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Croustillant
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Les Aventuriers


PROLOGUE

ARTHUR, LEODAGAN et VENEC dans la salle de la Table Ronde

ARTHUR ( exaspéré ): Mais on vous dit que ça nous intéresse pas vos babioles!
VENEC: Mais c'est pas des babioles. Ça, c'est mes invendus de l'an dernier.
LEODAGAN: Et du coup, comme vous avez pas réussi à les vendre l'an dernier, vous essayez de trouver des pigeons qui vous les achète cette année.
VENEC: Non, le problème c'est pas la demande. C'est que c'est des pièces que je veux pas vendre à n'importe quel prix. ( Il sort un bijou de son sac ) Tenez, ça c'est un superbe saphir, très bonne qualité, il est pour vous pour dix milles pièces d'or.
ARTHUR ( criant ): Dix milles pièces d'or! Vous croyez vraiment qu'on va débourser dix milles pour votre fourbi?
LEODAGAN ( fronce ses sourcils ): Mais ça me rappelle quelque chose ce truc. On a pas le même dans la salle des coffres?
ARTHUR: Ah ben oui! C'est ce qu'on a ramené du temple, l'autre jour. Le temple de... ( il cherche le nom ) Cairn, je crois.
VENEC: Le temple de Cairn, c'est ça! Alors il devait en avoir deux parce que le groupe qui m'a vendu le saphir, il l'a pris là-bas.
LEODAGAN: Quoi! Mais vous demandez à vos gars de faire les temples maintenant?
VENEC: Ben non! Mes gars, comme vous dîtes, je veux les garder vivant. Non, c'est un groupe d'aventuriers qui me l'a vendu.


ACTE I

Séance de la Table Ronde, sont présents BLAISE, ARTHUR, LEODAGAN, LANCELOT, CALOGRENANT, GALESSIN, BOHORT, PERCEVAL et KARADOC.

BOHORT: Après tout, est-ce que c'est si grave si d'autres personnes tentent leurs chances?
LEODAGAN: Mais évidemment! Si ils raflent tous les trésors, nous derrière on est raide!
LANCELOT: Et puis c'est aux chevaliers de combattre les forces du mal pour apporter la lumière. Pas à des individus cupides qui ne combattent que pour s'enrichir!
ARTHUR: Exactement. Si les gens apprenaient qu'on fait plus de quêtes sous prétexte que des gugusses les font à notre place!
BOHORT: Et bien on pourrait se consacrer à d'autres activités.
LEODAGAN ( méprisant ): Comme quoi? Organiser des bals?
BOHORT: Par exemple.
ARTHUR: Non, faut faire quelque chose.
PERCEVAL: Si vous voulez, nous, on peut les interroger.
ARTHUR ( comme sonné ): De... Quoi? J'ai pas compris.
PERCEVAL: On peut les interroger.
KARADOC: Il y en a qui viennent à la taverne.
PERCEVAL: On les a vu quand... on faisait le point sur une mission.
ARTHUR: Mais vous comprenez de quoi on parle là?
KARADOC: Et ben des aventuriers, non?
PERCEVAL: On a encore compris de travers?
ARTHUR est sous le choc.

ACTE II

ARTHUR est attablé à la taverne accompagné de PERCEVAL et KARADOC.

ARTHUR: Bon, vous êtes sûr de votre coup? Parce que si on est venu pour rien, attention!
PERCEVAL: Ben normalement c'est bon.
ARTHUR: Normalement? ( il se reprend ) Bon, appelez le tenancier.
KARADOC: Qui?
ARTHUR ( exaspéré ): Le tavernier.

Coupure

LE TAVERNIER: Oui, ce sont des individus que j'ai servi à plusieurs reprises déjà. Pourquoi donc?
ARTHUR: Ben pour... Non mais mêlez de vos miches, ça vous regarde pas!
LE TAVERNIER: Et dîtes donc! Parce que vous êtes venu avec des bons clients, je vous mets pas à la porte. Mais méfiez-vous!
PERCEVAL (au tavernier): Ne vous en faites pas, il recommencera pas.
ARTHUR: ( à PERCEVAL ) Mais oh! Vous voulez quinze jours de travaux forcés! ( au TAVERNIER ) Et c'est vous qui devriez vous méfier, espèce de con! (il sort une pièce et la lui montre) Vous reconnaissez la tronche du mec là?

Coupure

LE TAVERNIER ( confus ): Oh mon Dieu, sire, c'est une méprise mais...
ARTHUR ( agacé ): Bon, ça va, ça va! Alors vous êtes sûr que c'étaient des aventuriers?
LE TAVERNIER: Oui, oui, absolument. ( en riant ) Et vu le débit de leurs commandes, à moins que c'étaient des alcolos classiques, je peux vous dire que...
ARTHUR ( l'interrompant ): D'accord. Et vous sauriez pas comment je pourrai les contacter?
LE TAVERNIER: Ah ben si vous revenez ce soir, il y en aura sûrement. Mais j'en ai entendu qui parlaient d'une affaire qui aurait un rapport avec Kaamelott.
ARTHUR ( choqué ): Un rapport avec Kaamelott? Et vous en savez plus?
LE TAVERNIER: Ça concernerait un certain... Comment qu'ils disaient... Elias?


ACTE III

Au laboratoire, ARTHUR et ELIAS.

ELIAS: Oui, c'est vrai. Je leur avais demandé d'aller me chercher des crânes de gobelins gris. C'était pour une potion de...
ARTHUR ( l'interrompant, en colère ): Mais vous avez pas à faire appel à eux! Si ça continue, le métier de chevalier disparaîtra à cause d'eux!
ELIAS: Mais attendez! Pour les crânes, ça me coûtait moins cher de faire appel à eux pour qu'ils me les prennent et qu'ils me les livrent ici, au labo, que d'aller moi-même en acheter à la boutique!
ARTHUR: Mais j'en ai rien à foutre! ( se reprend ) Bon. Vous parlez pas d'eux autour de vous, hein? Faut pas que le truc prenne.
ELIAS: Alors vous devriez voir ceux qui m'ont mis au courant. ( pause ) En plus, vous les connaissez.

Dans la salle à manger, ARTHUR, GUENIEVRE, SELI, LEODAGAN.

ARTHUR ( à GUENIEVRE et SELI ): Pour la dernière fois, vous ne devez pas faire appel aux aventuriers!
SELI: Mais pourquoi pas après tout? Ils font du mal à personne et ils nous rendent service.
GUENIEVRE: C'est vrai qu'au moins on a pas besoin de courir à droite à gauche.
ARTHUR ( ironique, à GUENIEVRE ): Ah ben oui, c'est vrai que vous êtes toujours sur les routes vous.
LEODAGAN: Bon, et puis de toutes façons, service ou pas, personne ne fait appel à eux.
SELI: Mais qu'est-ce que ça peut foutre à la fin?
ARTHUR: C'est pas bon pour la profession.
LEODAGAN: Voilà.
SELI: Mais quelle profession?
LEODAGAN et ARTHUR: Chevalier!
GUENIEVRE: Mais ils sont tellement sympathiques.
SELI: Ah bon? On a pas du faire appel aux mêmes alors.
ARTHUR: Quoi! Mais il y a plusieurs groupes qui font leurs affaires ici?
SELI: Je sais pas. ( à GUENIEVRE ) Comment ils étaient les vôtres?

Coupure

SELI: Sinon, vous avez qu'à les taxer.
LEODAGAN: Mais c'est pas con ça!
ARTHUR: Les taxer... Mais comment?
SELI: Ben je sais pas. Mettons que chaque mois, vous leur prélevez quatre pour cent.
LEODAGAN: Et après ceux qui payent pas, comme pour les pécores. Pendus.


EPILOGUE

Dans la chambre, au lit, ARTHUR et GUENIEVRE.

ARTHUR: Et je peux savoir ce que vous leur avez demandé au juste?
GUENIEVRE ( avec un soudain sourire ): Ah! Vous faites bien de m'y faire penser. ( elle sort un objet enveloppé dans le linge, qu'on ne voit pas donc ) Surprise!
ARTHUR: Mais qu'est-ce que c'est?
GUENIEVRE: Ben c'est une surprise. Ouvrez-le.
ARTHUR déballe le linge et en sort une épée.
ARTHUR: Mais c'est quoi ce machin?
GUENIEVRE: C'est une épée que les aventuriers m'ont ramené. Il paraît que c'est une créature qui l'avait volée à un riche seigneur.
ARTHUR ( inquiet ): Et combien vous avez payé?
GUENIEVRE: Ben c'est un cadeau, je vais pas vous dire le prix.
ARTHUR: C'est à dire que dans la mesure où c'est mon blé...
GUENIEVRE: Oh ben je sais plus maintenant... A peu près vingt milles.
ARTHUR ( hors de lui ): Vingt milles!
GUENIEVRE ( énervée ): C'est pour vous faire plaisir je vous signale!
ARTHUR: En plus moi j'ai Excalibur. Qu'est-ce que vous voulez que je foute de ce truc?
GUENIEVRE: Vous êtes un ingrat!

NOIR

ARTHUR: Et puis pourquoi vous me faites un cadeau? Je l'ai pas mérité, si?

Chevalier
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Toujours aussi bon, Provençal ! J'aime bien l'idée, et la chute est sympa. Ce n'est sans doute pas un des plus drôles, mais il est bien écrit.

Scribe et archiviste officiel
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  Ce message a été posté par une personne qui n’est plus inscrite aujourd’hui.

J'ai beaucoup aimé l'histoire et la manière dont tu l'as traitée.

PERCEVAL: Si vous voulez, nous, on peut les interroger.
ARTHUR (comme sonné): De... Quoi? J'ai pas compris.
PERCEVAL: On peut les interroger.
KARADOC: Il y en a qui viennent à la taverne.
PERCEVAL: On les a vu quand... on faisait le point sur une mission.
ARTHUR: Mais vous comprenez de quoi on parle là?
KARADOC: Et ben des aventuriers, non?
PERCEVAL: On a encore compris de travers?
ARTHUR est sous le choc.

J'ai adoré ça :D !

Par contre j'ai moins accroché à la fin, je sais pas il y avait peut-être mieux qu'une simple épée.

Mais sinon, très bon scénario comme toujours ;)

Chevalier
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C'est vrai que la fin est un peu poussive mais sinon c'est pas mal. Je pensais par contre que les aventuriers de Venec avaient vraiment piqué les bijoux dans la salle des coffres de Kaamelott. Sinon, ça m'étonnerait qu'Arthur soit aussi méprisant avec le tavernier. Au contraire, d'habitude ils s'entendent plutôt bien et le fait qu'il prenne une pièce et lui montre, style "je me la pète", je vois vraiment pas Arthur le faire.

T'en as fait des meilleurs Provençal mais on devient difficiles maintenant. Bravo quand même. :D

Scribe et archiviste officiel
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  Ce message a été posté par une personne qui n’est plus inscrite aujourd’hui.

Pauvre Guenièvre à chaque fois qu'elle essaye de faire plaisir à notre bon Roi elle se fait rembarrer.

Croustillant
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Ah ouais vous devenez vachement difficiles!
Non, je plaisante bien sûr :lol:
Merci de vos commentaires et de me dire ce qui ne vous plait pas. (et ce qui vous plait  :) )

Alors pour vous répondre c'est vrai que là le début et la fin ne servent vraiment que de début et de fin; je l'ai pas vraiment brodés. D'où une chute pas terrible et un début pas forcément crédible avec le coup des deux bijoux.

Alors par contre, Boucot, pour le caractère d'Arthur, je peux pas vraiment être d'accord avec toi. Parce que là c'est pas vraiment qu'il se la pète (bon si tu l'as vu comme ça c'est que je me suis mal débrouillé dans le scénario). Non, là je pensais plutôt qu'il était à vif et quand le tavernier l'a pas reconnu et lui a parlé en conséquence, il est parti au quart de tour.

Mais encore une fois merci de vos commentaires.

Chevalier Feuletonniste
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Moi, ce que j'aime le plus, c'est les dialogues, notamment les expressions bien kaamelotiennes. Tu parles vraiment comme les personnages ! Et puis il y a les petits détails. Par exemple quand Arthur parle du « tenancier », c'est rien mais ça permet à Karadoc de ne pas comprendre. Ça me fait penser aux concours de gymnastique, où entre les galipettes compliquées il y a toujours des petits gestes qui font que ça ne s'arrête pas, on conserve le rythme. Ici c'est pareil, entre les gags importants il y a ces petits détails moins hilarants mais qui maintiennent la continuité ; on est plongé dans le rire sans jamais en sortir...

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