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Pécore
Hors ligne

Bonjour tout le monde,

Donc voila, Je suis en études de Psychologie et dans une de mes matières je dois effectuer un dossier où j'analyse un film ou un livre. Bien évidemment, j'ai choisis de prendre Kaamelott ! Et plus précisément la problématique du Roi Arthur dans la série :). C'est un petit dossier de 10 pages. J'en ai parlé à mon professeur qui pense que ce n'est pas une excellente idée parce que c'est une série comique. Mais j'ai l'impression qu'il ne connaît pas tellement les Livres V et VI. D'ailleurs je pense que même si les premiers épisodes de 3min ou 7 min sont sous un aspect drôle, lorsque l'on voit les deux derniers livres, ces petites anecdotes sont totalement liés dans une problématique profonde.
Donc, ma démarche ici est donc pour vous demander ce que vous pensez de cette idée. Si vous pensez que selon vous il y a matière à traiter ce sujet en 10 pages. Je vous explique un petit peu mes axes de recherche.

1. L'anamnèse d'Arthur (son histoire, son enfance...)
    -La tyrannie de son père qui l'oblige à fuir de Bretagne pour Rome.
    -L'éducation militaire à Rome qui l'aura profondément marqué dans ses actes (On peut voir cela après la discussion avec césar où ce dernier lui explique qu'il doit se battre pour la dignité des faibles).
    -Son premier "faux" mariage et la promesse qui en découle + la fuite forcée de Rome et la perte de sa compagne qui part en Macédoine avec son premier mari.

2. Les liens avec les personnages de la cour de Kaamelott
   -La peur face à sa mère et sa tante
   - Arthur l'incompris. La quête du Graal et la non-motivation (non compréhension ^^) du reste de l'équipe + La dame du Lac que personne n'a jamais vu (qui entache sa crédibilité)
   - La trahison de son meilleur ami (Lancelot) qui va énormément l'affecter.

3. Sa dépression progressive jusqu'à sa tentative de suicide
   - Son problème supposé de fertilité et de recherche de descendance. La recherche de l'enfant "bâtard" (a l'inverse d'avec son père qui recherchait son fils bâtard pour le tuer) + les liens avec Perceval ou l'enfant qu'il n'a jamais eu.
   - La quête de descendance à proprement parlée qui devient une quête initiatique (Le "mauvais" guide, Son père adoptif, Le "méchant" Arthur joué par le loup dans la pièce, la réponse de la pythie (fausse) sur sa fertilité.
   - Son retour à Kaamelott (stade dépressif avancé où il ne souhaite plus assumé aucune fonction, ne souhaite plus manger)
   - Son suicide ("pour montrer aux yeux de tous" à la fin du livre VI dans sa discussion avec Guenièvre + La problématique du divin dans son rêve : Tous les suicidés sont le Christ, toutes les baignoires sont le Graal).

Bon j'écris ça de manière matinale, et peut-être que l'excès de café couplé à mon brouillard du levé me font écrire des bêtises ^^. Mais qu'en pensez-vous? Voyez-vous d'autres problématiques que j'aurai pu oublier? Des erreurs de compréhension de ma part?

Sur cette réflexion, Passez une excellente journée ! :)

Chef de Clan
Hors ligne

Moi, je trouve ça très intéressant comme sujet... après, je ne suis pas experte en psychologie, mais je comprends que l'aspect "comique" peut "rebuter" ton prof. En effet, il ne doit pas connaître Kaamelott sous ses autres aspects.

En tout cas, les axes de recherche que tu présentes me semblent très bons, tu vises bien tout ce qui est "extra-comique" (le côté dramatique, les angoisses d'Arthur, etc...)

Chevalière Nebulis Causa
Hors ligne

Je ne suis pas d'accord sur l'aspect comique. Il n'y aurait que cela, ce serait peut-être un peu plus compliqué, mais on peut voir dans les trois premiers livres pas mal d'éléments qui nous donnent des indications sur l'état psychologique d'Arthur.

Il y a d'abord son rapport à l'enfance qui est très fréquement mis en avant et plus particulièrement dans l'épisode "le monde d'Arthur" ou l'on voit un adulte, chef d'état de surcroit, qui retombe en enfance. Cela illustre parfaitement le fait qu'Arthur n'ait justement pas eu cette enfance insousciente et qu'il la recherche dès qu'il le peut.

Dans le Unagi II, Arthur dit lui même qu'il a une tendance à la dépression.

Et puis il y a Perceval et l'étrange affection que le roi a pour le plus incompétent de ces chevaliers, pour qui il joue un peu le rôle de père (aussi bien dans la colère que dans l'indulgence)

Le basculement tragique apparait alors complètement logique car le terrain existant s'y prêtait parfaitement.

Chevalier Haut de Coiffe
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Flammeche a écrit :

Et puis il y a Perceval et l'étrange affection que le roi a pour le plus incompétent de ces chevaliers, pour qui il joue un peu le rôle de père (aussi bien dans la colère que dans l'indulgence)

Suite à la demande des parents de Perceval au Roi Arthur, il faut quand même pas l'oublier. Si ceux-là n'avaient rien demandé à Arthur, peut-être aurait-il moins prêté attention à Perceval. C'est d'ailleurs pour justifier cette étrange affection qu'Astier a écrit cette scène dans le livre VI.

Chevalière Nebulis Causa
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Personnellement je n'avais pas besoin de cette justification pour comprendre cette affection. Devant l'amour que Perceval voue à Arthur on peut sans trop de mal comprendre qu'il y ait une certaine réciprocité. Arthur est pour moi une personne en déficite affectif et de voir qu'une personne l'aime autant sans rien attendre réellement de lui, je pense que c'était suffisant comme raison.

Je ne voyais d'ailleurs pas dans la demande du père de Perceval à Arthur une manière de justifier quoi que ce soit, mais plutôt d'introduire autre chose à venir.

Chevalier Haut de Coiffe
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Pour moi, cette demande est bien une justification de l'affection portée par Arthur à Perceval. Mais elle est inutile et/ou déplacée. Astier n'était pas obligé (il n'aurait même pas dû, d'ailleurs) d'écrire cette scène pour faire comprendre aux spectateurs pourquoi Arthur est si attaché à Perceval. Il n'y avait pas besoin d'expliquer le pourquoi du comment... je trouve ça assez mal placé. Du coup, on peut penser qu'Arthur s'attache à Perceval juste parce qu'il est né dans un cercle de culture et que ses parents lui ont demandé, ce qui est carrément faux... Donc je vois pas l'intérêt de cette scène.

Après, c'est sûrement en lui accordant une attention particulière qu'Arthur a appris a aimé Perceval. Et vice versa. On peut imaginer que si les parents n'avaient pas fait la demande, Arthur et Perceval ne se seraient pas beaucoup rapprochés, et n'auraient pas cette affection réciproque qu'ils ont l'un pour l'autre.

Pécore
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Flammeche a écrit :

Je ne voyais d'ailleurs pas dans la demande du père de Perceval à Arthur une manière de justifier quoi que ce soit, mais plutôt d'introduire autre chose à venir.

Je pense la même chose. Pour moi cette scène entre les parents de Perceval et Arthur n'était pas si inutile que ça. Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'elle n'était pas nécessaire pour justifier l'affection qu'Arthur porte à notre bon Gallois depuis le début. En revanche elle nous conforte un peu plus dans l'idée que Perceval a un destin tout particulier. L'on sait désormais, grâce à cette scène, que Perceval ne vient pas de la terre, et donc, logiquement, qu'il aura un rôle clé. On comprend un peu mieux pourquoi l'épée brille grave quand il l'a tient xD

Chevalier
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Mathiilde a écrit :
Flammeche a écrit :

Je ne voyais d'ailleurs pas dans la demande du père de Perceval à Arthur une manière de justifier quoi que ce soit, mais plutôt d'introduire autre chose à venir.

L'on sait désormais, grâce à cette scène, que Perceval ne vient pas de la terre

Tout ce qu'on sait c'est que ses parents ne sont pas ses parents. Ça implique rien d'autre.

Pécore
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Il me semble bien qu'ils l'ont trouvé au milieu d'un cercle de culture non ?
Dans Silbury Hill, il était expliqué que les cercles de culture venaient du ciel...

J'ai peut-être fait un rapprochement un peu hasardeux... Je ne sais plus trop, mais moi j'avais compris ça. Et puis ça colle avec la fascination de Perceval pour les étoiles.

Chevalière Nebulis Causa
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Oui mais on a pu juste le déposer dans un cercle de culture. Il n'est pas forcement venu avec.
On sais donc simplement quel les parents de Perceval ne sont pas ses parents biologique. Comme Arthur il a été abandonné dans son enfance.

Pécore
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C'est vrai que la dimension de Perceval reste encore énigmatique. Bien sur, il viendrait d'une autre planète. C'est sur que ça a du interpeller Arthur dans sa relation avec lui mais il existe d'autres épisodes où l'on peut voir une affection inexplicable :
-Quand Arthur lui dit qu'il l'aime à table et que Perceval lui explique que le gosse préféré à la ferme de ses vieux est le plus con (je me souviens plus exactement de la phrase)
-N'oublions pas non plus l'épisode où ils se retrouvent au coin du feu. Perceval a encore une fois tout foirer sur une information capitale avec le Graal. On voit ensuite Arthur parler à sa conscience en disant que Perceval fonctionne comme un gosse : si on lui dit qu'il est nul il agira comme tel. C'est de la gestion parental ici.
-D'un principe éducatif également on pourrait faire le parallèle entre l'attitude d'Arthur face à toutes les conneries que peut faire Perceval à des parents dans la vie réelle qui font tout pour leur gosse malgré les difficultés qu'il peut entraîner --> Ah l'amour :).
-Eh bien sur, cela pourrait être sous-tendu du fait que lorsque Perceval prend l'épée  elle fambloie plus que pour Arthur.

Pécore
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Flammeche a écrit :

Oui mais on a pu juste le déposer dans un cercle de culture. Il n'est pas forcement venu avec.
On sais donc simplement quel les parents de Perceval ne sont pas ses parents biologique. Comme Arthur il a été abandonné dans son enfance.

Oui, mais dans ce cas-là, Astier aurait simplement pu écrire que Perceval avait été déposé dans un simple champ. Ou à la porte de ses parents adoptifs pourquoi pas. S'il a cru bon de préciser "au milieu d'un cercle de culture", qui ont quand même une petite importance dans la série, je pense que ce n'est pas anodin.

Enfin tu as peut-être raison, ça n'est que mon opinion.

knomi07 a écrit :

C'est vrai que la dimension de Perceval reste encore énigmatique. Bien sur, il viendrait d'une autre planète. C'est sur que ça a du interpeller Arthur dans sa relation avec lui mais il existe d'autres épisodes où l'on peut voir une affection inexplicable :
-Quand Arthur lui dit qu'il l'aime à table et que Perceval lui explique que le gosse préféré à la ferme de ses vieux est le plus con (je me souviens plus exactement de la phrase)
-N'oublions pas non plus l'épisode où ils se retrouvent au coin du feu. Perceval a encore une fois tout foirer sur une information capitale avec le Graal. On voit ensuite Arthur parler à sa conscience en disant que Perceval fonctionne comme un gosse : si on lui dit qu'il est nul il agira comme tel. C'est de la gestion parental ici.
-D'un principe éducatif également on pourrait faire le parallèle entre l'attitude d'Arthur face à toutes les conneries que peut faire Perceval à des parents dans la vie réelle qui font tout pour leur gosse malgré les difficultés qu'il peut entraîner --> Ah l'amour :).
-Eh bien sur, cela pourrait être sous-tendu du fait que lorsque Perceval prend l'épée  elle fambloie plus que pour Arthur.

Oui je suis d'accord. Ils ont une relation parent/enfant assez géniale. J'ai adoré les scènes que tu évoques, je trouve qu'elle sont chargées d'émotion. Plus que les autres.

Chevalière Nebulis Causa
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Je te l'accorde Mathiilde que sans doute le cercle de culture n'est pas à négliger, mais je reste prudente quant au fait qu'il serait obligatoirement le signe d'une naissance surnaturelle de Perceval. Je pencherais plus de mon côté sur le fait que le cercle ait eut une influence sur un enfant 100 % humain et terrien, un peu à la manière des cicatrice qu'il laisse sur les visage de Seli et Guenièvre mais comme c'est un enfant les effets sont juste différents.
Mais là n'est pas le propos de cette discussion qui est la psychologie d'Arthur.

Pécore
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Effectivement, on va arrêter là le hors sujet :) Et je te suis sur ta prudence et ta théorie. Je n'avais pas vu les choses de cette manière là, et c'est une idée intéressante.

Quant au sujet de ton analyse, knomi07, je le trouve très bien trouvé, et construit. Bravo ! :)

Pécore
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Pour l'instant ce ne sont que des pistes avec ce que l'on peut voir. Après comme les psy sont un peut torturés il faut chercher ce qui ne se voit pas ! Je vous tiendrais au courant de mon avancement si vous voulez :).

Chef de Clan
Hors ligne

Et aborder le rapport conflictuel d'Arthur avec le pouvoir ?
Parce qu'il se retrouve propulsé roi sans avoir rien demandé, a du mal à assumer ses fonctions (la rupture qu'il crée en devenant "moderne", avec l'interdiction de l'esclavage et tout le bazar, est-ce que c'est réellement une volonté de sa part de changer certaines choses ou est-ce que c'est justement parce qu'il assume mal son rôle et ce que ça implique ?) et finit même par rejeter totalement tout ça (refus de retourner déplanter Excalibur et tout ça).

Chevalière Nebulis Causa
Hors ligne

On a dans Kaamelott trois types de rapport au pouvoir :
Léodagan qui a grandit avec la conviction qu'il sera roi un jour et c'est préparé à ça.
Lancelot qui a apparemment tourné le dos au pouvoir qui lui été du (puisqu'il ne semble pas revendiquer le trône de ban, sans doute un tout petit royaume) mais aimerait diriger un grand Etat.
Arthur qui n'a rien demandé, n'avais pas réellement d'ambition et qui pourtant se retrouve à la tête d'un immense royaume sans l'avoir jamais voulu.

De plus son côté "progressiste" vient sans doute du fait que lui même appartient au peuple, puisqu'il a vécu ses premières années dans l'ignorance de ses orgine.
A Rome c'est un plébéien qui subit les mêmes injustice que les autres, il n'a pas grandit dans une "caste" pour qui l'esclavage était la norme.

Pécore
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Mathiilde a écrit :

Il me semble bien qu'ils l'ont trouvé au milieu d'un cercle de culture non ?
Dans Silbury Hill, il était expliqué que les cercles de culture venaient du ciel...

J'ai peut-être fait un rapprochement un peu hasardeux... Je ne sais plus trop, mais moi j'avais compris ça. Et puis ça colle avec la fascination de Perceval pour les étoiles.

J'ai aussi carrément vu cette scène comme Mathiilde.
Et d'ailleurs, si on veut pousser l'interprétation plus loin : il existe un autre personnage toujours habillé en bleu qui a été trouvé étant bébé dans un champ.

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Pécore
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Perceval serait en réalité un Kryptonien ! THE révélation du troisième film, Jor-El vient le récupérer à la fin xD

Flammeche a écrit :

Arthur qui n'a rien demandé, n'avais pas réellement d'ambition et qui pourtant se retrouve à la tête d'un immense royaume sans l'avoir jamais voulu.

De plus son côté "progressiste" vient sans doute du fait que lui même appartient au peuple, puisqu'il a vécu ses premières années dans l'ignorance de ses orgine.
A Rome c'est un plébéien qui subit les mêmes injustice que les autres, il n'a pas grandit dans une "caste" pour qui l'esclavage était la norme.

Ah oui, j'aime cette idée. Arthur qui ne connait que trop bien les maux infligés par l'Etat, et qui, après avoir reçu le pouvoir, s'en inspire pour changer les choses. Je rajouterais même qu'ayant su qu'il avait été élevé par un simple fermier durant sa toute petite enfance, ça l'a peut-être un peu plus rapproché de son peuple.
Finalement il a toutes les raisons de ne pas se trouver légitime au trône. On l'y a mené par cupidité, avec Sallustius, et avant même son départ à Rome, où il était pour ainsi dire anonyme, il avait été "renié" par sa mère, Reine de Tintagel. Je mets des guillemets car elle s'est quand même débrouillée pour lui sauver la vie, mais pour un enfant , la raison d'état ne compte pas, il se sent juste rejeté... Même En Bretagne, il n'était personne...

Flammeche a écrit :

Lancelot qui a apparemment tourné le dos au pouvoir qui lui été du (puisqu'il ne semble pas revendiquer le trône de ban, sans doute un tout petit royaume) mais aimerait diriger un grand Etat.

C'est assez paradoxale d'ailleurs, ce que tu relèves du comportement de Lancelot. Lui qui semble tout de même attiré par le pouvoir, il a refusé le trône de son père, et a quitté Arthur dont il était pourtant le principal ministre. Un autre poste à responsabilité, auquel il a tourné le dos sans jamais se retourner.

Pécore
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Mathiilde a écrit :

C'est assez paradoxale d'ailleurs, ce que tu relèves du comportement de Lancelot. Lui qui semble tout de même attiré par le pouvoir, il a refusé le trône de son père, et a quitté Arthur dont il était pourtant le principal ministre. Un autre poste à responsabilité, auquel il a tourné le dos sans jamais se retourner.

Ceci dit dans l'épisode où Lancelot dit à la table ronde "le roi je l'emmerde", Arthur lui dit qu'il n'est pas officiellement son bras droit bien qu'il agit comme tel et Lancelot le prend mal. De plus au fil de la série, il montre qu'il est en désaccord avec certains aspects de la politique d'Arthur, trouvant ce dernier trop souple.
A mon avis Lancelot aime en effet le pouvoir mais seulement dans la mesure où cela pouvait servir ces idéaux, ce qui n'est pas le cas avec le trône de Ban qui ne doit pas être un grand royaume, ni avec son poste auprès d'Arthur.

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