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Pécore
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Bonjour à tous.

Suite à la vision du livre 6 j'ai décidé de regarder de nouveau tous les épisodes.

Les deux premiers livres ont été sacrément douloureuses. Je n'ai ri que très peu, ne pouvant rire sachant ce que je ressentais à la fin du livre 6.
Le troisième (celui que j'aime le moins) était plutôt ennuyeux, on voyait poindre la haine Arthur/Lancelot (enfin, surtout la haine de Lancelot pour Arthur), mais rien de bien grand.
Le quatrième m'a fait rire (Ah, la Poétique 2), et je me suis penché de plus près sur le cas Mewanowi. Enfin, dans la troisième aussi, d'ailleurs.
Qu'ai je vu de tout ça ?
Elle est pas si connasse (excusez moi l'expression) que je ne l'avais pensé. Au début, elle ne veut pas du tout que son mari ne meurt. Ce n'est qu'au bout d'un moment, lorsque la vie de son époux la sépare d'Arthur qu'elle veut sa mort.

Et elle est raide dingue d'Arthur. Certes, elle aime le pouvoir. Mais son amour pour le pouvoir est plus faible que celui pour Arthur.
Ce dernier, je l'ai également beaucoup regardé. À quel moment commence-t-il à péter les plombs ? Il voit que son amour avec sa nouvelle femme est impossible. Il sait que le royaume tombe en ruine. Les couillons n'ont pas appris. Et si Lancelot avait raison ? Mais l'espoir surgit d'un endroit inattendu. Perceval, enfin. Il montre des marques d'intelligence.

On poursuit avec le livre 5 (mon deuxième préféré, après le livre 6).
Le délabrement. "Même Kaamelott est en train de tomber. Y a des lézardes au plafond", dixit Léodagant. C'est peut-être lui le plus désespéré de tous, plus qu'Arthur. Le pouvoir ? Bof. Il pourrait profiter de la faiblesse d'Arthur pour avoir le pouvoir effectif ? Qu'est ce qu'il se fait vieux. On sent que la fin est proche. La fin du livre 5 et du livre 6 vont elles lui redonner le punch nécessaire pour la suite ? Ou va-t-il s'éteindre, à petit feu ?

Le vrai piège c'est Mevanowi. "Elle est rongée par la jalousie", dixit Arthur. Mais elle l'aime plus qu'elle je lui en veut. Elle voit l'état de Kaamelott, oh oui. La fois où ça lui est le plus visible, c'est quand un pilier de la forteresse quitte le navire. Merlin. Quelqu'un qui hairait Arthur s'emploierait à la destruction de Kaamelott. Si elle pouvait réellement faire du mal à son aimé, Méléagant serait allé la voir.

Certes, il y a la fameuse tisane. Mais personne ne sait ce qu'elle contient. Assurément pas un poison mortel. Car les chances que Guenièvre boive avant de donner celle de son mari était grande. Arthur qui retrouve sa femme morte suite à la visite de son ex-femme aurait été du plus mauvais effet. Et une mort assurée.

Penchons nous sur Arthur. À quel moment a-t-il choisi tout ça ? Quand ? Quand il replante l'épée, il pense la récupérer. C'est ensuite. Quand le royaume se désagrège. Merlin part. Il n'y a plus de chevaliers, plus rien. Je ne l'avais pas vraiment remarqué avant, mais le livre 5 est la fin pour tout le monde. Perceval et Karadoc vivent dans la misère, à plusieurs dans une chambre de taverne. Lancelot n'est plus. Isolé, mort. Moralement parlant.

Une chose m'intrigue, néanmoins. Arthur parle avec Vénec, sur le chemin pour récupérer l'épée. Il hésite franchement à la récupérer, envisage vaguement le fait de ne pas la repérer.
Et à un moment, il semble entendre un bruit, et demande à Vénec de se taire. À votre avis, quel est ce bruit ?

Chevalier
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Alors je suis pas du tout d'accord avec ton analyse de Mevanwi. Pour moi ce qui l'intéresse c'est avant tout le pouvoir, la preuve, elle s'est mariée avec un mec boulimique pas trop fut fut juste pour le prestige du rang de son mari. Arthur ensuite était quand même un choix logique pour ses intérêts (le fait que Arthur soit intelligent et plutôt beau garçon ça c'est un bonus).

La tisane était assurément un poison. Qu'est-ce que tu veux que ce soit d'autre? Elle aurait pas tant insisté pour que Guenièvre la boive alors qu'elle n'y touche pas sinon...

Je pense pas que le bruit qu'Arthur entend ait une importance scénaristiquement parlant.

Chevalier Feuletonniste
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LupusCramus a écrit :

Certes, il y a la fameuse tisane. Mais personne ne sait ce qu'elle contient. Assurément pas un poison mortel.

Sauf qu'Élias s'est fait voler ses fioles de poison (il ne peut plus empoisonner les flèches - remarque, ça vaut mieux, les soldats se piquaient avec en allant les chercher dans le carquois).

De façon générale, je suis plutôt d'accord avec Lexx.

Semi-Croustillant
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Je pense aussi que la tisane est réellement empoissonné, il y a eu, au début, un amour réel( il sort une loi pourrie un moyen pour quand même être avec elle) entre mewanowi et Arthur mais à la fin ce qu'elle veut c le pouvoir !!! D'ailleurs à ce sujet ej me posais une question Arthur dans le livre 6 fait sa grande promesse de ne jamais toucher sa femme or après l'échange d'épouse mewanowi devient sa femme, vous ne croyez qu'en la touchant alors il trahit sa promesse?
Je pense qu'Arthur ne retire pas l'épée car comme tu la dis tout fous le camp mais c'est aussi surtotu parce qu'il est à bout il en peut plus et il n'a plus vraiment de motivation (faire ça pour qui pour quoi) que lui reste-t-il , pour quels raisons est-il prêt encore à se battre  (tout le monde dis tout le temps qu'il gère mal son royaume en le laissant tomber , en leur filant sa place il montre ainsi que c'est vraiment difficile et qu'il a fait tout ce qu'il pouvait) Il ne retire pas l'épée parce qu'il n'est pas encore prêt à se battre , à être fort et recommencer à régner il est a bout et il l'est encore plus dans le dernier épisode du livre 5  tandis que tout à la fin du livre 6 il retrouve ces motivations (pourquoi se battre? rendre la dignité au faible; quelle est la seul chose réelle en ce monde? La magie.....ET puis il repense surement à sa femmme et même si elle n'est plus là elle a accepté de l'épousé et ça doit lui donner une force intérieur , en retournant à Rome ses motivations, ses buts , ce qu'il voulait faire tout lui revient même les raisons pour laquelle il les fait!
Je ne sais pas si j'ai été clair dans ce que je disais mais j'ai essayé

Chevalier Feuletonniste
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après l'échange d'épouse mewanowi devient sa femme, vous ne croyez qu'en la touchant alors il trahit sa promesse?

Houlà, on n'a pas arrêté d'en parler  ces dernières semaines... :)

Au fait : Mevanwi .

Scribe et archiviste officiel
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Si elle n'était pas une "connasse ambitieuse"((c) Duchesse d'Aquitaine) Elle n'aurait pas de raisons de tanner son mari pour qu'il tente de retirer l'épée, ou n'aurait pasfait la grosse morue avec le Jurisconsulte pour redevenir reine et coller Karadoc au pouvoir (espérant ensuite l'embobiner pour avoir les pleins pouvoirs.... (c'est là qu'elle s'est viandée^^'))

Grand Enchanteur de l'Ouest
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Perceval-legallois a écrit :

(espérant ensuite l'embobiner pour avoir les pleins pouvoirs.... (c'est là qu'elle s'est viandée^^'))

Carrément, c'est là qu'on prend réellement la mesure de sa soif de pouvoir... quand elle essaie de manipuler totalement Karadoc pour récupérer récupérer les rênes du royaume. Mais il est pas si con qu'il n'y parait, Karadoc... et sans forcément voir ça directement, il a l'air de comprendre qu'elle tente de le couillonner. D'ailleurs Arthur c'était déjà aperçu de ça je pense, et ça lui a sans doute fait un peu peur, ou du moins ça l'a dérangé : dès l'instant que Mevanwi est avec lui, elle commence a prendre son rôle de reine très au sérieux, elle s'implique à fond dans la gouvernance.

Je ne sais pas si ça aurait été un mal... peut-être aurait-elle été une très bonne reine et gouvernante pour le pays. Mais Arthur doit voir tout cela d'un mauvais œil : le décalage avec Guenièvre est trop violent et rapide...

Scribe et archiviste officiel
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Kyvar a écrit :

D'ailleurs à ce sujet ej me posais une question Arthur dans le livre 6 fait sa grande promesse de ne jamais toucher sa femme or après l'échange d'épouse mewanowi devient sa femme, vous ne croyez qu'en la touchant alors il trahit sa promesse?

Oh seigneur Dieu tout-puissant ! La vengeance du retour de l'intrigue de la question de la perplexité du doute...
Que puis-je dire si ce n'est que tout est sur la deuxième page de la section "Kaamelott" du forum, topic "Arthur/Guenièvre" ou quelque chose comme ça. Il y a les pour et les contre. Bonne lecture.

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Mevanwi. Si l'on en croit le Livre VI, il semblerait qu'elle ait toujours eu un fond de "morue-sité", une haute opinion d'elle-même, de ses capacités et de ce qui lui est dû.
J'imagine que quinze ans passés avec l'impression de dormir dans un chenil l'ont assagie et forcée à revoir ses attentes à la baisse.

Puis, c'est le coup de foudre ! Elle et Arthur semblent s'accorder; ils vivent leur histoire en secret. Mevanwi a l'occasion de vivre une vraie, belle histoire d'amour et ne s'en prive pas. Grand bien lui fasse.

Jusque là, tout va bien.

Mais Guenièvre se tire et laisse la place de reine vacante. Deuxième occasion inespérée pour Mevanwi qui se lance à l'assaut de la couronne.
En effet, il ne faut pas oublier que Mevanwi commence à montrer des signes d'ambitions démesurées et de cruauté bien avant qu'Arthur ne l'abandonne. C'est elle qui, dans Le Duel , annonce à Karadoc que le roi et elle ont une aventure et qu'un duel doit avoir lieu. C'est elle qui dit à Arthur de "prendre ses responsabilités" (autrement dit, assassiner Karadoc). C'est elle qui, par l'intermédiaire de son amant, espère faire tuer son époux, le père de ses enfants.*
Mevanwi crée de toute pièce les circonstances qui vont mener à l'échange d'épouses et donc à son accession au trône de Bretagne.
Là, on est déjà dans du très, très lourd question "morue".

Après le renoncement d'Arthur, l'amertume et l'humiliation n'ont plus qu'à faire leur travail et finir de tranformer Mevanwi en "salope géante" avec des tendances homicides.

Mevanwi aurait-elle été une bonne reine ? Pour ma part, je crois que rien n'est moins sûr.
Logres n'a qu'un souverain : le roi. La reine ne sert à rien si ce n'est à pondre des héritiers. C'est très misogyne et déplaisant mais c'est comme ça.
Mevanwi, elle, se comporte plus comme un chef d'Etat que comme une femme de chef d'Etat. Elle se rêve co-gestionnaire du royaume, aux côtés d'Arthur. Or, le royaume n'est pas bicéphale et n'a pas vocation à l'être. Le roi règne seul, sans égal. C'est le principe fondamental de la monarchie. 


*C'est d'autant plus drôle et triste que cette situation fait écho à l'épisode de La Romance de Lancelot (Livre I) dans lequel Guenièvre, elle aussi, conseillait au chevalier blanc de tuer son rival mais sans avoir la moindre idée que ledit rival se trouvait être Arthur, son mari.

Pécore
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Que Mevanwi veule le pouvoir, soit, je suis entièrement d'accord.
Mais alors ?
Léodagant tente de faire assassiner le roi, lui.
Et Mevanwi part avec un net désavantage : c'est une femme, sachant que la seule femme qui ait une grande autorité (hormis Anna, la vraie méchante), c'est Séli, qui s'occupe des larbins...

Que jeune elle soit totalement immature, certes. On parle de 15 ans avant, quand même...

Quand aux reines qui ne servent qu'à pondre des héritiers, c'est juste parce qu'Arthur n'est pas un roi "faible". Et une reine peut également êtr eune très bonne conseillère. Dans le moyen-âge/Renaissance français, on a des exemples de reines de pouvoir (La mère de Louis XIV par exemple).

Mais que sa soif de pouvoir l'incite à tuer Arthur, je pense pas. Si la tisane était mortelle, les chances étaient grandes qu'Arthur retrouve Guenièvre morte dans son lit, une tasse à la main.
Qu'elle veuille provoquer des désagréments, oui. Tuer Arthur ? Non. Puis la magie ça doit être un peu plus compliqué que "si je met du poison ça va les tuer".
Et si le poison symbolisait un poison "psychologique" ? Arthur et Guenièvre qui ne peuvent plus se voir en peinture. On parlerait bien de situation qui s'envemine, de poison distillé dans leur couple, etc...

Et elle aime toujorus Kaamelott. Quand elle tente de convaincre Merlin de rester à Kaamelott, elle a consience que c'est en train de tomber. Si elle haissait tant Arthur, pourquoi ne pas tenter de pousser Merlin à partir ?

Ensuite, faut pas oublier qu'Arthur a été une grosse enflure.
Il savait ce que Mevanwi subissait (le coup du porc vivant, le garde manger dans le lit, etc...) et pourtant il n'a pas hésité à lui faire revivre cette situation... en pire vu que le clan de Karadoc et Perceval vit dans la misère totale (à 5 dans une chambre d'auberge, je trouve que c'est la misère, oui, surtout si on rajoute les 2 gosses, et qu'on est censé être une bourgeoise) et qu'elle se fait insulter par Perceval sans arrêt...

D'ailleurs, le traitement de Perceval ne me plait pas du tout. La fidélité pour Arthur n'est pas asse zprésente (accueil dans l'auberge, Perceval qui considère Kaamelott -et donc Arthur- comme un ennemi, etc...) à mon gout.

-Fin de la parenthèse

Vouloir récupérer le pouvoir ? Et si c'était plus pour se venger d'Arthur qu'autre chose ? (En plus du fait qu'elle aime le pouvoir, forcément...) Ça c'est une belle vengeance.
Et à la fin est ce qu'on peut vraiment lui reprocher de vouloir le pouvoir ?
Léodagant, Séli, Karadoc sont des gens qui adorent le pouvoir, on en fait pas tout un fromage.
Ce couillon de Karadoc se paye même le luxe d'engueuler Arthur... vous y croyez vous ?

Grand Enchanteur de l'Ouest
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Juste là-dessus : Karadoc n'aime pas le pouvoir, c'est quelque chose qui le dépasse complètement.

Il engueule Arthur parce qu'il n'a pas ramené de produit régionaux après avoir fait le tour de la Bretagne, pas pour autre chose... sa place le dépasse totalement, et Perceval aussi. Même dans l'épisode de l'auberge, ils ne sont pas vraiment remontés contre Arthur ; c'est plus un genre qu'ils se donnent : ils sont chefs de clan, ils essaient de faire comme les chefs de clans. Or comme exemple de roi de Logres, ils ont eut le droit à qui ? Arthur et Léodagant... des gueulards. Ils ne font que copier ce qu'ils ont vu. Perceval le dit bien, T|fuK l'a en signature : «Sire, vous savez bien qu'on est des cons, nous...»

Karadoc et Perceval n'ont pas la moindre idée de ce qu'est un implique le pouvoir, c'est une notion bien trop évolué pour leur intellect, ils ne peuvent pas désirer ce qu'ils ne comprennent et n'appréhendent même pas. Comme la notion de comment on dirige un royaume, ils n'y pigent rien, pas plus que quiconque à part Arthur. Les autres dirigent au mieux un pays, à la manière de chefs de clans (encore) ; Arthur chapeaute tout cela, et ils s'en remettaient à lui tout en lui mettant systématiquement des bâtons dans les roues... jusqu'à ce qu'il ne le supporte plus et les laisse dans la merde.

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En ce qui concerne Mevanwi dans le livre VI, j'ai l'impression que son apparition dans le neuvième épisode a pour but de la "dédiaboliser". Ok c'est une grosse morue cupide, mais Arthur l'aime vraiment, et il l'a abandonné (comme il a "abandonné" Aconia => il l'a plus laisser partir sans rien dire dans ce cas la), ce qui explique en partie son comportement dans le livre V. Pas sur que mon développement soit très convainquant, mais au niveau du ressenti, Mevanwi m'est apparut bien moins antipathique à la fin du livre VI qu'à la fin du livre V.

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Moi au niveau du revisonnage, pas de souçis ( bon c'est comme quand on regarde STAR WARS IV V et VI après avoir vu le I II et III ).

Ce qui me dérange juste un tout petit peu c'est les épisodes avec Caïus:
- Il ne tutoie pas Arthur ( même quand il est seul avec lui )
- On sent qu'ils ne se connaissent pas bien ...

Mais A A a très bien fait les choses.

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Arturus a écrit :

Ce qui me dérange juste un tout petit peu c'est les épisodes avec Caïus:
- Il ne tutoie pas Arthur ( même quand il est seul avec lui )
- On sent qu'ils ne se connaissent pas bien ...

Bof, ça se justifie tout seul qu'ils se vouvoient : quand Arthur a vu débarquer Caïus, ils ont dû discuter du fait qu'Arthur ne voulait pas qu'on sache qu'il venait de Rome. Pour le fait qu'ils ont l'air de mal se connaître, il faut dire que dans le livre VI, AA se débrouille toujours pour que Caïus et Arthur ait le moins d'interactions possible : ils ne sont quasiment jamais ensemble. C'est un gars de la caserne, mais il n'est jamais en poste avec Arthur. Pour lui, c'est un peu comme un gars qui était en seconde avec toi, avec qui tu n'as jamais été spécialement ami, et que tu retrouves dix ans après : tu as quelques souvenirs en commun, mais pas de quoi être ami. Ce qui les unit est la nostalgie de la culture romaine (boustifaille en particulier), moi je trouve ça cohérent.

Je vous trouve durs avec Mevanwi : Arthur vient la chercher au moins autant qu'elle vient le chercher, je pense qu'il y a vraiment de l'attirance entre eux si ce n'est de l'amour, en dehors de toute recherche de pouvoir. Ensuite, elle agit en femme blessée : elle n'a rien fait de mal, elle serait même plutôt exactement ce que veut Arthur, mais elle ne peut le conserver malgré tout. Qu'elle veuille le faire payer à Guenièvre me semble naturel, même si sa méthode est un peu radicale. Et puis je n'aime pas Guenièvre, c'est bien fait pour sa tronche :)

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sossa a écrit :

Je vous trouve durs avec Mevanwi : Arthur vient la chercher au moins autant qu'elle vient le chercher, je pense qu'il y a vraiment de l'attirance entre eux si ce n'est de l'amour, en dehors de toute recherche de pouvoir. Ensuite, elle agit en femme blessée : elle n'a rien fait de mal, elle serait même plutôt exactement ce que veut Arthur, mais elle ne peut le conserver malgré tout.

Je n'essaie pas de dédouaner Arthur ou de diaboliser Mevanwi. Le roi est tout aussi responsable de la situation que ne l'est son épouse échangée.

Cependant, il m'est difficile de ne pas me remémorer cette scène dans laquelle elle tente de forcer la main d'Arthur pour qu'il tue Karadoc et, devant la résistance du roi, elle balance tout à son mari afin d'en finir une bonne fois pour toutes.
Elle n'aime pas/plus son mari, d'accord. Mais de là à le faire tuer, surtout quand on sait qu'ils ont des enfants ensemble... C'est un peu raide.

Elle a des sentiments pour Arthur, c'est indéniable. Je ne crois absolument pas que toute son histoire avec son amant-devenu-mari soit une histoire de pouvoir ou d'ambition.
Mais il est, je le crois, difficile de nier que les priorités de Mevanwi changent à partir du moment où la place de reine se libère : elle ne veut plus seulement vivre son amour avec Arthur (ce qu'elle faisait déjà d'ailleurs), elle souhaite aussi et surtout faire place nette dans son lit, à elle.
Pourquoi ? Pour devenir reine de Bretagne.

Que sa déception et son humiliation, produits du renoncement d'Arthur, la poussent à commettre des actes répréhensibles, je peux le concevoir.
Mais ce n'est pas un automatisme : toutes les personnes déçues sur cette Terre ne se transforment pas en régicides patentées. Mevanwi, si. Et les raisons de cette transformation se trouvent non seulement dans la situation qu'elle subit mais aussi dans sa personnalité profonde.

LupusCramus a écrit :

Ensuite, faut pas oublier qu'Arthur a été une grosse enflure.Il savait ce que Mevanwi subissait (le coup du porc vivant, le garde manger dans le lit, etc...) et pourtant il n'a pas hésité à lui faire revivre cette situation... en pire vu que le clan de Karadoc et Perceval vit dans la misère totale (à 5 dans une chambre d'auberge, je trouve que c'est la misère, oui, surtout si on rajoute les 2 gosses, et qu'on est censé être une bourgeoise) et qu'elle se fait insulter par Perceval sans arrêt...

Karadoc est loin d'être un homme distingué, aussi bien en terme de comportement que d'intelligence. Nous en sommes tous conscients. Mais il me semble que Mevanwi le savait bien avant de l'épouser; c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles elle le rejetait.
Elle a choisi de l'épouser. Personne ne l'y a obligée.
Qu'Arthur, en se séparant d'elle, la "force" à retourner auprès d'un mari qu'elle n'aime pas ne me semble pas être une faute à porter au discrédit du roi.

Ensuite, son mari fait des choix politiques tout à fait discutables et décide de fonder son propre clan. Or, devenir le chef d'un clan autonome revient à ne plus pirater locaux de Kaamelott.
En tant qu'épouse, Mevanwi doit suivre Karadoc; elle ne peut pas rester au château sans que son mari y soit. Je ne vois pas en quoi la responsabilité d'Arthur est engagée.

Quant à l'attitude de Perceval à l'égard de Mevanwi, ma foi, personne n'en est responsable à part le chevalier gallois lui-même.

LupusCramus a écrit :

Qu'elle veuille provoquer des désagréments, oui. Tuer Arthur ? Non. Puis la magie ça doit être un peu plus compliqué que "si je met du poison ça va les tuer".

Je ne crois pas que les fioles de poison soient plus compliquées à utiliser que celles de "potion de fécondité" ou "de vivacité". On en boit. Après ça marche ou ça marche pas, en fonction, mais l'emploi n'est pas d'une complexité folle.

LupusCramus a écrit :

Quand aux reines qui ne servent qu'à pondre des héritiers, c'est juste parce qu'Arthur n'est pas un roi "faible". Et une reine peut également êtr eune très bonne conseillère. Dans le moyen-âge/Renaissance français, on a des exemples de reines de pouvoir (La mère de Louis XIV par exemple).

Les reines puissantes ont toujours été des mères de dauphin et/ou des régentes. C'était ce double rôle d'éducatrice et de lien entre le roi absent et celui en devenir qui leur permettait d'occuper des fonctions importantes.
Or, Mevanwi n'a pas plus donné d'héritier à la couronne de Logres qu'elle n'a assumé les fonctions de son mari alors que celui-ci était indisponible.

Lancelot qui, jusqu'à la fin du Livre II avait toujours été un chevalier émérite, un ami fidèle et un conseiller à la valeur inestimable, n'était même pas considéré comme le bras droit officiel du roi.
Mevanwi, dont le seul mérite est de plaire au roi, n'a donc aucune raison de s'imaginer qu'elle est en droit de siéger aux séances de doléance du peuple. Surtout si c'est pour le faire de manière aussi expéditive (si le "peuple" n'est pas là dans les cinq minutes, on arrête tout. Tant pis pour ceux qui viennent de loin !).

LupusCramus a écrit :

Léodagant, Séli, Karadoc sont des gens qui adorent le pouvoir, on en fait pas tout un fromage.

Les époux royaux de Carmélide aiment le pouvoir, certes. Mais le contexte est différent.

Léodagant et Séli sont toujours présentés comme des forts en gueule; leur avidité et leur roublardise sont utilisées comme des ressorts comiques. Quand le roi de Carmélide tente de faire assassiner son gendre dans le Livre II, c'est le sujet d'une blague (ce qui n'enlève rien à la réalité de la tentative).

Le problème pour Mevanwi est que ses combines se produisent dans le Livre V, un Livre qui n'est pas caractérisé par sa joie de vivre et son humour à se taper sur les cuisses.

Dans le Livre II, Arthur va bien; il peut gérer sans trop de difficulté les manigances de son beau-père et les prendre avec suffisamment de distance.
Dans le Livre V, le royaume et le roi sont dans un piteux état; il est donc plus ardu de prendre les tentatives d'assassinat à la rigolade. Sauf quand elles sont perpétrées par Loth, mais là c'est plus une question de style...

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LupusCramus a écrit :

Ensuite, faut pas oublier qu'Arthur a été une grosse enflure.
Il savait ce que Mevanwi subissait (le coup du porc vivant, le garde manger dans le lit, etc...) et pourtant il n'a pas hésité à lui faire revivre cette situation... en pire vu que le clan de Karadoc et Perceval vit dans la misère totale (à 5 dans une chambre d'auberge, je trouve que c'est la misère, oui, surtout si on rajoute les 2 gosses, et qu'on est censé être une bourgeoise) et qu'elle se fait insulter par Perceval sans arrêt...

Tu exagères, c'est juste qu'il a un certain sens des priorité
j'ai fait une petite analyse du livre IV
il réalise (à partir de La Réponse) que son échange d'épouse fout une merde pas possible , d'ailleurs il essaye de tout faire pour que ça aille mieux en gardant  Mevanwie (Anges et Démons) cherchant à justifier que les problèmes du royaume n'ont rien à voir avec son échange(Vox populi III) plus tard, il essaye même de jouer la diplomatie avec Lancelot (L’Ultimatum) et la dame du lac continu à lui rappeler qu'il a fait une connerie monumentale (La Dame et le Lac) lors d'une entrevue avec Lancelot il réalise que malgré leur amitiée, Lancelot continu à mépriser ses idées que tous les chevalier sont aussi méritant que lui, et ce dernier lui explique qu'ils finiront par en venir aux armes à coup sur (Le Face-à-face) un peu plus tardle maitre d'arme lui fait realiser qu'il a clairement mis la quête du graal de coté (Corpore sano II) on peut dire qu'a partir de ce moment, Arthur envisage l'opération commando visant à secourir gueunièvre, puis que l'épisode suivant, il commence à parler des plaques de dissimulation (L’Enchanteur) ensuite en dormant avec Karadoc, il réalise que lui non plus ne vite pas très bien cet échange d'épouses (Alone in the Dark II) à partir de là tout s'enchaine, Arthur a enfin ses plaques de dissimulation (Les Plaques de dissimulation) il accepte de rendre sa femme à Karadoc, sur demande de ce dernier (Le Vice de forme) et la gicle de manière officielle (Le Renoncement) et va récupérer sa femme (Le Sauvetage), Loth va même jusqu'à annoncer qu'Arthur reprends du poil de la bête (Le Désordre et la Nuit)

On constate qu'il décide de gicler Mevanwie quand il réalise que son bonheur personnel faut un merdier pas possible dans le royaume, et le demande de Karadoc semble tomber à pic! De plus quand il la gicle, Karadoc et Perceval n'ont pas encore leurs problèmes de taverne, et elle est toujours une femme de chevalier! Je pense pas que notre bon roi avait prévu que les futurs semi croustillants se retrouvent à faire un clan!
De plus il ne faut pas oublier que Karadoc ne l'a pas forcée à revenir avec lui, puisque c'était à elle de demander, alors assumez madame gros cul :P

Je pense qu'elle a carrément la haine contre Arthur et Guenièvre, au moins  du dernier épisode du livre IV jusqu'a la fin de la première partie du livre V (le fait qu'elle bosse la magie noir et toutes ces jérémiades) par contre elle ne semble plus rien avoir contre Arthur et Guenièvre dans la 2nd partie (ils n'ont plus réellement le pouvoir, puisque Leodagan est régent et que Seli ne doit pas s'être gênée pour se considérer comme reine de Logres) Elle va mème jusqu'a réconforter Guenièvre quand cette dernière s'inquiétait

A mon avis quand Mevanwie est devenu reine, elle est devenue amoureuse plus du pouvoir que du roi.

Je me demande si Mevanwie serait restée amoureuse d'Arthur si au début du livre IV ce dernier perdait le pouvoir


Hum, c'est quand même un joyeux bordel!

Chevalier Feuletonniste
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Lupus a écrit :

Mais que sa soif de pouvoir l'incite à tuer Arthur, je pense pas. Si la tisane était mortelle

Tu l'as déjà dit, et j'avais fait remarquer qu'elle avait pourtant volé les fioles de poison d'Élias (celles qu'il utilise pour empoisonner les flèches). Qu'en penses-tu ? Pour moi, ça indique clairement que la tisane était empoisonnée. L'argument comme quoi oui mais Arthur risquait de découvrir Guenièvre morte tombe facilement si on imagine un poison lent.

Scribe et archiviste officiel
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  Ce message a été posté par une personne qui n’est plus inscrite aujourd’hui.

Arthur dit clairement qu'elle est humiliée et littéralement rongée par la jalousie, donc elle est peut être pas réfléchie , et l'important pour elle c'est de dézinguer cette gonzesse qui a pris sa place!

Semi-Croustillant
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Agloval a écrit :

Mais que sa soif de pouvoir l'incite à tuer Arthur, je pense pas. Si la tisane était mortelle

Tu l'as déjà dit, et j'avais fait remarquer qu'elle avait pourtant volé les fioles de poison d'Élias (celles qu'il utilise pour empoisonner les flèches). Qu'en penses-tu ? Pour moi, ça indique clairement que la tisane était empoisonnée. L'argument comme quoi oui mais Arthur risquait de découvrir Guenièvre morte tombe facilement si on imagine un poison lent.</div></blockquote>En fait, dans l'episode LE DERNIER JOUR ; Mewanoui donne la tisane à Guenievre et lui dit que le deuxieme verre de tisane est pour Arthur : il semblerait qu'elle soit determinée à le zigouiller notre bon roi ,la bougresse!!!!

Pécore
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J'avais pas pensé à un poison lent, c'est vrai.

Que nous apprend le livre 6 ? Karadoc a beaucoup changé entre la venue d'Arthur et le premier livre. Au début, il n'était pas si méprisant avec sa femme. Il l'aimait, ça se voit. Quand elle l'a épousé, elle ne pouvait pas s'imaginer que ça tournerait comme ça -qu'il tournerait comme ça. Qu'elle dormirait avec un porc vivant. Le truc de "elle l'a fait en connaissance de cause" est nié par le livre 6 justement.

Sans garder Mevanwi dans son plumard, il peut lui donner une fonction honorifique. Un titre à part. Je sais pas, moi. La nommer "Dame de Kaamelott". Lui donner l'autorisation de crécher à Kaamelott avec ses gosses. Arthur en a tout à fait le pouvoir.

Sinon, si on regarde le livre 3, on s'aperçoit qu'au début elle ne veut pas du tout que Karadoc meurt, lors de son amour naissant (la Corne d'Abondance, par exemple), et elle tente de tout faire pour qu'Arthur abroge la loi sur le fait de devoir tuer le chevalier.

Mevanwi n'a pas été déçue. Elle a été humiliée, a perdu tout ce qu'elle avait. S'est retrouvée à vivre à peine mieux qu'une clodo, elle qui fut reine de Bretagne. Y a quand même une différence avec une simple déception.

En tant que femme de chef d'état elle a plus ou moins le droit de siéger à la séance de doléances. Tout dépend de la pugnacité de la personne. Guenièvre ne le faisait pas parce qu'elle était une gourdasse pour reprendre l'expression de sa mère.

Pour l'attitude de Perceval envers Mevanwi, Karadoc pourrait au moins parler pour elle. Rien que pour ça il est au plus bas de mon estime.

Et pour Léodagant et Séli, une tentative d'assassinat reste une tentative d'assassinat. Tout comme le détournement d'argent (qui a soit dit en passant mené en partie le royaume à sa perte...)

Quand à son comportement quand Arthur n'a plus le pouvoir... elle a eu ce qu'elle voulait non ? Un Arthur totalement abattu, qui est redescendu au même rang qu'elle.

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LupusCramus a écrit :

Quand à son comportement quand Arthur n'a plus le pouvoir... elle a eu ce qu'elle voulait non ? Un Arthur totalement abattu, qui est redescendu au même rang qu'elle.

Euh quand même quand Arthur revient à Kaamelott, elle a l'air pressée de savoir ses réactions pendant la réunion de la table ronde. Et apparemment, elle se réjouirait grandement qu'il se soit fait humilier. Donc même une fois Arthur au plus bas, elle lui en veut...

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LupusCramus a écrit :

Que nous apprend le livre 6 ? Karadoc a beaucoup changé entre la venue d'Arthur et le premier livre. Au début, il n'était pas si méprisant avec sa femme. Il l'aimait, ça se voit. Quand elle l'a épousé, elle ne pouvait pas s'imaginer que ça tournerait comme ça -qu'il tournerait comme ça. Qu'elle dormirait avec un porc vivant. Le truc de "elle l'a fait en connaissance de cause" est nié par le livre 6 justement.

Je dois avouer que je ne suis pas du tout d'accord avec cette vision.
Mevanwi a accepté d'épouser Karadox après que Lancelot lui a permis de fuir le camp romain. Elle n'a donc pu que se rendre compte de l'obsession alimentaire de son fiancé bien avant le mariage, ce qui ne l'a pas empêchée de l'épouser.

Entre le Livre I et le Livre VI (ou l'inverse), Karadoc n'a pas changé : il est resté le "porc vivant" qu'il est, a toujours été et sera toujours. Dans le Livre I, plusieurs références à son hygiène douteuse sont faites; dans le Livre II, le désastre atteint de telles proportions que sa femme doit le forcer à prendre un bain ( Immaculé Karadoc ), ce que le chef de Vannes fait dans le seul but de plaire à son épouse (visiblement, il n'est pas si vindicatif)...
Karadoc pue et il est loin d'atteindre les sommets de l'intelligence : c'est une constante dans Kaamelott .
Je ne vois pas pourquoi nous devrions soudainement compatir à la douleur et le répulsion de Mevanwi face à quelque chose qu'autrefois elle trouvait parfaitement acceptable (ou, en tout cas, suffisamment acceptable pour épouser Karadoc et ne pas s'enfuir par la suite).

LupusCramus a écrit :

Sans garder Mevanwi dans son plumard, il peut lui donner une fonction honorifique. Un titre à part. Je sais pas, moi. La nommer "Dame de Kaamelott". Lui donner l'autorisation de crécher à Kaamelott avec ses gosses. Arthur en a tout à fait le pouvoir.

Il a tous les pouvoirs certes. Mais pourquoi ferait-il une exception pour Mevanwi ? En quel honneur ? Là est la source de mon incompréhension.
Si encore elle était venue le voir pour lui demander l'autorisation de rester, j'aurais compris qu'il souhaite l'aider et améliorer ses conditions de vie.
Et ce, même si d'un point de vue politique (et face aux dieux), c'eut été très risqué : Mevanwi n'est pas n'importe quelle dame du château; elle est son ancienne épouse, celle par laquelle la faute a été commise. La garder, alors que le protocole n'y contraint personne, serait périlleux. De plus, la forteresse de Kaamelott n'est pas un hôtel pour femmes de chefs de clan désoeuvrées.

Enfin, je ne crois pas que Mevanwi soit séquestrée à la taverne. Si elle le souhaite, elle peut retourner vivre à Vannes. C'est visiblement un mode de vie tout à fait acceptable puisque Dame Berlewenn ne quitte presque jamais Gaunes et ne vit, par conséquent, pas avec son époux Bohort.

LupusCramus a écrit :

Sinon, si on regarde le livre 3, on s'aperçoit qu'au début elle ne veut pas du tout que Karadoc meurt, lors de son amour naissant (la Corne d'Abondance, par exemple), et elle tente de tout faire pour qu'Arthur abroge la loi sur le fait de devoir tuer le chevalier.

Tout à fait d'accord. Dans le Livre III, elle ne souhaite pas qu'Arthur et Karadox s'entretuent.
Or, dans le Livre IV, c'est elle qui fomente la confrontation.
Il s'est donc passé quelque chose entre les Livres III et IV, quelque chose qui pousse Mevanwi à ne plus vouloir/pouvoir se contenter de n'être que la maîtresse d'Arthur.
Que s'est-il donc passé entre ces deux Livres ? Réponse : deux départs, à savoir celui de Lancelot et celui de Guenièvre. La trahison du chevalier blanc ne touche en rien Mevanwi; en revanche, la fugue de la reine si. Cela signifie que la Bretagne n'a plus de souveraine et qu'il faut donc en trouver une nouvelle. Chose que Mevanwi et les autres maîtresses ont parfaitement comprise.

La raison pour laquelle Mevanwi souhaite que son mari et son amant s'affrontent en duel (et que Karadox y reste) n'est autre que la soif de pouvoir.

LupusCramus a écrit :

Mevanwi n'a pas été déçue. Elle a été humiliée, a perdu tout ce qu'elle avait. S'est retrouvée à vivre à peine mieux qu'une clodo, elle qui fut reine de Bretagne. Y a quand même une différence avec une simple déception.

C'est exact, mais la conclusion n'en demeure pas moins la même. Toutes les personnes humiliées, sur la face de cette Terre, ne deviennent pas des aspirants meurtriers.
Serait-il normal que Guenièvre qui, à la fin du Livre V, a elle aussi été dépouillée de presque tous ses titres et fonctions au profit de Mevanwi ourdisse une tentative de meurtre contre Mevanwi et Karadox ? Je ne le crois pas.

LupusCramus a écrit :

En tant que femme de chef d'état elle a plus ou moins le droit de siéger à la séance de doléances. Tout dépend de la pugnacité de la personne. Guenièvre ne le faisait pas parce qu'elle était une gourdasse pour reprendre l'expression de sa mère.

La pugnacité n'a, malheureusement, que peu de choses à voir avec les attributions de fonctions officielles.
Aussi triste que cela soit, la société bretonne, et plus particulièrement le monde politique de cette époque (pas seulement de cette époque d'ailleurs), est très misogyne. Même Dame Séli, qui est pourtant loin d'être une gourdasse, ne peut prétendre qu'à des rôles officieux; elle le dit elle-même : elle "tire les ficelles dans l'arrière-boutique".
Telle que l'organisation sociale nous est présentée dans Kaamelott et telle qu'elle l'a été pendant des siècles dans nos contrées : l'officiel est le domaine des hommes; l'officieux celui des femmes.
Cela me désole mais c'est un fait. Les séances de doléance du peuple relèvent de l'officiel : Mevanwi, aussi pugnace soit-elle, n'a rien à y faire. Et elle n'a surtout pas à les présider comme elle semble le vouloir.

LupusCramus a écrit :

Pour l'attitude de Perceval envers Mevanwi, Karadoc pourrait au moins parler pour elle. Rien que pour ça il est au plus bas de mon estime.

Et si on regardait la situation du point de vue de Karadoc pour changer ? Sa femme le trompe éhontément; elle tente de le faire tuer par l'intermédiaire de son amant; elle "part" vivre avec Arthur mais se sent en droit d'être vexée parce que le chevalier de Vannes ne fait pas montre de suffisamment de tristesse à son goût; et, quand le roi renonce à elle, elle tente de faire croire à son premier mari qu'elle souhaite revenir à ses côtés par pure charité chrétienne...
Se pourrait-il (simple supposition) que Karadoc en ait marre de sa femme et de son attitude ? Qu'il souhaite effectuer une sorte de petit "recadrage" ?

LupusCramus a écrit :

Et pour Léodagant et Séli, une tentative d'assassinat reste une tentative d'assassinat.

Je suis entièrement d'accord. Et il convient de noter qu'aussi bien Léodagant que Mevanwi n'ont pas été mis à mort pour leurs tentatives de régicide. Ils n'ont d'ailleurs pas été particulièrement punis. Donc tout va bien; Mevanwi n'a pas été lésée.

LupusCramus a écrit :

Tout comme le détournement d'argent (qui a soit dit en passant mené en partie le royaume à sa perte...)

La perte du royaume a plus été causée par la perte de foi d'Arthur que par les fuites ponctuelles de capitaux occasionnées par le roi de Carmélide.

Scribe et archiviste officiel
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Séli je sais pas mais Léodagan a fait partie d'une conspiration visant à assassiner Arthur. Je sais plus quel épisode mais il comporte son lot de bonnes répliques ^^

"Ça va ! C'est bon je m'suis démerder finalement ! Par contre demain on révisera tout ce qui est manoeuvres d'interventions nocturnes ! Y me semble que ça pourrait être optimisé cette histoire !"

Semi-Croustillant
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C dans le livre 2 le complot (sur le dvd épisode 47 je pense) (au départ je pigeais pas non plus)

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