi, je n'ai pas trouvé.

Finalement j'ai laissé tombé, mais je n'ai pas pu me rendormir. Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Ta gueule le piaf !

En fait le bruit s'est arrêté en début de matinée, mais j'avais à faire et j'ai quitté l'appartement. Quand je suis revenu en fin d'après-midi, pas de bruit, ouf ! Enfin, si c'est un oiseau blessé, ça veut dire qu'il est mort. Mais ouf ! quand même tellement j'ai sommeil.

Là je m'apprêtais à aller me coucher (oui, à 19h, mais je suis en manque) et voilà que... Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Pwîîîî ! (silence) Rhaaaaaa !

J'ai recherché partout, mais cette fois, étant moins endormi que cette nuit, j'ai réussi à isoler avec certitude le bruit : ça vient bien de l'entrée, et du plafond. Du plafond ? Il y a le détecteur de fumée... C'est le détecteur de fumée ! D'ailleurs quand il fait Pwîîîî !, il y a une toute petit lueur rouge qui s'allume (ça dure une fraction de seconde). Qu'est-ce qui lui arrive, au détecteur de fumée ! Normalement, il est sensé faire un bruit de sirène, comme la fois où j'avais oublié un truc au four (quand j'ai ouvert le four, la fumée qui s'en est échappée a aussitôt fait déclencher la sirène, ce qui m'a permis de tester le détecteur : il marche).

Heureusement, j'ai gardé le mode d'emploi. Et là, qu'est-ce que j'apprends ? Quand la pile est usée, il émet une sonnerie toute les quarante-cinq secondes. Crétin ! Tu pouvais pas faire une petite sonnerie discrète, au lieu de ce truc infernal ? (On y lit aussi qu'il faut tester l'appareil chaque semaine. Chaque semaine ? Mais qu'est-ce qu'il croit, qu'on est obnubilé par la fumée ?) Or le mode d'emploi est tellement succinct que je n'ai pas réussi à démonter l'appareil (c'est mon propriétaire qui l'avait installé, donc je ne sais pas comment ça s'installe). J'ai essayé de tourner dans tous les sens, j'ai failli m'énerver, mais je ne veux pas esquinter le truc en forçant, ce serait bête. Je vois pas.

Pendant ce temps : Pwîîîî ! (45 secondes) Pwîîîî ! (45 secondes) Pwîîîî ! (45 secondes)

Au moins, ce n'est pas un oiseau blessé (mais ça ressemble vraiment, à part que c'est plus fort). Et puis là, ça vient de cesser. J'espère que la pile est morte, sinon ça risque de recommencer, et j'ai vraiment besoin de dormir.

Quant au débile qui a inventé ce système, qu'on le foute en taule !

Parmi les homonymes de Coco, il y a le CoCo, le Coordinate Converter de la NASA (hé, c'est quand même du sérieux) : https://heasarc.gsfc.nasa.gov/docs/tools.html .

Cette nuit, j'ai rêvé qu'un nouveau film était sorti, et l'un des acteurs principaux était Coluche. On ne le reconnaissait pas du premier coup, parce qu'il n'avait pas son look habituel (en particulier il avait les cheveux plus courts), mais en faisant attention : oui, c'était Coluche. Voilà : un nouveau film avec Coluche vient de sortir.

J'ai rêvé, aussi, que je me réveillais dans mon lit en me rendant compte qu'on était la nuit de lundi à mardi et que j'avais loupé mon rendez-vous important de lundi (dans la vie réelle, j'ai en effet un rendez-vous important demain). Ça m'a tracassé ! Je me suis alors réveillé, mais j'ai continué à m'en vouloir d'avoir raté le rendez-vous. J'étais conscient que c'était un rêve, mais comme il portait sur un truc réel (le rendez-vous), je lui faisais confiance en quelque sorte. Mais peu à peu j'ai été pris de doute : attends, on n'est pas plutôt la nuit de dimanche à lundi ? (En fait de samedi à dimanche...)

C'est énervant ces rêves, ça embrouille !

Toujours aussi bien ! L'analyse de Venec, je ne l'attendais pas spécialement, parce que c'est loin d'être mon personnage préféré. Mais à lire ton analyse, je me rends compte que je l'ai sous-estimé, du coup je te dis bravo : tu m'as fait changer d'avis sur ce personnage !

Je me rends compte que ce que j'apprécie dans ton travail, c'est que les analyse sont relativement courtes. On pourrait sûrement en dire dix fois plus en rentrant dans le détail, mais tu as choisi de rester aux grandes lignes, du coup c'est dense et pas ennuyant du tout. À mon avis c'était le meilleur choix possible.

Retro peccat a écrit :

Toujours en tennis, une petite pensée pour Jana Novotna, morte à 49 ans seulement...

Mince, je viens seulement de m'en rendre compte ! Qu'est-ce qui s'est passé ?

Novotna était ma joueuse de tennis préférée, parce que c'est le/la seul/e joueur/se dont le jeu me rappelait celui de McEnroe (chez les hommes, personne ; chez les femmes, Novotona) qui est le joueur qui m'a fait aimer le tennis. (Depuis que Novotna a arrêté, je ne regarde quasiment plus le tennis ─ j'ai vu deux ou trois finales Federer-Nadal et c'est tout.) Je me souviens de sa défaite en finale de Wimbledon contre Graf où elle joue un tennis de rêve, balade la meilleure joueuse du Monde, et mène 40-15 sur service de Graf et 4-1 au dernier set (deux balles de 5-1 avec service à suivre), puis perd tous les autres points. J'étais pour Novotna quand elle avait battu Tauziat en finale de Wimbledon (pourtant d'habitude je suis chauvin !). Je me souviens d'une demi-finale de Rolland Garros où elle est bien partie puis se déconcentre toute seule. Je ne sais pas trop pourquoi, mais son mental la trahissait souvent dans les grands moments. Mais qu'est-ce que son jeu était beau à voir !

Merci pour les liens ! J'aime beaucoup la citation de Snowden.

Ah si, c'est important : cette information confirme qu'A. Astier, au lieu de se consacrer à son œuvre (les BD en retard, les films en retard, les bouquins en retard) se consacre à des parties de jambes en l'air.

Môssieur Astier, sortez du plumard et retournez au boulot !

Ah, du coup il y a peut-être aussi une explication pour « remonte ton slibard Lothar ! » ?...

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