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On continue dans la lancé et suivons nos chères maîtresses dans leurs desseins diaboliques ! Le tout se déroule toujours pendant le livre IV.


PROLOGUE


Arthur et Mevanwi sont au lit, le roi tente de s'approcher de sa nouvelle femme pour faire un câlin, mais celle-ci n'a visiblement pas la tête à ça et le repousse.

ARTHUR (tendre) - Bah qu'est ce qu'il vous arrive ce soir ?

MEVANWI (préoccupée) - Je sais pas. J'suis pas dans mon assiette.

ARTHUR (caressant les cheveux de Mevanwi) - Qu'est ce qu'il se passe ? Vous savez que vous pouvez tout me dire. Ca doit pas être bien méchant.

MEVANWI (se tournant vers Arthur) - Et bien... c'est à propos de vos maîtresses...

Arthur se fige brutalement, il parait s'attendre au pire.

ARTHUR - Ah. Et qu'est-ce qu'il s'est passé ?

MEVANWI - Et bien, j'ai pas très bien compris. Mais je les aie croisées dans le couloir cet après-midi en allant prendre mon bain, alors j'ai fait tout comme vous aviez dit, et elles m'ont regardé d'un drôle d'air. Et quand je suis arrivée dans la salle bain, j'ai trouvé, une horrible tête de cochon dans la baignoire...

Arthur encaisse le coup et réfléchit.

MEVANWI - Vous croyez qu'il serait possible qu'elles m'en veuillent ?


GENERIQUE

Acte I

Dans les cuisines de Kaamelott, la nuit, Démétra, Aëlis, Aziliz et Tumet se cachent derrière les tonneaux de la réserve. Elles observent la servante qui prépare deux tisanes pour Arthur et Mevanwi. La servante sort un moment de la cuisine.

DEMETRA (à Aëlis) - C'est bon ! Allez-y !

AELIS - Euh vous pouvez me réexpliquer pourquoi c'est moi qui doit verser le poison dans le godet ?

TUMET (bousculant Aëlis) - Parce que c'est comme ça !

AZILIZ - Ouais. On a comme qui dirait pas trop confiance en vous, voyez.

AELIS (légèrement paniquée) - Et pourquoi c'est pas cette tarée d'Azénor qui s'en charge ?

DEMETRA (s'impatientant) - Azénor, elle, elle fait le pet !

AELIS (résignée) - Fait chier...

Aëlis sort de sa cachette la fiole de poison à la main et se déplace sur la pointe des pieds jusqu'aux gobelets. Elle verse quelques gouttes de l'elixir mortel dans l'un deux et retourne auprès des autres maîtresses en se pressant un peu. La servante refait son entrée avec un pain au lait dans la main.

AELIS - Voila c'est fait. Vous êtes contentes ?

Dans son dos, la servante prend le gobelet empoisonné et le vide d'un cul-sec.

AZILIZ (avertissant les autres) - Elle fout quoi la bonniche là ?

Inconsciente du danger et sous le regard effaré des maîtresses, la servante remplie de nouveau le gobelet et prend la direction de la porte.

TUMET (à Aëlis) - Euh c'est lequel de gobelet que vous avez empoisonné ?

AELIS - Ben...

Soudain, la servante se fige et tombe raide morte sur le pavé de la cuisine. Les maîtresses ont du mal à réaliser.

DEMETRA - Merde !

Les quatre femmes sortent de leur planque et se rassemble autour du cadavre de la servante.

AZILIZ (étonnement calme) - On fait quoi maintenant ?

TUMET (un peu moins calme) - On a tué une innocente !

DEMETRA (reprenant le dessus) - On garde son calme !

AELIS (paniquée) - Arthur va nous faire enfermer ! Ou pire ! Nous renvoyer chez nos vieux ! Je veux pas retourner en Carmélide ! Je veux pas !

Aëlis agrippe Démétra par les épaules qui lui balance une gifle magistrale.

DEMETRA - On se calme j'ai dit ! Gardez votre sang-froid bon dieu ! C'est des choses qui arrivent quand on planifie un assassinat !

TUMET (à Démétra) - Ah dîtes pas ça !

DEMETRA - Quoi ça ?

TUMET - Ca ! Le mot qui commence en "A" ! Je l'aime pas, ça nous fait passer pour des criminelles !

Arrive Azénor qui vient compléter la bande. Apparemment elle n'est pas de très bonne humeur.

AZENOR - Mais qu'est-ce que vous glandez à gueuler comme ça ? (elle remarque le corps sur le sol) Han ! Qu'est-ce qu'il lui est arrivé à celle-là ? Vous avez voulu vous échauffer avant ou quoi ?

DEMETRA (désignant le cadavre) - Cette conne de bonniche à bu le poison !

Le groupe s'accorde un petit moment de réflexions.

AZILIZ - Alors ? On continue comme prévu ou on retourne se coucher ?

AELIS (horrifiée) - Se coucher ? Et elle ? On en fait quoi ?

TUMET - Bah oui. On peut pas la laisser là sinon les grouillots vont tomber sur elle demain matin en préparant le p'tit dèj.

AZENOR (d'un ton déterminé de professionnelle) - Bon. Voila ce qu'on va faire. (se tournant vers Aziliz) Vous, vous allez me chercher un grand sac en toile. On va la fouttre dedans et la planquer jusqu'à demain. Ensuite on ira jusqu'au lac et on la fera "disparaître". Allez magnez-vous ! Moi je vais effacer les traces.

Aziliz part en courant chercher ce que lui a demandé Azénor qui se met à nettoyer la scène du crime. Aëlis se rapproche de Démétra tout en ne lachant pas Azénor des yeux.

AELIS (intimidée) - Il l'a pêché où, cette fille, Arthur ?

Acte II

Quatre jours ont passé. De nouveau cachées la nuit dans les cuisines de Kaamelott, les maîtresses assistes de nouveau à la mort d'une servante empoisonnée.

DEMETRA (énervée) - Encore raté !

AZILIZ (à Tumet, lassée) - On en est à combien là ?

TUMET (comptant sur ses doigts) - Ben... ça fait quatre bonniches, trois esclaves, et un écuyer qui voulait fayotter avec Arthur.

Les quatre femmes sortent de leur cachette et se rassemble en trainant les pieds.

AELIS - On pourrait croire qu'on y prend goût...

DEMETRA (le regard dans le vide) - On pourrait surtout croire qu'elle en fait exprès ouais ! Cette sale greluche !

AZILIZ - C'est toujours les pires râclures qui ont le plus de mal à crever.

TUMET (à Démétra) -Il nous reste du poison ?

DEMETRA (secouant la petite fiole) - A vu de pif je dirais plus beaucoup.

AELIS (regardant le nouveau cadavre) - Faut qu'on arrête les frais. Non mais c'est vrai, si on continue comme ça y'aura bientôt plus un chat dans le château.

AZILIZ - Déjà qu'on a eu du bol qu'ils se doutent de rien.

TUMET - Quand même ! Huit disparitions en quatre jours !

Azénor arrive dans la cuisine et remarque le cadavre. Encore un.

AZENOR (regardant la morte) - Oh putain ! (s'adresse aux maîtresses) Vous faîtes exprès ou quoi ? Je vous préviens c'est pas moi qui conduit la cariole jusqu'au lac ! Avec vos conneries va y avoir plus de maccahbés que de poissons !

AZILIZ (se dirigeant vers la sortie) - Bon j'ai compris. Je vais chercher un sac.

Aziliz sort de la cuisine.

TUMET (se plaçant à la tête du cadavre) - Moi, je vais la cacher derrière les tonneaux. (Elle attrappe les poignets et s'adresse à Aëlis) Prenez les pieds vous !

AELIS (vexée et dégoûtée) - Et pourquoi je devrais prendre les pieds ? Pourquoi c'est pas vous qui prenez les pieds ?

TUMET (ennuyée) - Vous comptez continuer à discutailler longtemps comme ça ?

Aëlis se résigne et aide Tumet à trainer le cadavre dans un endroit à l'abris des regards. Azénor se rapproche de Démétra qui est perdue dans ses pensées et visiblement déçue.

AZENOR - Faut se rendre à l'évidence. On y arrivera pas.

DEMETRA (déterminée) - Non ! On l'aura ! C'est juste une question de temps ! On va retourner voir l'enchanteur et on va acheter toute une caisse de poison ! A mort la morue !

AZENOR (légèrement intimidée) - Ca devient de la démence maintenant ! (elle remarque le regard noir que lui jette Démétra) Même si je veux sa mort autant que vous j'vous assure ! Mais...

Aziliz l'interrompt brusquement en revenant à toute jambe dans la cuisine, sans sac. Elle est apparemment paniquée.

AZILIZ (à bout de souffle) - Elle arrive !

DEMETRA - De quoi ? Qui arrive ?

AZILIZ - Mais elle ! La frisée ! Elle...

Aziliz est interrompue à son tour par l'entrée de Mevanwi.

MEVANWI (pensant s'adresser à une servante) - On peut savoir ce que vous faîtes avec nos... (elle remarque la présence des maîtresses) tisanes ?...

DEMETRA/AELIS/AZENOR/AZILIZ/TUMET (à l'unisson et menaçante) - Bonsoir...

Acte III

Le face-à-face. Mevanwi essaye tant bien que mal de se tenir à distance des maîtresses, elle rase les murs et se concentrent pour les garder dans le champ de vision.

MEVANWI (essayant de garder la face) - Qu'est-ce que vous faîtes là ?

DEMETRA (innocente) - On casse la graine. Pourquoi ?

MEVANWI - Et vous avez besoin d'être toute une bande pour manger un bout de saucisson ?

AZILIZ - Oh, on s'est tombées dessus tout à fait par hasard.

TUMET - Oui, parfaitement. Ca n'avait rien de prémédité.

AELIS (à Mevanwi) - Et vous ?

MEVANWI - Quoi moi ?

AELIS - Qu'est ce que vous faîtes là ?

MEVANWI (froide et hautaine) - Euh déjà vous allez me parler autrement, parce que je suis pas votre copine. Et en tant que nouvelle reine de ce royaume je pense avoir le droit de me promener où je le désire dans MON château.

Dans son dos, Azénor récupère discrètement un couteau de cuisine sur le plan de travail. Elle le garde bien caché.

AZENOR - A votre place, je ferais bien attention. Il peut arriver des tas de choses dans un château.

DEMETRA - Surtout la nuit...

MEVANWI - Et moi je vous dirais de faire attention à qui vous parlez. Parce qu'il pourrait vous arriver des bricoles, figurez-vous.

TUMET - Oh vous inquiétez pas pour nous...

AZILIZ - On sait très bien à qui on parle.

AELIS - Ouais ! A une connasse qui a pas hésité à écarter les jambes pour satisfaire ses petites ambitions personnelles !

MEVANWI (vexée) - Quoi ?!

AZENOR - Ouais. Faîtes pas celle qui comprend pas. On était là avant vous je vous ferais dire !

DEMETRA - Alors croyez pas qu'on va vous laisser nous coiffer sur le poteau sans rien faire.

Azénor fait un bond en avant arme au poing. Mevanwi dégaine à son tour la dague qu'Arthur lui a offert "au cas où".

MEVANWI - C'est ça venez ! J'vous attends !

ARTHUR (endormi) - Qui c'est qu'est là ?

Arrive Arthur, toutes reprennent une position pacifique. Mevanwi et Azénor rengainent leur arme.

AZENOR (la plus agréable possible) - Ah, sire !

ARTHUR (reconnaissant sa femme et ses maîtresses) - Tiens ! Le harem au grand complet.


EPILOGUE

Arthur grignotte encadré de Mevanwi et Démétra, suivie par les autres maîtresses. Les deux factions ne se quittent pas des yeux.

ARTHUR (à Mevanwi) - Vous êtes sûr que vous voulez pas un petit quelque chose à becter ?

MEVANWI (ne relâchant pas son attention) - Non, non ça ira.

ARTHUR (à DEMETRA) - Et vous ça vous tente pas ?

DEMETRA - Merci, sans façon.

ARTHUR (retournant à sa nourriture) - Et ben, on peut dire ce qu'on veut mais vous savez faire péter l'ambiance, vous.

NOIR

ARTHUR - Déjà qu'on arrive pas à trouver une bonniche pour se faire servir.

FIN

Semi-Croustillant
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NICKEL! Que dire de plus, il est juste parfait... Le Roy pourrait prendre un scenario pour l'incorporer à son prochain film, ça serait sympa comme honneur aux fans :D Franchement la première partie était déjà bien mais celle-ci est bestiale, bravo!

Scribe et archiviste officiel
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Merci beaucoup. ^^

Fait super plaisir !

Scribe et archiviste officiel
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Enorme...comme l'autre partie... C'est vraiment génial. J'ai adoré le

"AZILIZ - Oh, on s'est tombées dessus tout à fait par hasard.
TUMET - Oui, parfaitement. Ca n'avait rien de prémédité."

Ca colle ci bien avec le contexte et c'est vraiment fun ! Bravo ! bravo ! bravo ^^

Chevalier
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Hum... Je dois avouer que je l'aime un peu moins que la première partie, car je trouve que c'est un peu trop lent à démarrer. Mais la fin est sympa ! A partir de l'arrivée de Mevanwi puis d'Arthur, ça devient intéressant ! :) En tout cas, j'ai toujours envie de connaitre la suite. :)

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