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Scribe et archiviste officiel
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Motivé par les récents échanges sur ce forum, j'ai eu envie de pondre rapidement une nouvelle histoire un peu délirante. C'est court et simple niveau narration. Je voulais pas me prendre le chou, j'avoue. Les cinéphiles devineront rapidement ma source d'inspiration.




Arthur et Perceval sont seuls à une table.


Arthur – Bon si je vous ai convoqué, c’est que j’ai une mission délicate à vous confier.

Perceval – Ah, bon ? Y a personne d’autre au château, c’est ça ?

Arthur – Euh…Bah…si, mais disons que c’est une mission faite pour vous.

Perceval – Faut commercer avec un vieux, c’est ça ?

Arthur – Non. Faut traverser un portail dimensionnel pour savoir ce qu’il y a de l’autre côté.

Perceval – Les portails dimensionnels, c’est pas les machins ronds où quand on rentre dedans on sait pas où on va et on sait pas non plus si on va revenir ?

Arthur – Précisément. Je vois que vous maîtrisez bien le sujet.

Perceval – Bah, ça fait plusieurs fois que je fais ça. Ca commence à rentrer.

Arthur – Justement, pendant que c’est encore chaud, je vous propose d’y retourner.

Le visage de Perceval s’assombrit.

Perceval – Mais à force, c’est pas un peu risqué ces machins-là ?

Arthur – Je vous accorde qu’il y a toujours une part d’inconnu, mais jusqu’à maintenant, ça vous a plutôt bien réussi, non ?

Perceval – C’est pas faux.

Arthur – Alors si c’est pas faux, en selle ! J’ai une journée chargée et ça me fera toujours ça de moins à me coltiner.



Arthur, Perceval et le Père Blaise se tiennent devant le portail situé en bordure du chateau.

Perceval – C’en est un nouveau ? Je l’ai jamais vu ici, celui-là !

Arthur – Evidemment que c’est un nouveau. Sinon, je vois pas trop l’intérêt de s’y risquer.

Perceval – Ca pousse comme des champignons, ces machins !

Arthur – C’est vrai qu’on en voit de plus en plus. C’est d’ailleurs pas fait pour me rassurer. A ce propos, le Père Blaise a tenu à venir pour vous briefer personnellement.

Père Blaise avec un grand sourire – Oui, je me permets d’intervenir parce que la prolifération de ces portails n’inquiète pas que le Roi, surtout dans la mesure où certains d’entre eux peuvent éventuellement servir d’accès à notre monde à des démons et autres joyeusetés impies.

Il secoue une liasse de manuscrits.

- A ce titre et par mesure préventive, j’ai décidé de les répertorier et de les classer dans mes registres afin qu’on puisse dresser une espèce de carte de leur emplacement et de leur nature exacte. Donc cette fois, ne vous contentez pas de jeter un simple coup d’œil. Dans la mesure du possible, faites un travail d’exploration et de reconnaissance approfondie afin de nous ramener un maximum d’informations. Bien entendu, si la menace se révèle trop grande, ne vous éternisez pas. Mais bon, je pense que cette recommandation est superflue. Connaissant votre bravoure légendaire, vous serez revenu bien assez tôt, je me fais pas trop de souci.

Perceval – D’accord, moi je veux bien rendre service, mais ce genre de mission, c’est pas plus simple à plusieurs ?

Arthur – D’un point de vue pratique, disons que si jamais vous revenez pas, au moins je ne déplore la perte que d’un seul chevalier. Vous voyez le tableau.

Perceval – Oui, en gros vous vous dites qu’il vaut mieux que ce soit moi qui revienne pas.

Arthur d’un ton doucereux – C’est pas un châtiment, Perceval. C’est un honneur que je vous fais. J’ai confiance en vous et c’est pour ça que je vous envoie tout seul. Vous avez besoin de personne. Les portails et vous, ça ne fait qu’un.

Perceval -  Ben non ça fait deux : Le portail plus moi ça fait deux !

Arthur - C’est une expression, Perceval, pour dire que vous êtes plutôt fortiche en ce qui concerne les portails dimentionnels.

Perceval - Ben n’empêche que ça fait quand même pas un.

Arthur– Bon, on va pas y passer la matinée ! Vous faite la paire si vous préférez.

Perceval – Deux, quoi !

Arthur poussant doucement Perceval vers le portail – Allez Perceval, courage !

Père Blaise faisant de même – Oui, on est de tout cœur avec vous. Et surtout n’oubliez pas d’étudier le terrain. Il faut absolument qu’on sache à quoi on a affaire. C’est primordial.

Perceval passant le portail  –  C’est pas faux !

Père Blaise – Dites, quand vous avez parlé d’honneur, vous trouvez pas que vous y avez été un peu fort ?

Arthur se convainquant lui-même – Pas du tout ! C’est une quête avec beaucoup de prestige. Et puis ça fera bien dans vos registres. Surtout à la rubrique Perceval.

Père Blaise – Ca c’est sûr. Ca nous changera sûrement des vieux et des villages déserts.



Perceval ressort du portail. Il se retrouve dans ce qui semble être la cour du château.

Perceval – Qu’est-ce que c’est encore que ces conneries ! Je suis retourné au château !

Hurlant en direction du portail :

- Eh ! Je crois que c’est encore un raccourci pour Kaamelott !

Perceval regardant autour de lui – Etudier le terrain, je veux bien, moi, mais ils le connaissent déjà. Remarque, ça va être facile du coup. Limite, je fais un tour rapide et puis je reviens.

Il quitte les alentours du portail et tombe nez à nez avec deux répliques de lui-même. La première vêtue comme le Père Blaise, la seconde portant la tenue d’Arthur.
Perceval fait un bond en arrière.

Perceval – Merde, mais où je suis tombé ?

Les deux répliques le dévisagent en souriant avec espièglerie.

Perceval/Arthur – C’est pas faux, c’est pas faux, c’est pas faux.

Perceval/Père Blaise – C’est pas faux !

Perceval – Quoi, c’est pas faux ?

Les deux répliquent répondent à nouveau avec des « C’est pas faux » en variant le ton, puis elles poursuivent leur chemin.

Perceval totalement paniqué – J’ai pourtant pas bu, je comprends rien. Je dois être en train de rêver. Ouais, c’est ça. Ou alors ils me font une blague. Non, c’est un test. Un test de Chevalier. Non, je sais. C’est un coup de Merlin, ça ! A tous les coups, il a pas digéré quand j’ai marché sur son corbeau pourri ! Maintenant, il me fait payer avec des sorts à la con. Je vais régler ça tout de suite, ça va pas traîner !

Il se dirige d’un pas déterminé vers le laboratoire de Merlin. En chemin, il croise des gardes et des serviteurs qui ont sa tête et qui communiquent eux aussi à base uniquement de « C’est pas faux ».

Perceval réfléchissant – Ce serait pas mon anniversaire ?

Arrivé au laboratoire, il frappe à la porte, tout prêt à en venir aux mains.

La voix de Merlin – C’est pas faux !

Perceval entre et découvre Merlin avec sa tête ou plutôt il se découvre habillé en Merlin en train de préparer une potion.

Perceval – La vache ! C’est pas un rêve, c’est un cauchemar !

Perceval/Merlin – C’est pas faux !

Perceval s’enfuit, au comble de la peur. Dans sa course éperdue, il bouscule une dame dans un virage. Il se relève et en même temps s’aperçoit qu’il a renversé une réplique de lui-même habillée comme Guenièvre.

Perceval – Ah, non, là c’est carrément flippant !

Perceval/Guenièvre de la voix haut perchée de la Reine – C’est pas faux !

Perceval sort du château et retourne dans la cour. Il constate avec soulagement que le portail est toujours là. A côté se trouve une autre de ses répliques, déguisée cette fois en Karadoc croquant un saucisson.

Perceval/Karadoc hilare – C’est pas faux, c’est pas faux.

Perceval fonçant à travers le portail et hurlant – C’est pas drôle !


Arthur, le Père blaise et Perceval assis à une table.

Père Blaise – Alors, votre rapport ?

Arthur jetant un regard appuyé au Père blaise et s’adressant à Perceval avec sollicitude :
– Bon déjà, on est content que vous soyez revenu, hein, et sain et sauf de surcroît.

Père Blaise la plume levée impatient de rédiger – Alors portail démonique ou pas ?

Perceval mal à l’aise.

Perceval – Démonique je dirais pas, mais j’avais quand même les fesses qui faisaient bravo.

Arthur – C’est vrai que vous êtes pas resté longtemps.

Perceval – J’ai pas eu besoin.

Arthur – C’était menaçant, alors ?

Perceval – Non je dirais pas ça non plus. C’était flippant.

Père Blaise – Bon, alors, tournez pas autour du pot. Qu’est-ce que vous avez vu au juste ?

Perceval – Bah, c’était Kaamelott, mais y avait que moi.

Arthur – Vous voulez dire que vous étiez tout seul dans le château ?

Perceval – Non, y avait que moi.

Arthur – Sans le château ?

Perceval – Si, mais avec que moi !

Arthur – C’est moi ou c’est pas clair ?

Père Blaise – En même temps, je m’attendais pas à ce que ça le soit.

Arthur – Bon, faites un effort ! Vous voyez bien qu’on bitte rien !

Père Blaise –  Ca, c’est pas faux.

Perceval devenant tout rouge – Ah, non, ca va pas recommencer ! Va falloir arrêter de se foutre de ma tronche !

Arthur et le Père Blaise se dévisagent, interloqués.

Père Blaise – Je crois que cette fois ça l’a vraiment perturbé !

Arthur se ressaisissant – Bon, on va faire simple. Vous étiez seul ?

Perceval – Bah non.

Arthur et le Père Blaise se dévisagent en soupirant de soulagement.

Perceval – Mais y avait que moi !

Arthur et le Père Blaise se crispent de plus belle.

Arthur – Vous avez vu des gens ?

Perceval opine du chef.

Arthur articulant lentement – Bon ! Si ces gens passaient le portail et venaient ici, est-ce qu’ils constitueraient une menace pour nous ?

Perceval hésite.

Père Blaise avec brusquerie – Est-ce que ça nous plairait de les voir ?

Perceval secoue la tête avec véhémence.

Père Blaise écrivant avec satisfaction – Bon, bah, démonique, alors !


Perceval et Kardoc sont assis à leur table habituelle de la taverne.

Karadoc s’empiffrant – Alors cette quête avec la porte magique ? Vous mangez rien ! Ca s’est mal passé ?

Perceval – M’en parlez pas. J’essaie d’oublier.

Karadoc – Bah, dites m’en un peu plus. Ca m’intéresse.

Perceval – Non, je peux pas. C’est trop dur.

Karadoc – Vous avez chié dans votre froc, c’est ça ?

Perceval – Vous me connaissez. Il m’en faut pas beaucoup !

Karadoc donnant une tape amicale sur son épaule – Ouais, c’est pas faux !

Il se raidit en voyant l’expression courroucée de Perceval.

Perceval – Votre botte secrète, vous savez quoi ? Vous pouvez vous la mettre où je pense !

Chevalière Nebulis Causa
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J'ai une vague idée du film référent, mais comme je ne l'ai pas vue, je ne voudrais pas dire une bêtise plus grosse que moi.

En tout cas, j'ai bien rit. Je paierai cher pour voir filmer la seconde partie de ton scénario :lol:
Et le compte rendu au père blaise était très drôle également.

Il y a un petit côté arroseur arrosé, la botte secrète qui devient insupportable à Perceval.

Continu, tu as vraiment une grande imagination.

Scribe et archiviste officiel
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pas mal ça ma bien fait rire mais je sais pas pourquoi je trouve que le fait d'envoyer Perceval devant tous seul sur ordre d'Arthur est un peu bizzard aprés ça n'enleve rien a la superbe de ton senar ^^

Chevalier Feuletonniste
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Encore pas mal de bonnes idées ! :) Comme le dit Flammèche, tu as de l'imagination ! Je ne sais pas de quel film il était fait référence (n'étant pas cinéphile), mais j'ai bien aimé l'histoire. Plus que les dialogues, je crois que c'est la situation qui est humoristique cette fois.

Mais j'ai des les critiques (constructives) :

Quelque chose que je n'ai pas compris :
- On a d'abord : « Perceval et le Père Blaise se tiennent devant le portail situé en bordure du château. » --> Visiblement le portail est tout près du château. "En bordure", pour moi c'est quasiment la porte de sortie. Bizarre, mais bon, comme dit Perceval, « Ca pousse comme des champignons ».
- Ensuite, Perceval est surpris de se retrouver près du château. Mieux : « Je crois que c’est encore un raccourci pour Kaamelott ! ». Un raccourci pour aller au château qui démarre du château !

Bref, j'ai l'impression qu'on comprendrait mieux si cette porte dimensionnelle était située loin de Kaamelott.

Au niveau des dialogues, je ne pense pas que Perceval dirait « j’ai vraiment flippé ma race ». À la limite, c'est réservé à Yvain. Maintenant, que lui faire dire ? Eh bien c'est peut-être le moment de placer une expression tordue (ça manque un peu), genre « j'ai vraiment pique-niqué » (au lieu de « paniquer » <-- c'est nul, ne l'utilise surtout pas ! c'était juste pour illustrer).

Sinon, pour bien marquer les changements de temps, plutôt que de rajouter juste une lignes blanche, je te conseille d'ajouter un * * *, ou un -------, ou même une indication du genre « Salle de la table ronde - réunion » - en tout cas quelque chose de bien voyant. Bon, c'est peut-être moi qui suis peu attentif, mais j'ai tendance à ne pas trop faire attention à la ligne blanche supplémentaire.

Scribe et archiviste officiel
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  Ce message a été posté par une personne qui n’est plus inscrite aujourd’hui.

et bien et bien, que de retours, je suis ravi.

Pour la référence ciné il s'agit de "Dans la Peau de John Malkovich" j'ai repris le même concept sauf que dans le film ce sont des personnages qui trouvent une entrée secrète permettant de se retrouver dans la peau de John Malkovich et la scène qui m'a vraiment inspiré c'est John Malkovich lui-même qui empruntant ce passage se retrouve dans un restau (je crois) envahi de clones de lui-même dans différentes tenues (hommes et femmes) ! Et ces clones conversent uniquement en disant Malkovich sur tous les tons.
Un détournement en quelque sorte....Ok, un plagiat, j'assume ! :P

J'avoue que vos remarques sont tout à fait fondées et soulignent toujours mes indécisions et mon impatience à traiter certains éléments. Je veux écrire et publier vite et forcément la cohérence en pâtit un peu !

en fait au début je voulais situer le portail dans la cour mais comme c'était déjà le cas dans un épisode il fallait que je change. Ca me déplaisait de le situer loin du chateau (je sais pas trop pourquoi) et en guise de compromis je l'ai mis en bordure. En même temps il y a un côté absurde (le raccourci du chateau au chateau) qui souligné par Perceval est encore plus appréciable je trouve.

Perceval en tant que testeur de portail , ça c'est AA qui l'a crée, je ne fais que reprendre le flambeau !

Pour l'expression j'en ai employé une chère à Elie semoun que j'aime beaucoup. Vous me direz si elle sonne bien dans la bouche de notre ami perceval.

je prends bonne note pour les ellipses !

Merci à tous pour vos promptes réactions et pardonnez ma défaillante diligence ! (pas le carosse, hein, on s'est compris !)

Chef de Clan
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Encore un scénario que j'ai beaucoup aimé :)

Je n'ai pas eu de mal à imaginer le désarroi de Perceval face à ces répliques de lui-même, et étant peureuse, et bon public, j'ai même eu un peu les miquettes (mais juste un peu, hein? :) )

Semi-Croustillant
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Vraiment flippant!!!

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