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Je vous ai compris ! Vous avez voulu la suite de Les Cendres et les Larmes, et la voila. Avec en prime une petite référence à Star Wars, un bonbon gratos pour ceux qui trouvent ! Bonne lecture !


PROLOGUE

Au pied d'une tour de Kaamelott, à l'intérieur de l'enceinte, le maître d'arme lutte désespérément contre une multitude d'assaillants vêtus de blanc, quelques uns d'entre eux sont déjà au sol, morts. En se retournant, un des hommes en blanc qui regarde le combat remarque le seigneur Lancelot qui s'approche, curieux, de la bataille. L'homme s'approche de son seigneur.

LANCELOT (regardant le combat) - Il ne veut toujours pas se rendre ?

HOMME EN BLANC - Non, monseigneur. Il a déjà tué six d'entre nous. Je dois donner l'ordre aux archers de tirer ?

LANCELOT (levant la main) - Non. Je vais régler ça moi-même.

Lancelot continue son chemin et passe le cercle d'hommes en blanc qui forment une sorte d'arène humaine. Le maître d'arme se démène comme un beau diable et les ennemis refluent de toute part. Le maître d'arme exulte en abattant un septième adversaire.

MAITRE D'ARME (joyeux) - Alors les pisseuses ! On fait moins les fièrottes quand on a les boyaux à nu ! Je vais vous montrer ce que ça fait quand on se fait raboter le cul à coup de rapière !

Le maître d'arme fait un pas en avant et les hommes en blanc reculent comme un seul homme. Lancelot s'avance. Le maître d'arme le remarque et perd son sourire, il baisse son épée.

MAITRE D'ARME (narquois) - Tiens ! Regardez qui se radine pour péter l'ambiance !

LANCELOT (calme) - Soumettez-vous imbécile. Vous éviterez peut être la potence.

Le maître d'arme accuse le coup et rit pour lui même à l'offre du chevalier renégat. Il relève la tête, le sourire aux lèvres.

MAITRE D'ARME (solennel) - Jamais. Jamais je ne me soumettrais et prêterais fidélité à un félon qui a trahi son meilleur ami, ses camarades, et sa cause. Faudra vous trouver une autre petite salope pour baisser son froc, ma mignonne. Jamais. Plutôt mourir.

Lancelot reste de marbre, le temps s'électrise, il baisse la tête un moment, puis il la relève, la détermination se lisant dans son regard.

LANCELOT - Ainsi soit-il.

Lancelot dégaine son épée et s'avance face au maître d'arme qui se remet en garde, les hommes de Lancelot s'écartent sur son passage. Sans attendre, le maître d'arme bondit sur son ennemi. Il s'ensuit un terrible combat entre deux experts du maniement de l'épée, aucun ne semble prendre l'avantage sur l'autre. Cependant alors que leurs fers s'entrechoquent, Lancelot utilise une botte et se retrouve derrière le maître d'arme. Son épée transperce de part en part le fidèle serviteur d'Arthur prit de stupeur d'être défait. Lancelot et ses hommes laissent le cadavre au milieu de la cour du château en train de brûler.

GENERIQUE

Acte I

Autour d'un feu de camp en pleine forêt, Merlin et le Père Blaise font griller des glands et des marrons, avec un petit oiseau chétif à la broche, l'air maussade.

PERE BLAISE (grelottant de froid, anéanti) - Tout, il a tout fait cramer.

MERLIN (compatissant) - Bah ça c'est sûr c'est le coup dur.

PERE BLAISE - Des années et des années de travail réduit à néant.

MERLIN - Vous avez rien pu sauver ?

Blaise feuillette quelques bouts de papier sortis de son sac de voyage, dégoûté.

PERE BLAISE - J'ai récupéré un peu de paperasse à la va vite avant de me tirer. Mais sinon, les Quêtes des chevaliers, les comptes-rendus des réunions de la Table Ronde, les registres d'adoubements, les mémoires d'Arthur, les lois. Tout est parti en fumée.

MERLIN - Ça veut dire qu'on se souviendra pas de nous ?

PERE BLAISE - Bah non. Evidemment que non, personne s'en souviendra. La culture orale ça a jamais fait ses preuves sur la durée, regardez le druidisme.

MERLIN (vexé) - Ah parce que le druidisme ça a pas fait ses preuves sur la durée ?

PERE BLAISE - Bah maintenant c'est un peu les chrétiens qui ont repris le flambeau non ? Les dieux celtiques c'est dépassé.

MERLIN - Alors je voudrais vous préciser, môssieur Blaise, que les dieux celtiques c'est pas ringard ! Y'a encore Excalibur j'vous rappelle ! J'suis encore là moi ! Et pis votre dieu unique à vous je me demande bien ce qu'il a fait pour nous ! Ah ah ! Et ouais parce que nous foutre dans la merde comme aujourd'hui alors là y'a du monde ! Mais par contre pour filer un p'tit coup de pouce pour redresser la barre là y'a plus personne, rideau, adressez- vous au guichet suivant !

Le Père Blaise menace Merlin en lui pointant un rouleau de parchemin sous le nez.

PERE BLAISE (énervé) - Y nous aidera quand on en sera digne, c'est tout !

MERLIN (mesquin) - Ah l'excuse pourrie !

PERE BLAISE - Vous savez ce qu'elle vous dit l'excuse pourrie ?

Merlin se renfrogne. Un silence de plomb s'installe sur le petit campement, seul le le crépitement du bois se fait  entendre. Tandis que Père Blaise lit quelques feuilles, Merlin tend la main pour attraper un morceau de l'oiseau rôti. Mais le prêtre s'interpose brusquement.

PERE BLAISE (tapant la main de Merlin) - Hey c'est ma moitié ça ! Vous y touchez pas !

MERLIN - Comment ça votre moitié ? Y'a pas votre nom dessus que je sache !

Arrive la pauvre Dame du Lac à l'état mortel vêtue de haillons.

DAME DU LAC (intimidée) - Euh, j'vous dérange ?

PERE BLAISE (surpris) - Qui c'est celle-la ?

DAME DU LAC - Ben, c'est à dire... j'suis comme qui dirait la Dame du Lac en fait.

Merlin et Blaise se regardent effarés, ils semblent ne pas en croire leurs yeux.

Acte II

Au pays de Galles près de Caerdydd, la nuit, une petite troupe d'hommes en blanc montent la garde autour d'une ferme minable. A l'intérieur, le bruit des coups résonne. Pélinnor s'écroule sur le sol, des ecchymoses sur le visage, il se masse la mâchoire. Un homme en blanc se tient au dessus de lui, haletant, d'autres tiennent la femme de Pélinnor et Nonna, sa mère, en otages.

HOMME EN BLANC (intimidant) - Encore une fois. Où est votre fils ?

Pélinnor se redresse péniblement sur le sol.

PELINNOR - Mais ça fait depuis c'midi que je vous dis que je ne sais pas où il se trouve.

L'homme en blanc frappe une nouvelle fois Pélinnor qui pose genou à terre et se retient sur le plancher avec sa main.

HOMME EN BLANC (agacé) - Je commence à en avoir ras le ciboulot de tes imbécilités vieux croulant. Alors tu vas nous dire ce que tu sais. Ou sinon c'est ta femme qui va déguster.

Pélinnor regarde sa femme, on lui presse un couteau sous la gorge. Ils échangent un regard.

NONNA (désespérée) - Mais puisqu'il vous dit qu'il sait rien !

HOMME EN BLANC (pointant un doigt menaçant en direction de Nonna) - Toi tu la boucles ou t'en prends une !

Nonna se tait, effrayée, l'homme en blanc renverse un meuble pour intimider. Il attrape Pélinnor par le col et le rapproche de lui.

HOMME EN BLANC - On sait que ton fils, Perceval, est un crétin congénital. Lui et son pote gras-double sont du genre pas très futes futes. Alors qu'est-ce que ça fait deux cons en cavale ? Hein ? (il arme son bras) Qu'est-ce (frappe Pélinnor) que (frappe) ça (frappe) fait (frappe) deux (frappe) cons (frappe) en cavale ?

Il laisse tomber Pélinnor au sol. Le vieux fermier regarde son tortionnaire droit dans les yeux.

PELINNOR - Vous savez, moi je veux bien coopérer, voyez. Mais j'suis comme qui dirait quelqu'un d'assez... limité intellectuellement. J'suis un gros con de la campagne quoi. Et le problème quand vous posez votre question, c'est que vous me collez des tartes en même temps. Alors, n'y voyez surtout pas un manque d'attention, mais disons que je suis plus occupé à encaisser les baffes qu'à écouter votre question. Vous saisissez le problème ?

L'homme en blanc retrouve son calme, et approche son visage masqué vers celui de Pélinnor, il le jauge du regard, puis se redresse.

HOMME EN BLANC (calme) - Bon. Très bien. On va dire que je te crois. Mais si on apprend que tu nous a menti sur toute la ligne, je me ferais un plaisir de te couper la langue. Tu saisis le problème ?

Il fait signe à ses hommes de relâcher les femmes qui s'empressent d'aller soutenir Pélinnor. La troupe quitte la maison.

HOMME EN BLANC (à un acolyte) - Brûlez tout.

Le sbire acquiesse, et lui et d'autres hommes bloquent la porte d'entrée de la chaumière sous le regard de Pélinnor, sa femme, et Nonna. Les hommes en blanc allument des torches et mettent le feu à la maisonnette qui s'embrase très vite, une grande colonne de fumée noire s'élève dans l'obscurité de la nuit.

Acte III

Le lendemain matin, Perceval, Karadoc, et Kadoc arrivent en vue de la ferme de Pélinnor. A la vue de la fumée et des décombres, Perceval presse le pas et finir par courir pour découvrir la maison de son enfance incendiée. Karadoc et son frère Kadoc arrivent à sa suite.

PERCEVAL (cherchant un peu partout du regard) - Père ! Mère ! Mamie !

KARADOC (dégoûté) - Ça sent cette viande bizarre. Celle que je connais pas.

KADOC - Elle est où la poulette ?

PERCEVAL (regardant sa maison en cendres) - La maison. Il en reste rien. Qu'est-ce qui s'est passé ?

KARADOC - C'est peut être les hommes de Lancelot qui ont fait ça.

PERCEVAL - Mais ils sont où mes parents ? (regardant alentour) Père ! C'est moi, Perceval !

Karadoc pénètre au sein des décombres et soulève des madriers et autres débris.

KARADOC - Peut être qu'on va trouver des indices là-dedans !

PERCEVAL (regardant le sol)- Y'a des traces de chevaux !

KARADOC (étonné) - Bah vous savez les reconnaître maintenant les traces de chevaux ?

PERCEVAL - Le roi m'a donné un cours. A vu de pied je dirais qu'il y avait environ 12 cavaliers et demi.

KARADOC - Et demi ?

PERCEVAL - Y'en avait un sur un mulet.

KADOC - Bon maintenant ça suffit ! Papy y fait la sieste !

Karadoc soulève un pan de mur intacte et blêmit subitement.

KARADOC - Aaaaaaaaah ! Assassin ! Assassin ! Assassiiiiiiin !

Il prend ses jambes à son cou et va vomir un peu plus loin. Alerté par les cris de son compagnon, Perceval va voir à son tour, il reste pétrifié devant le spectacle abominable sous ses yeux, les corps calcinés des membres de sa famille, blottis les uns contre les autres. Avec la démarche d'un zombie il sort de l'amas de décombre, les yeux vagues, il est pris de tremblements, et s'écroule à genoux dans la poussière.

PERCEVAL (désincarné) - Je comprends pas, je comprends pas, je comprends pas....

Karadod s'approche de son ami, complètement anéanti, il ne sait pas quoi faire, il ne trouve qu'à mettre une main compatissante sur l'épaule de Perceval. Celui-ci commence à pleurer, il baisse la tête, les épaules prisent de soubresauts, il se prend le visage entre les mains. Sur une branche, une corneille pousse un cri lugubre.


EPILOGUE

A Rome, Villa Aconia, Arthur, assis sur le lit, regarde la robe rouge que portait Aconia à leur mariage entre ses mains. Il essaye d'y puiser un peu de courage et de motivation. Entre Flavius. Arthur lève les yeux vers lui.

FLAVIUS - Je vous dérange ?

ARTHUR (réfléchit) - Pas vraiment non.

Arthur replonge son regard dans la robe rouge, Flavius vient s'installer à côté de lui.

FLAVIUS - Ma femme me gonfle. Vous êtes marié vous ?

ARTHUR - Oui.

Flavius apprécie un moment la réponse, puis il regarde les décorations de la villa.

FLAVIUS - Il parait que c'était un général qui vivait ici.

ARTHUR - Je sais oui.

FLAVIUS - Avant j'étais dans le commerce. En Judée. Je vendais des épices.

ARTHUR - Des épices ?

FLAVIUS - Ouais, toutes sortes d'épices. Le safran, le curry, la coriandre, etc. Ça marchait du tonnerre.

ARTHUR - Bah qu'est-ce que vous êtes venus glander à Rome alors ?

FLAVIUS (l'air grave) - Dettes de jeu.

ARTHUR - Ah.

FLAVIUS - Et vous ? Qu'est-ce que vous faisiez avant ?

ARTHUR - J'étais dans l'armée.

FLAVIUS - La Légion ?

ARTHUR - Entre autre. Après j'ai eu un poste à responsabilités.

FLAVIUS - Vous avez laissé tomber ?

ARTHUR - On peut dire ça oui.

Noir

ARTHUR - Pour l'instant.

FIN

Chevalière Nebulis Causa
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Tu parles de Lancelot en « chevalier Renegat » alors que Lancelot est légitime, le renégat c’est le maître d’Arme pour le coup.

Ensuite je tenais à te Dire : Mécréant tu as tué le Maitre d’Arme, je te deteste, Au bucher !!!!

Les parents de Perceval Snifff !!!!

Tout ça pour dire que j’ai beaucoup apprécié. Tu as bien mélangé l’humour et le drame. C’est vrai qu’autant de mort on est pas habitué mais ça fait un entrainement pour les films.

Chevalier Feuletonniste
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Je n'ai pas compris comment les parents de Perceval sont morts : ils ont été brûlés avec leur maison ?

En tout cas, chapeau, c'est vraiment bien fait ! On ne rigole pas mais il y a de l'action et du suspense. J'aime bien l'idée d'un Lancelot encore plus fort que le Maître d'arme, ça montre bien qu'il était vraiment au-dessus du lot, l'égal d'Arthur, mais en plus égoïste...

Scribe et archiviste officiel
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Oui voila, brûlés dans leur maison.

Scribe et archiviste officiel
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Pas mal du tout. Quelle cruauté néanmoins ^^

Chevalier
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Ah ouais effectivement y'a du sang mais j'aime beaucoup! Sinon pour le détail dont tout le monde se fout, Nonna c'est la grand-mère, sa mère s'appelle Acheflour.

Scribe et archiviste officiel
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Vraiment bien !
Pareil, pas beaucoup d'humour mais on s'ennuie pas. Il y a du suspens.
J'ai bien aimé aussi ce duel entre Lancelot et le maître d'arme, ça montre vraiment que Lancelot est très fort, un grand adversaire ! :)
Par contre je n'ai pas trouvé le clin d'oeil à Star Wars !

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Une ferme isolée, brûlée, avec des corps carbonisés, tout ça par des hommes en blanc, et le fiston qui revient et découvre tout ça....

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Astyron a écrit :

Une ferme isolée, brûlée, avec des corps carbonisés, tout ça par des hommes en blanc, et le fiston qui revient et découvre tout ça....

Ah ben ouais, tout simplement ! ^^

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Bah oui y'avait pas besoin d'aller voir plus loin que le bout de son nez lol.

Chevalier
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Superbe Astyron ! Aussi bon que le premier. Jusque dans les parties narratives, qui posent bien l'ambiance et créent tout de suite le suspense ! Tu écris très bien, et l'émotion est là. Bravo !

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waouuu ça fout un peu les miquettes quand même.... mais c'est super bien écrit bravo!

Scribe et archiviste officiel
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Merci beaucoup ^^

Je travaille sur la suite.

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