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Chevalier aux Pouces Verts
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Je  viens de comparer avec le précédent. Tu n'as pas oublié la balise [texte] ?

Edit : je viens de faire le test en prévisualisation, tu as carrément oublié la balise [texte] qui fait toute la différence ^^

Chevalière Parodisiaque
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Mais grave ! Merci Bothan ! :D
Et allez, c'est encore de ma faute ! :b

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Ah oui, je m'disais, elles ont rien de différent les polices ! :beuh:
Parce que j'arrive après la bataille et que le Chevalier aux Pouces Verts nous a sauvé les miches ! :b
green-thumb-emerald.png

Chevalière Parodisiaque
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Il est où, loutre ?
Bothan, poplait, est-ce que tu voudrais bien mettre à jour l'index, il y manque les derniers scenarii ;)

Chevalier aux Pouces Verts
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Je fais ça dans la journée/soirée/un autre jour, suivant mes disponibilités :b

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Ouais, j'ai l'impression que le "rélisateur" se roule les pouces (qu'il a bien verts) ! :siffle:

Chevalier Haut de Coiffe
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Il se poule les rousses !

Chevalier aux Pouces Verts
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Et voilou ! Je n'en avais que deux de retard finalement, ça va :b

Chevalière Parodisiaque
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Eh ben tu vois bien quand tu veux... :b

Merci mon loutron en sucre :D

Chevalière Parodisiaque
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Meijin est le Maître d'Armes
Hervéderinel est Yvain
Doulifee est Perceval

Victime d'une nouvelle bourde des gardes de la Grande Porte, le Maître d'Armes a été enfermé par erreur dans une cellule des cachots ! Les Seigneurs Yvain et Perceval l'ont entendu crier, et sont descendus voir ce qu'il voulait...


Sous les Verrous III

Victime d'une nouvelle bourde des gardes de la Grande Porte, le Maître d'Armes a été enfermé par erreur dans une cellule des cachots ! Les Seigneurs Yvain et Perceval l'ont entendu crier, et sont descendus voir ce qu'il voulait... Le pauvre homme se retrouve alors à devoir négocier avec eux pour qu'ils le sortent de là.


Perceval raccompagne Yvain à sa chambre quand des cris venant des geôles leur parviennent. Intrigués, ils descendent voir et trouvent le Maître d’Armes enfermé.
Perceval
Bin qu'est-ce que vous faites là ? C'est là que vous vous recentrez, comme le Roi sous son arbre ?
Yvain
Ah mais parce qu'on peut se recentrer à plusieurs endroits ? Moi je croyais qu'il n'y avait qu'un seul centre.
Maître d'armes (Exaspéré)
Non !  Moi je ne me recentre pas ! Je me ressource en voyageant ou je recadre les autres avec une bonne petite série d'insultes !  Mais je ne me recentre pas ! Enervé  Ces imbéciles de gardes m'ont pris pour un Viking !  Non mais vous m'entendez ?  Un Viking ! A croire qu'ils n'en ont jamais vu de leur vie !   
Perceval (à Yvain)
Non  mais on peut à plusieurs endroits, mais il faut que ça soit le même. Perceval se tourne vers le Maître d'armes Et puis les Vikings, c'est au bord de la mer qu'on les trouve, pas dans les sous-sols.  Nous avons appris ça en classe, avec le Roi, vous auriez dû venir.
Yvain
Ahhh c'est pour ça que vous vous recentrez ici, parce que vous êtes Viking.
Maître d'armes (en criant)
Mais c'est moi qui la fais la classe d'habitude !! Reprenant son calme Bon, Messire Perceval, pourriez-vous juste aller chercher les clefs et me sortir de là ?
Perceval
Les clefs, si vous voulez, mais je sais pas où c'est.  Je vais encore me perdre et ça va m'énerver.
Yvain
Ah les clefs oui c'est vrai, Gauvain m'avait expliqué comment fallait faire parce qu'il paraît qu'il a sorti le Roi de prison une fois mais je crois qu'il faut aller demander aux gardes et moi les gardes, pfff ! Montre qu'il a peur.
Maître d'armes (se tenant l'arête du nez à deux mains, parlant lentement et pesamment et élevant un peu plus la voix à chaque mot)
Les gardes, comme leur nom l'indique, GARDENT quelque chose. En l'occurrence, il y a justement des gardes qui gardent les cachots, ils ne doivent donc pas être loin. Puis hurlant de toute la puissance de sa voix   Alors vous allez me faire le plaisir de vous bouger le fion, bande de cageots à vérole !
Perceval
Les gardes qui ont les clefs, ils gardent pas la salle des coffres ? Parce qu'il faut un mot de passe pour ça.
Maître d'armes (excédé)
Mais je vous parle pas de trésor ! Je veux juste que vous me cherchiez un garde !  Voilà !  N'importe lequel !  Il me comprendra toujours mieux que l'un de vous deux !
Yvain
Ouais non mais gavage quoi !  D'abord faut aller chercher une clé, ensuite un garde, faudrait savoir à la fin. Non parce que bon, en plus, on dit 'garde' mais il y a 'garde' et 'garde'.  Et puis en plus, qu'est-ce qui nous fait croire que vous n'êtes pas un dangereux criminel ?  Parce que si ça se trouve, vous avez fait comme le père d'Arthur avec sa mère ; alors du coup, on pense que vous êtes le Maître d'armes alors qu'en fait, vous êtes le père d'Arthur.
Tout bas à Perceval  Sinon pour le mot de passe, je le connais, Arthur nous l'avait dit quand on gardait la grande porte avec Gauvain, le mot de passe c'est : "Halte nom d'un chien", ou euh, "halte au grabuge", pardon.
Maître d'arme (outré)
Moi !  Un criminel ?  Retirez ce que vous venez de dire ou je me verrai contraint de vous demander réparation, jeune homme !
Perceval
Vous êtes le père d'Arthur ? Mais je croyais qu'il était mort ou un truc comme ça ? Perceval a un blanc de quelques secondes Mais un spectre, c'est pas censé passer à travers les barreaux et les murs ?  Vous avez pas besoin de clef du coup.
Maître d'armes (excédé)
Mais si je pouvais passer à travers les barreaux, vous vous doutez bien que je serais déjà en train de vous étrangler ! Évidemment que je ne suis pas Uther Pendragon ! Essayant tant bien que mal de reprendre son calme et de s'expliquer   Perceval, ce que Messire Yvain voulait dire je crois, c'est que je serais un criminel qui aurait pris la potion de polymorphie de Merlin pour vous inciter à me libérer.  Et dans ce cas, c'est simple : vous avez juste à ouvrir la cage et à essayer de m'arrêter.  Vous êtes deux chevaliers de Kaamelott armés.  Si je suis un simple criminel, je suis repris ; si je suis réellement le Maitre d'armes, je vous dérouille. 
Yvain ( à Perceval)
Ne l'écoutez pas, il essaie de vous rembobiner. Au Maître d’armes  En plus, j'ai jamais parlé de potion de polymorphie, d'autant que je sais même pas ce que ça veut dire.  J'ai juste voulu dire que vous aviez pris une potion qui vous avait transformé en Maître d'armes.
Sinon, plutôt que de vous relâcher ou avant de réparer quoi que soit, je sais ce qu'on va faire, on va vous poser une série de questions auxquelles seul le Maître d'armes pourra répondre.
A perceval A moins que vous préfériez vous battre seul.  Mais moi je vous préviens, je refuse de me battre.
Perceval
La vache, j'avais pas vu ça comme ça.  Donc en fait, c'est vraiment un Viking qui aurait bu une potion de machin là, que Merlin aurait perdu en route à cause d'un trou dans son sac. C'est des vicieux les mecs quand même.  Heureusement qu'on s'est gratté la soupière sur celui-là, dites donc.
Maître d'armes (désespéré)
Encore !  Mais quand donc cela va-t-il cesser ?  Si vous êtes tellement persuadé que je suis un imposteur, allez-y, posez-moi des questions !  Ou mieux !  Allez voir le Roi ! A l'heure qu'il est, je devrais déjà être sur le terrain d'entrainement !  J'étais juste en train de retourner à l'armurerie parce que mon épée était ébréchée.
Perceval
Ah Ah Ah Attention, première erreur ! A Yvain  Vous avez raison avec votre potion polygame. Perceval regarde le Maître d'armes dans les yeux.  Déjà le Maître d'armes, il ébrèche pas ses armes, il en prend soin.  Ensuite, pour aller du terrain d'entrainement à la salle d'armes, on passe pas par les sous-sols.
Yvain
Ah vous voyez !  Et de toutes façons, j'ai un moyen infaillible pour savoir si c'est ou non le Maître d'armes.  Il va devoir nous dire ce que mange le Maître d'armes ?
Maître d'armes
Quelques fruits secs, des fèves, des lentilles et surtout beaucoup d'eau. Il regarde Yvain et Perceval d'un air menaçant   Si vous dites que je bouffe que des graines, barreaux ou pas, je vous jure que je vous étrangle.
Yvain
Ah vous voyez bien Seigneur Perceval, ce n'est pas le Maître d'armes du coup ! Il me semble qu'il faut le mettre à mort.
Perceval
A mort ?  Faudrait pas voir ça avec votre père ? Parce que les mises à mort, j'aime pas bien ça.  Et si on le laisse moisir dans sa cellule là, vu ce qu'il mange, il va mettre du temps à claquer.
Maître d'armes
C'est ça, allez chercher votre père qu'on en finisse.  Par contre, je jure que si je meurs exécuté à cause de vous deux,  je reviendrai vous hanter jusqu'à la fin de vos jours !  Allez !  Déguerpissez !
Yvain
Ah non mais si il vient nous hanter, on va peut-être essayer de le libérer.
Maître d'armes
Non mais vous vous foutez de moi ?  Ça fait des heures que je m'échine à argumenter logiquement avec vous, que je dépense des litres et des litres de salive à vous faire entendre raison et là, vous abandonnez juste parce que vous avez peur des fantômes ?
Puisque c'est comme ça, je reste ici,  je me laisse mourir de faim et je viendrai vous hanter quand même !


Avec GinAA on n'a pas trouvé de titre, si l'un de vous a une idée... ;)

Chevalier Pile Poil
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Nan mais c'est bien Sous Les Verrous III, ça passe :)

Chevalière Parodisiaque
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Bothan est Elias de Kelliwic'h
Westminster est Merlin
Coco l'Asticot est Karadoc
Tante Cryda est Guethenoc


Malum Malo

Guethenoc a un problème avec ses pommiers,  il décide de demander de l'aide aux enchanteurs du Royaume. Karadoc décide de s'en mêler.


Merlin travaille calmement dans le laboratoire pendant qu'Élias range ses nouveaux ingrédients quand la porte s'ouvre violemment.
Guethenoc (hirsute et très énervé)
Là, va falloir faire què'que chose parce que ça va pas durer bien longtemps avant qu'il y ait de l'enchanteur à la broche, hein ?!
Merlin, surpris par le vacarme, fait tomber une fiole qui se casse sous le choc.
Merlin (se retournant vers Guethenoc)
Non mais ça va pas ? Regardez, à cause de vous j'ai fait tomber un machin ! Surtout mettez pas les pieds dedans : j'ai pas la moindre idée de ce que c'est ! Je me permets quand même de vous demander ce qui vous prend de venir gueuler chez moi ?
Guethenoc
Y m'prend que j'attends depuis une s'maine et qui s'passe rien ! Mes pommes ressemblent toujours à des choux fleurs qui auraient pris la foudre ! Même les asticots en veulent pas. La semaine dernière, le Roi Arthur a dit : "Merlin va s'occuper d'ça", et depuis j'attends ! Les réserves de cidre sont vides, y a urgence, merde ! Ça pue la révolte.
Merlin
S'occuper de ça, s'occuper de ça... Il me fait marrer lui ! Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Faut attendre que ça mûrisse, c'est tout ! Les pommes, ça devient pas comestible en trois secondes ! Il faut leur laisser le temps de s'adapter... Remarquez je dis ça mais les fruits ça a jamais tellement été mon domaine. Ce serait plus dans les cordes du Seigneur Karadoc, par exemple.
Élias, pour l'instant, se mue au silence. Se contentant d'observer, il n'en a tout de même pas grand chose à carrer...
Le Seigneur Karadoc passe devant la porte ouverte du labo, les bras chargés de choses à manger.

Merlin (montrant Karadoc d'un signe de tête)
Tenez, regardez qui voilà, quand on parle du loup ! Seigneur Karadoc, vous tombez bien on va avoir besoin de vos avis pour une fois ! Vous vous y connaissez en pommes ?
Guethenoc (souriant)
Seigneur Karadoc ? Je savais pas que vous faisiez des mistures aussi ! Je savais pour vos  "entraînements philharmoniques" se penche vers Merlin et lui explique en confidence Avec son frère, y jettent des cailloux sur des autres cailloux  Guethenoc hausse les épaules avec une moue d'incompréhension Guethenoc, mais je savais pas que vous faisiez le magicien comme eux, là !
Karadoc (perplexe)
De quoi ?
Elias (dans son coin)
Et allez, un clown supplémentaire...
Guethenoc (à Karadoc)
: Mais nom de bi, seigneur Karadoc ! Vous aviez bien remarqué qu'y a plus un pommier exploitable sur le domaine ? Vous n'allez pas me dire que vous faites venir votre cidre d'Armorique, quand même ? On nous a jeté le mauvais oeil depuis que le truc en forme d'endive est venu. Faites quelque chose !
Karadoc (pris au dépourvu)
Bah ouais, mais moi, les fruits... C'est pas mon rayon. Vous préférez pas élever des porcs ? C'est plus sain ! Reprenant de l'assurance  Et puis pour le coup, j'pourrais vous aider, parce que j'aime autant vous dire que j'm'y connais en cochons !
Merlin (à Karadoc)
Vous en faites un beau, vous, de cochon ! Il désigne d'un signe de tête la nourriture que porte Karadoc. Faites gaffe à pas mettre de la bouffe partout dans mon labo ! J'ai pas envie de passer la soirée à tout nettoyer derrière ! Remarquez, pour ça, je pourrai demander à Élias... Il se retourne vers Élias. D'ailleurs c'est marrant, on vous entend pas trop la ramener pour une fois ! Peut-être parce vous savez que la culture des pommes ou l'élevage de cochons, c'est pas la même finesse que de faire débarouler des démons en pierraille juste en frappant dans les mains ! Pour une fois, votre précieuse magie nous sert à rien !
Élias (agacé de ne pas avoir la paix)
Pas la même finesse, on est bien d'accord ! Ha ! J'fais pas des tours de passe-passe sur le marché, moi. Et sinon… D'la bouffe dans votre labo ? Non mais vous avez vu l'bordel que vous y foutez ?! Y'a pas un truc à sa place ! Et lâchez moi la grappe avec vos imbécillités.
Merlin
Ah ça y est, j'aurais du m'en douter... On touche un point sensible et aussitôt mÔssieur Élias est vexé ! Eh oui, il suffit pas de tripoter des ingrédients en faisant la gueule pour résoudre les problèmes du peuple ! Mais évidemment ça lui passe au-dessus, ça, à mÔssieur Élias ! Et si on a envie de casser une graine dans le labo, il a pas à venir commenter !
Karadoc attrape un plateau sur une table, en retire les fioles qui se trouvent dessus et les remplace par sa nourriture
Karadoc
Deux saucissons, un demi-jambon, deux miches de pain, une quiche lorraine et un fromage entamé. Il sort un couteau de sa poche et commence à se couper un morceau de pain.
Elias (retournant au fond du labo, libérant un soupir mélangeant ras-le-bol, dédain et dépit)
Non mais vous m'prenez pour qui ? J'en ai rien à fiche de vos salades.
Karadoc (n'ayant rien suivi à la conversation, se retourne brusquement)
Ah non ! Les pommes, j'dis rien parce qu'y faut bien des fruits pour le picrate, mais j'peux pas vous laisser bouffer d'la salade sans rien dire ! Vous allez vous ruiner la santé avec ces saloperies !
Guethenoc (un peu perdu)
Nan mais oui, d'accord. Mais pour mes pommiers, nom de nom, vous allez faire quoi ? Je vous rappelle qu'en plus du cidre, y a la compote qui, avec le kroc, est un peu notre spécialité. Sans pommes on fait comment ? On va encore passer pour des gros nuls !
Karadoc (réalisant tout à coup l'ampleur du problème)
Ah merde, la compote ! C'est vrai qu'ça m'ferait mal au cul d'plus pouvoir m'en prendre cinq ou six ramequins au p'tit déj... Il plisse les lèvres, se concentrant  Le problème, c'est qu'j'suis pas magicien, moi... Vous avez demandé à Merlin s'il avait pas un truc en réserve ?
Merlin (regardant avec insistance la nourriture sur la table)
Je propose qu'on mette la question de côté et qu'on prenne un morceau, qu'est-ce que vous en pensez ? Guethenoc, venez vous joindre à nous ! Je dois avoir quelques bouteilles de vin dans mes étagères, en plus... Il fouille dans son étagère et en sort une bouteille de jaja au bout de quelques secondes, qu'il pose au milieu de la table.
Guethenoc (satisfait)
Ah, si ça d'vient professionnel, discutons ! Il attrape la bouteille et boit une bonne rasade, tort un peu le nez Il est... il est bien goutu ... "Gouleyant" comme on dit — notez j'dis ça, mais j'suis pas sûr que ça veut dire ça — mais il est pas d'chez nous ! Il est mauvais, j'dis pas, mais pas comme le nôtre. Il en boit à nouveau pour être sûr, se racle la gorge et s'énerve C'est de l'importation ! Vous tuez l'petit commerce !
Merlin (perplexe)
Ah bon ? Vous êtes sûr ? Il prend la bouteille des mains de Guethenoc. Permettez ? Il prend un grand verre sur son étagère et se sert un peu de vin, qu'il goûte. Il réfléchit quelques instants. C'est vrai qu'il a un drôle de goût. J'espère que j'ai pas confondu avec une potion de machin truc... Il se ressert en vin jusqu'à ras bord et boit à nouveau. Importation ou pas, il est pas immonde, mais il a un grôle de doût, ouais ! Il tend la bouteille à Karadoc. Qu'est-ce vous en pensez, vous, hic, seigneur Rakadoc ?
Karadoc attrape la bouteille, hume son contenu et fait la grimace. Il goûte une gorgée... Puis deux, puis trois.
Karadoc
J'le ponnais cas, mais il est drôlement placide, vous prouvez tas ? (Il grimace à nouveau et tend la bouteille à Élias, qui bricole dans son coin.) Vous voulez goûter ?
Elias (gavé)
Mais j'en ai rien à fiche de vot' jaja moi, lâchez moi la grappe. J'suis pas ici pour tenir la discussion avec des semblants de chevaliers et les moisis du royaume de Bretagne !
Merlin ( ivre, à Élias)
Chevalier ! Chevalier ! Qui c'est qu'il appelle chevalier ? Je suis druide, moi, mÔssieur ! DRUI-DE ! Il prend la bouteille des mains de Karadoc et la jette contre Élias, qui l'esquive de peu ; elle se brise en morceaux contre le mur. Et vous êtes ici pour quoi au juste ?! Vous avez apporté une solution au problème des cochons à la pomme de Guethenoc ?! Vous avez trouvé ce que c'est que ce vin, là ?! NON ! AUCUNE SOLUTION ! COMME D'HABITUDE ! Il renverse d'un coup de manche toute la nourriture que Karadoc avait posé sur la table.
Guethenoc (à Merlin)
Oh ! Hé ! Eh ! Oh ! Je les connais peut-êt'e pas tous et y zont pas forcément habités dans du beurre... coupé du fil à beurre... Ouais ! Mais c'est pas une raison ! C'est quand même mes p'tiots et même s'ils r'semblent à leur mère, faut pas les traiter d'cochons, hein ? Est-ce que j'ai manqué de respect à vot' dame, moi ? Il désigne Élias du menton  Nan ! Alors j'vous rappelle que j'suis là je sais plus pour quoi, mais faut pas exagérer non plus ! Il s'assoit par terre et se fait une tartine de pâté.
Karadoc (se réveillant d'un court assoupissement et découvrant sa nourriture par terre)
Mais... Mais qu'est-ce que vous avez foutu, bande de marteaux !? Il tente de se lever, mais, saoul, trébuche et s'aplatit au sol.
Guethenoc (à Karadoc affalé à côté de lui)
Tiens! Ben vous v'là ? Prenez don' une tartine avec moi, Seigneur Karadoc À Merlin Mais oh ! Enlevez vot'e pied du pâté ! Où c'est qu'vous avez vu jouer qu'on met ses pieds sur la tab' ? Assoyez vous don' et mangez !
Merlin (gueule)
DÉGAGEZ DE MON LIT LES PÉCORES ! Il s'affale sur la nourriture par terre et tombe nez à nez avec Guethenoc. Qu'est-ce vous foutez encore dans mon labo vous ? Vous croyez que c'est quoi ici ? UNE AUBERGE ?! J'AI UNE TÊTE D'AUBERGISTE, C'EST ÇA ? ET VOUS, VOUS VOUS ÊTES VU ? ON DIRAIT UN VIEUX PHACOCHÈRE EN FIN DE VIE ! Si vous croyez que j'ai envie de partager mes nuits avec vous ! Il se met à éclater de rire, prend une miche de pain et la lance sur Karadoc.
Élias (essayant de conserver son calme)
Bon, vous êtes bien gentils, tous, là. Mais si vous voulez pas qu'j'm'y mette, il va falloir penser à baisser d'un ton. Vous êtes au courant que je peux tous vous buter en un seul souffle ? Alors vous reprenez tout à zéro, se tourne vers Merlin, vous je vous laisse faire votre tambouille dans votre coin, reparlant à tout le monde,  mais je veux du silence ! Y'a pas que des amateurs ici.
Merlin (toujours avachit par terre, gueule à Élias)
EH BEN BUTEZ-NOUS AVEC VOTRE SOUFFLE DE MERDE ! Qu'est-ce vous voulez que ça nous foute ?! On verra plus vos défroques d'épouvantails et votre bouc à la con, comme ça ! Il se tait un instant, se relève doucement, s’assoit à côté de Guethenoc et met son bras autour de lui. Il se met à chanter en braillant. Mon petit Guethenoc a pris sa volée ! Mon petit Guethenoc sur un oranger ! SUR UN O ! À la volette ! SUR UN O ! À la volette ! Sur un olivieeeeeeeeer !
Karadoc (à Merlin)
Mais non, un pommier ! Il rit, puis redevient sérieux Pis arrêtez d'gueuler comme ça, j'ai mal au crâne...
Guethenoc
Mes pommiers, mes beaux pommiers ! À Élias C'est vous qui leur avez jeté le mauvais oeil  Il éclate en sanglots et jette un saucisson en direction d'Élias.
Merlin
En même temps qu'est ce qu'on s'en fout de vos pommiers ? On a beau m'appeler Coco l'Asticot, c'est pas pour autant qu'on est tous des asticots qui grignotent des pommes !
Élias
Non mais quand est-ce que vous allez accepter de me lâcher la grappe ? Se tourne vers Merlin  Et vous là, que ce soit pour sécher des morues, balancer une pluie de pierre ou sauver des pommiers, vous êtes un nul. Y'a jamais rien qui marche. S'oriente maintenant vers Guethenoc et Karadoc Alors vous vous cassez tous les deux du labo, à Karadoc,  retournez faire des tartines avec le pain de l'autre grouillo !
Merlin (à Guethenoc et Karadoc)
Il est pas sympa, hein ?
Karadoc (toujours ivre)
Nan... Il arrête pas de s'payer votre… pomme.


[didascalie]Les trois hommes pouffent de rire ensemble[didascalie]


Pour le titre, j'ai découvert que "pomme" se disait "malum" et "mauvaise", "malus" en latin et qu'il existait un célèbre jeu de mots latin
"Malo esse malum malae mali malum bonis malis quam esse bonum bonae mali malum malis malis." (Jepréfère manger une mauvaise pomme d 'un mauvais pommier avec de bonnes dents que de manger une bonne pomme d'un bon pommier avec de mauvaises dents.)

Gueeenièèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèvre : mon titre, ça veut bien dire "Mauvaise pomme" ? :/

Chevalier Feuletonniste
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[EDIT : je croyais qu'il s'agissait de scénarios écrits à plusieurs, et non d'un jeu particulier. Aussi toutes mes remarques sont complètement à côté de la plaque. Du coup je trouve ça drôle, alors je laisse tout ça tel quel.]

Je suis revenu sur le site la semaine dernière après pas loin d'un an sans m'y connecter, et j'ai découvert entre autres ce sujet avec plusieurs pages de scénarios à lire. J'en ai lu quelques-uns. Et je viens de lire le dernier à l'instant.

Alors... heu... comment dire...

Parce que bon, c'est pas très sympa de critiquer quand on eu droit à de bonnes remarques sur ses propres sketchs, de la part notamment d'auteurs des scénarios d'ici...

Commençons par le positif : il y a de bonnes idées, et j'ai beaucoup aimé Les classes de Gauvain. De façon générale, c'est agréable de retrouver le ton et les façons de parler, du coup on entend presque les personnages dans nos têtes. Je sais que ce n'est pas facile vu que de mon côté, j'ai souvent du mal.

Mais...

Bon, je vais essayer d'être constructif mais... En gros : j'adhère pas. En essayant d'y réfléchir et de comprendre pourquoi je n'adhère pas, j'ai trouvé je crois la raison principale : les dialogues de chaque personnage sont souvent trop longs. Regardez les textes : chaque personnage a toujours une tirade de plusieurs lignes ! OK, pas toujours, mais très souvent c'est le cas. Prenons un exemple concret : le « Eh ben butez-nous avec votre souffle de merde ! » est drôle et percutant. Pourquoi en rajouter ? (En fait c'est pas forcément le meilleur exemple, parce que le texte qui suit se justifie quand même, mais bon : je crois que ce serait plus drôle s'il était tout seul.) La longueur des tirades a en tout cas un effet artificiel : pendant qu'un personnage passe une ou deux minutes à parler, j'imagine les autres qui attendent... Par exemple quand Elias dit « Pas la même finesse, on est bien d'accord ! », j'ai vraiment eu l'impression qu'il avait attendu patiemment la fin de la tirade de Merlin, du coup ça contredit son agacement... Mais bon, je crois que surtout, ça rend les dialogues... comment dire ?... ça les rend chiants. Voilà, j'avais dit que je ne serai pas sympa, désolé... Ces tirades à rallonge, ça casse le rythme et ça allonge l'histoire artificiellement. Pas tout le temps (dans les Classes de Gauvain, je n'ai pas ressenti ce problème). Mais il y a pas mal de sketchs, dont celui ci-dessus, que je n'ai tout simplement pas réussi à finir parce que je m'impatiente : mais où veulent-ils en venir ? acouchez !

Bref, je me demande s'il ne faudrait pas améliorer ce qui touche au rythme. Essayez de faire plus percutant. Quand un personnage est étonné, il dit « Hein ? » et c'est tout, il ne sort pas une tirade de quatre lignes. Quand il n'est pas d'accord : « Non mais ça va pas ? ». Quand il ne comprends pas : « De quoi ? ». Et ainsi de suite. D'ailleurs consultez les livres : bien que les pages soient moins larges qu'ici (dans mon édition de poche, 1 ligne ~ 50 caractères, c'est nettement plus court que sur le forum), on n'a pas souvent des tirades de plus de trois lignes.

Mais bon, c'est juste mon avis. En tout cas j'ai conscience d'avoir été plutôt vache, j'espère que vous n'allez pas vous venger sur mes scénarios... ;)

Chevalière Parodisiaque
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Agloval, j'ai une question à te poser pour pouvoir te répondre : connais-tu le principe de fabrication de ces scénarii à plusieurs ? :)

Chevalier Feuletonniste
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Absolument pas !

Chevalier Haut de Coiffe
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Agloval, en lisant ton avis je pense ne pas me tromper en pensant que tu n'es probablement pas au courant qu'il s'agit simplement de la « mise en forme » de scénarios qu'on construit pas à pas dans un autre topic qui est en fait un jeu ! Trois ou quatre membres s'inscrivent et choisissent un personnage, et on démarre avec une idée de base pour le scénario. Et ensuite, chacun poste une réplique pour que l'histoire se construise peu à peu et en improvisant totalement en fonction de ce qu'inventent les autres. Du coup c'est en fait plutôt normal qu'on se penche vers des grosses tirades parce que sinon le jeu serait un peu fade pour ceux qui participent :) On s'amuse à en écrire long exprès.

Chevalier Feuletonniste
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Ah OK ! Mais ce n'est expliqué nulle part !!!! J'ai lu que c'était écrit par plusieurs personnes, donc je pensais que c'était juste des scénarios écrits à plusieurs.

(Cela dit je ne trouve pas que ça justifie les longues tirades.)

Chevalier Haut de Coiffe
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Ça justifie en partie le fait que le scénario soit parfois décousus et n'aient pas grand sens, puisqu'on sait rarement où on va. Pour les tirades, disons que quand on joue, on tire plus de satisfaction à jouer avec les mots et le style des personnages sur des répliques longues, plutôt que juste poster un Hein ? et revenir plus tard pour la prochaine réplique. Après c'est vrai que la mise en forme des « scénarii » qu'on construit, c'est surtout pour le fun... Histoire d'avoir une vue d'ensemble de notre jeu.

Ensuite c'est écrit nul part, mais le fait que ce topic porte le même titre que celui dans les jeux du cirque ou au pire un tour rapide sur les liens de la première page permettent de faire le rapprochement facilement ;)

En revanche tu peux jeter un coup d'oeil à mes vrais scénarios persos de la partie scénarii, je serais ravi d'avoir ton avis si tu ne l'as pas déjà donné :b

Chevalier Feuletonniste
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J'avais lu récemment celui sur la salle de bains, mais j'irai voir les autres. Cette semaine, j'ai passé mon temps à taper des scénarios. La semaine prochaine je vais donc passer mon temps à lire attentivement tous ceux que j'ai en retard (j'en ai déjà lu pas mal, mais rapidement).

Chevalière Parodisiaque
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D'accord, alors je vais remonter un peu le temps et tu comprendras mieux l'étrange forme de ces histoires. ;)
Il y a quelques mois, Kelk1 a eu l'excellente idée de créer un jeu baptisé "Les Pierres Manquantes de la forteresse scénaristique". Le but est de créer une histoire à plusieurs.
Le principe est les suivant: Kelk1 (ou moi quand Kelk1 n'est pas dispo) fixe un nombre de joueurs. A partir de ce moment là, des volontaires se présentent en précisant quel personnage il veulent "jouer" sans tenir compte du choix des autres. Quand les personnages sont connus, un membre qui ne participe pas au scénario fixe un argument de départ à l'histoire, le moins précis possible. Aucune connivence entre joueur n'est autorisée et chaque joueur doit tenir son rôle en essayant tant que faire se peut de semer quelques indices dans ses interventions pour amener les autres vers un final cohérent.
Au départ, on avait fixé une limite de 4 lignes par intervention et de 25 interventions maximum par scénario. A l'usage on s'est rendu compte que des limites trop strictes étaient un handicap pour certains personnages bavards de nature et qu'une intervention trop courte de type "De quoi?" n'offrait pas assez de pistes aux autres joueurs pour continuer. Alors les interventions se sont rallongées (sans doute un peu trop, j'en conviens, et je suis la première à avoir du mal à me limiter :b ) et pour se donner une chance d'aboutir, la limite de 25 interventions est devenue un peu élastique...
Le challenge, tu l'auras compris, c'est d'arriver à un truc qui tient la route et c'est très difficile. Le dernier (et il n'est pas le seul :p ) a été trèèèès laborieux et n'est pas abouti, malgré nos efforts, mais le but, avant tout est de nous amuser à essayer (et c'est parfois très drôle). Je t'invite à aller faire un tour dans les jeux du cirque à la rubrique prévue à cet effet pour te faire une idée ;)
C'est en cours de route que Kelk1 a décidé qu'il serait sympa de regrouper nos authentiques chefs d'oeuvre dans la rubrique scenarii où ils sont plus faciles à lire.
Voilà, c'était, une fois de plus, trop long, mais je pense que tu y trouveras l'explication de ces OVNI kaamelottiens ;)

Edit : Ah flute ! Le temps que je rédige mon pavé et que le site me déconnecte, West' est passé par là ! Désolée pour les redites ! :b

Chevalier Haut de Coiffe
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C'est pas grave, ton pavé est bien plus fourni :lol: Surtout que je me la joue connaisseur alors qu'il y a deux semaines j'avais jamais touché à un seul des deux topics ! :b

Chevalier Feuletonniste
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OK, je comprends mieux : en fait le but n'est pas du tout d'écrire des scénarios (les scénarios sont juste postés pour garder une trace), mais de jouer. Cette fois je comprends les longues tirades : c'est le jeu. J'imagine que vous avez plaisir à les relire parce que ça vous rappelle le jeu, même si pour une personne extérieure comme moi ça peut être pénible à cause des longueurs. Comme je le disais, ça faisait pas loin d'un an que je n'étais plus venu, donc je n'ai pas tout suivi... (Je pensais qu'il s'agissait de scénarios à plusieurs parce qu'à une époque on avait abordé le sujet.)

N'empêche que Les classes de Gauvain, c'est un vrai scénario bien ficelé ! Pour un texte improvisé, château !

Chevalière Parodisiaque
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C'est gentil, mais tu sais, en tant que Maître d'Armes, j'en ai beaucoup souffert, des classes de Gauvain. Ils m'en ont fait voir que c'est une honte ! :lol:
En tout cas, j'en garde le souvenir de m'être beaucoup amusée... et d'avoir beaucoup ramé pour m'en sortir :D

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Je viens de lire tout ça.. C'est marrant de voir Agloval tenter de critiquer gentiment nos "scenarii" ! :lol:
Il est évident que la plupart sont très mauvais si on les lit comme un scénar' écrit pour être un scénario. ^^
Mais c'est plaisant à jouer ! ;)

Chevalière Parodisiaque
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Mat est Léodagan
Tante Cryda est Le Roi Burgonde
Westminster est Le Père Blaise

Kaamelott est en période de paix avec les Burgondes. Ces derniers ont demandé un rendez-vous avec le Roi pour acheter des machines de guerre au Royaume... Cependant, Arthur est absent du château. Il a donc demandé à Léodagan (responsable de la défense et du matériel de guerre) et au Père Blaise (responsable des comptes et des transactions) de s'occuper seuls de cette affaire.


Guerre et pets

Kaamelott est en période de paix avec les Burgondes. Ces derniers ont demandé un rendez-vous avec le Roi pour acheter des machines de guerre au Royaume... Cependant, Arthur est absent du château. Il a donc demandé à Léodagan (responsable de la défense et du matériel de guerre) et au Père Blaise (responsable des comptes et des transactions) de s'occuper seuls de cette affaire.


Le Roi Burgonde, précédé par le Père Blaise, pénètre dans la Salle de la Table Ronde où l'attend Léodagan. Deux serviteurs burgondes viennent déposer une caisse en bois aux pieds de leur roi et disparaissent.
Le Roi Burgonde (s'asseyant lourdement, tonitruant)
Troiptiminou onperduleurmitaine ! Ah !
Satisfait, il sourit fièrement. Le Père Blaise s’assoit en même temps que le Roi Burgonde, à côté de Léodagan. Pendant le charabia incompréhensible du Roi Burgonde, le Père Blaise le regarde d'un air posé, une main sur le menton, comme s'il réfléchissait à ce qu'il a devant lui. Il retire sa main du menton et cligne des yeux pour essayer de se concentrer.
Père Blaise
Bien... euh, alors. Vous aviez demandé un rendez-vous avec le Roi Arthur, mais il se trouve qu'aujourd'hui il est absent. Vous comprenez « absent », c'est bon ?
Le Roi Burgonde (acquiesçant)
Absencébon, hum ! Artour ! Guerre ! Machines ! Absencébon !
Léodagan, dévisage tour à tour le Père Blaise et le Roi Burgonde, il soupire, sa patience semble déjà épuisée, alors que l'entrevue commence juste.
Léodagan (s'en prenant sèchement au Père Blaise )
Vous comptez essayer de traduire c'que  bave ce machin-là ou vous vous bougez bien rapidement pour trouver un interprète ? Nan parce que j'vous préviens tout de suite, je compte pas tailler l'bout d'gras en burgonde moi !
Père Blaise (se retournant vers Léodagan)
Je crois qu'il a compris que le Roi était absent ! C'est déjà une très bonne chose ! Vous voyez, même sans interprète on peut s'en s…
Voyant que Léodagan n'est pas du tout convaincu et en a déjà marre, il le regarde avec une expression inquiète et se retourne rapidement vers le Roi Burgonde.
Père Blaise
Bien. Donc « absencébon », euh... Tant mieux. Donc du coup, nous le remplaçons. Donc moi je suis le père Blaise, et à côté de moi (montrant Léodagan) c'est le Seigneur Léodagan. Vous l'avez déjà vu, vous vous souvenez ?
Léodagan lève les yeux au ciel lorsque le Père Blaise le présente au Roi Burgonde, en signe d'agacement profond.
Léodagan (s'adressant au curé)
Nan c'est pas possible là, pincez-moi, je rêve. Si je vous somme de trouver un interprète, c'est pas pour le plaisir, c'est parce qu'à chaque fois que ce gros tas de bidoche (désignant d'un geste de la main impertinent le représentant du peuple burgonde) ne comprend rien à c'qu'on lui raconte. Enfin, je sais pas pourquoi je m'emmerde à vous dire tout ça, puisque vous êtes bien placé pour le savoir. On ferait mieux de cramer son royaume sur toute sa surface, ce serait toujours ça de fait. Parce que je vous préviens, moi je ne lui vends pas MES catapultes. Et je reviendrai pas là-dessus !
Le Roi Burgonde (après avoir dévisagé Léodagan)
Aaaaaaah ! Onèfor Enpome ! Ah ! Ah ! (éclatant de rire) Manger !
Il fouille dans son coffre et sort une maquette de scorpion qu'il pose sur la Table.
Le Roi Burgonde
Charcuterie !
Léodagan (répondant ironiquement au Roi Burgonde, d'un ton las)
Oui voilà, c'est ça, charcuterie. (au Père Blaise, toujours aussi ironique) On a bien avancé non ?
Père Blaise (de plus en plus gêné, à Léodagan)
Euh... Remarquez, il n'a pas tort ! On ne peut pas commencer les négociations avec le ventre creux ! Peut-être faut-il s'ouvrir un peu le ventre avec un peu de charcuterie, hein ? (voyant Léodagan prêt à exploser) Bon bon, ça va ! Je suis désolé, mais l'interprète qu'on avait pris, j'en pouvais plus. Il prenait trop d'importance avec ses airs cultivés, donc je lui ai plus ou moins dit de foutre le camp chez ses Burgondes voir si j'y suis, et il s'est barré du château... Du coup, effectivement, on a plus personne pour traduire ce que dit l'autre, mais rassurez-vous, bien souvent c'est très utile. Comme il comprend rien, on arrive à obtenir ce qu'on veut de lui dans la plupart des cas.
Léodagan (redevenu étrangement calme)
Pour une fois, Père Blaise, je dois reconnaître que vous avez raison, c'est une très bonne chose de pouvoir exploiter l’imbécillité de son adversaire et celui-là, c'est même carrément le flatter que de dire qu'il est imbécile. Mais encore faudrait-il que cela nous soit un peu utile. (perdant à présent un peu plus son calme à chaque mot) Mais avec ce bestiau-là, ça sert à rien du tout de se servir de sa crétinerie. Ça nous rapporte que dalle ! La dernière fois qu'on s'est joué de lui, on a refilé ses terres aux Vikings, qui se sont aperçu bien vite de la supercherie et le mois d'après, ils étaient sous nos fenêtres, à nous balancer des rochers à la gueule.
Le Roi Burgonde
Léviking ?
Il regarde autour de lui, un peu inquiet et pousse au milieu de la Table la maquette, retourne dans son coffre et en sort une autre maquette, de catapulte cette fois et une pépite d'or qu'il pose à côté.
Le Roi Burgonde (faisant le geste d'écraser quelque chose de son poing et devenant menaçant)
Vikings, Paf ! Charcuterie ! (brandissant la pépite devant Léodagan) Onéfor Enpome !
Satisfait de sa prestation, il lâche un pet monstrueux.
Léodagan (faussement amical après avoir vu la pépite d'or)
Mais oui, c'est ça, mais parfaitement, vous avez raison, "paf... euh... charcuterie" (presque à lui-même) et ch'ais plus bien tout c'que vous avez dit. (au Père Blaise, mais beaucoup moins amicalement) Bon maintenant que l'autre zinzin a sorti le pognon, on va bien trouver le moyen de l'entuber non ?
Le père Blaise a regardé la scène bouche bée et le pet final l'a laissé tout aussi sans voix.
Père Blaise (s'adresse à Léodagan)
J'admets que des fois, je me demande si ça vaut le coup de passer du temps avec ce cinglé... Mais bon, là, c'est très clair, contrairement aux apparences il n'est pas question de charcuterie ou de pommes, mais il veut passer aux négociations ! Laissez-moi faire. (élevant un peu la voix, au Roi Burgonde) Alors ! Combien vous voulez de machines de guerre ? (montrant son pouce pour représenter le nombre un) Une ?
Le Roi Burgonde ravi, sort une maquette de mangonneau, une de baliste, une d'onagre et une de tour de siège. Il pose le tout sur la Table et fait un mouvement circulaire de la main droite qui englobe le tout.
Le Roi Burgonde (tendant la pépite de la main gauche en confirmant)
Une ! (frappant violemment la Table de la main) Onédacor !
Il donne la pépite au Père Blaise et attend, comblé d'avoir fait une si bonne affaire à si peu de frais.
Léodagan regarde avec envie la pépite d'or que tient le Roi Burgonde en main. Il sourit, c'est même un peu malsain.

Léodagan (de bien meilleure humeur à présent)
Bon, il veut quoi le loustic au juste ? Une machine contre une pépite ou bien une machine de chaque (désignant l'ensemble des maquettes) pour une pépite ? (au Père Blaise) Notez, que dans un cas comme dans l'autre, il se fait sacrément enfler. Enfin, j'reste d'avis qu'on pourrait lui bousiller son armée et... (comme frappé d'un éclair de génie, n'achevant pas sa phrase) Mais c'est pas con ça, il doit pas en avoir une seule, de pépite. L'idéal, ce serait de raser son pays de bouseux de la carte et de rafler au passage le butin pour la Carmé... pour la Bretagne, pour la Bretagne
Il termine sa phrase par un sourire carnassier, plus malsain encore que son sourire habituel, les yeux pleins de flammes.
Le Roi Burgonde (soudain intrigué)
Lebutin ? Ah aaaaah ! Lebutin Bretagne... (frottant son pouce contre son index avec un air gourmand) Huuuuum... AH !
Il se lève soudain, frappant la Table à deux mains, rote, puis balaie toutes les maquettes qui vont s'écraser au sol. Un éclair mauvais dans l'oeil il montre la pépite à Léodagan.
Le Roi Burgonde
Une ! (tendant une main ouverte et vide en direction de Léodagan) Lebutin Bretagne ! Manger troiptitminou guerre !
Il rigole et se rassied en gloussant.
Le Père Blaise (regardant le Roi Burgonde)
Voilà, c'est exactement dans des moments comme ça que je regrette d'avoir mis l'interprète à la porte. On pige rien à ce qu'il veut. (se tournant vers Léodagan) Seigneur Léodagan, on est en période de paix depuis déjà quelques années avec les Burgondes. Plutôt que de raser leur pays, ce serait peut-être plus simple de leur donner une ou deux de vos machines de guerre inutiles qui encombrent tout le château en échange de cette grosse pépite d'or ! D'autant plus que les caisses de Kaamelott sont de plus en plus vides en ce moment. Avec l'armement, la défense, la décoration, le réaménagement de la plupart des pièces du château, sans oublier les fêtes des chefs de clans, je vous cache pas qu'on commence à en manquer, du pognon. (baissant la voix et parlant dans un murmure.) Après, rien ne nous empêche de l'arnaquer en lui fournissant une fausse machine de guerre en toc...
Le Roi Bugonde se lève de sa chaise et fond sur le Père Blaise dont il embrasse le crâne. Il s'approche ensuite de Léodagan.
Le Roi Burgonde (murmurant à l'oreille de Léodagan)
Perdulémitaine !
Le rot tonitruant qui suit fait reculer Léodagan. Le Roi Burgonde acquiesce.
Le Roi Burgonde
Hum ! Bio-graphie ! Manger.
Il sort son poignard, glousse et retourne s'asseoir. Léodagan s'évertue tant bien que mal à garder son calme après l'action du Burgonde.
Léodagan (au Père Blaise)
Vous savez, en temps de paix, en temps paix euh... J'suis pas bien sûr que c'morceau-là comprenne c'qui s'passe dans son propre patelin, alors si ça trouve il doit penser qu'on fait une pause entre deux guerres... Du coup, j'me pose la question suivante : est-il bien judicieux de vendre des machines de guerre à un gugusse de ce calibre-là, tout en sachant qu'il peu très bien décider d'entrer en conflit contre nous, histoire de les tester ? C'est pour ça que je proposais de rayer son bled de débiles de la carte. En plus, il se trouve que j'ai réussi à obtenir du Roi, en gueulant un peu fort, environ 80 mangonneaux que j'aimerais bien essayer et là, une occasion se présente. (tapant violemment du poing sur la Table)C'est inespéré !
Le Père Blaise passe une main sur son crâne pour enlever les traces du roi Burgonde, et s'essuie la main sur un pan de l'armure de Léodagan.
Le Père Blaise (à Léodagan)
Mais justement ! Vous êtes bien gentil avec vos projets, mais avec tous les trucs que je viens de citer plus les 80 mangonneaux que le Roi vous a filé, on va finir par être vraiment à sec ! Si en plus on commence à déclarer une guerre avec cet abruti, qu'il comprenne ou non ce qu'on est en train de faire, on risque encore d'avoir des pertes de tous les côtés. Ces dégénérés sont pas spécialement réputés pour faire dans la finesse, ça m'étonnerait qu'à moitié qu'ils viennent nous bousiller des hommes et des machines de guerre, et là on aura plus qu'à pleurer devant le fond des caisses vides de Kaamelott ! Non et puis, moi, en venant ici, je pensais plus à une réunion faite d'entente et de négociations, voyez, pas forcément à un champ de bataille de bourrins où gagnera celui qui tapera le plus fort.
Léodagan, se prend la tête dans les mains, respire un grand coup et reprend sa discussion avec le Père Blaise.
Léodagan
Mais vous êtes con non ? On a leur Roi, là, pile sous nos yeux, on l'enferme dans les geôles, ils auront personne pour les mener au front et ce sera un vrai carnage. Et puis les machines, faut bien trouver une occasion de s'en servir, à moins que vous préfériez démonter tout pour l'hiver prochain et en faire du bois pour le feu. Ce serait bête d'avoir raqué la peau du cul pour tous ces engins et les laisser prendre la poussière. J'en reviens donc à ma proposition, à savoir, anéantir de manière définitive son peuple de trous d'balle !
Le Père Blaise (commençant à s'exciter)
Oui, ben je crois que je vais finir par comprendre le message, pas besoin de me le répéter toutes les cinq secondes ! Vous voulez raser leur pays, et ben allez-y ! Qu'est-ce que vous attendez ? C'est pas ça qui apportera une solution au problème de l'argent à Kaamelott, qui commence à se faire aussi rare que l'intelligence de ce gros pachyderme. (se retournant vers le Roi Burgonde) Et vous là, vous pouvez pas un peu être clair pour une fois ? À part roter et péter, vous en voulez COMBIEN des machines de guerres contre votre pépite d'or ?
Léodagan (prêt à bondir sur le Père Blaise, rouge de colère, ses yeux sortant presque de leurs orbites)
MAIS COMMENT IL ME PARLE LE GRATTE-PAPIER ? IL VEUT QUE JE LUI LACHE LES CHIENS AU CUL PEUT-ÊTRE ? NAN PARCE QUE ÇA PEUT TRÈS BIEN S'ENVISAGER, À MOINS QUE JE NE VOUS FASSE RÔTIR AVEC L'AUTRE GRAS DU BIDE, ÇA F'RA UN BLOT !
AH PUIS J'EN AI RAS LA MÈCHE DE VOS IDIOTIES, J'VAIS R'TOURNER VITE FAIT EN CARMÉLIDE, ÇA VA PAS FAIRE UN PLI !!
Il se lève d'autorité, prêt à foutre le camp.
Le Roi Burgonde observe ses interlocuteurs et éclate d'un rire mauvais.

Le Roi Burgonde
Ah ! Ah ! C'est la guerre ! Salsifis !
Il plonge la main dans son coffre dont il sort quelques pépites qu'il lance sur ses interlocuteurs.
Le Roi Burgonde
C'est la guerre ! Pfff !
Il se redresse fièrement et, impérial, quitte la Salle de la Table Ronde en y abandonnant tout ce qu'il avait amené. La porte claque, on entend un énorme pet.
Léodagan, ramasse les pépites jonchant le sol, pour se les mettre discrètement dans les fouilles.

Léodagan (d'un air décontenancé)
Dîtes, il a compris cette fois vous croyez ?
Il s'interroge un instant, puis réalisant que le curé l'a probablement vu mettre les pépites en poche, s'éloigne de celui-ci, avant d'arriver à la porte, main sur la poignée.
Léodagan
Enfin moi j'dis ça, j'suis pas inquiet, on va le dérouiller j'me fais pas de souci.
Le Père Blaise regarde Léodagan sortir de la Salle à son tour et attend qu'on entende plus d'agitation. Il regarde furtivement de gauche à droite pour vérifier que personne ne l'observe, se baisse et s'adresse à l'Interprète burgonde caché sous la Table depuis le début.
Père Blaise (souriant)
Hep, ça a marché ! Le coup de piquer les pépites d'or du Roi Burgonde la veille au soir pendant qu'il dormait et de les échanger contre des cailloux peints en jaune, il fallait la faire ! Ces deux patapoufs n'y ont vu que du feu !
Allez, donnez-moi le pactole, qu'on remplisse un peu les caisses de Kaamelott !


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