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Chevalière Nebulis Causa
Hors ligne

Il s'agit là de mon tout premier scénario à l'espérance de vie de maintenant moins de 15 jours.
Vous aurez deviné à son titre à l'innoriginalité affligeante qu'il s'agit de la suite de la dernière scène du livre V.
Je me suis permise de ne pas respecter la structure la plus communément répandue, puisque le livre V dans le DVD ne le fait pas.
Vous releverez sans doute, le plagiat pitoyable dont j'ai usé et abusé dans les dialogues, voyez-y un hommage :P

Bonne lecture


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Cela commence à l'exact moment où s'est achevé le dernier épisode du livre 5 : Lancelot, les yeux fermés applique la routine pour essayer de sauver Arthur.
La plaie se referme, ne subsiste qu'une très légère cicatrice blanchâtre.
Pendant ce temps, on entend des bruits de bottes et d'armes.
A peine Lancelot a-t-il achevé sa routine que deux gardes le saisissent fermement (Arthur et toujours inconscient dans sa baignoire). La pointe d'une épée s'appuie douloureusement sous son menton : au bout, il découvre Léodagan arborant un sourire carnassier.

LEODAGAN : Et bien pour un gars qu'est sensé être mort, vous pétez le feu.
LANCELOT  souriant ironiquement : Je suis également ravi de vous revoir Seigneur Léodagan
LEODAGAN : Vous n'êtes peut-être pas mort, mais je vous assure que c'est plus qu'une question de jours mon lascar.
LANCELOT  toujours ironique : De jours ? Pourquoi attendre ? Finissons-en immédiatement. 
LEODAGAN  sur un ton mielleux : Croyez-moi, c'est pas l'envie qui m'manque, mais rien m'ferait plus plaisir que de vous entendre appeler vot' môman pendant qu'on vous torturera. reprenant un ton normal Et puis, le temps que les chefs de clans débaroulent de toute la Bretagne pour assister à votre exécution, faudra bien compter deux, trois semaines supplémentaires.
LANCELOT : Merveilleux, j'ai toujours rêvé que ma mort soit un divertissement public, vous me tiendrez informé de la date exacte pour que je sois à mon avantage, je serais peiné de décevoir mon public... petit rire ironique
A ce moment surgit le Seigneur Calogronan l'épée hors du fourreau qui s'arrête brutalement lorsqu'il voit Lancelot aux arrêts
CALOGRONAN : Ben mince alors, j'arrive encore trop tard !
LANCELOT : Et ben je vois qu'on a pas perdu ces bonnes habitudes.
CALOGRONAN : Si j'étais vous je la ramènerais pas.
LEODAGAN  Autoritaire, s'adressant à la garde : Enfermez-moi ce zig au cachot! Faites doubler la garde et mettez-lui les fers… s'adressant à Calogronan Assurez vous que pour une fois ils fassent bien leur boulot.

Lancelot quitte la pièce maintenu par les deux gardes et escorté de Calogronan. Dans le corridor Guenièvre, aidée d'une suivante, se remet de son agression. Elle aperçoit Lancelot et se dirige prestement vers lui

LANCELOT  transporté de bonheur : Guenièvre ! Mon amour !

Guenièvre lui assène en réponse une claque retentissante

GUENIEVRE : Ca vous suffit ça comme témoignage de mon affection ? reprenant totalement ces esprits  Arthur !

Elle se précipite dans la salle de bain, s'arrête brutalement lorsqu'elle découvre le corps d'Arthur inanimé.

GUENIEVRE  anéantie : Oh mon dieu ! Il l'a tué.
LEODAGAN  il tient une coupe d'étain qu'il porte à son nez : Non! il est bourré ! Et il en tient une bonne. Avec tout ce raffut, il a pas moufté… Y-a pas à dire, il est détendu depuis qu'il a replanté l'épée.
GUENIEVRE  perplexe : Mais alors c'est quoi ce sang par terre ?
LEODAGAN  remarquant la petite flaque de sang : Tiens c'est vrai ! C'est bizarre. Dans tous les cas c'est pas le sien. (Arthur toujours endormi répond par un grognement) On le laisse mariner dans son jus ou vous le faites transporter jusqu'à son plumard ?

Fin de la scène dans la salle de bain
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A la table ronde

Sont présent : Perceval de Galles, Hervé de Rinel, Le maître d'arme, Kadoc de Vannes, Lionel de Gaunes, Père Blaise, Karadok de Vannes (de Bretagne ?)
La table ronde est recouverte de nourriture.

KARADOC  en train de se couper un morceau de saucisson : Père Blaise, l'ordre du jour.
PERE BLAISE : Mais Sire, tout le monde n'est pas là, il manque les Seigneurs Léodagan, Calogronan et Bohort
KARADOC : On va pas non plus les attendre jusqu'à la saint Blinblin !
PERCEVAL : Non on doit dire "Saint Galessin"
HERVE DE RINEL : C'est pas la femme du roi Loth ça ?
KARADOC : Bon on va pas attendre de midi à quatorze heure ! Père Blaise, l'ordre du Jour.
PERE BLAISE  Blasé : Après tout, c'est vous le roi. Donc à l'ordre du jour nous n'avons que l'augmentation du budget nourriture de Kaamelott.

Karadoc pose son saucisson, se redresse et essaye de prendre une posture royale puis s'adresse aux chevaliers présents.

KARADOC : Vous saviez qu'on consacre moins d'argent pour la bectance que pour les catapultes ! C'est tout simplement scandaleux ! Comme je dis toujours c'est pas en mangeant comme des oiseaux qu'on…

La porte s'ouvre violemment sur Léodagan , suivi par Bohort

KARADOC  tapant violemment sur la table : Seigneur Léodagan, c'est pas parce qu'on arrive en retard qu'on doit foutre le souk.
LEODAGAN : Quand vous saurez pourquoi je suis en retard, je crois que vous changerai de ton, Seigneur Karadoc.
KARADOC : Sire
LEODAGAN : Quoi ?
KARADOC : Vous devez m'appeler Sire.
LEODAGAN : Je vois pas pourquoi je vous donnerez du "Sire" vous n'êtes pas roi que je sache ?
LE MAITRE D'ARME : Et bien vous, c'est vraiment comme ça vous arrange
LEODAGAN  au maître d'arme : Alors vous on vous a pas sonné.
LE MAITRE D'ARME  se levant brusquement : Je vous prierez de me parler sur un autre ton ou vous pourriez tâter de mon épée.
LEODAGAN : Vous croyez que j'ai peur d'un mangeur de graines ?
LE MAITRE D'ARME : JE NE MANGE PAS DE GRAINES ! dégainant son épée   En garde espèce de petite tafiolle!
BOHORT : Messieurs, je vous en pris, l'heure n'est pas propice aux querelles ! Vous réglerez ça plus tard, la nouvelle est d'importance, Lancelot a été arrêté alors qu'il…
LIONEL DE GAUNES  interrompant son frère : Comment ça ? Mais il est mort ! Je l'ai mortellement touché, il n'aurait jamais dû survivre à ses blessures !
LEODAGAN : Et bien il faut croire que vous êtes aussi manche que votre frangin lorsqu'il s'agit de mettre dans le mille. Votre blessure mortelle c'était tout au plus une estafilade, parce que dans le genre cadavre le Lancelot il est plutôt vivace. Croyez-moi !

Vexé, Lionel de Gaunes s'enfonce dans son fauteuil

KARADOC : Seigneur Léodagan, je vous rappelle que vous êtes en retard, alors asseyez-vous que la réunion puisse continuer

Léodagan et Bohort s'installent à la table ronde

KARADOC  pour lui-même : Où j'en étais déjà ? Ah oui ! s'adressant aux chevaliers Comme je dis toujours c'est pas en mangeant comme des oiseaux qu'on…
LEODAGAN : J'y crois pas ! On vient de vous dire qu'on a pincé Lancelot et vous trouvez pas mieux que de nous bassiner avec vos proverbes de pécores.
KARADOC : Là vous cherchez les ennuis. On est plus du temps d'Arthur où les réunions partaient en sucette, maintenant c'est losange : on suit l'ordre du jour !
KADOC : Les sucettes c'est bon, mais le caca de pigeon c'est caca.
PERE BLAISE : Sire, si je puis me permettre, le Seigneur Léodagan n'a pas tout à fait tort. Peut-être pourrions-nous aborder la question du budget des cuisines après avoir réglé la question de Lancelot.
KARADOC : Bon ! Ca va pour cette fois, mais c'est la dernière…

Satisfait, le Seigneur Léodagan commence son récit :

LEODAGAN : J'étais en route pour la Table Ronde quand je manque de me faire mettre par terre par une boniche en panique qui me dit que Lancelot avait débaroulé dans la salle de bain. Y-avait deux gardes devant la salle du Trône, j'les embarque avec moi. En arrivant à la salle de bain on l'a cueilli comme une fleur le chevalier blanc. sourire satisfait
KARADOC : Et c'est tout
LEODAGAN : Comment ça c'est tout ?
KARADOC : D'habitude vos aventures sont plus… (cherche ces mots) …éthiques. Là y a rien. Vous avez même pas quitté le château, j'suis désolé mais on peut pas faire une légende avec ça.
PERCEVAL : Au moins si y-avait un vieux, ça aurait fait plus classe.
BOHORT : Mais Sire, ce n'est pas une histoire ! Cela vient de se produire, ici, au château. Le Seigneur Lancelot a surgit de nulle part, mû par une rage meurtrière, j'ai moi-même échappé à une mort atroce grâce à je ne sais quelle bonne étoile. Il avait pour dessin d'assassiner le Seigneur Arthur.
PERCEVAL  bondissant de son siège : Quoi ?! Il a tué Arthur ! Il est où ce bâtard, je vais le mettre en pièces !
BOHORT : Calmez-vous Seigneur Perceval, fort heureusement l'incident n'a fait aucune victime, notre bon Seigneur Arthur est sain et sauf et le Seigneur Lancelot jouit à présent d'une fort inconfortable cellule dans nos cachots.
PERCEVAL : Je préfère ça parce que je peux vous assurer qu'il aurait passé un mauvais moment.
LE MAITRE D'ARME  admiratif : Et bien seigneur Léodagan, je vous dois des excuses, l'homme qui a arrêté l'assassin de Sire Arthur mérite toute ma sympathie.
LEODAGAN : Vous êtes bien urbain… Bon maintenant faut décider du sort du traître.
KARADOC : Pas tout de suite, on verra ça demain, là il faut que j'aille manger un truc, c'est l'heure de mon en-cas de cinq heure.
LEODAGAN  jetant un œil étonné au centre de la table : Mais y-a de quoi nourrir un régiment entier.
KARADOC : Non mais, y-a que du salé là, et puis le fromage il est trop jeune. J'ai demandé qu'on me fasse préparer un gâteau aux pommes et au miel, une recette de famille.
HERVE DE RINEL : Non c'est Dagonnet qu'elle s'appelle la femme du roi Loth, Galessin c'est le nom du chien.

Fin de la scène à la Table Ronde

Scribe et archiviste officiel
Hors ligne

  Ce message a été posté par une personne qui n’est plus inscrite aujourd’hui.

Excellent !! J'adore tout ^o^

Avec un respect encore plus total pour la phrase de conclusion d'Hervé :D  :D  :D  :D


Nan sérieux, on s'y croit, une suite comme ça ne me décevrait même pas je pense. On reconnait bien le phrasé des héros (mention spéciale à Léodagan et Bohort), ça parait plausible...

Franchement, bravo \o/

Chevalier
Hors ligne
Flammeche a écrit :

HERVE DE RINEL : Non c'est Dagonnet qu'elle s'appelle la femme du roi Loth, Galessin c'est le nom du chien.

:lol: Je ne m'en suis toujours pas remise de celle-là ! Excellente conclusion Flammeche. Et tout le scénario est bon d'ailleurs, tu es vraiment dans le ton de la série et le caractère des personnages est tout à fait respecté. Bravo !

Chevalière Nebulis Causa
Hors ligne

Merci beaucoup tout les deux d'avoir pris le temps de me laisser vos impressions.
Je suis contente que mon scénario vous ait plu car je n'ai vraiment pas l'habitude, j'écris habituellement des fanfictions plus classiques.

Je ne promet rien étant donné que la livre VI est prévu pour dans une dizaine de jours maintenant, mais peut-être aurais-je le temps d'écrire la suite.

Chevalier
Hors ligne
Flammeche a écrit :

BOHORT : Calmez-vous Seigneur Perceval, fort heureusement l'incident n'a fait aucune victime

\o/ Bravo !!

Y a pas mal de fautes mais sinon l'histoire tient la route. Continue comme ça. :)

Chevalier Feuletonniste
Hors ligne

J'ai beaucoup aimé les dialogues. On n'est pas mort de rire, mais tout s'enchaîne bien et c'est agréable à lire. La phrase finale d'Hervé est superbe, d'autant qu'elle a une vraie signification (normalement, ce que dit Hervé ne veut rien dire, mais c'est encore mieux comme ça ! :) )

Chevalière Nebulis Causa
Hors ligne

Merci pour vos encouragement ^^

Boucot : J'ai corrigé les fautes que j'ai réussi à voir ainsi que les erreurs de ponctuation. Désolée, j'ai pourtant essayé de faire attention.

Agloval : C'est déjà super que tu aimes bien mon scénar ^^. Si j'en écris un autres peut-être réussirais-je à être un poil plus drôle, mais j'avoue que l'humour n'est pas mon fort. En général j'écris des trucs un choua plus dramatique.

Pour la phrase finale c'est vraiment venu à la dernière minute. J'ai du être frappé par le saint esprit Kaamelottien. Et puis j'aime tellement le personnage d'Hervé que je tenais à lui faire dire une phrase percutante.

Scribe et archiviste officiel
Hors ligne

  Ce message a été posté par une personne qui n’est plus inscrite aujourd’hui.

C'est comme ça pour tous ceux qui font des scénarios incluant Hervé; ça tient à coeur que sa réplique fasse mouche ^o^
Et la tienne fait mouche !

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