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Tribunus Cohortis Bescherellae
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\o/

Je vous félicite encore pour ce scénar', il était drôlement sympa ! ;)

Chevalière Parodisiaque
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Merci mon Asticot. Il contient en effet quelques trucs que je trouve très sympas aussi comme par exemple:
"LÉODAGAN (faussement amical après avoir vu la pépite d'or)
Mais oui, c'est ça, mais parfaitement, vous avez raison, "paf... euh... charcuterie" "
Je vois Léodagan plus faux que jamais , avec son sourire de fourbe, prononcer cette phrase.
Ou encore : "Le Père Blaise passe une main sur son crâne pour enlever les traces du roi Burgonde, et s'essuie la main sur un pan de l'armure de Léodagan." Le geste qui sert trop à rien ! :lol:
En tout cas, moi, j'me suis bien amusée avec ce scénario-là, merci messieurs :)

Chevalière Parodisiaque
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Coco l’Asticot est Hervé de Rinel
Doulifee est Le Maître d’Armes
Mat est Arthur
Westminster est Perceval

Merci GinAA pour la correction et le titre mortellissime :)

Hervé de Rinel a trouvé un objet étrange dans la forêt, mais, par précaution, ne l'a pas ramené à Kaamelott. Il s'est contenté de dessiner une carte pour pouvoir y mener Arthur. Perceval, intrigué, s'est invité dans l'aventure. Arthur a demandé au Maître d'Armes, calé en techniques de survie, de les accompagner au cas ou...


Le fruit détendu

Hervé de Rinel a trouvé un objet étrange dans la forêt, mais, par précaution, ne l'a pas ramené à Kaamelott. Il s'est contenté de dessiner une carte pour pouvoir y mener Arthur. Perceval, intrigué, s'est invité dans l'aventure. Arthur a demandé au Maître d'Armes, calé en techniques de survie de les accompagner, au cas où...…


Arthur marche en tête du petit groupe avec dans sa main droite la "carte" de Hervé de Rinel. Il regarde attentivement le dessin, puis les environs, mais peine à comprendre où ils sont.
Arthur
Dites donc, Seigneur Hervé, vous êtes sûr de vot' coup là ? Nan parce que très franch'ment, je r'connais pas l'coin et j'me demande si on s’est pas carrément paumés... J'veux dire, vot' plan là, il est fiable ou pas ?
Hervé de Rinel
À 100%. J'suis expert en cartographie, vous avez aucun souci à vous faire sur la vivacité de mes plans.
Arthur réfléchit un instant à ce que son chevalier à voulu dire.
Arthur
Vivacité de vos plans ? Vous vouliez pas dire véracité plutôt ?
Maître d'armes
Me demande si c'est pas par là-bas qu'on a affronté les Burgondes il y a six mois, je crois apercevoir le coup de catapulte du Seigneur Léodagan qui a arraché le bosquet d'ormes.   
Perceval
Qu'est-ce qu'on est venu chercher déjà ?
Maître d'armes
Un objet magique que le Seigneur Hervé a trouvé dans la forêt. Par sécurité, il a préféré le laisser sur place. (s'adressant à Arthur) Sire, vous pensez pouvoir vous repérer avec le gribouillage qu'il vous a fait? Parce que à part des petits traits en forme d'arbres et une croix, je vois pas grand-chose sur le parchemin.   
Hervé de Rinel (outré)
Attendez, j'ai mis trois jours à la faire, cette carte ! Elle est hyper détaillée. (Il s'approche et indique une sorte de tache) Ça, vous savez ce que c'est par exemple ? (Les trois autres observent la tache, puis lèvent des yeux interrogateurs vers un Hervé tout fier) Ah ! (Satisfait, il se recule, souriant.)
Perceval
Vous avez mis trois jours à la faire à partir de quand ? Parce que si vous avez mis trois jours à la faire depuis hier, ça veut dire que vous l'aurez terminé après-demain, votre carte. Ça expliquerait pourquoi on voit que des petits traits et des croix et pas le reste.
Hervé de Rinel
En fait, j'l'ai commencée y a une semaine environ, mais j'l'ai paumée entre temps, donc j'ai dû tout r'commencer.
Arthur sent son capital patience s'amoindrir à mesure que les minutes défilent. Il rend sa "carte" à Hervé
Arthur
Bon visiblement on peut pas tellement s'orienter avec ça, mais est-ce que par hasard, Seigneur Hervé, vous pourriez retrouver l'endroit, de visu, en reconnaissant simplement les lieux ?
Maître d'armes (ironique)
Et je suppose qu'il a recommencé à compter tous les arbres aussi ?   
Hervé de Rinel ( à Arthur)
Euh... Non, ça j'pourrais pas. Mais avec ma carte, ça doit pouvoir se faire. Et puis le Seigneur Palefrenier (il désigne Perceval d'un signe de tête) est expert en pistage non ? Il peut m'aider. (Il re-déplie sa carte et essaie de se repérer.)
Perceval ( s'adressant au Roi)
Sire, va falloir qu'on s'arrête, là. J'arrive plus à tenir avec la quiche aux champignons d'c'midi ! Me regardez pas comme ça, c'est pas ma faute si j'ai envie d'aller chier ! Bon par contre j'aurai rien pour m'essuyer. Je pourrais prendre ma chemise, mais c'est trop mou. (Il regarde Hervé de Rinel). Tiens bah, Hervé, au lieu de me traiter de pâle fermier expert en pistaches, vous avez qu'à me passer votre carte, ça fera l'affaire. De toutes façons, elle sert à rien, c'est pas avec les trois merdes dessinées dessus qu'on allait réussir à trouver le chemin.

Hervé de Rinel ( levant des yeux plein d'incompréhension à Perceval)
De quoi ?
Perceval
Oh ! Vous êtes con ou quoi ? Je vous dis de me passer votre carte pour m'essuyer une fois que j'aurai fait mes besoins dans la forêt !
Maître d'armes
Eh bien allez chier derrière un arbre et lâchez-nous la grappe, c'est vous qui avez voulu venir! (se tournant vers Hervé) Et vous là, espèce d'ours mal embouché, vous avez pas le moindre début de petite idée de la direction où vous avez laissé votre fourbi ?
Perceval
Si j'avais su ce qui m'attendait avec cette quiche aux champignons, j'aurai mieux fait de rester à Kaamelott à pioncer au lit comme Karadoc !
Il déchire un bout de la carte de Hervé de Rinel et part se cacher dans la forêt à l'abri des regards.
Arthur s'en prend à Perceval, il est en colère

Arthur
Mais vous êtes con non ? On ne déchire pas une carte pour aller se torcher le fion dans la forêt. C'est pas possible, mais c'est pas possible d'être aussi débile ! (se prenant l'arête du nez entre le pouce et l'index. Il souffle un bon coup, pour retrouver son calme) Si seulement on disposait d'un VRAI moyen de retrouver le machin magique... Il passe ses deux mains dans ses cheveux. Ce coup-ci, on est dans une véritable impasse. Pffff.
Le Seigneur Hervé repère quelque chose et part dans sa direction, l'air déterminé.
Hervé de Rinel (désignant un clodo qui dort par terre)
J'reconnais ça ! Je me souviens, c'était pas loin.
Il cherche aux alentours mais ne trouve rien. Il se replonge dans ce qu'il lui reste de carte.
Perceval sort de sa cachette au milieu des arbres et rejoint le groupe.

Perceval
Eh ! Vous devinerez jamais ce que j'ai trouvé là-bas ! Je pars trouver un coin planqué des regards pour aller faire ce que je dois faire, et là devinez sur quoi je tombe ? Une pomme ! Si c'est pas du bol ça !
Hervé de Rinel (apercevant la pomme)
Ah bah voilà, c'est ça. (s'approchant de Perceval et regardant la pomme de plus près) C'est bizarre, hein ? J'ai préféré pas y toucher, on sait jamais.
Maître d'armes
Une pomme? Vous faites tout un foin pour une POMME? Y en a une de pomme que je vais arranger moi. (Le Maître d'armes réalise que la pomme a la peau dorée) Par contre, sans être spécialiste, la couleur me semble bizarre. Vous pensez que c'est un signe, Sire? Non parce que des pommes dorées, j'en ai jamais vu dans les vergers du coin.   
Arthur se saisit de la pomme et joue avec, la faisant passer d'une main à l'autre comme s'il jonglait.
Arthur (d'un ton effacé, les yeux dans le vague)
Hum ? J'en sais rien, oui, peut-être... Pour moi ça ressemble à une simple pomme, pas à un objet magique... N'empêche, tout ce flan pour une pomme. Il part d'un rire incontrôlé, les larmes aux yeux.  Elle est bonne celle-là, flan, flan aux pommes hahahaha !!!
Il semble ne plus pouvoir s'arrêter de rire 
Tous le regardent sans trop savoir quoi penser de cette soudaine crise de rire. Hervé prend la pomme des mains d'Arthur, toujours hilare.

Hervé de Rinel (souriant peu à peu)
En tout cas, c'est joli. (pouffant un peu de rire) Et puis... (pouffant encore) C'est pas banal...
Il éclate à son tour de rire, au point d'en pleurer. Il lâche la pomme et s'écroule par terre en se tenant les côtes.   Perceval ramasse la pomme et affiche un grand sourire devant l'hilarité des autres.
Perceval
Eh ! Eh ! Regardez ce que j'en fais moi, de cette pomme !
Il la lance en plein dans la figure du maître d'armes.
Le maître d'armes reçoit la pomme en pleine figure et commence à saigner du nez.

Maître d'armes
Seigneur Berceval ça ne bat pas non!  C'est tout ce que vous trouvez d'intelligent à faire ?
Le Maître d'armes dégaine son épée et embroche la pomme avec la pointe. Il semble subitement comme paralysé
Maître d'armes
Aaaaaaaaaah.
Perceval (hurlant)
C'EST PAS VRAI, VOUS AVEZ TRANCHÉ LA POOOOOOMME !!!!
De leur côté, Arthur et Hervé de Rinel reprennent peu à peu leur sérieux.
Maître d'armes
Eh bien ! faites quelque chose vous voyez bien que je suis paralysé, je peux plus bouger. Restez pas plantés là comme des cèpes à rigoler bêtement !
Arthur et Hervé de Rinel retrouvent leur sérieux. Paniqué, Hervé tente quelque chose : il court vers le Maître d'armes, se saisit de la pomme et la mange. Le sortilège se rompt, et les quatre hommes se regardent, essoufflés.
Arthur (complètement dépité)
Une pomme dorée qui fait rire ? Aaah y a pas à dire, question utilité, il se pose là l'machin. C'est pas pour critiquer, mais c'est quand même bien pourri ! J'me demande même si c'est pas encore plus naze que la potion pour faire pisser bleu de Merlin... Il soupire bruyamment.

Maitre d'armes
Encore les Dieux qui se foutent de votre pomme !

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Il est complètement con mais pas totalement naze, ce scénario ! x) On retrouve bien les personnages, même si l'histoire vaut pas grand chose. :p
En tout cas j'm'étais beaucoup amusé à y participer, personnellement. :)

Chevalière Parodisiaque
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Grosse erreur de manip' !
Désolée :b

Chevalière Parodisiaque
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Coco l'Asticot est Grüdü
Westminster est Le Jurisconsulte

Sans lui donner d'explication, Dame Séli a envoyé Grüdü expulser le Jurisconsulte hors de Kaamelott.


Mésentente Cordiale

Sans lui donner d'explication, Dame Séli a envoyé Grüdü expulser le Jurisconsulte hors de Kaamelott.


Grüdü marche d'un pas décidé dans les couloirs du château, son énorme masse à la main. Il ouvre des portes, regarde dans les pièces, puis les claque avant de continuer ses recherches. Au bout d'un moment, il entre dans une chambre où se trouve le Jurisconsulte, assis à un bureau. Ce dernier se retourne, perplexe.
Grüdü
C'est vous le Rujis... Le Jirus... Le type que j'dois virer ?
Le Jurisconsulte
C'est marrant parce que... voyez, je suis né et j'ai grandi en plein royaume de Logres, j'ai suivi une éducation tout à fait conforme aux lois. (il prend un des papelards sur son bureau et l'agite devant Grüdü pour montrer que c'est une loi) Et dans cette éducation, une des premières choses qu'on m'a apprises c'est de frapper avant d'entrer  (il frappe le papelard contre le bureau)  et de dire « Bonjour » quand on rend visite à quelqu'un. Et pourtant, chose tout à fait curieuse, à Kaamelott, cette règle semble parfaitement inconnue : on vient, comme ça, emmerder les gens, sans dire ni bonjour ni merde, avec des haches à la main. (il jette d'un coup sec le papelard) Qui êtes-vous et qui est-ce que vous voulez virer ?
]Le Jurisconsulte et Grüdü sont face à face, à quelques centimètres l'un de l'autre. Grüdü domine le Jurisconsulte d'au moins une tête.
Grüdü
Oh lala, y va s'calmer l'nain d'jardin ! Elle m'avait prévenu que ce serait difficile de résister à vous en foutre une... Mais elle a dit que j'avais l'droit d'vous latter si vous refusiez d'bouger, alors vous allez m'suivre.
Le Jurisconsulte
De quel droit me traitez-vous de nain de jardin, espèce de pignouf ? Et c'est qui « elle » ? C'est encore cette peau de chèvre de Dame Séli ? Vous lui avez dit de me lâcher la robe, un peu ? Puis pardon, mais si elle a un truc à dire ellepourrait venir elle-même au lieu de faire venir du clodo !
Grüdü (touché par l'insulte)
Putain j'vais m'le faire.
Grüdü lève sa masse en l'air, et tente de l'abattre sur le Jurisconsulte, qui esquive de peu. L'arme frappe le bureau et le casse en deux. Le Jurisconsulte regarde les débris de son ex-bureau en ouvrant de grands yeux.
 
Le Jurisconsulte (fou de rage)
Mais qu'est-ce que vous avez foutu ?!
Il tente quelque chose en sautant sur Grüdü et en s'agrippant à son cou. Ce dernier reste fixe, regarde le Jurisconsulte d'un air faussement étonné et le repousse d'un petit geste machinal de la main. Le Jurisconsulte fait un vol plané et vient s'écraser contre une étagère au fond de la pièce, qui s'écroule sur lui. Il se retrouve enseveli sous un tas de papiers.
Grüdü (calme)
C'est bon, on peut y aller ?
Le Jurisconsulte se relève doucement, époussette sa robe et ramasse un papier. Il est un peu essoufflé, mais s'avance tout prêt de Grüdü.
Le Jurisconsulte
Voyez là je crois qu'on a affaire à un cas pathologique. Vous avez foutu en l'air TOUTE la pièce avec vos conneries ! L'affaire va être vite réglée, gros détraqué ! (il agite son papier) J'ai justement là une loi qui, hein hein, devrait arranger la situation puisque c'est celle qui mentionne le respect qui doit être réservée aux magistrats et les sanctions à appliquer en cas de manquement à ce respect. Regardez, je cite. (il regarde son papier et commence à lire) « Les pigeons doivent être envoyés après le lever du S... » Merde ! C'est pas celle-là !
Il s'énerve et déchire le papier en mille morceaux.
Grüdü
Nan mais j'en ai rien à foutre de vos lois, moi ! On m'a donné l'ordre de vous foutre dehors, c'est tout. Alors magnez-vous ou j'vous dérouille.
Le Jurisconsulte est à quatre pattes par terre en train de chercher sa loi. Voyant qu'il ne l'écoute pas, Grüdü l'attrape par une oreille et le relève. Sans le lâcher, il se dirige vers la porte.Le Jurisconsulte a réussi à ramasser quatre papiers. Grüdü le tient toujours par l'oreille. .
Le Jurisconsulte (en train de gesticuler)
Rah, mais vous allez me lâcher, non ?! Vous allez voir, mon p'tit vieux ! (il lit le papier qu'il a dans ses mains) Une loi sur la peinture des tabourets de la taverne... (il la jette en l'air et lit le deuxième papier) Le pacte Anglo-Burgondes ! (il le déchire, le jette en l'air et lit le troisième papier) « Un vieux barde n’eut point ripailles, parti sans pain et sans fruits... » Qu'est-ce que c'est que ce truc ?! (il chiffonne le papier en boule et le jette par terre. Il lui reste un dernier papier dans la main)  Et là, sur quoi je vais tomber ? Une loi sur les épluchures de patates ? La liste de courses de dame Mevanwi ? Y a pas UNE loi intéressante dans ce château ?! (il ne lit même pas le dernier papier, l'enroule et commence à frapper Grüdü avec)  Et vous, vous allez me lâcher les esgourdes oui ? Ça fait mal, espèce de TROU DU CUL !
Grüdü lâche l'oreille du Jurisconsulte, et lui attrape une épaule pour le maintenir face à lui tant qu'il lui parle.
Grüdü
Bon, écoutez. Moi, mon boss, c'est le Roi Arthur. Il est plus Roi, donc j'travaille plus pour lui... Maintenant, je rends service au plus offrant, 'voyez. Dame Séli m'a promis un bon paquet d'blé pour vous faire décarrer... Si vous voulez que j'vous laisse tranquille, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Le Jurisconsulte
Exactement, je sais ce qu'il me reste à faire. Vous faire arrêter pour infraction et violence physique ! Et je connais bien le nouveau Roi, il se fera sans nul doute un plaisir de vous sanctionner à sa manière. (il regarde le dernier papier qu'il a en main qu'il n'a pas encore ouvert, le déroule et parle à voix basse) Allez, prions pour que ce texte ne soit pas une connerie mais bien une loi qui vous coupe définitivement le sifflet. (il déroule le papier et le lit)  « Quatorze serviteurs ont été retrouvés morts en moins d'un mois. Les crimes sont dus à un dénommé Grüdü, garde du corps du Roi Arthur... » (il lève les yeux de son papier et regarde Grüdü)  Attendez... c'est vous ?
Grüdü, menaçant, s'approche du Jurisconsulte.
Grüdü
Ouais, et j'hésiterai pas à faire une onzième victime ! (coupant le Jurisconsulte qui s'apprête à le corriger) Alors, vous m'suivez, ou vous raquez ?
Le Jurisconsulte sourit et lâche son papier.
Le Jurisconsulte
Ah non mais là mais il fallait le dire plus tôt ! Mais bien sûr que je vous suis ! Non mais attendez, vous êtes Grüdü. LE Grüdü qui assassine tout le monde ! Mais ça a fait un BRUIT chez les jurisconsultes ! Vraiment, laissez-moi vous dire que vous êtes une vedette ! À l'origine d'un bon paquet de lois qui ont été écrites contre les assassinats et la criminalité en général !
Flatté, Grüdü se calme.
Grüdü ( incrédule)
Sérieux ? Nan, vous vous foutez d'moi !
Le Jurisconlte
Évidemment que je me fiche de vous, espèce d'abruti ! Vous êtes con comme vos pieds !
Il s'accapare d'un maillet qui était posé sur son bureau - et qui a finit par terre - et s'apprête à en fiche un grand coup dans le pied de Grüdü, lorsqu'il s'arrête brusquement et réfléchit un instant.
Le Jurisconsulte
Bon, je vous propose un marché tout à fait honnête. Vous dites à Dame Séli que vous m'avez viré, que je suis reparti chez moi avec mes lois, elle vous donne la monnaie que vous escomptez avoir... Mais je reste là quand même, vous avez ma parole qu'elle n'en saura rien. Comprenez qu'on y sera gagnants tous les deux.
Grüdü encaisse la moquerie du Jurisconsulte et réfléchit à ce qu'il lui propose pendant vingt bonnes secondes.
Grüdü
Nan, j'ai rien compris.
Le Jurisconsulte
Alors là par contre il va falloir faire un effort. Sinon on ne va jamais s'en sortir ! Je vous répète... le plan. Première étape : vous allez voir la peau de vache. Deuxième étape : vous lui dites que vous m'avez viré. Troisième étape : vous fichez le camp. Voilà ! (se parlant à lui-même) Comme ça, elle ira vérifier d'elle-même si vous m'avez bien viré, elle verra que non et j'en profiterai pour lui dire ce que je pense de son accueil absolument ca-ta-stro-phique !
Grüdü
Attendez, de quelle vache on parle, là ?
Le Jurisconsulte
Écoutez... vos parents étaient fromagers, c'est bien ça ?
Grüdü
Bin... Ouais.
Le Jurisconsute
Mais c'est quoi un fromager ?
Grüdü (déconcerté)
... Un type qui fait du fromage ?
Le Jurisconsulte
C'est-à-dire ? Je ne comprends pas.
Grüdü (se prenant au jeu)
Bah c'est un type, qu'a des chèvres, des vaches et des poules, et qui s'en sert pour faire du frometon !
Le Jurisconsulte (ouvrant grand les yeux et faisant semblant d'avoir appris quelque chose)
Aaaaaaaah, d'accooooord ! (il arrête de faire semblant) BON ! Maintenant que vous avez vu à quel point c'est EM-MER-DANT de parler à quelqu'un qui comprend pas la moindre CONNERIE qu'on lui explique, vous allez dégager, grosse ANDOUILLE !
Il met un gros coup de pied dans les fesses de Grüdü, qui est expulsé à travers la porte. La porte étant ouverte, Grüdü se retrouve par terre, dans le couloir, en dehors de la pièce. Le Jurisconsulte lui claque la porte au nez d'un coup violent. Il ré-ouvre la porte aussitôt et balance son papier à la figure de Grüdü.
Le Jurisconsulte
TROU DU CUL !
Il claque la porte à nouveau d'un coup violent.
Grüdü, qui n'a pas l'habitude de se faire botter le train, reste assis dans le couloir, sans comprendre ce qu'il vient de se passer. Il ramasse le papier que le Jurisconsulte lui a envoyé au visage, et le regarde pendant quelques secondes, pensif. Il se lève et s'adresse au Jurisconsulte à travers la porte.

Grüdü
Euh, vous pouvez ré-expliquer le plan ?
Parce que c'est sympa d'avoir tout noté mais j'sais pas lire, moi !




Merci mon loutron pour le titre ;)

Chevalier aux Pouces Verts
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Tu as quelques petites erreurs de mise en page, Tatie ;)

Grüdü
    Nan, j'ai rien compris.
    Le Jurisconsulte : Alors là par contre il va falloir faire un effort. Sinon on ne va jamais s'en sortir ! Je vous répète... le plan. Première étape : vous allez voir la peau de vache. Deuxième étape : vous lui dites que vous m'avez viré. Troisième étape : vous fichez le camp. Voilà ! (se parlant à lui-même) Comme ça, elle ira vérifier d'elle-même si vous m'avez bien viré, elle verra que non et j'en profiterai pour lui dire ce que je pense de son accueil absolument ca-ta-stro-phique !

Je cherche un titre ^^

Chevalière Parodisiaque
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Corrigé. Merci ma p'tite loutre :)

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Et de syntaxe ! :b

Crydahaha a écrit :

Dame Séli a envoyé Grüdü d’expulser

Sinon, désolé, mais JE SUIS NUL EN TITRES !

Merci pour l'enluminationnement en tout cas ! :hug:

Chevalier aux Pouces Verts
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Au fait, j'l'ai pas signalé, mais c'est à jour hein :b

Chevalière Parodisiaque
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C'est bien pour ça que je gueulais plus !
:fete:

Merci, mon loutron :hug:

Chevalière Parodisiaque
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La Dame du Parc est Angharad
Kapiston est Guenièvre
Tante Cryda est Cryda

Guenièvre, Cryda et Angharad sont dans le boudoir de la Reine.
Guenièvre est assise devant sa coiffeuse, Angharad est en train de la peigner. Cryda attaque Guenièvre sur ses origines "modestes"



La Doublure

Guenièvre, Cryda et Angharad sont dans le boudoir de la Reine.
Guenièvre est assise devant sa coiffeuse, Angharad est en train de la peigner. Cryda attaque Guenièvre sur ses origines "modestes".


Devant la porte du boudoir de la Reine, Dame Cryda s'impatiente. Énervée, elle frappe de nouveau.
Cryda ( s'adressant à la porte)
Dites ! Vous allez me faire poireauter encore longtemps ? Ça fait trois heures que j'attends et là, on frise l'incident diplomatique !
Angharad ( à la Reine)
Je m'trompe ou c'est la tante de Monsieur qui tambourine à la porte ? J'voudrais pas être indiscrète, mais elle devait pas rentrer à Tintagel ce matin avec la mère de Monsieur ?
Guenièvre (en chuchotant à Angharad)
Je sais pas ! Je m'demande ce qu'elle peut bien me vouloir ! (puis s'écriant) Oui, entrez Tante Cryda !
La porte s'ouvre sur Cryda qui prend un air soulagé.
Cryda (à Guenièvre)
Ah ben c'est bon ! Vous ressemblez toujours à rien, j'arrive à point nommé. (avisant la brosse à cheveux dans la main d'Angharad) Vous pouvez laisser tomber, vous. (montrant la porte à Angharad) Vous devez bien avoir quelque volaille à nourrir dans la cour.
Angharad (à Cryda)
Je me permets de dire à Madame qu'en tant que suivante de la Reine, c'est ça mon boulot. (montrant la brosse) J'ai rien à voir avec les bonniches qui nourrissent les poules, y en a la moitié qui parlent même pas la langue.
Cryda
Et comme c'est mon jour de chance, je suis tombée sur la seule bonniche bretonne du château. De toute façon, je vous offre des vacances : c'est plus la peine de vous échiner à essayer de la transformer en souveraine. On n'aura plus besoin d'elle, on va se démerder pour la visite protocolaire. (s'adressant à Guenièvre) C'est ce que j'étais venue vous dire. Vous pouvez glander ici toute la journée. On ne voudrait pas vous fatiguer.
Guenièvre
Comment cela, on a plus besoin de moi ?
Cryda
Ben, c'est quand même Justinien qu'on attend ! C'est la première fois qu'il vient en personne en Bretagne, alors, avec votre belle-mère (ma sœur), on s'est dit que pour le prestige de Kaamelott, il valait mieux que ce soit dame Ygerne qui seconde Arthur aux festivités. "Veuve d'Uther Pendragon", ça a quand même une autre allure que "pécore vaguement anoblie". C'est pour ça : vous mettez pas en frais, vous serez bien dans votre piaule à glousser avec l'autre là. (elle désigne Angharad)
Angharad
Bah dites donc, on dirait que la politesse, c'est pas votre spécialité, à Tintagel !
 
Guenièvre (sur le ton précédant l’énervement )
Et l'on peut savoir depuis quand, la vieille carne de Tintagel se mêle des affaires politiques de Kaamelott ?
Cryda
Mais c'est qu'elles regimberaient les mendiantes ! Ça naît dans la bouse et ça tient tête à la belle-sœur d'Uther ! Il serait temps de rendre son lustre à l'héritage des Pendragon. (menaçante) Ygerne est en ce moment même en train d'en convaincre Arthur. (mielleuse) Préparez donc vos malles, ça gagnera du temps.
Angharad
Ah vous comptez nous virer de Kaamelott en plus ? Madame est peut-être la belle-sœur d'un Roi crevé depuis des années mais faudrait pas oublier qu'elle s'adresse à la Reine.
Guenièvre
Pardonnez-moi, mais vous, à part les liens familiaux avec Ygerne et donc Arthur, vous seriez aussi dans votre chaumière ! En somme, comme moi vous devez tout à Arthur ! (puis regardant Angharad) La différence c'est que moi je le reconnais…
Cryda (un peu surprise de la riposte)
Mais il n'y a aucune comparaison possible ! "Chaumière" ? La forteresse de Tintagel ? Ygerne et moi sommes filles du Prince Anlawd, Ygerne a épousé le plus puissant des rois ET (plissant les yeux) lui a donné un fils, ELLE ! J'ai éduqué Arthur, moi ! Nous sommes les racines de Kaamelott, alors que vous, mon p'tit, n'êtes qu'une erreur diplomatique.
Angharad (voyant que Guenièvre n'est pas très à l'aise quand on parle de l'héritier)
L'héritier pourrait arriver plus vite que vous le croyez, Madame n'est pas encore une vieille décrépie si vous voyez c'que j'veux dire.
Guenièvre
Exactement ! (plus bas à Angharad) Pas comme certaines...
Cryda (soudain un peu inquiète, à Angharad, tout bas)
Vous... Vous détenez des informations sérieuses sur le sujet ou c'est juste pour le plaisir de visiter les geôles que vous m'dites ça ?
Angharad
En tout cas c'est pas en me menaçant que Madame aura des informations. (regard furtif en direction de la Reine pour obtenir son soutien)
Guenièvre (à Cryda)
Ces choses-là ne vous regardent pas ! C'est entre moi et mon époux !
Soudainement radoucie, Cryda attrape une chaise et s'assied face à Guenièvre.
Cryda (s'essayant à la diplomatie)
Écoutez, ma p'tite : Arthur gouverne mal, on est d'accord ? (voyant Guenièvre ouvrir la bouche pour protester, elle reprend d'une voix forte) Le Trésor est ENCORE vide ! À force de vouloir tuer personne et de s'allier à des gagne-misère, on va vivre comme des clodos !
Elle désigne Angharad du doigt.
Elle se lève soudain emportée par un enthousiasme malsain.

Cryda
Il aurait dû vous tuer vous et votre famille et s'emparer du trésor de la Carmélide et que fait-il ? Il vous épouse et nourrit la Carmélide ! (totalement abattue elle se rassied. Le regard dans le vide, la mâchoire dans la main) Là y a le gars le plus riche du monde qui se pointe et avec quoi on essaie de l'bluffer ?
Elle lève des yeux désespérés vers Guenièvre.
Guenièvre
La seule chose qui peut impressionner quelqu'un de puissant c'est Excalibur !
Angharad
C'est vrai que ça marche pas mal Excalibur, à ce qu'il paraît. J'dis ça, je l'ai pas vue souvent, moi, cette Épée. Par contre, pour impressionner un empereur avec, il suffit pas de la faire flamboyer deux minutes, il faudrait travailler la mise en scène. Si j'peux me permettre, pourquoi pas un tournoi mettant à l'honneur les valeureux chevaliers de Kaamelott ?
Cryda
Mais c'est exactement ça ! On est bien d'accord : c'est la violence et la peur qui gouvernent le Monde. C'est pour ça. (à Guenièvre) On peut pas vous montrer à Justinien ma pauvre petite. Vous transpirez l'humilité et la bonté, là, avec votre jardin sur la tête. (elle tripote nerveusement la couronne fleurie posée sur la coiffeuse puis, désignant Angharad du menton) Elle, à l'extrême limite, elle fait plus revêche.
Guenièvre (après un court silence)
Il est vrai que comparé à Dame Ygerne ou même à... vous, je fais bien moins veuve noire glaciale prête à faire assassiner le premier qui me regarde de travers ! Mais dans ma famille, mon père et surtout mon grand-père pourraient faire l'affaire sans trop forcer ! Et je ne parle pas de ma mère…
Cryda
Ah, ça, pour ce qui est d'être revêches, votre père et votre grand-père ne font pas dans la dentelle, mais comme "Reine de Bretagne", je ne les trouve pas très crédibles. Votre mère, ma foi, j'l'aime bien. Même si ses manières sont un peu rustiques, elle ne manque pas de charisme, mais elle sent un peu l'sapin, hein ? (avisant le sourire narquois d'Angharad) Elle, en revanche, elle a vraiment du potentiel, pour une trieuse de navets. Qu'est-ce que vous en dites ?
Angharad
Pardon ? Vous voulez que je me fasse passer pour la Reine devant l'empereur byzantin ? Bah… Ça peut être amusant mais c'est pas très respectueux envers Madame de faire ça, si ? (regard interrogatif en direction de Guenièvre)
Guenièvre
C'est à dire que j'avais pas compris ça en fait... Je croyais qu'il fallait juste quelqu'un d’impressionnant, sans avoir besoin de le faire passer pour la Reine... De toute manière, il m'étonnerait grandement que le Roi accepte ma bonniche comme épouse, même pour de faux, il peut pas la tordre (faisant un regard compatissant à Angharad).
Angharad
Moi, franchement, si ça peut aider, je veux bien, mais c'est à Madame de dire si c'est pas offensant. (à part) Et faudra que je fasse comprendre au Seigneur Perceval que j'ai pas vraiment épousé Monsieur, sinon on n'est pas près de se marier.
Guenièvre
Faire comprendre à Perceval ? Hé beh vous avez du courage ma chère... Et pour vous répondre allez-y à ma place ! Enfin essayez donc... Comme je vous dis, il y a presque aucune chance pour qu'Arthur l'accepte. (se tournant vers Cryda) Surtout si c'est votre idée !
Angharad
On verra bien, par contre je vais pas demander à Monsieur moi-même. D'autant plus que c'est pas mon idée. Du coup… Je crois que le problème est réglé...? (regard interrogateur à Cryda)
Sans dire un mot, Cryda, apparemment ravie, sort de la pièce. Abandonnées à leur sort, Guenièvre et Angharad reprennent leurs activités sans comprendre. Une heure passe. La porte du boudoir s'ouvre soudain.
 
Cryda (enthousiaste)
C'est réglé ! (à Guenièvre) Arthur est d'accord pour qu'on présente la bonniche à vot'e place. En revanche, il y a mis une condition — oh ! Pas bien contraignante — (à Angharad) Il vous offrira, vous, son "épouse", à Justinien lors de l'échange de cadeaux diplomatiques. L'autre pourra pas refuser et se sentira obligé de faire tomber un gros paquet de pognon en échange, pour pas passer pour un gros barbare.
Angharad (après un bref silence)
Non, finalement, je crois qu'il vaut mieux en revenir à ce que Madame avait prévu.
La belle-sœur d'Uther, comme cadeau diplomatique, c'est quand même plus prestigieux.


Tribunus Cohortis Bescherellae
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Cette chute, mais cette chute ! :love:

Chevalière Parodisiaque
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Petit duel entre amis:
Kapiston est Léodagan
Tante Cryda est Arthur

Arthur va tenter de refiler à Léodagan, une mission diplomatique (inscrite sur un parchemin honteusement maquillé) bien pourrie, et qu'il aurait dû remplir lui-même.



La part du Lion

Arthur va tenter de refiler à Léodagan une mission diplomatique  bien pourrie, et qu'il aurait dû remplir lui-même


Dans le couloir, une main sur la porte de la chambre de ses beaux-parents, l'autre fermée sur un parchemin, Arthur colle son oreille contre le bois et semble hésiter. Il jette un coup d’œil furtif alentour et entrouvre la porte. Il cherche, du bout du parchemin, la petite table où il compte déposer le document quand une voix le fait sursauter. Il se redresse, parchemin toujours en main.

Léodagan
Qu'est ce que vous foutez ? C'est un nouveau genre de poser le courrier dans l'feutré en entrant chez les gens ?

Arthur (affectant un air dégagé)
Tiens ! Beau-père ! On se promène ? R'marquez, je comprends. En ce moment c'est plutôt calme pour vous, alors pourquoi ne pas tuer le temps en vous baladant dans MON château. (Il sourit)
Tout en parlant, Arthur tente discrètement de faire disparaître le parchemin dans la chambre. Se voulant amical Ça va ? Pas trop de soucis ?

Léodagan
Non, à part les intrusions dans ma piaule, rien à signaler.

Arthur ( jouant la surprise)
Ah bon ? On s'est introduit chez vous ? Ben voyez-vous, ça m'étonne pas ! Moi, par exemple, je passais et qu'est-ce que je vois, votre porte entrouverte ! Du coup je m’apprêtais à vérifier vous n'aviez pas de problème.

Le rouleau de parchemin tombe et roule côté couloir, aux pieds de Léodagan.

Léodagan (regardant le parchemin tomber et s'exclamant)
Oh non mais vous avez bonne mine à jouer les innocents...
(ramassant le rouleau et le pointant vers Arthur) Tenez votre papelard, on dirait bien qu'il va falloir me dire en personne ce que vous comptiez me demander en me le glissant sur ma table de chevet.

Arthur
Alors, déjà, c'est pas un papelard — c'est de la peau de chèvre — (levant les deux mains grandes ouvertes et faisant claquer sa langue) et ensuite il est pas à moi. Il est... il était devant VOTRE porte quand je suis arrivé. En plus, il VOUS est adressé. (sans réfléchir, prenant le parchemin et le déroulant) Regardez, là. C'est écrit "le grand Roi Léodagan", ou c'est pas écrit "le grand Roi Léodagan" ?
Sur le parchemin le nom de Léodagan figure en écriture serrée dans un rectangle de peinture dorée. Le même pavé doré apparaît en bas du parchemin, contenant toujours le nom de Léodagan, toujours en lettres resserrées.
Arthur
Tiens, je lis : "Nous, Thorismond, roi des Wisigoths, convions Le Grand Roi LÉ-O-DA-GAN et la Reine Guenièvre de Bretagne à la Grande Fête Nationale de la Danse, organisée en notre capitale en l'honneur de la signature du pacte de non agression liant nos deux peuples.
Longue vie et Prospérité au Roi LÉ-O-DA-GAN et à Dame Guenièvre de Bretagne." Et c'est signé : Thorismond.
Vous voyez que je mens pas ! (rendant le parchemin à Léodagan) Ben écoutez, beau-père, vous voilà occupé pour quelques semaines. Bon voyage, donc.
Il sourit et commence à s'éloigner.


Léodagan (quelque peu paniqué)
Attendez vous foutez pas de moi ! C'est vous qui avez rajouté mon nom à la place du vôtre ! Et puis alors les Wisigoths, j'en ai rien à carrer de leur danse de tafioles. Déjà que j'vais même pas à celle de Bohort.

Arthur (outré)
Ah ben dites ! Vous allez pas m'accuser de faire mumuse avec des documents officiels, non ? En plus, j'en n'ai pas de peinture dorée. C'est Père B... Hem... N'est-ce pas ? Cè...perbe ! C'est absolument superbe... Doré... Pour vous honorer. Nan, y se sont mis en frais pour vous, faut y aller. Du reste votre fille est ravie, elle a déjà répondu au Wisigoth que vous arriviez.

Léodagan
Quoi ?! Mais c'est pas possible !! J'vais leur répondre aux Wisigoths, moi, et s'ils se vexent de mon absence ils ont qu'à venir me chercher... Avec trois tourelles toutes les demi-lieues, ils verront la danse réservée aux envahisseurs qui consiste à se contorsionner pour éviter les projectiles.

Arthur ( tentant une attitude autoritaire)
Mais enfin, beau-père, mais vous êtes pas bien ? Vous n'avez rien d'autre à foutre en ce moment, alors, vous prenez vot'e femme, vot'e fille et vous y allez. C'est vrai, quoi ? Euuuh... Hein ?... D'habitude quand s'agit de ramener du pognon, y a pas besoin de vous supplier. Allons !

Léodagan
Oh mais j'en connais des méthodes pour ramener du pognon, seulement ça fait un peu moins gonzesse que de participer à un bal de danseuses... Et vous croyez qu'en plus je vais emmener ma femme ? Vous êtes pas dingue non ?! Non, vous voulez que j'aille faire le mariolle alors je vous laisserai seul avec ma femme. Comme elle s'ennuie quand elle est pas occupée à m'emmerder, je suis sûr que vous aurez droit à une bonne tarte fabrication maison pendant que moi je serai en train de m'ennuyer en mangeant un festin.

Arthur (pour soi)
Merde ! J'm'attendais pas à celle-là ! (repentant, à Léodagan) OK ! OK! J'avoue : c'était PEUT-ÊTRE pas tout à fait votre nom sur le parchemin et de toute façon, j'ai trop d'boulot ici avec les... 'fin toutes ces conneries de... Bref ! On avait goupillé un truc avec le Père Blaise pour dire qu'on pouvait pas y aller à cause d'une épidémie de choléra... (s'animant soudain) Mais c'est VOTRE fille, aussi ! Cette gourde nous a devancés. Elle était tellement contente qu'elle a envoyé immédiatement des messagers pour dire qu'elle arrivait avec le Roi ! Heureusement, elle a pas précisé lequel ! Maintenant, on n'a plus l'choix : faut qu'elle y aille avec un Roi breton. (enjôleur) Vous reconnaîtrez que vous êtes ce qu'on a de plus prestigieux en la matière.

Léodagan ( réfléchit cinq secondes et reprend)
Et si on faisait un petit cadeau diplomatique à notre cher Roi Loth d'Orcanie ?! (affichant son sourire malsain) Une invitation chez les Wisigoths pour aller reluquer des danseurs... Puis avec un peu de chance ils lui planteront une dague dans le dos !

Arthur (ricanant)
Vous parlez d'un cadeau ! Des semaines de voyage avec ma femme... Ah vous êtes bien le fils de vot'e père !
Il rit, puis se ressaisit brusquement en réalisant qu'il parle de la fille de son interlocuteur.
Pardon, beau-père ! Nan, j'aime bien l'idée de faire chier l'autre fumier, mais je ne peux quand même pas confier ma femme à ma demi-sœur, 'comprenez ? Et puiiiis, si Loth arrive à négocier avec les Wisigoths pour son propre compte…
En prononçant cette phrase, Arthur dévisage Léodagan avec un air soupçonneux, réalisant que ce dernier n'est pas moins dangereux que Loth. Mais vous avez raison, on peut pas vous demander de vous sacrifier non plus. Une autre idée ?

Léodagan
Oui, deux ! Soit on leur dit que la Reine s'est emballée, qu'on ira pas à leur fête débile et on les emmerde ! Soit vous assumez vos responsabilités et vous allez voir danser les Wisigoths avec votre bien-aimée…

Arthur
Ah oui, mais non, hein ! Moi, il n'en est pas question !

Les deux hommes restent un instant silencieux, Arthur perdu dans ses réflexions et Léodagan commençant à donner des signes d'impatience, quand Arthur fixe son beau-père avec malice.

Arthur
Dites, j'pensais un truc : on dit "un Roi", mais un fils de Roi — voire même deux — c'est bien un Roi en devenir ? En plus déjà Chevaliers de la Table Ronde... Prestige.

 

Léodagan (comprenant les insinuations d'Arthur)
Bin voila ! Vous envoyez la Reine et son frère avec son débile de compère et on en parle plus. Ça reste des Rois potentiels...

Arthur et Léodagan se regardent en écarquillant les yeux.

Léodagan
Ouais bin le jour où ces deux-là seront Rois…
J'espère qu'on sera plus là pour voir ça.


Chevalistère à la Balustrade
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Je me suis bien amusé dans ce scénario ^^

Chevalière à l'Happy Kulture
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Y a pas meilleur Leodagan que toi... A part le vrai ! :b

Chevalière Parodisiaque
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Indubitablement ! Quand on joute avec lui, c'en est déconcertant :lol:
Un vrai bonheur ! :luv:

Chevalière Parodisiaque
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La Fée Mélusine est Lancelot
La Dame du Parc est Bohort
Kapiston est Léodagan
Westminster est Guethenoc
Flammeche est Venec
Arthur est à Rome . A Kaamelott, Lancelot le remplace pour rendre la justice, secondé par Léodagan.
Bohort a découvert une combine commerciale pas claire entre Guethenoc et Vénec. Il ignore que Léodagan est mouillé et vient dénoncer cet odieux trafic à son cousin Lancelot.




Space Pie

Bohort a découvert un odieux trafic impliquant Guethenoc et Vénec. Il le dénonce à Lancelot et Léodagan, tout en ignorant que ce dernier est impliqué.

Bohort (apercevant Lancelot au détour d'un couloir)
Ah, seigneur Lancelot, vous tombez bien ! J'ai surpris un trafic des plus malhonnêtes dans lequel sont impliqués le paysan Guethenoc et ce voyou de Venec. Mais... Vous présiderez une séance de doléances tout à l'heure, si je ne m'abuse ? Il serait peut-être plus approprié que je vous expose le problème à ce moment-là.

Lancelot (se tournant vers Bohort et fronçant les sourcils avec un mélange de curiosité et d'agacement)
Un trafic avec Guethenoc, vous dites ?! Ce serait bien le genre de ce dégénéré de Venec ! S'il ne tenait qu'à moi, il aurait été banni de Bretagne, pour le moins ! Mais le roi comme d'habitude ... (Prudent, il s'interrompt, puis soupire et continue) En effet, je dois présider une séance de doléances avec le seigneur Leodagan et bien entendu nous évoquerons cette grave affaire. Mais dites m'en plus pour commencer : de quoi est-ce qu'il retourne ? Quel genre de trafic ?

Bohort
Je vais tout vous raconter depuis le début. Il y a quelques jours, j'étais au marché... Vous savez que j'affectionne les marchés, on y fait des rencontres très enrichissantes et on y découvre toutes sortes de produits artisanaux dont on n'aurait pas même soupçonné l'existence…

Lancelot (agacé, s'exclame)
Oui bon, abrégez ! Je n'ai pas besoin de tous les détails non plus !

Bohort
J'étais au marché donc, et j'achetais des tartelettes à la crème de marron à une jeune paysanne que je connais depuis des années, lorsqu'elle m'a raconté qu'une femme, vraisemblablement d'origine étrangère étant donné sa mauvaise maîtrise de la langue, lui faisait concurrence depuis quelques temps et…

Lancelot, trouvant que le récit traîne en longueur, l'interrompt.

Lancelot
Soyez concis nom d'un chien ! (Il respire un grand coup pour regagner son calme.)

Bohort
Touché par ses déboires, je lui ai demandé des détails sur l'affaire, et elle m'a révélé que cette femme étrangère vendait tout comme elle des pâtisseries, mais que les clients qui avaient un jour acheté des gâteaux chez elle revenaient par la suite de plus en plus fréquemment, comme s'ils ne pouvaient plus s'en passer.
Je suis donc allé en acheter un, pensant qu'ils devaient être particulièrement délicieux, mais bien au contraire, c'était tout à fait répugnant !

Lancelot (dodelinant de la tête)
Bon, continuez et venez-en aux faits, Bohort. C'est quoi cette histoire de tartelette ?

Bohort
Oui oui, excusez-moi seigneur Lancelot, je vais essayer d'être concis. J'ai donc essayé de comprendre pourquoi tant de gens achetaient ces mauvais gâteaux, et en enquêtant un petit peu, j'ai appris que la vendeuse était une esclave viking aux ordres de Venec, et que les ingrédients étaient fournis par Guethenoc. Or parmi ces ingrédients, devinez ce que j'ai trouvé ? Une plante exotique aux propriétés addictives ! Ces voyous s'enrichissent en créant une impression de dépendance chez de pauvres villageois !

Lancelot (ulcéré)
Quoi ?! Cet escroc a osé faire ça ?! Il mériterait d'aller aux galères pour ça ! (recouvrant son calme à nouveau) en tout cas vous avez bien fait de m'en parler et puisque le roi est absent, je vais gérer ça (réfléchissant un instant) ce qu'on peut faire c'est que, puisque je dois me rendre aux doléances dans quelques minutes, je vais en profiter pour évoquer cette affaire, je discuterai avec le seigneur Leodagan des mesures à prendre dans cette affaire, sans compter qu'avec un peu de chance, cet idiot de Guethenoc va encore venir  se plaindre de son voisin !

Justement, Guethenoc arrive en courant vers le seigneur Lancelot, mettant de la boue partout dans le couloir du château. Il arrive tout essoufflé alors qu'il a couru pendant trente secondes.

Guethenoc
AH !( reprenant sa respiration) Seigneur Lancelot ! (reprenant sa respiration encore une fois.) Et Seigneur ... Pff... ( reprenant sa respiration.) ... Bohort ! (Il souffle un grand coup.) Vous tombez bien ! Je... (Il reprend sa respiration pendant quatre minutes pendant que Lancelot s'impatiente.)

Lancelot
Quoi ? Parlez bon sang ! (reprenant son calme et souriant d'un air narquois) En fait, vous aussi vous tombez bien, nous parlions de vous justement.

Guethenoc (après avoir enfin repris son souffle)
Non mais là, seigneur Lancelot, j'étais venu pour gueuler un bon coup aux doléances, hein, bon, le p'tit rituel voyez, histoire d'avoir quelque chose à glander ce matin ! Mais la course là, elle m'a achevé ! J'ai plus d'entraînement, moi, vous comprenez ! Bon j'ai de l'énergie pour tout ce qui est élevage, pousse de céréales et toutes ces conneries, évidemment ! Mais pour ce qui est de courir, là, là, y a du boulot. Bon bah du coup pourquoi je viens ben c'est très simple, hein, bon bah... hein, je sais plus ! Je sais plus ! Avec tout ça ! À tous les coups c'était encore pour me plaindre de l'autre crétin ! Mais si ça se trouve c'était pas pour ça !

Lancelot (soupire)
En somme, vous êtes venu ici pour gueuler un bon coup et vous ne savez pas même pas pourquoi ! (levant les yeux au ciel) A mon avis, si c'était pour vous plaindre de votre voisin, il serait sûrement déjà là lui aussi pour se plaindre de vous ! (haussant le ton, l'air sévère) Quoi qu'il en soit,  quand les doléances vont commencer, il vaudrait mieux pour vous que vous ayez quelque chose à nous dire, parce que nous, on n’a pas que ça à faire ici, figurez-vous ! Et de toutes manières, si vous, vous ne savez plus pourquoi vous êtes venu, moi, j'aurai à vous parler de quelque chose !

Venec arrive en courant  et s'arrête à hauteur de Gethenoc tout aussi essoufflé que l'était le paysan.

Venec (tout en reprenant son souffle)
On dirait pas quand on le voit, mais il cavale plutôt vite le pégu... (à Guethenoc) J'organise une course de clébards la semaine prochaine. Ça vous tente pas de vous aligner ?

                                                        ********

Dans la salle de doléances sont réunis Leodagan, Lancelot, Bohort, Guethenoc et Venec.
Lancelot, surpris de voir Guethenoc et Venec tous deux présents consulte Bohort du regard d'un air entendu,  puis se tourne vers les deux hommes.

Lancelot
Je déclare la séance de doléances ouverte ! Déclinez vos identités, même si on commence à vous connaitre, surtout vous Guethenoc, et dites-nous donc ce qui vous amène, chacun votre tour.

Venec
Non mais faites pas comme si vous nous connaissiez pas... (s'exécutant devant le regard intransigeant de Lancelot) Bon ben, Venec, homme d'affaires. J'suis là parce que j'ai vu fureter le Seigneur Bohort du côté de mon stand de pâtisseries artisanales, et qu'après, (désignant Guethenoc du menton) y'a ç'ui là  qui s'est mis à détaler comme un lapin et comme on est plus ou moins associés dans l'truc... Mais sinon j'ai rien de particulier à demander moi. J'suis juste là pour m'tenir au jus.

Lancelot (fronçant les sourcils)
Justement, tout à l'heure le seigneur Bohort ici présent m' a parlé de votre stand de pâtisseries et je dois dire que ce qu'il m'a appris n'a pas été pour me plaire (haussant un peu le ton) apparemment, il a été bien avisé de fureter autour de votre stand (se tournant vers Bohort)   Seigneur Bohort, répétez-leur ce que vous m'avez dit, qu'on voit ce qu'ils ont à répondre.

Guethenoc
Oui donc moi mon identité, hein, tout le monde s'en fout ! Venec s'est présenté, ça y est, on passe directement à la suite ! Le vieux débris tout crotteux, il a plus qu'à s'taire en somme !

Leodagan
Voila ! En gros c'est ça !

Lancelot (l'air narquois)
En même temps, vu qu'on vous voit quasiment à chaque séance de doléances avec votre voisin, à force, on sait qui vous êtes, rassurez-vous ! Mais pour l'instant, la parole est au seigneur Bohort, alors un peu de civisme, je vous prie.

Bohort
Alors, comme je disais au seigneur Lancelot tout à l'heure, j'ai découvert que votre soi-disant stand de pâtisseries était en vérité un moyen pour rendre de pauvres gens incapables de se passer de vos affreuses tartelettes. En somme, vous avez trouvé un débouché aux céréales de piètre qualité que produit Guethenoc tout en abusant de la confiance d'honnêtes villageois et en les vendant, qui plus est, à un prix prohibitif. Je ne suis pas d'une nature violente, mais vous méritez une punition à la hauteur de vos méfaits !

Lancelot (hochant la tête )
  Je ne l'aurais pas mieux dit ! Alors qu'avez-vous à répondre vous deux ?

Guethenoc (gueule)
DE PIÈTRE QUALITÉ, MES CÉRÉALES ?... Vous savez, hein ! Vous pensez peut-être que j'ai les oreilles pleines de purin, bon là-dessus je vous donne pas tort parce que Roparzh m'a poussé dans une flaque de boue ce matin, hein, bon... Mais je vous entends quand même ! Et la révolte paysanne aussi, vous allez bientôt l'entendre, hein ! Je produis les meilleures céréales du pays, seigneur Bohort ! Même Sire Arthur peut vous le confirmer ! Il est où d'ailleurs ? D'habitude c'est à lui que je viens crier pour raconter ma vie !

Venec
C'est la loi de l'offre et de la demande.

Lancelot (soupire bruyamment)
Pour votre information, Sire Arthur est en voyage diplomatique à Rome et c'est moi qui le remplace ... Ecoutez franchement, je me fiche de savoir la qualité de vos céréales, ça c'est votre problème, par contre il est inadmissible que vous les écouliez frauduleusement en vous associant à un camelot ! (se tournant vers Venec) et vous, faites attention à ce que vous dites ! Cela s'appelle une escroquerie et ça peut vous coûter cher !

Bohort (avec un sourire gêné)
Je ne dis pas ça par méchanceté, Guethenoc, mais que ça soit au château ou dans les villages, tout le monde s'accorde à dire que pour l'orge comme pour le blé, il vaut mieux l'acheter n'importe où en Bretagne plutôt qu'à Kaamelott. En revanche, vos choux sont plutôt bons, à condition d'aimer le chou, ce qui n'est pas le cas de tout le monde au château... (il s'interrompt quelques instants) mais revenons-en à notre affaire.

Guethenoc
Ah oui, là oui, là vaut mieux revenir aux affaires parce qu'avec tout le respect que je vous dois, Seigneur Bohort, à vous entendre critiquer mon orge, mes blés et mes farines, je vais pas vous mentir, y a mon genou qui commence à se demander s'il va pas venir faire un tour pour s'enfoncer dans vos noix ! (se rendant compte qu'il y va un peu fort en voyant la tête de Bohort et Lancelot) Oui bon, donc, on en était où, hein, l'offre et la demande. Les villageois demandent, nous on offre les tartelettes ! Bon ben, je vois pas où est le problème !

Venec (à Guethenoc)
Vous allez pas frapper Bohort ! Il va pleurer !(à tous) Bon pour en revenir à nos affaires c'est quelle loi qu'interdit de vendre des tartelettes ? Bon pour les esclaves, le vin d'Aquitaine hors taxe, les armes vikings non homologuées, j'ai saisi le concept. Mais là, faut pas déconner, c'est de la pâtisserie bretonne qui fait vivre les petites entreprises locales.

Guethenoc
Exactement ! Pour une fois que les tartes, on est pas en train de se les mettre sur la tronche, vous allez pas nous reprocher ça !

Lancelot (s'adressant à Guethenoc d'un ton sévère)
Dis-donc vous ! Modérez votre langage ou je vous envoie dans les geôles ! Ça vous remettra les idées en place ! (S'adressant à Guethenoc et Venec)  Et pour vous répondre à tous les deux, le problème c'est que, d'après le seigneur Bohort, ces fameuses tartelettes seraient  faites non seulement avec des céréales de très piètre qualité mais aussi avec un ingrédient secret qui les rendent addictives et ça, c'est parfaitement illégal !

Venec
Bon d'accord, y'a deux trois épices qui sont pas locales, locales... (montrant Guethenoc) Mais lui, il va vous l'dire, pour les épices, la Bretagne c'est pas l'climat idéal.

Guethenoc (oubliant bêtement la menace de Lancelot)
Ah ATTENTION, hein ! Me relancez pas sur l'histoire de la piètre qualité sinon y a des salles de doléances qui vont flamber ! Et l'ingrédient secret c'est pas compliqué, c'est des œufs, hein... Du sucre, de la farine, des... C'est des tartelettes quoi ! Y a rien de secret ! Oui bon les épices, oui avec la chaleur elles sont peut-être un peu plus... Un peu moins... Enfin bon, la chaleur elle vous file surtout des insolations, j'ai l'impression ! Si elles sont addictives nos tartelettes, c'est parce qu'elles sont fameuses, c'est tout ! Pas besoin d'inventer des ingrédients magiques !

Venec
Fameuses ! C'est l'bon mot ! Y'a des types qui font trois jours à cheval pour en acheter... D'ailleurs, on compte ouvrir une succursale en Carmélide... L'offre et la demande quoi.

Leodagan
Mais laissez les patauger dans la merde, seigneur Lancelot ! On à autre chose à faire que de s'occuper des tartes des pécores, non ?

Lancelot (s'adressant à Guethenoc)
  Vous, je vous ai prévenu, dès la fin de la séance, je vous fais mettre dans les geôles et vous n'en sortirez que demain matin ! ça devrait vous calmer ! (s'adressant à Guethenoc et Venec) Et c'est quoi ces épices exactement ? D'où viennent-elles ? Et d'ailleurs qui est-ce qui les fabrique ces fameuses tartelettes ? (interloqué, s'adresseant à Leodagan) Comment ça ?! Ils ont monté une escroquerie de grande envergure et c'est tout ce que ça vous fait  ?! Vous qui honnissez le laxisme du roi, eh ben vous êtes pas mieux, dis-donc ! (s'adressant à nouveau à Venec et Guethenoc) Vous deux, vous faites pas d'illusions, si les faits étaient avérés, moi je me chargerai de vous punir comme vous le méritez !

Venec
On peut pas le dire, c'est un secret d'fabrication

Lancelot (s'adressant à Venec)
Je vois. C'est donc vous qui avez élaboré cette recette, c'est vous le cerveau de l'affaire ! (jetant un regard dédaigneux à Guethenoc) ça peut pas être lui de toutes manières (se tournant à nouveau vers Venec) Et vous ne voulez pas révéler vos petits secrets de fabrication ? Fort bien ! Dans ce cas, je vous fais mettre aux geôles vous aussi, sauf que contrairement à l'autre là qui pourra regagner son taudis demain matin, vous on vous gardera jusqu'à ce que vous soyez prêt à parler, aussi longtemps qu'il faudra, ou alors vous crachez le morceau tout de suite, qu'est-ce que vous en dites ?

Leodagan
Mais ca va ! Arrêtez de crier au scandale pour quatre tartelettes ! (puis plus bas à lancelot) En plus si toute cette histoire est vraie, ça pourrait nous servir pour amadouer des chefs d'états ennemis...

Lancelot (répondant à Leodagan)
  Il y a de quoi crier au scandale ! Ces tartelettes sont trafiquées et ça, ça s'appelle une escroquerie ! (fronçant les sourcils, l'air circonspect) Franchement, il me semble qu'il y a des moyens plus simples et moins pernicieux d'amadouer des chefs d'états. Non, vraiment, je ne comprends pas pourquoi vous les défendez, vous n'êtes pourtant pas si laxiste en temps normal.

Leodagan
Alors quoi ?! Vous allez les faire cramer sur un bûcher pour tartelette illicite ? (riant) Ah ah, non mais vous, le pouvoir ça vous réussit pas !

Lancelot
A vous non plus apparemment ! Vous voudriez qu'on les laisse filer comme ça et continuer leur petit trafic ?! Pourtant chez vous, vous crevez les yeux des gens pour moins que ça ! Quoi qu'il en soit, en l'absence du roi, le chef, c'est moi, et je vais démanteler toute cette affaire ! (s'adressant à Venec) et vous, vous n'avez toujours rien à me dire ? Vous préférez vraiment aller dans les geôles ad vitam aeternam ? Si vous avouez tout sur le champ, je saurai me montrer magnanime.

Bohort
C'est vrai que c'est curieux, seigneur Leodagan, d'ordinaire vous vous montrez inflexible avec tous les hors-la-loi. Quelque chose ne va pas ?

Venec
Non mais il a raison ! On n'a rien fait de mal. Si y a une loi qui interdit d’utiliser un peu de chanvre par-ci par-là, vous allez devoir coffrer tous les marins du pays. Et puis sérieux, c’est pas plus malhonnête que de faire picoler les chefs de clans. Là c’est plus sain et plus propre : fini la gueule de bois et les galettes déposées dans tous les recoins du château.

Lancelot
Vous avez trompé les gens en les droguant contre leur gré, et ça, c'est parfaitement interdit ! Les gens picolent de leur plein gré, je vous rappelle ! Votre échoppe, je vais la faire fermer et je vais aussi faire fouiller le lieu où vous gîtez et confisquer tout votre chanvre ! Et puisque vous avez avoué, vous échappez aux geôles mais il me semble que cela mérite quand même punition ou réparation (se tournant vers Bohort) qu'est-ce que vous en pensez seigneur Bohort ? (lançant un regard en coin à Leodagan, soupçonneux) bon vous, c'est pas la peine que je vous demande, vu votre étrange laxisme vis-à-vis de cette affaire.

Bohort
Eh bien, puisque vous me demandez mon avis seigneur Lancelot... Je pense que le plus important est de leur faire réparer le tort qu'ils ont causé à leurs malheureuses victimes. Pour ce qui est de la punition, j'ai malheureusement bien peu d'imagination en la matière. Il n'est peut-être pas nécessaire d'user d'une violence excessive, il faut juste s'assurer qu'ils ne recommenceront plus.

Lancelot
Je pense qu'on peut allier punition et réparation, je comptais faire fermer leur stand, mais  à présent, je compte plutôt, après leur avoir fait brûler eux-mêmes tout leur stock de pavot ainsi que les éventuelles tartelettes restantes, leur faire fabriquer de bonnes tartelettes sans ingrédient illicite et les distribuer gratuitement aux gens pendant quelque jours et si on les y reprend, c'est direction les geôles. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions ?

Guethenoc
Moi j'en ai une, de suggestion ! J'ai entendu dire, hein, bon après c'est des "on dit", c'est pas une source officielle ! Mais j'ai entendu dire que les meilleures tartelettes, avec des ingrédients à vous faire défriser la moustache, bon vous vous en avez pas, mais si vous en aviez une, elle se défriserait, enfin bon bref... Eh ben ce serait une dame du château qui les préparerait ! Dame Séli ! On m'a dit "c'est simple, vous verrez, y a pas mieux." (souriant) Alors, qu'est-ce vous en pensez ? On pourrait distribuer les tartes de Dame Séli aux gens, non ?

Leodagan
Hé ben, si vous voulez interdire les tartes mauvaises qui donnent envie d'y revenir pour les remplacer des tartes mauvaises qui menacent la santé de ceux qui les mangent, c'est vous qui voyez...
regardant Lancelot
Après c'est à voir si vous voulez dézinguer du pécore ...



A titre exceptionnel, j'ai retaillé les interventions les plus longues sans changer les textes ;)
Et merci GinAA pour la correction ET le titre :hug:

Chevalier aux Pouces Verts
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Mis à jour !
Il ne manque que la phrase d'accroche du dernier :)

Chevalière Parodisiaque
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Westminster est Le Maître d'Armes
La Fée Mélusine est Arthur
Coco l’Asticot  est Ketchatar
Arthur et Ketchatar sont spectateurs du tournoi donné en honneur de ce dernier.  Une erreur d'arbitrage du maitre d'armes (en défaveur des Irlandais) envenime la situation.


Dans l'écu Lulu

Arthur et Ketchatar sont spectateurs du tournoi donné en honneur de ce dernier.  Une erreur d'arbitrage du maitre d'armes (en défaveur des Irlandais) envenime la situation.


Arthur et Ketchatar sont assis dans les tribunes. Le Maître d'armes est monté les rejoindre après que le Roi d'Irlande l'a contesté. Les deux rois ont déjà commencé à discuter de l'action controversée.
Ketchatar (légèrement en colère, à Arthur)
Attendez, z'allez pas m'dire que votre champion a pas triché, là ? Vous êtes vraiment d'mauvaise foi, pardon !
Arthur (un peu suffisant)
Mais enfin pas du tout ! Où voyez-vous une tricherie ? vous êtes vexé parce qu'il est en train de prendre l'avantage c'est ça ?
Le Maître d'armes (à Ketchatar)
C'est pas parce que le vôtre se bat comme une quiche qu'il faut tout de suite contester comme une p'tite fillette qui couine !
Ketchatar
Non mais vous foutez pas d'moi, vot' gars enfreint 10 règles à la minute !!
Arthur
Non mais moi ce que je crois c'est que vous connaissez pas bien les règles du jeu en fait ! Car il n'en a enfreint aucune, sinon vous pensez bien que mon maître d'armes les aurait relevées ! (un sourire satisfait aux lèvres) mais peut-être que vous êtes trop fier pour admettre que MON champion est en train de triompher !
Ketchatar (énervé)
Et peut-être que vous êtes deux tricheurs qui attendent qu'on leur botte le cul ! Vous êtes de mèche, mon champion devrait avoir gagné depuis au moins un quart d'heure !!
Le Maître d'armes
Il triomphe parce qu'il a pas été entraîné chez les vieilles, le nôtre ! Expliquez-nous clairement en quoi il a triché, au lieu de tourner autour du Graal !
Ketchatar
Ah ne m'prenez pas pour un con, hein ! Vous savez comme moi qu'on n’a pas l'droit de frapper l'adversaire trois fois d'affilée à l'épaule si la foule n'a pas fait la ola durant le match précédent. C'est dans les nouvelles règles galloises, je l'sais on me les a relues ce matin.
Arthur (avec une mauvaise foi déconcertante)
Mais la foule a fait la ola ! vous l'avez sans doute pas remarqué car ce fut bref, mais moi je l'ai bien vu (se tournant vers le maître d'armes) et vous qui étiez à côté de moi, vous l'avez vu aussi non ?
Le Maitre d'armes (de mauvaise foi également)
Évidemment que je l'ai vu, Sire ! Vous seriez pas devenu un peu bigleux, avec les années, Ketchatar ?

Ketchatar (encaissant la remarque pleine de vérité)
Ouais, bon, c'est possible... M'enfin, j'y vois p't-être pas clair, mais j'entends encore très bien ! Et quand on fait une ola, on crie, non ? (exagérément fier de son argument) HA ! Et y z'ont pas crié, y roupillent tous depuis l'début...
Le maître d'armes
Eh ben c'est que vous devez pas entendre si bien que ça, ma petite craquotte ! Faudra penser à vous laver les oreilles, parce qu'ils ont crié, et pas qu'un peu ! N'est-ce pas, Sire ?
Arthur
Bien sûr qu'ils ont crié, je l'ai entendu moi aussi ! (se tournant vers Ketchatar) franchement c'est vrai que vous devez être un peu bouché pour pas les avoir entendus !
Ketchatar
Rah nan mais une mauvaise foi pareille, ça m'donne envie d'gerber ! J'vous préviens, si vous annulez pas l'point on va pas être copains, hein !
Arthur (faisant son indigné )
Quoi ?! Moi j'suis d'mauvaise foi ?! Non mais dites  tout de suite que je mens tant qu'vous y êtes ! Puisqu'on vous dit qu'il y a bien eu une ola, c'est qu'il y en a bien eu une ! Par conséquent mon champion n'a pas commis de faute et le point est bien pour nous ! alors soyez pas mauvais joueur !
Ketchatar s'apprête à répondre, mais il comprend qu'il n'a aucune chance face à la mauvaise foi de ses deux adversaires. Il se rassoit face à la piste, croise les bras et abdique, le regard fixé droit devant lui
Ketchatar
Okay. On continue, alors.
Arthur et Ketchatar observent la joute pendant un long moment sans mot dire. Soudain, Ketchatar écarquille les yeux et se lève, furieux.
Ketchatar (désignant les combattants du bras, à Arthur)
Et là ! Vous allez pas m'dire qu'y fait pas n'importe quoi, votre arbitre !? (hurlant, au Maître d'armes) Eh, vieille carne !! Tu vas la compter la faute, ou faut que j'descende le faire à ta place !?
Le Maître d'armes arrête le combat quelques instants et s'approche des tribunes. Il se trouve maintenant juste en-dessous des deux rois ; Arthur assis sur son trône, et Ketchatar au bord de l'estrade.
Ketchatar ( au Maître d'armes en contrebas)
Votre champion vient de faire un croc-en-jambe au mien, c'est parfaitement interdit ! Vous comptez faire quéqu'chose ou bien ?
Le Maître d'armes (criant pour que Ketchatar l'entende)
Mais évidemment qu'il lui a mis un croc-en-jambe ! Et j'aurais fait la même chose ! Regardez comme il est mou, votre kiki ! Il est là à se pavaner comme s'il lui manquait la moitié de ses membres, faut pas exagérer ! On est dans un tournoi de chevaliers nom d'un chien, on est pas en train de faire ses courses au marché ! Oh et puis tiens !
Le Maître d'armes retourne vers la piste du tournoi, dégaine son épée et donne un grand coup sur le pied du champion de Ketchatar. Il revient au pied des tribunes.
Le Maître d'armes
Ça le fera peut-être réagir !
Arthur (un peu mal à l'aise, à Ketchatar)
Ah bon vous êtes sûr ? Euh moi j'ai rien vu de particulier hein.
Arthur regarde avec intérêt la confrontation entre les deux hommes, le sourire aux lèvres.
Arthur
En même temps il a pas tort, il est très mou le vôtre (il retient avec peine un ricanement en voyant son maître d'armes attaquer le champion de Ketchatar, puis le réprimande très mollement, l'air complice) Allons, ne le frappez pas, tout de même (jetant un coup d'oeil à Ketchatar) vous allez nous l'énerver !
Voyant son champion attaqué par le Maître d'armes alors qu'il est déjà aux prises avec le champion tricheur d'Arthur, Ketchatar craque. Il descend des tribunes et fonce sur la piste. Il saute sur le dos du Maître d'armes, qui, habitué aux combats au corps-à-corps, le fait tomber à terre. Pris dans son élan, il lui fait une clé de bras et le maintient, face contre terre, un genou sur le dos.
Ketchatar (braillant)
Aaaah, mais lâchez-moi espèce de con, ça fait mal !!
Le Maitre d'armes (maintenant Ketchatar à terre)
Alors, elle va arrêter de contester, la chieuse irlandaise ?! C'est lequel de champion qui gagne le tournoi, là ?! C'est le nôtre ou c'est le vôtre ? C'EST LE NÔTRE OU C'EST LE VÔTRE ?!
Ketchatar (souffrant et impuissant)
Ouais, ouais, okay ! C'est l'vôtre ! C'est l'vôtre !
Le Maître d'armes le relâche. Ketchatar se relève et essuie comme il peut la terre collée à ses vêtements et à son visage. Les deux hommes se dirigent vers Arthur, qui se trouve toujours dans les tribunes. Ketchatar a un air renfrogné, tandis que le Maître d'armes semble satisfait, voire moqueur. Ils se trouvent tous deux en contrebas, et doivent donc parler fort pour se faire entendre.
Ketchatar (à Arthur)
J'vous préviens, hein ! Au prochain tournoi, l'arbitre sera d'chez moi !
Arthur (très faux cul)
Veuillez excusez mon maître d'armes, il s'est un poil énervé (souriant, l'air un peu suffisant) Fort bien, on fera comme ça au prochain tournoi si vous voulez, mais dans celui-là, c'est mon champion qui l'emporte, désolé pour vous mais c'est le jeu, il faut savoir perdre parfois.
Le maître d'armes
Bon par contre, la prochaine fois on fait avec nos vrais champions ! Non, je sais bien qu'aucun de nos chevaliers de la table ronde n'était disponible pour le tournoi parce que cette année il tombe en même temps que le banquet d'anniversaire de la Duchesse d'Armorique... m'enfin prendre un grouillot de la taverne en remplacement, vous avouerez que c'est pas hyper prestige, Sire !
Arthur (soupirant, en aparté)
  J'avoue que ce n'est pas un super bon choix, m'enfin on a fait avec ce qu'on avait sous la main de moins moisi hein ! Et pis d'abord je m'demande bien pourquoi ils tenaient tous à aller à l'anniversaire de cette greluche ! Mais bon nous l'avons tout de même emporté, c'est le principal ! (lui tapant sur l'épaule) d'ailleurs j'avoue que vous dois une fière chandelle !
Sans vos "petites erreurs d'arbitrage" on n’aurait jamais gagné avec ce crétin comme champion.



Titre de GinAA :lol:

Chevalière Nebulis Causa
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Vous êtes fort en titres quand même :lol:

Tribunus Cohortis Bescherellae
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#Voix nasillarde de Vicking#
-Forts en titres ?
#Grosse voix et accent burgonde#
-Forts en titres !?

Chevalière Parodisiaque
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Merci Bothan, j'ai rajouté le morceau manquant ET un scénario ;)

C'est vrai que GinAA me surprend à chaque fois :lol:

Chevalière à l'Happy Kulture
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J'ai trop galéré sa race sur le dernier... :p

Chevalière Parodisiaque
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Doulifee est Karadoc
Tante Cryda est Perceval

Mevanwi s’est plainte auprès de Karadoc d’un manque cruel d’argent dans le Clan des Semi-Croustillants. Karadoc a une idée pour enrichir le clan.



Krocs Story

Mevanwi s’est plainte auprès de Karadoc d’un manque cruel d’argent dans le Clan des Semi-Croustillants. Karadoc a une idée pour enrichir le clan


Auberge - Quartier Général du clan des Semi-croustillants.
Perceval et Karadoc sont assis à une table.

Karadoc
Alors voilà, comme vous êtes bon avec les chiffres, j'ai pensé à un truc. Comme la recherche de trésor dans les grottes, on manque d'expérience, on pourrait se faire un petit pécule de départ en vendant de la bouffe. Si c’est pas moi qui prends les choses en main, on aura jamais assez de trésorerie pour démarrer un truc potable. On va DÉ-MA-RRER un stand de Krocs !
 
Perceval (dubitatif et concentré)
"Démarrer un stand de Krocs" ? Oui, mais, comment vous voulez dire ? Scier des arbres pour faire des planches pour fabriquer des espèces de tables ? On saura jamais faire... Et pis moi, depuis la chasse que j'ai prise à cause des tous rouillés du vieux, les clous, j'ai arrêté. (il se coupe une tranche de pain)
Karadoc
C'était avant, ça. Le prestige il est toujours là ou pas ? Faut qu'on montre aux autres qu'on n’est pas des glandus, et des caisses pleines de pognons, c'est un départ. (désignant la tranche de pain de Perceval) Regardez : couper du pain vous savez faire. Vous montrez aux autres, ensuite on passe au jambon, et on peut démarrer un stand.
Perceval
Ah d'accord ! (observant sa tranche de pain) Couper des tranches de pain, c'est du prestige ? Peut être qu'on devrait mettre en place un stage spécial dans l'atelier "camouflage" : on apprend aux gars à camoufler du jambon dans du pain, du coup ça fait deux cailloux d'un coup, ils se forment et nous, on a plein de krocs. Mais, euh… Vous pouvez me redire pourquoi faut les mettre dans des caisses de pognon ?
Karadoc
Mais non, on les met pas dans des caisses de pognon. À moins qu'on veuille les expédier loin, en Armorique ou en Aquitaine. On les cuit sur place et on les vend pendant les jours de marché. On fait un stand, comme Venec. Par contre, le problème c'est que j'y connais rien en four à pain.
Perceval (se voulant rassurant)
Pour le four, ça doit pas être sorcier, on verra avec Guethenoc. (s'inquiétant soudain) Non, si on fait tout nous-mêmes, moi ce qui m'embête, c'est les cochons : à chaque fois qu'on prélève deux jambons, on gaspille un demi-cochon ! Et pis je sais pas si l'Tavernier va bien vouloir qu'on mette des cochons dans son établissement.
Karadoc
On a qu'à prendre du jambon directement. Comme ça on s'embête pas avec des cochons. C'est pas malin ça ? C'est comme le fromage on va pas l'affiner nous-mêmes ; on récupère directement au producteur et on fait une plus en vue, je crois que ça s'appelle. Enfin bref, on fait un BÉ-NÉ-FI-CE ! C'est pas mortel ça ?
Perceval (admiratif)
C'est drôlement bien pensé ! Y a pas, côté organisation, on s'pose là ! (mangeant son morceau de pain) En r'banche,... on ba aboir (avalant) un souci de pognon.
Karadoc
Mais non ! Tenez : ça par exemple, (montrant le saucisson qu'il est en train de manger) Vous savez combien ça coûte ? Une demi-couronne de bronze. Et combien on les paye au Tavernier ? Deux couronnes de bronze ! Imaginez les ronds qu'on va rentrer. On pourrait même avoir une salle des coffres, avec mot de passe et les gardes qui dorment avec.
Perceval (tordant la bouche)
Mais à votre avis, comme on va être payés en oignons, il va en falloir combien pour faire un jambon ? Parce que, soyons clairs : on gagne des oignons mais il n'y a pas d'oignons dans un kroc, alors on gagnerait peut-être du temps en demandant directement au Tavernier de nous payer en krocs. On va les vendre au marché, on empoche les couronnes de bronze et on paie les gardes pour dormir avec.
Karadoc
C'est pas avec du pognon plutôt que des oignons qu'on est payés ? Et non ! On ne va pas DE-MAN-DER au Tavernier de nous donner des krocs. C'est notre idée, faut éviter la récurrence, quand tout le monde vend la même chose on perd du pognon.
Perceval
Ah bon, on a laissé tomber c't'histoire d'oignons ? Notez, tant mieux, hein ? En plus, le Tavernier viendrait nous gonfler avec ses traces de gras... Mais bon, la nourriture, c'est votre affaire. On fait comme vous voulez, l'important c'est qu'on parvienne à une mare bénéficiaire de 19,36% le premier mois, et après qu'on augmente de manière régulière de 2,25 en 0,72.
Satisfait de sa réponse, Perceval boit une bonne rasade, s'essuie la bouche du revers de sa manche et se coupe une belle tranche de fromage qu'il pose sur ce qui lui reste de pain. Il observe un instant le résultat.
Perceval
Dites, j'pensais un truc, si on mettait pas de jambon dans le kroc, on augmenterait la mare... Ou alors, on fait un kroc-jambon les jours pairs et un kroc pas jambon les jours impairs... (un peu épouvanté de ce qu'il vient de dire, Perceval repose son pain) Non, on laisse tomber, parce que moi si faut utiliser des dates...
Karadoc
Non mais ça va pas ! (à moitié énervé) Le kroc, c'est pain, jambon, fromage et pain ! On touche pas à la recette ! Non mais c'est quoi cette mentalité, à enlever les ingrédients de la bouche des gens.
Perceval (levant les deux mains en signe de soumission)
Ah non, non, mais vous énervez pas, on fait comme vous avez dit. (réfléchissant longuement) C'est quoi qu'on doit faire, déjà ? Faut qu'je coupe plein d'pain, c'est ça ?
Karadoc
Déjà, ça serait un début, mais attention hein, faut qu'ils aient une épaisseur correcte, pas trop fin pas trop gros. Pareil pour le jambon, sinon ça cuit mal au four. Par contre, faudrait quelqu'un pour les vendre, les machins.
Perceval (après une profonde réflexion)
Dites, j'pensais un truc : vot'femme et vot' frère, ils ont vachement moins de boulot que nous (surtout vot'e femme, du reste). Si on leur laissait la fabrication et la vente et nous, on supervise ? Ce serait vachement plus judaïque que de s'épuiser, parce que si y a d'la marave, c'est nous les frères de lance de l'armée !
Karadoc
Moi je pense qu'on a assez de bras-cassés dans le clan pour faire la découpe. On peut gérer la vente et le judaïque par supervision vu qu'on à le niveau mental d'esquive pour faire ça. Comme ça, ils sauront pas que l'idée vient de nous et ils pourront pas nous la piquer.
Perceval et Karadoc trinquent, satisfaits.

Dans les geôles, au milieu d'un monceau de pain, de jambons et de fromage, Perceval et Karadoc, surveillés par des gardes, fabriquent des Krocs.

Perceval (dépité)
Mais vous l'saviez, vous, que comme c'est le « Plat National » et qu'on est un clan concurrentiel, on devait demander l'autorisation au Roi et reverser une partie des bénéfices à Kaamelott ?
Karadoc, concentré sur le positionnement du jambon dans le kroc qu'il prépare, s'arrête un instant et, regardant son comparse, hausse les épaules en se mordant les lèvres.
Perceval
Nan parce que comme on doit en refaire autant que ceux qu'on a déjà vendus et donner tout l'fric à Kaamelott, j'me disais comme ça, qu'on aurait peut-être mieux fait de pas gagner d'argent et de continuer à canonner à la Taverne, non ?
Karadoc
Nan mais je suis désolé,
avec l'humidité le pain c'est de la merde.


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