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Retro peccat a écrit :

La France a fait ses meilleurs mondiaux et de loin : 5 médailles dont 3 titres.

Houlà, non ! À Paris en 2003, c'était 8 médailles dont 3 titres; et une troisième place au tableau des médailles. La différence avec 2003, c'est que l'athlétisme féminin décline depuis environ dix ans. Cette année, il n'a donné que deux finalistes (dont une médaille de bronze). Si les femmes fournissaient autant de médailles que les hommes (qui en ont eu 4), on retrouverait le score de 8 médailles.

Il y a aussi un déclin de l'athlétisme antillais. Depuis toujours, il y avait de nombreux Antillais parmi nos meilleurs athlètes. C'est terminé, et la raison en est la vétusté des installations, qui ne sont pas entretenues : les jeunes Antillais choisissent d'autres sports.

Ouf, j'avais eu peur que les discussions stratégiques vous ennuient au point de ne pas lire jusqu'à la fin... ;)


Invasion saxonne

3 CORS

1. INT. SALLE DE LA TABLE RONDE ‒ JOUR
Le roi Arthur tient une réunion avec ses principaux ministres, les seigneurs Lancelot, Léodagan et Calogrenant, ce dernier qui vient juste d'arriver et s'installe, puis déroule une carte.

Arthur (à Calogrenant)
Alors ? Vous avez centralisé les renseignements de nos éclaireurs ?
Calogrenant
Tout est sur cette carte. Je vous fais le topo ?
Arthur
Allez-y.
Calogrenant
Les Saxons ont débarqué ici avant-hier et ont remonté la vallée, là. Au passage, ils ont détruit ces deux villages.
Lancelot
Détruit comment ? Juste les maisons, ou aussi les champs ?
Calogrenant
Ils ont tout brûlé, maisons, champs, même le petit bois à côté.
Léodagan
Ah, ça, c'est pas des rigolos.
Arthur
Ensuite ?
Calogrenant
Ils ont atteint la lisière de la forêt, ici, juste avant la nuit. Les éclaireurs les ont observés, ils semblent se préparer à la bataille.
Lancelot
Le terrain n'est pas très bien choisi.
Calogrenant
Justement, il y a une embrouille.
Arthur
Un piège ?
Calogrenant
Oui. Les éclaireurs ont noté la présence de deux colonnes de reconnaissance. Une de ce côté, qui s'est avancée la nuit jusqu'à cette colline, et une deuxième de l'autre côté, jusqu'à ce point.
Lancelot
Comme s'ils préparaient un encerclement...
Arthur
Vous avez raison, seigneur Lancelot. Ils nous attendent là, où ils ont massé le gros de leurs troupes en apparence, et dans un endroit mal défendu qui plus est, mais à tous les coups ils ont profité de la nuit pour préparer un encerclement. Si on fonce vers eux, on va droit dans un piège.
Calogrenant
C'est aussi ce que je pense.
Léodagan
Et si on fonçait quand même dessus ?
Calogrenant
Aucune chance, ils sont deux fois plus nombreux.
Arthur
C'est leur nouveau chef, là, je ne sais plus son nom... Un stratège qui a fait ses classes dans l'armée romaine.
Lancelot
Controns-le ! Voici ce que je propose.

OUVERTURE

2. INT. SALLE DE LA TABLE RONDE ‒ JOUR
Lancelot explique sa stratégie aux autres chevaliers.

Lancelot
Faisons-leur croire qu'on est tombé dans le panneau. Une troupe réduite de cavaliers s'avance, entourée de nombreux chevaux montés par de faux cavaliers (fabriqués comme des épouvantails) portant des drapeaux. Ils croiront que c'est le gros de notre armée qui les attaque.
Arthur
Une sorte de diversion ?
Léodagan
Je suis volontaire. Après tout, c'est mes terres qu'ils ont envahies, c'est mon devoir de mener la troupe d'assaut.
Lancelot
Très bien. Pendant ce temps, on place nos archers ici, sur la butte aux cerfs, et le gros des cavaliers là, sur la colline du pendu. Au signal, les cavaliers du premier groupe ‒ le groupe Léodagan ‒ battent en retraite, mais en laissant s'avancer les chevaux avec les faux cavaliers, ainsi ils auront le temps de s'enfuir. Forcément, les Saxons vont nous poursuivre, pour exploiter ce qu'ils croiront être une victoire. Et en suivant les cavaliers du seigneur Léodagan, ils passeront nécessairement par le gué de la rivière, ici.
Arthur
Ça fait loin, les cavaliers du premier groupe devront avoir pris une sacré avance !
Lancelot
Pour retarder les Saxons, on placera un faux campement juste devant la rivière. Justement, ça achèvera de les persuader qu'on est en train de décamper. Bref, à la sortie du gué, bam ! on fait donner les archers, ensuite la cavalerie ‒ la vraie ‒ descend de la colline et les attaque par l'arrière. Évidemment, ils vont demander le renfort des deux unités chargées de nous encercler. Celles-ci vont donc refluer par ici et par là, où on aura placé l'infanterie pour les anéantir. Si on organise ça discrètement, ce sera un massacre.
Arthur
Pas mal !
Calogrenant
Moi ça me va.
Léodagan
Je refuse de suivre ce plan !
Arthur
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Lancelot (vexé)
C'est parce que c'est moi qui l'ai proposé ?

3. INT. SALLE DE LA TABLE RONDE ‒ JOUR
La conversation se poursuit. Léodagan est sommé de s'expliquer.

Arthur
Alors quoi ? Ce plan m'a l'air très bon !
Calogrenant
Moi, je vois pas de problème.
Arthur
Il y aura toujours une ou deux embrouilles avec la signalétique, mais ça ne change rien au plan.
Léodagan
Je refuse de battre en retraite ou de fuir.
Arthur
Quoi ?
Léodagan
Oui, le plan du seigneur Lancelot m'oblige à battre en retraite, à fuir et, comment il a dit ? ah oui : à décamper. Jamais !
Lancelot
Dans ce cas, ne menez pas le groupe d'assaut. Vous resterez avec le gros de la cavalerie sur la butte aux cerfs.
Léodagan
C'est la Carmélide qui est envahie ! Donc je me bats devant !
Lancelot
Mais vous allez pas fiche en l'air mon plan juste parce que vous refusez de reculer !
Arthur
Et puis c'est pas vraiment une retraite, c'est pour manœuvrer. Une fois les Saxons vaincus, on les rejettera à la mer.
Léodagan
Je ne céderai pas un pouce de terrain de ma Patrie, de la terre de mes ancêtres !
Calogrenant
Soyez pas tétu, puisqu'on vous dit que c'est pour manœuvrer.
Léodagan (à Calogrenant)
Si c'était la Calédonie qu'ils avaient envahie, ces cons, vous décamperiez ?
Calogrenant
Sauf qu'ils ont pas envahi la Calédonie.
Léodagan
Vous ne voulez pas répondre ?
Calogrenant
Non, mais... Ouais, bon, d'accord : s'ils envahissaient mon pays, ouais, je refuserais de reculer.
Arthur
Quoi, vous aussi ?
Calogrenant
Nan mais c'est normal. Si c'est mon pays natal, je ne cède pas un pouce de terrain.
Lancelot
Mais c'est con, ça empêche de maœuvrer.
Calogrenant
C'est une sorte de tradition militaire.
Léodagan
Voilà, bien dit ! Et j'estime qu'on ne doit pas toucher aux traditions !
Lancelot
Mais vous ne comprenez pas que la guerre a considérablement évolué, depuis une génération ! Vos traditions sont dépassées. La guerre moderne demande de nouvelles tactiques.
Léodagan
Et pourquoi donc ?
Arthur
C'est vrai qu'on ne fait plus la guerre comme du temps de nos parents et de nos grands parents. Avec les nouvelles technologies, la guerre est devenue industrielle.
Lancelot
Parfaitement. À présent on utilise le trempage de l'acier pour les épées, la corde à arc est métallique, l'infanterie dispose d'arbalètes. Ça n'a plus rien à voir avec la guerre d'il y a trente ans, il faut se mettre à la page !
Calogrenant
Je vois pas le rapport avec le fait de reculer.
Léodagan
De toute façon, les traditions, c'est sacré ! Si vous ne respectez pas les traditions locales, ne vous étonnez pas si la fédération de Bretagne bat de l'aile.
Arthur
Mais si on reste fidèle aux vieilles traditions, ne vous étonnez pas que la Bretagne devienne bientôt un pays anglo-saxon...

4. INT. SALLE DE LA TABLE RONDE ‒ JOUR
Le père Blaise a rejoint le groupe.

Père Blaise
J'ai peut-être une solution à votre problème.
Léodagan
Vous ? Vous êtes devenu expert en stratégie militaire, maintenant ?
Arthur
Écoutons-le, ça ne coûte rien.
Père Blaise
J'ai un plan pour chasser les Saxons, mais je ne sais pas si ça va vous plaire.
Léodagan
Ça dépend. Ça nécessite de battre en retraite ?
Père Blaise
Heu... non, ça n'a rien à voir.
Léodagan
Alors j'écoute.
Père Blaise
Bon. À votre avis, pourquoi les Saxons ont débarqué ? Pour conquérir la Bretagne ?
Arthur
Non, ils viennent juste piller.
Père Blaise
Exactement. Ils ne sont pas là pour agrandir leur territoire, juste pour piquer notre pognon. Du coup la solution est simple : donnons-leur du pognon, ils partiront.
Calogrenant
Quoi ?
Léodagan (en même temps)
Hein ?
Arthur
Vous voulez qu'on achète leur départ ?
Père Blaise
Exactement.
Lancelot
Mais qu'est-ce qui nous garantit qu'ils partiront, une fois qu'on leur aura donné l'argent ?
Léodagan
C'est vrai que moi, à leur place, je prendrais le pognon et ensuite, je poursuivrais le pillage.
Père Blaise
Ce qu'il faut, c'est leur donner une très forte somme. Deux fois plus que dans leur rêves les plus fous. Là, ils n'auront plus de raison de risquer leur peau : primo ils sont riches, secundo le pillage des alentours leur rapportera des clopinettes à côté de ce qu'on leur aura donné.
Arthur
Et vous pensez à quel genre de somme ?
Père Blaise
Dix pourcents du budget de Kaamelott.
Arthur
Quoi ?
Léodagan
Dix pourcents ? Heu... ça représente quoi ?
Calogrenant
Trois coffres remplis de pièces d'or, je dirais.
Père Blaise
Pas tout à fait, plutôt deux et demi.
Arthur
Mais ça va nous ruiner !
Père Blaise
Justement, pas autant qu'une invasion de Saxons. Faites le compte ‒ je l'ai fait. Entre les soldes de la troupe, leur ravitaillement, le prix des armes (des armes modernes, comme l'a rappelé le seigneur Lancelot, donc coûteuses), le manque à gagner des journées de guerre et les réparations de guerre (il va falloir reconstruire les deux villages), il y en a pour un peu plus de dix pourcents de notre budget. Du coup, on y gagne.
Lancelot
C'est vrai que ça se tient. Après tout, notre objectif est de chasser les Saxons, quelle importance la façon dont y s'y prend ?
Léodagan
Mais on ne va même pas se battre ?
Père Blaise
Hé non : aucun risque de mourir prématurément, encore un avantage.
Calogrenant
L'inconvénient, c'est que ça va les encourager à revenir l'an prochain.
Père Blaise
Eh bien on recommencera.
Arthur
Quoi, tous les ans ? C'est comme un tribut, alors ?
Père Blaise
Oui. Mais c'est ce que fait le pape et il s'en porte très bien.
Lancelot
Le pape verse un tribut aux Saxons ?
Père Blaise
Aux Vandales. Mais c'est pareil. En plus, à force de palper, ils vont s'embourgeoiser et se civiliser, et dans vingt ans on n'en entendra plus parler.
Arthur
Quand même, ça me plaît pas...
Léodagan
Je veux me battre ! C'est le sol sacré de ma patrie qui est envahi, je refuse de m'abaisser à payer leur départ.
Calogrenant
Je veux bien croire que ça ne soit pas si cher que ça, mais c'est une question d'honneur : en cas d'invasion, on ne va pas s'aplatir.
Lancelot
Au moins, avec mon plan, on peut en zigouiller suffisamment pour qu'ils n'aient plus envie de revenir avant vingt ou trente ans.
Arthur
C'est juste. Bon, donc on adopte le plan du seigneur Lancelot ?
Calogrenant
Pour moi c'est OK.
Léodagan
Ah non ! Je refuse de battre en retraite !
Arthur
C'est ça ou le plan de père Blaise.
Calogrenant (à Léodagan)
Enfin, soyez raisonnable, on ne va quand même pas baisser nos frocs devant les Saxons à cause de vous !
Léodagan
J'exige qu'on respecte les traditions locales de la Carmélide. Les traditions, c'est ce qui fait notre identité !

FERMETURE

5. INT. CHAMBRE D'ARTHUR ET GUENIÈVRE ‒ SOIR

Le roi se met au lit, où l'attendait la reine.

Guenièvre
Alors, ça a donné quoi, votre conseil de guerre ?
Arthur
Ça s'est mal passé.
Guenièvre
Ah bon ?
Arthur
J'ai engueulé votre père et il m'en veut à mort.
Guenièvre
Oh, ce n'est pas la première fois.
Arthur
Je l'ai viré de son poste de ministre des armées.
Guenièvre
Oh, le pauvre, il va s'ennuyer.
Arthur
Non, non, je lui ai confié un autre ministère, et c'est surtout pour ça qu'il m'en veut à mort.
Guenièvre
Ah, lequel ?

Arthur
Il est désormais ministre du folklore, des coutumes et des traditions.


J'ai encore fait un rêve de déménagement ! On était dans un gîte rural avec deux appartements. Ce jour là était le dernier jour et on devait ranger nos affaires. Oui, ce n'est pas tout à fait un déménagement, sauf que j'avais plein d'affaires à ranger et que je stressais à cause de ça, donc c'était pour ainsi dire un déménagement quand même. À un moment donné je suis dehors et je vois les vacanciers de l'autre appartement qui discutent avec les gens de la maison d'à côté (à côté = environ cent mètres, disons). Leur fils est apprenti-dompteur et ils le regardent faire. Je les regarde d'un œil distrait en rentrant vers le gîte où je n'ai toujours pas terminé de ranger mes affaires. Mais voilà que les entends dire que le tigre est en liberté. Je ne sais pas comment ils ont fait, mais ils l'ont laissé s'échapper. Et en effet, je vois le tigre qui déambule pas très loin...

Là, plusieurs idées se bousculent : il faut courir à toutes jambes jusqu'au gîte, mais si je cours, ça va attirer son attention (là il ne fait pas attention à moi). Ou alors je vais jusqu'à la voiture, qui est à mi-chemin (elle est garée devant le gîte). Oui, je décide de courir me réfugier dans la voiture. Mais comme je le craignais, ma course attire son attention et le voilà qui me court après ! Et je me réveille. Pfouuu...

Ah oui : donc encore un rêve de déménagement, et encore un rêve avec un tigre.

(Ensuite je me suis rendormi et j'ai refait un rêve très riche. Je me souviens d'un truc : j'étais invité chez quelqu'un qui habite dans la jungle et vivait dans une sorte de maison dans les arbres. Pour y aller, il fallait marcher d'arbre en arbre, mais il y avait des sortes de dallages dans les arbres, donc c'était assez facile. Sauf que les dalles n'étaient pas continues, parfois il y avait des trous, qui obligeaient à sauter. Donc j'avais peur. Et juste devant la "maison", il y avait un trou, une dalle isolée, encore un trou, et la dernière dalle devant la porte. Là j'avais très peur (il faut sauter pile poil sur la dalle isolée, puis re-sauter sans élan), mais les gens de la "maison" me regardaient (je me souviens qu'il y avait même des enfants, et je me disais : mais ils doivent être sans cesse à les surveiller...). Alors, pour ne pas être ridicule, j'ai fait comme si je n'avais pas peur, j'ai fait les deux sauts, et tout s'est bien passé. Ah j'étais fier de moi !)

Ah OK ! La musique du film. Merci Bothan !

(En fait j'avais utilisé le moteur de recherche, dont le premier lien était la page Wikipédia de l'organisation scientifique du travail, pas Wikipédia directement.)

J'ai regardé la bande annonce, ça a l'air sympa, mais ce n'est pas le genre de film pour lequel je vais au cinéma. Mais ça a l'air sympa.

C'est quoi l'OST ? D'après Wikipédia c'est l'organisation scientifique du travail, mais je pense que ce n'est pas ça dans le contexte...

Je crois que cette année je ferai des économies. D'après les critiques, Dunkerque est plutôt une sorte d'exercice de style que de film historique, et Valérian est beau mais avec des personnages écrits avec les pieds. Donc pas pour moi. J'attends maintenant d'en savoir plus sur Crash test Aglaé qui a l'air prometteur si j'en crois la bande annonce.

Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais en famille et qu'on déménageait. Mais on avait une technique particulière pour déménager dans les temps : on avait foutu le feu à la maison. Le but : avoir terminé avant que la maison ne brûle complètement.

Des cousins sont venus nous aider, du coup on les accueillis au salon et on a pris un verre, on a discuté, tout ça (le feu commençait à prendre d'un côté du salon, mais on s'était installés de l'autre côté). Moi je stressais : il faudrait commencer à déménager, maintenant...

Puis on a déménagé. Grâce à la présence des cousins, j'avais juste à m'occuper de ma chambre : mettre les objets dans les cartons, puis tout remonter à la pièce d'accueil, où mon père les récupérait et les mettait dans le camion. Oui, ma chambre était au sous-sol, je devais descendre puis remonter deux ou trois étages sur un escalier en colimaçon.

Mais les cousins n'aidaient pas ! À un moment donné, je passe devant une pièce (la porte est ouverte) et j'entends « moins de bruit ! ». Je vois qu'ils sont là, ils regardent la télé. Alors je viens éteindre la télé, en me disant : ils vont m'enguirlander. Pire : je débranche plein de fils. Là, ils vont me tuer. En fait non : ils se lèvent. Ah, enfin !

Un peu plus tard, je commence à vraiment stresser car on commence à sentir la chaleur dans ma chambre, et je me rends compte que ça va être juste (je ne peux pas porter plusieurs cartons dans les escaliers, je ne suis pas superman). Alors que je remonte rapidement les escaliers en colimaçon avec un carton, je tombe nez à nez sur un fil électrique tendu au milieu du passage. Quel est le crétin qui a placé ce fil au milieu de l'escalier ? que je m'écrie tout haut. Je m'en veux : c'est sûrement les cousins, et on ne traite pas ses cousins de crétins. Les cousins me répondent qu'ils ont froid (hein ?) et on placé un radiateur électrique (il y a une prise à ma gauche, mais ils ont placé le radiateur à droite). En fait, ils sont assis en haut de l'escalier et discutent. Alors que la maison flambe déjà bien ! Je déplace le radiateur du côté de la prise et je continue à monter.

Je crois que l'angoisse de ne pas avoir le temps de récupérer toutes mes affaires m'a réveillé.

Allez, un petit sketch pour passer le temps.


La négociation

3 CORS

1. INT. PORTE DE LA CHAMBRE D'ARTHUR - NUIT
Perceval et Karadoc toquent bruyamment à la porte de la chambre d'Arthur.

Karadoc (hurlant)
On en a gros !
Perceval (hurlant)
Faites pas le con, Sire, ouvrez !
Karadoc (bas, à Perceval)
Vous êtes sûr qu'on n'aurait pas dû attendre demain ?
Perceval (de même)
Mais c'est urgent !
Karadoc
Ouais, mais chaque fois qu'on le dérange au milieu de la nuit, il est de mauvais poil. Du coup, je me demande si ça viendrait pas du fait qu'on le dérange en pleine nuit.
Perceval
Vous croyez ?
Karadoc
C'est quand même son genre de s'énerver pour pas grand chose.
Perceval
Non mais en fait c'est pas ça. Angharad m'a dit l'autre fois : vous étonnez pas si le roi fait la tronche, c'est parce que la reine l'a engueulé.
Karadoc
Alors c'est à cause de la reine qu'il est toujours en rogne ?
Perceval
Voilà. On y est pour rien, nous !

OUVERTURE

2. FLASHBACK - INT. TAVERNE - JOUR
Perceval et Karadoc sont attablés à la taverne. L'écran indique « quelques heures plus tôt ».

Perceval
Il faudrait quand même se magner, le roi a dit qu'on partait en début de matinée.
Karadoc
Ouais mais là, il est plus de midi. À mon avis ils nous ont pas attendu. Autant rester.
Perceval
Non, on rentre quand même, en signe de bonne volonté.
Karadoc
Et le vin que le tavernier voulait nous faire goûter ? Si on part, ça va le vexer.
Perceval
Ah ouais, j'avais oublié, heureusement que vous me le rappelez.
Karadoc
Et puis vexer un représentant du commerce local, c'est la dernière chose à faire quand on dirige un état.
Perceval
Je sais. J'imagine la tête du roi s'il apprend qu'on sabote l'image de Kaamelott auprès du peuple.
Karadoc
Voilà ! Il ne faut pas oublier que notre présence à la taverne est aussi un geste politique.
Perceval
Bon, et il vient, son nouveau vin ?

3. INT. TAVERNE - JOUR
Le tavernier approche avec une grosse cruche de vin.

Tavernier
Voilà voilà ! Je vous l'appporte : tout nouveau, tout beau ! Goûtez-moi ce nectar !

Perceval et Karadoc sont servis puis goûtent le vin. Le tavernier aussi s'en est servi un verre, tant qu'à faire.

Tavernier
Alors ? C'est pas de la piquette, hein ?
Karadoc
C'est vrai qu'il est excellent !
Perceval
Il est un peu... comme fruité.
Tavernier
Exactement ! Et vous savez d'où il vient ?
Karadoc
De votre cave ?
Tavernier
Non mais de quel région ?
Perceval
Il est pas d'ici ?
Tavernier
Ah non ! Ici, ils savent pas faire !
Karadoc
Mais vous avez le droit ?
Perceval
Je croyais que c'était interdit, de faire venir du vin de l'étranger ?
Tavernier (plus bas)
Oui, c'est interdit... Mais si je vous sers que du vin d'ici, dans un mois je ferme la boutique. C'est vrai ou pas ?
Karadoc
J'ai déjà goûté le vin des environs, je confirme.
Tavernier
Alors dites rien à personne et dégustez.
Perceval
C'est quand même dommage que les pécores de la région ne sachent pas en faire un comme ça.
Tavernier
Justement, nos paysans ne sont pas près de s'améliorer si on interdit l'importation de vin étranger : pourquoi faire de la meilleure qualité en l'absence de concurrence ?
Karadoc
Ah, j'y connais rien...
Tavernier
Alors que si on les confronte à la concurrence étrangère, ça les obligera à s'aligner sur le niveau d'exigence du marché.
Perceval
C'est pas faux.
Tavernier
C'est comme une sorte de coup de pied au cul.
Karadoc
Et il vient d'où, au fait ?
Tavernier
De Grèce. Oui messire !
Perceval
Ah ouais, c'est pas la porte à côté. C'est pour ça qu'il coûte un bras ?
Tavernier
Ben oui : il y a un mois de trajet en bateau et encore une semaine par terre avant d'arriver à Kaamelott.
Karadoc
Quel rapport avec le prix ?
Tavernier
Eh ben, les frais d'acheminement ! Du vin de cette qualité, on ne l'envoie pas sans surveillance, il faut un convoyeur avec. Et le convoyeur, il faut le loger, le nourrir. Pendant plus d'un mois. Au bout du compte, les frais de transport l'emportent largement sur le prix de production.
Perceval
Mais, le convoyeur, il peut pas payer de sa poche ?
Tavernier
Ah ben non ! Il ne voyage pas pour le plaisir, c'est professionnel, donc c'est son patron qui doit rembourser ses frais. Sinon, personne ne voudrait être convoyeur.

4. INT. TAVERNE - JOUR
La discussion se poursuit.

Karadoc
Et c'est vous qui payez les frais ?
Tavernier
Normalement oui, mais je suis plutôt pas mal débrouillard en négociation, et j'ai réussi à obtenir un 50/50 : la moitié des frais pour moi, l'autre moitié pour le fournisseur.
Karadoc
C'est ça qu'on devrait faire : négocier !
Perceval
Pour quoi faire, on n'a pas commandé de vin ! Enfin, je crois pas.
Karadoc
Non, négocier avec le roi pour qu'il rembourse nos frais de voyage ; nos repas, nos chambres, tout ça.
Tavernier
C'est vrai que lorsque vous venez à l'auberge, c'est toujours dans le cadre d'une mission, je vous sers en quelque sorte d'escale...
Perceval
Ah bon ?
Tavernier
Ou de base de départ, alors ?
Karadoc
Nan mais on n'est pas toujours en mission. Parfois, on vient ici pour recharger nos literies.
Tavernier
Ou pour vous resourcer. C'est important, pour des hommes d'action comme vous, toujours à droite à gauche, les combats, le risque, tout ça.
Karadoc
Et comment ! Si on tire trop sur la cordelette, après le corps dit non.
Tavernier
C'est vrai que je serais vous, je négocierais les frais de mission, c'est logique que ce soit à Kaamelott de les payer.
Perceval
Qu'est-ce qu'il croit, le roi, qu'on vient ici pour glander ?
Karadoc
De toute façon, même quand on vient pour glander, c'est pour nous re-sour-cer, pour être en pleine forme le jour où on aura une mission.
Perceval
Voilà ! Et comme ça fait six mois qu'ils nous ont pas envoyé en mission, à coup sûr c'est pour bientôt ! Alors on doit être prêt.
Tavernier
Donc aujourd'hui, vous êtes pas en mission ?
Karadoc
Non, là on se resource.
Perceval
Pour être en pleine forme.
Karadoc
Mais ça va changer ! On va aller voir le roi, et il aura intérêt à nous écouter.
Perceval
Là, maintenant ?
Karadoc
Ah non, il va être l'heure de dîner. Et puis on avait promis au tavernier qu'on ferait un cul-de-chouette à la fermeture.

5. INT. TAVERNE - LE LENDEMAIN
Le tavernier rejoint Perceval et Karadoc, à la mine contrite.

Tavernier
Alors messires, vous avez pu négocier avec le roi Arthur ?
Karadoc
Heu... C'est plus compliqué.
Tavernier
Ah bon ?
Perceval
On lui a demandé le remboursement de nos frais de voyage, mais on n'a pas bien compris sa réponse.
Tavernier
Il a répondu quoi ?
Karadoc
Merde.
Tavernier
Oh, soyez poli !
Karadoc
Non, le roi Arthur a répondu : « merde ».
Tavernier
Ah ! Et qu'est-ce que vous n'avez pas compris, alors ?
Perceval
Ben, la question était : est-ce que oui ou non vous allez nous accorder le remboursement de nos frais de voyage ?
Tavernier
Ouais, et ?
Karadoc
Eh ben, il a répondu ni oui ni non, du coup on ne sait pas trop ce qu'il a voulu dire.
Tavernier
Ben, « merde », ça laisse quand même peu d'ouvertures...
Perceval
Oui, mais il a pas dit « non » !

Sur ce, le tavernier s'en va.

Karadoc
Il faudrait trouver quelqu'un qui s'y connaît en réponses vagues.
Perceval
Le roi ! Lui, il sait ce qu'il a voulu dire.
Karadoc
Vous avez raison, c'est la seule solution.
Perceval
Vous voulez qu'on aille le voir ce soir après les combats de chiens ?
Karadoc
Je sais pas, ça me met mal à l'aise de le réveiller...
Perceval
Mais puisque je vous dis que ce qui le met en rogne, c'est pas de nous voir mais de se faire engueuler par la reine !
Karadoc
Ouais, mais imaginez qu'Arthur se soit réconcilié avec sa femme. Ça arrive ! Même moi, quand j'étais jeune, je l'ai fait.
Perceval
Et alors ? S'il s'est réconcilié, il sera de bonne humeur, pour négocier c'est encore mieux.
Karadoc
Ah ouais.

FERMETURE

Il fait nuit. Perceval et Karadoc cognent à la porte du roi.

Perceval
Sire, ouvrez !
Karadoc
On en a gros !

Arthur, en tenue de nuit et mal réveillé, ouvre la porte.

Arthur
Ah non ! Pas encore vous ! C'est tous les jours, maintenant ? Mais c'est du harcèlement !
Perceval
Vous exagérez, la dernière fois ça fait trois jours.
Arthur
Non, c'était hier ! Soi disant que vous vouliez négocier je ne sais plus quoi...
Karadoc
Sauf que vous nous avez fermé la porte au nez, du coup ça compte pas : vous avez pu vous recoucher immédiatement.
Arthur
Parce que vous croyez que là, je ne vais pas me recoucher immédiatement.
Perceval
C'est très important, Sire !
Karadoc
On a une question ca-pi-tale à vous poser.

Perceval
Sire, est-ce que vous vous êtes réconcilié avec la reine ?


Oui mais quand elle était coureuse cycliste et s'appelait Robert, elle participait à des compétitions masculines. Ah c'est compliqué...

Coco l'asticot a écrit :

Et d'une manière générale on ne mégenre pas une personne trans, même si on parle de son passé pré-transition. (Sauf accord explicite de la personne, comme je le disais quelques posts plus haut).

Je parlais juste de logique. Peut-être que l'usage veut qu'on fasse ceci et cela, mais il est logique, lorsqu'on parle au passé d'une personne qui était alors un homme, de dire « lui ». Je parle de logique. Et je trouve compliqué d'être obligé d'avoir l'accord explicite d'une personne pour savoir comment parler d'elle (la personne).

Si, c'est logique : c'est un homme quand il quitte le milieu du cyclisme (1ère partie de la phrase), et une femme actuellement (2ème partie).

Aujourd'hui, je viens d'apprendre que le coureur cycliste Robert Millar, meilleur grimpeur du Tour 1983, est une femme et s'appelle Philippa York. Voici une phrase tirée de Wikipédia :
« Il a depuis quitté le monde du cyclisme, et a effectué sa transition ; elle vit actuellement son identité sous le nom Philippa York »

Vous avez vu ? Je ne suis pas le seul à avoir eu l'idée de changer de genre dans la même phrase... :rolleyes:

(Je sais, ce n'est pas la même situation que Meva.)

GinAA a écrit :

Et puis surtout, je n'ai pas l'habitude d'inventer mes histoires de jeunesse !

Je ne pensais pas à un mensonge mais plutôt à une histoire un peu exagérée que tu aurais entendue (« tu sais quoi, la voisine m'a raconté que l'autre jour, elle a claqué la porte au facteur »). Mais OK, je ne connaissais pas ce contexte (pourtant j'ai vu Bienvenue chez les Ch'tis...)

Tiens, j'avais jamais participé ici ?

Alors, une scène marquante... Pas un épisode, juste une scène. Oui, il y en a une qui me vient en tête : la fin de l'épisodes Les puppis. Arthur est le roi, il a tous les droits, par exemple il peut très bien, sur un simple caprice, demander aux marionnettistes de recommencer le spectacle juste pour lui alors qu'ils ont tout remballé. Eh bien c'est ce qu'il fait, juste pour faire plaisir au plus jeune des enfants de Karadoc. Pour faire plaisir à un enfant, il abuse de ses privilèges de roi. D'ailleurs il a un regard un peu gêné, il est donc parfaitement conscient de cet abus. Bref, ce que j'aime dans cette scène, c'est qu'elle montre l'amour qu'Arthur porte aux enfants (qui le conduit à commettre un acte peu raisonnable), et en même on ne peut pas s'empêcher de se dire : mais il n'en aura jamais (*).

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(*) à moins de faire assassiner Guenièvre, bien sûr.

Je ne me souviens plus du rêve (ou des rêves) de cette nuit, à part un détail qui m'a amusé au réveil.

Dans le rêve, je regardais une étape du Tour de France à la télé. Je ne sais plus qui étaient les coureurs, mais c'était des coureurs d'autrefois (mais c'était sensé être le Tour actuel, et la diffusion était en couleurs). Le truc amusant, c'est que le journaliste à moto interviewait les coureurs, et c'était tout à fait normal.

À un moment donné, je me souviens qu'il a interviewé le coureur français qui s'était échappé avec un autre coureur. Je ne sais plus qui c'était, on va dire Poulidor et Altig (c'était des coureurs de cette époque, je crois, d'ailleurs j'ai un vague souvenir que Gimondi était en jaune). La moto s'approche de Poulidor, qui lui explique ‒ comme si c'était tout à fait normal ‒ sa stratégie de course. Ce n'était pas la première interview, le journaliste avait déjà interrogé des coureurs du peloton, je crois, et ça avait l'air normal. Je ne me souviens plus des mots exacts du dialogue, mais ça devait ressembler à :

‒ Alors Raymond, vous pensez être dans la bonne échappée ?
‒ Oui, je savais que Rudi était en grande condition, c'est pourquoi je le surveillais. Quand il est parti, je l'ai aussitôt suivi.
‒ Allez-vous rester dans sa roue ?
‒ Dans un premier temps, oui, parce que Rudi est très puissant et saura prendre du temps au peloton. Quand il faiblira, je serai là pour prendre le relais. Mais j'en garderai un peu sous la pédale pour le battre au sprint.
‒ Merci Raymond !

Et là, je trouvais bizarre qu'il détaille sa stratégie. Je me disais : l'autre, devant, il pourrait l'entendre. Par contre je ne trouvais pas bizarre qu'il parle avec le journaliste en plein effort...

La déclaration d'impôts, le facteur la met dans la boîte aux lettres, il ne va pas la remettre en main propre à la personne, ce n'est pas une lettre recommandée. Donc je suis un peu dubitatif concernant cette histoire. Et puis comment deviner que le facteur apporte la déclaration ?

‒ Drîîîîîn !
‒ Oui ? Qu'est-ce que c'est ?
‒ C'est le facteur, madame. Je viens vous apporter une lettre de votre cousin du Limousin, un prospectus pour les promotions au nouveau Monoprix, et votre déclaration d'impôts.
‒ VLAN !
‒ Madame ? Vous êtes fâchée avec votre cousin ?

Mouais, bizarre...

Nicollin était "beauf" dans ses paroles, mais je ne suis pas sûr qu'il l'était dans ses actes. Coluche aussi disait plein de gros mots.

GinAA a écrit :

On parle de verres en tessons de bouteille pour les lunettes à forte correction.

Ah OK ! Eh bien je ne connaissais pas cette expression. Du coup est-ce que je dois poster dans le sujet « Aujourd'hui j'ai appris... » ? :rolleyes:

(Par contre, « cul de bouteille », je connaissais, et je croyais que c'était elle l'expression de départ, sauf que ça ne ressemblait pas...)

(Ce qui suit n'a pas pour but de me moquer de Meva, juste de rire d'une situation pas forcément simple. Disons que je m'attends à ce que Meva dise « ah mais qu'il est con, cet Agloval ! » en rigolant.)

J'imagine le dialogue suivant :
‒ Bonjour monsieur Meva ! Donc, votre particularité, c'est que vous n'êtes ni un homme, ni une femme, c'est bien ça ?
‒ Non, je suis les deux.
‒ Ah bon, c'est possible ?
‒ Mais pas en même temps. Parfois je suis un homme, parfois je suis une femme.
‒ Ah d'accord. Mais alors, quand j'ai dit « bonjour monsieur », j'avais juste ?
‒ Tout à fait.
‒ Ah, bien. Alors, monsieur Meva, première question...
‒ Attention, depuis j'ai changé.
‒ Ah bon ? Alors je le refais : madame Meva, première question...
‒ Mademoiselle.
‒ Ah, vous n'avez pas de mari ?
‒ Pas de femme ! (Je viens encore de changer.)

Meva, ne sois pas embêtée par ce genre de demande, on sait que tu es un mec bien.

(Hé, tu as vu ça : changement de genre dans la même phrase. Alors mon gars, tu dois être épatée, hein ?)

Plus sérieusement, tu pourrais peut-être changer d'avatar ? (J'imagine un dessin comme sur les jeux de carte, mais avec un roi d'un côté et une reine de l'autre...)

On ne dit pas plutôt des tessons de bouteille ?
Mais je ne vois pas le rapport.

Oui, mais « sympa » s'applique à une personne, donc il s'agit de savoir quel personnage serait sympa s'il était une personne, non ?

Ah, peut-être que c'est moi qui complique les choses pour rien ?

En tout cas je crois que la différence se situe là : ceux qui ne le trouvent pas sympa le jugent en tant que personne, ceux qui le trouvent sympa le jugent en tant que personnage. Non ?

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