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Chevalier Pile Poil
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Comme je n'arrivais pas à dormir mercredi soir, j'ai laissé vagabonder mon esprit et comme en ce moment c'est la grosse période Hero Corp, j'ai finis par imaginer une petite histoire, sur une école pour supers-héros. J'ai rapidement entrevu 3 professeurs et un jeune élève, sans chercher à être réellement cohérent. Mais, j'ai sentie que j'avais une idée, que je tenais un début de quelques chose. Alors, jeudi soir, j'ai pris mon ordinateur et j'ai commencé à écrire le texte ci-après, en jet continu, ne m'arrêtant que pour une pause pipi ou deux. Je crois avoir travailler dessus 2 heures et avoir remis le couvert vendredi une heure ou une heure et demie.
Ce texte est une suite à la fin de la série, du moins, comme je l'imagine. Je l'ai sobrement intitulé comme le titre de ce topic, "Hero Corp Academy". J'espère qu'il vous plaira et que l'inspiration continuera de venir pour écrire la suite. C'est le gros inconvénient du jet continu, je ne sais absolument pas de quoi se composera la suite et pour tout vous dire, quand j'ai arrêté d'écrire jeudi soir, je ne savais si j'allais continuer vendredi et si oui, de quoi cette suite serait faite.
Bref, sans plus attendre, je vous présente, en toute modestie, mon texte. ENJOY !

Allongé dans son lit, sous sa couette, les yeux grands ouverts, Bérénice observait le plafond de manière pensive, comme si celui-ci allait lui donner les réponses aux nombreux questionnements qui l’avaient empêché de trouver le sommeil cette nuit. Il était terriblement nerveux, il sentait son cœur battre si fortement dans sa poitrine, qu’il lui semblait que toute la maison pouvait l’entendre. Dans quelques minutes à peine, son réveil allait sonner, inutilement certes, mais il ne pouvait se résoudre à sortir du lit avant. Bien que très excité, il était tétanisé par la journée qu’il l’attendait. Ce matin, le jeune adolescent allait pour la première fois entrer au collège…
Comme tous les jeunes de son âge doués de superpouvoirs, plus ou moins impressionnant, il allait intégrer l’une des écoles les plus prestigieuses du monde.
N’étant pas un mutant, sa candidature chez ses frimeuses de X-Men lui avait été refusée. Visiblement, Cédric, pardon, Wolverine et sa clic d’homo-superior se la jouait ségrégationniste ! Qu’à cela ne tienne, il existait une autre école, au Canada, où il serait formé à devenir un super-héros. Mais pas n’importe laquelle, la Hero Corp Academy !
L’inconvénient majeure de cette école, était bien entendue son éloignement géographique, lui qui vivait dans le petit village français de Trou-Paumée-Surloin, il devrait donc devenir interne de l’Academy. Cependant, bien que fort jeune, l’établissement était déjà très réputé parmi les supers.

Bien entendu, cette réputation était due aux professeurs, tous des supers-héros, toujours actif d’ailleurs, cela même qui avaient, pour la plus part, participé à la chute d’Hypnos… même s’il se murmure parfois qu’il n’est pas vraiment mort et qu’il semblerait sur le point de se la jouer Voldemort…

L’ado sourit à la perspective de tout ce qui l’attendait cette année, quand son portable sonna. La douce musique qui était devenu l’hymne officielle d’Hero Corp retentie dans sa chambre.
D’un seul coup, il sentit une vague d’héroïsme l’envahir. Il se leva d’un bond, prêt à affronter mille dangers, fier comme un paon.  Rien ne pourrait l’arrêter aujourd’hui ! Il se sentait capable de secourir tout les chats coincés dans les arbres et même de filer une bonne trempe à quelques supers-vilains, oh, pas des cadors comme le Bouffon Vert, nan plutôt des petits joueurs comme le Morse (si si, je vous JURE qu’il existe).

Après un rapide tour par la case toilettes, Bérénice descendit prendre son petit déjeuner, que sa mère lui avait amoureusement préparé. Du pain grillé accompagné de Nutella, du jus d’orange fraîchement pressée et un bon chocolat chaud l’attendait patiemment sur la table. Il alluma la télévision sur la chaîne réservée à l’information super-héroïque. Un journaliste était en reportage à Vancouver, où le super-héros local, Captain Vancouver, (que c’est original) était hospitalisé suite à une intervention risquée sur un incendie criminel qui avait mal tourné. Visiblement, cette feignasse de Superman avait mieux à faire que de sauver quelques civiles… Le journaliste parlait du courage dont avait fait preuve Captain Vancouver, en intervenant, au mépris du danger. Apparemment, il souffrait d’importantes brûlures, mais sa condition hors norme lui permettrait de survivre. 
Après quoi, un autre reportage s’en suivit, bien plus banale cette fois-ci. Quelques jeunes brebis égarées du troupeau avaient tagués à divers endroits le fameux symbole des adorateurs d’Hypnos, annonçant prochainement son retour, mais tout cela n’était bien sûr que fadaise, car le grand Bouclier-Man avait vaincu l’être démoniaque.

Fasciné par tous ces reportages,  Bérénice n’avait rien avalé, quand sa mère éteignit la télé.

-Béré, mon chéri, il faut que tu manges, tu vas finir par nous mettre en retard !
Aglaé, (sérieusement ça existe encore ?) la mère de Bérénice était une femme de caractère, qu’il ne fallait pas contrarier, sous peine de recevoir une raclée. Une raclée super-héroïque, cela va de soit, mais malgré tout, une raclée.

-Oui maman, répondit docilement le jeune-homme.

Il mangea sans un mot de plus, puis débarrassa machinalement sa table, avant de filer prendre une bonne douche. Une fois fait, il enfila tout un attirail de vêtements floqués du logo HC. Il se regarda un moment dans le miroir. Agé de onze ans, il était de taille moyenne, svelte, des muscles aux abonnés absents, des cheveux noirs de geais en bataille et des yeux d’un vert perçant. Le futur apprenti super-héros bomba le torse, puis adressa un sourire à son reflet, leva le pouce en l’air et se fit un clin d’œil, dans une pose à faire crever de jalousie Captain America en personne.
Du rez-de-chaussée, sa mère lui ordonna de se dépêcher. Il quitta précipitamment la salle de bain, après avoir claqué bruyamment la porte et dévala la série de marches qui le séparait de sa mère, à grande vitesse.

Elle regarda son petit bout d’homme, qui faisait office de panneau publicitaire pour l’agence Hero Corp et secoua la tête de désespoir. Décidemment, il ne changerait jamais. Il était un super-héros, au plus profond de lui-même et tant pis pour les Avengers, il n’avait d’yeux que pour Hero Corp, depuis son rejet de chez les X-Men.

Dans un geste impérial, mais très forcé, il franchit le seuil de la maison, sa mère lui emboîtant le pas.

-Tu vas vraiment marché comme si ta cape était coincée entre tes fesses toute la journée ? Je te préviens, si tu fais ça, je ferais comme si je ne te connaissais pas et je m’arrangerais peut-être même pour que tu rates le grand départ, dit-elle, d’un ton taquin.
-Pffff t’es vraiment une rabat-joie… Je vais rejoindre l’academy quand même, c’est pas rien !
- De mon temps, on n’avait pas d’école et on s’en portait pas plus mal.
-Tu oublies qui a souhaité la construction de cet établissement et pour quelles raisons, déclara-t-il d’un ton solennel.
Aglaé marqua une courte-pause, avant de répondre.
-Non Béré. Jamais je n’oublierai cela. Nous lui devons la vie et la liberté.

Ils prirent place dans la voiture, que Clive, le père de Bérénice, avait préalablement chargée la veille. Sur le chemin pour l’aéroport, Aglaé et son rejeton écoutèrent la radio, tout en discutant ou en commentant l’actualité. Puis, ils furent interrompus par la sonnerie du téléphone de Bérénice. Il regarda le nom affiché à l’écran « Papa », puis décrocha.

-Bonjour, je suis bien sur le téléphone du plus grand super-héros de tout les temps ?
-Papaaaa, je suis trop content de t’avoir enfin au téléphone.
-Oui désolé, je pensais rentrer ce matin, après ma patrouille, il étouffa un bâillement, mais au petit matin, un rigolo a agressé quelques civiles qui puent des pieds et…
-Papa ! le reprit le jeune homme. C’est fini tout ça, on doit respecter les civiles…
-Oh, ça va, c’est une petite blagounette. J’oubliais à quel point tu prenais à cœur toutes ces idées nouvelles sur ces femmasses… Bref, je suis intervenu et j’ai malheureusement manqué le départ de mon fiston adoré, déclara-t-il enfin.
-En même temps, tu n’as qu’un fils…
-Je travaille activement sur le projet d’avoir un autre mouflet…
-Aaaah ! Nan ! P’pa, t’es crade là !
-Hahaha ! Allez mon champion, je suis ravi d’avoir pu te dire au revoir, mais je vais rentrer me coucher, il faut que je raccroche. Bon courage mon grand ! Tu vas me manquer. Je vous aime ta mère et toi.
-Moi aussi papa. Bisous, on se voit à Noël.

Comme dans les livres d’Harry Potter, le règlement de l’Academy laissait la liberté aux élèves qui en faisaient la demande de rentrer chez eux, passer les fêtes en famille. Mais, à contrario du binoclard et de son pote rouqmoute, Bérénice devait prendre l’avion pour rejoindre Montréal. Il regarda défiler un temps le paysage, avant de poser sa tête contre la vitre et de s’endormir, exténué.
Une main secoua doucement son épaule, en murmurant des mots tendres.

-Béré, mon ange, on est arrivé à l’aéroport.

Il essuya un filet de bave qui coulait sur son menton et sortit de la voiture.  Sa mère était occupée à sortir son imposante valise à roulettes (ouh  là !) du coffre de son véhicule. Il la rejoignit, alors qu’elle déposait l’objet au sol. Elle tira sèchement la poignée vers elle, puis la tendit à son fils, ainsi que son billet. Alors qu’Aglaé refermait le coffre de la voiture, son téléphone de super-héroïne retentie. Comme tout bon professionnel, les supers avaient deux lignes téléphoniques, afin de séparer la vie privée du reste. Certes, l’investissement permettait un certain confort, mais la facture à la fin du mois était plutôt salée. La femme saisit son appareil, sans pour autant prendre l’appel, avant de s’adresser à son enfant.

-Je te jure que si c’est encore pour une histoire de chien égaré, je fais un scandale !

En effet, quelques semaines auparavant, en plein dimanche, elle avait en effet reçu un coup de téléphone, pour une urgence sans précédent, c’est du moins ce qu’avait déclarée la vieille femme.
En fait, il était simplement question d’un brave toutou, qui s’était perdu, alors que sa propriétaire, de par sa mémoire défaillante, avait laissé le portail de chez elle grand ouvert. Bien entendu, ce brave ballot de canidé en avait profité pour mettre les voiles et arroser, littéralement parlant, tous les lampadaires du quartier.
C’était d’ailleurs miraculeux que la mamie à la mémoire en trou de gruyère, se souvienne qu’elle avait un chien et encore plus du numéro professionnel d’un super-héros. Malheureusement pour Aglaé, une fois sur place, revêtue de son costume de l’agence, grand-mère Alzheimer avait oublié le pourquoi de son appel. L’héroïne avait du composer avec cet état de fait et se débrouiller pour retrouver cet imbécile de berger-allemand, qui avait filé à l’anglaise !

Finalement, elle trouva l’animal, entrain de s’accoupler avec le pot d’échappement d’une voiture, ce qui lui fit dire, que non, définitivement, toutes les missions de super-héros ne sont pas top prestige.

Elle resta au téléphone avec son interlocuteur quelques secondes, avant de mettre fin à la conversation. Elle lâcha ensuite une bordée d’injures, certaines même que son fils n’avait jamais entendu, du fait qu’elles soient plutôt datées…

-Mon chéri, je vais devoir te laisser, une urgence. Tu es grand maintenant, je sais que tu sauras te débrouiller sans moi.
Elle ébouriffa les cheveux de son fils, l’embrassa sur les deux joues et lui fit un câlin, laissant une larme s’égarer sur ses joues.
-Allez, soit fort mon bébénounet.
-Nan, mais moi ça va. Toi, par contre… Bébénounet ? C’est le coup de l’émotion ?
Elle fondit en larmes, visiblement dévastée par le chagrin de devoir laisser son fils s’en aller.
-Maman ! Reprends-toi bon sang, suggéra-t-il. Tout le monde nous regarde, alors ça, déjà, c’est pas mal embarrassant et puis bon, j’vais pas mourir hein, j’vais juste à l’academy. Et j’reviens à Noël !

Aglaé ne dit mot, séchant ses larmes et se résolut à laisser partir son fils. Elle du se contenir pour ne pas hurler « Au revoir mon petit sucre d’orge » et se contenta d’un sobre signe de la main. Puis, alors que Bérénice entrait dans l’aéroport, elle grimpa en voiture, pour se rendre sur le lieu de son intervention.

Le jeune homme fut fasciné par le spectacle qui s’offrait à ses yeux. Jamais il n’avait eu le loisir de mettre une basket dans un aéroport. Un va-et-vient continuel de voyageurs pressés se bousculait pour rejoindre leurs portes d’embarquement ou aller acheter le journal. Bérénice regarda son billet d’avion, lui indiquant où il devait se rendre. Une hôtesse de l’agence l’accueillit avec chaleur. Dans un français où se mêlait un fort accent québécois, elle rassura le futur apprenti, qui semblait quelque peu angoissé. Un avion était spécialement affrété pour venir chercher les élèves français et la compagnie portait même le nom ronflant d’Air Hero Corp. Depuis l’élection de Jennifer Grant à la mairie de Montréal, beaucoup de choses avaient changés pour les supers, mais aussi pour les civiles.

Entre autre changement, cette dernière, ancienne civile, avait réussi, peut-être par une ruse de sirène à défaut d’une ruse de sioux, à faire adopter une loi interdisant les humiliations des supers-héros envers les civiles. C’est aussi elle qui avait réussi à faire en sorte que le rêve de John, Bouclier-Man, soit respecté.

Après tout, il avait sauvé le monde de la menace d’Hypnos, alors il pouvait bien se permettre une excentricité ou deux, sans que l’on ne s’en émeuve. Cependant, il n’avait formulé qu’un seul et unique souhait, la création d’une école pour jeunes supers-héros, afin que son erreur, qui avait faillit mener a le monde aux ténèbres éternels, ne soit répéter à l’avenir.

Après quelques heures à patienter, aussi difficilement que possible, Bérénice pu enfin s’envoler pour le Canada. Harassé de fatigue, il n’adressa la parole à aucun autre passager, s’assoupissant juste après avoir posé ses fesses sur le siège.

Une fois à bon port, il fut réveillé par une hôtesse et quitta l’appareil, non sans mal, tant il aurait voulu dormir encore. Une fois à terre, il vit qu’une équipe était occupé à charger les différents bagages dans un bus, lui aussi couvert du logo d’Hero Corp.

Visiblement, si certain avait une modestie prononcée, d’autre se faisait un plaisir d’afficher aux yeux de tous le logo de l’agence...
Il prit finalement place dans le car, côté fenêtre, espérant tout à la fois être seul et que quelqu’un vienne occuper le siège vide. Il vit défiler un grand nombre de jeunes de son âge, mais aucun ne le rejoint. Alors le véhicule se mit en route et ils partirent.

-Salut !
-Aaaaaaah !!! Le jeune homme sursauta, quelqu’un venait d’apparaître, comme par enchantement juste à côté de lui. Mais d’où tu sors toi ?
-Désolé, j’adore faire ce coup-là, lui dit son voisin, en souriant de toutes ses dents.
-Mais quel coup ?
-En fait, je suis le fils de Chrono-Man et le petit-fils de Timer. Notre truc dans la famille, c’est le contrôle du temps, c’est classe non ?
-Mais quel rapport ? demanda-t-il, quelque peu énervé
-Eh ben, j’ai figé ta perception du temps, juste suffisamment pour m’installer à côté de toi.
-Naaaaan ? Sérieux ? Coooool ajouta-t-il, hébété par le pouvoir de son camarade.
-Mouais, mais comparé à mon père et mon grand-père, je fais pas le poids. Mon père peut arrêter le temps à sa guise, mais pas plus de 24 heures et c’est aussi le Roi du chronomètre. C’est parfois utile. Pas tout le temps, mais il est super doué pour réparer un chronomètre quoi, ça aide quand t’as une couille avec ce genre de machin mine de rien. Quand à mon grand-père, lui c’était un tout autre bonhomme. Papy pouvait carrément accélérer ou ralentir le temps. Bon, c’est devenu problématique quand il s’est aperçut que mamie vieillissait alors que lui non. Et moi, pour finir, eh bien je peux arrêter le temps, sur une durée de cinq secondes, maximum. Du coup, comme c’est un poil naze, j’m’en sers pour emmerder l’monde.
Au fait, j'm’appelle Dylan. Et toi ?

Le jeune garçon laissa planer un silence, avant de répondre froidement.

-Bérénice.

Dylan ne pu s’empêcher de pouffer à l’évocation du nom de son compagnon de voyage.

-T’es bien le premier qui se fend la gueule à l’évocation de mon prénom… J’adore mes parents, mais je suis pas sûr que ce soit réciproque. Je leur avais encore rien fait et ils s’en prenaient déjà à moi… Bérénice quoi… L’horreur dit-il en se prenant la tête dans les mains.
-Oh allez mec, te laisse pas apitoyer sur ton sort comme une femelle ! On est en route pour l’Academy, c’est pas rien bon sang.
-Ouais, t’as raison, répondit l’adolescent, en souriant.
-Tu m’as pas dis quel était ton pouvoir ? Ou… Tes pouvoirs ?
-Je suis capable de téléporter des objets, faute de mieux.
-Ah, c’est plutôt pas mal.
-Si on veux, dit-il, en haussant les épaules. Le souci, c’est que je suis pas encore assez doué dans ce domaine, j’arrive juste à téléporter quelques petits objets, genre un stylo ou une tasse à café. J’me vois mal chercher à sauver le monde en téléportant un stylo dans ma main. Au pire des cas, je pourrais devenir un sacré fonctionnaire, c’est déjà ça…
-Oh allez, faut rester optimiste, on va s’entraîner dur et on deviendra des cracks !

L’enthousiasme qu’avait pu ressentir Bérénice au saut du lit le matin même semblait déjà s’étioler, mais Dylan semblait prêt à le motiver comme jamais. Ils passèrent le reste du trajet à échanger sur leur impression de devenir un jour des supers-héros ou sur qui était leur préféré chez les supers ou encore à se chercher des noms pour le jour où ils enfileraient enfin le costume tant convoité.

Ils arrivèrent à l’Academy en début de soirée. Un enseignant vint les chercher, alors qu’ils patientaient devant un énorme portail en fer, avec en son milieu, les lettres H et C. Tout de suite, les élèves reconnurent le nouvel arrivant.

-C’est Leather-Skin s’exclamèrent-ils à l’unisson !

Doug ne put s’empêcher de sourire à l’évocation de son nom de super-héros. Il est vrai qu’il faisait régulièrement parler de lui, mais il ne s’attendait pas à ce que tous ces futurs élèves le reconnaisse au premier coup d’œil.
Il ouvrit le portail de l’établissement, séparant de fait le H et le C, l’un à gauche, l’autre à droite et s’avança vers la foule d’adolescents qui s’était agglutiné au plus près. Il s’arrêta au seuil du portail, puis prit la parole.

-Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue à l’Academy Hero Corp. Je me présente, je suis le professeur référent des premières années et également de droits et devoirs supers-héroïques, Doug. Mais, vous m’avez reconnu je crois, dit-il, en souriant de toutes ses dents, comme s’il faisait une pub pour un dentifrice.

Sa présentation parfaitement rodée, fut entachée par un petit plaisantin qui hurla à pleins poumons un mensonge. Bien que ses pouvoirs aient considérablement évolués, il restait encore sensible, à certain moment, aux mensonges, c’était un secret de polichinelle parmi les supers. Dans un « Sqwouiiiik » caractéristique, il se figea un instant.  Les élèves éclatèrent de rire en voyant leur professeur aussi raide qu’un bout de bois. Autant que ses muscles le lui permettaient, Doug les réprimanda.

-Ah nan, vous faîtes chier, c’est pas sympa, je… je peux plus bouger…

Puis, il reprit enfin le contrôle de son corps et hurla sur la foule devant lui.

-IL EST FORMELLEMENT INTERDIT DE PROFITER DE LA FAIBLESSE D’UN ENSEIGNANT OU D’UN CAMARADE, MEEEEEEEERDEEEE !!!

Bien que devenu professeur, Doug restait sujet à des crises de colères répétées, aussi stridentes qu’irritantes. Il reprit lentement son calme.

-Pour ce soir, je passe l’éponge. Mais le prochain qui me refait un coup pareil, je lui pourrie son année scolaire, C’EST CLAIR ?!

Personne ne pipa mot, chacun regardant avec une attention toute particulière, ses chaussures, trop embarrassé pour réagir.

-Bien, je vois que nous nous sommes compris. Je vais de ce pas vous conduire à vos chambres, nous ferons la visite des locaux demain matin, mais avant cela, nous allons nous recueillir, conclut-il.

Dans un silence parfait, les élèves suivirent leur professeur référant à travers la cour de l’établissement.  Ils marchèrent deux bonnes minutes, avant d’arriver devant une grande statue, posée sur un socle en marbre blanc, représentant celui qui était venu à bout d’Hypnos, John.
Une plaque en or, portait un texte en sa mémoire.

« En souvenir de John, Bouclier-Man, qui n’a pas hésité à sacrifier sa vie, pour en sauver des milliards. Pour toujours et à jamais, le plus grand super-héros de tout les temps. »

Alors que les adolescents observaient avec fierté et respect le mémorial, Doug pleurait en silence. Il s’avança ensuite, posa une main sur la plaque et y déposa un baiser.

-Tu nous manques, mon ami dit-il, la voix tremblante, la gorge serrée par l'émotion.

Chevalier Kaabotin
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La fin est belle, tu vas m'faire chialer, MERDE !

Non plus sérieusement (enfin la fin est quand même belle hein, oh et puis zut, là) j'aime beaucoup, bon la famille du p'tit Béré se tapent des prénoms assez rare tout de même, mais ça change. :)
En tout cas j'ai pas grand chose à redire, j'aime bien ! :D

On parle d'adolescence à 11 ans ? c'est pas plutôt "préadolescence" ? Oui mais je suis chiant, je sais pas s'que j'ai ...

Chevalier Pile Poil
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Eh ben merci mon lapin :D

Pour les prénoms, ça m'est venu comme ça, en écrivant, je voulais garder ce ressort comique de prénom féminin pour des mecs et la francisation des prénoms anglo-saxons, Clive et Dylan sont donc à prononcé à la manière Hero Corp  bien sûr ^^
Ouais, effectivement, tu as raison, mais je trouve qu'à l'écrit préadolescent, c'est juste hyper long et chiant même...

Chevalier Kaabotin
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Mais de rien ! :)

En tout cas tu as raison, "préadolescent" c'est moche, à lire comme à écrire. :lol:

Chevalier à la Subrogation
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Je viens de le finir, et j'ai bien aimé, bon j'ai pas mal pensé à Harry Potter quand même. :)

Si tu trouve l'idée d'une suite je suis preneur.

Chevalier Allû Ciné
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Un scenario de HC ! Trop bien ! Et Coco n'est pas passé par ici ??

Très bonne idée, dommage (c'est relatif) que la fin soit triste. J'aime pas trop les fins tristes ... :(

Chevalier Pile Poil
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Ce n'est pas une fin en soit, il y aura probablement une suite, je suis en train d'y réfléchir :)
Cependant, j'apprécie ton commentaire, ainsi qu'à Hervé.

Du reste, concernant Coco, j'imagine qu'il n'a pas finit de le lire ou bien qu'il attend que notre grand enchanteur de l'Ouest créer une sous section prévu à cet effet, avant de se manifester ou qu'il y a trop de fautes ou qu'il s'en tape l'oreille avec une babouche. Pour être franc, je m'attendais, en postant, à avoir rapidement des commentaires. Puis, quand j'ai vu un seul et unique commentaire, de la part de Anton, là j'me suis dis "là, j'ai fais un four" et ça m'a plongé dans une infini tristesse...

Croustillant
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Ton petit Bérénice, par moment il prend la voix de John. Je sais pas si c'est seulement moi x) m'enfin, j'aime beaucoup.

J'espère aussi qu'il y aura une suite. Un court avec Force-Mustang, j'imagine tous ces gamins traumatisés :lol:

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