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Chef de Clan
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Je me suis dit que j'allais essayer de poster quelque chose de classe pour mon centième message sur le forum et vu que j'ai fini d'écrire la première partie d'une première tentative de fic sur Kaamelott (comme par hasard), j'ai pensé "pourquoi pas ça".

Bref, trêve de tergiversations voici la première partie de Silention.
juste un petit avertissement pour dire que ça respire pas la joie dedans.


Silentio

Partie 1


Arthur, roi de Bretagne, détestait pas mal de chose : la fête de l'hiver de Tintagel, l’incompétence de ses chevaliers, les repas avec sa belle-famille...
Mais si il y avait bien une chose dont il avait une sainte horreur, c'était les exécutions. Il avait bien essayé d'abolir la peine de mort dans son royaume, de la remplacer par d'autres condamnations. Personne – ou presque – n'avait adhéré à ses idées, alors il avait dû renoncer.
En attendant qu'on le suive dans ses principes, il se débrouillait pour condamner à mort le moins souvent possible.
Néanmoins parfois le coupable était allé trop loin pour être défendu et la moindre clémence à son égard c'était risquer un soulèvement populaire.
Il soupira et descendit au cachot, sa torche projetant une lumière orangée dans la cage d'escalier.
Trois personnes étaient déjà à l'attendre : le père Blaise, Léodagan, roi de Carmélide, et le bourreau.
Le premier était là pour réciter des prières, le deuxième parce qu'il avait une fascination morbide pour les exécutions (Arthur ne voyait pas d'autres explications au fait que son beau-père était présent à toutes les mises à mort), et le troisième car il fallait bien que quelqu'un se salisse les mains.
-Vous voilà enfin, déclara Léodagan d'une voix bourrue.
Et Arthur dut se forcer à ne pas répondre, déclencher les hostilités n'aurait fait que retarder l'exécution, et il voulait en être débarrassé le plus vite possible. Au lieu de répondre il s'approcha de la cellule et ne put s'empêcher de regarder à l'intérieur.
Dans le fond se trouvait une vieille femme, son visage marqué par le temps était en parti caché par un enchevêtrement de cheveux gris et un long manteau – maintes fois recousus – rendait son corps plus petit qu'il ne l'était déjà.
La bouche édentée s'ouvrit et une langue passa sur les lèvres sèches et craquelées.
-Donc le roi en personne est là pour voir mourir la pauvre petite vieille que je suis, j'en suis flattée.
Le souverain du royaume de Logres fit signe au bourreau qui attendait ses ordres d'approcher et repensa aux événements qui l'avait conduit à devoir recourir à ses services pour s'occuper d'une femme âgée qui faisait la moitié de sa taille.
Arthur scruta l'orée des bois, persuadé d'avoir vu une ombre s'y mouvoir. Il fit un signe discret à Léodagan qui l'accompagnait  et ils se séparèrent pour prendre la-dite ombre en tenaille. Les deux hommes fondirent en même temps sur la silhouette repérée, l'épée à la main.
Se rendant compte que la-dite silhouette n'était qu'un manteau accroché à une branche et secoué par le vent, ils pillèrent net pour éviter une bousculade qui aurait pu être dramatique.
Le roi de Carmélide tendit le bras pour se saisir du vêtement qu'un énième bourrasque venait d'agiter.
-Celui là non plus on le retrouvera pas, du moins pas vivant, prédit-il avec pessimisme.
Arthur, lui, voulait encore y croire, il voulait poursuivre les recherches, il leur restait peut-être une chance de retrouver le gamin, le quatrième qui disparaissait depuis le début de l'hiver.
-Qu'est-ce qui a bien pu lui arriver ?
-Il a sans doute été dévoré par les loups, comme les trois autres.
-Les loups ?
-Vous ne les avez pas entendu hurler ?
Oh que si, et la Reine aussi, elle ne l'avait pas lâché de la nuit, son bras en portait encore les marques.
-Continuons à chercher encore un peu, décida-t-il en usant de son ton du roi pour couper court à toute discussion.
Mais c'était plus facile à dire qu'à faire, la nuit était presque entièrement tombée et un tapis de neige à moitié fondue freinait leur progression. Il ne se passa d'ailleurs pas cinq minutes avant que Léodagan ne se mettent à râler.
-Si on reste dehors avec un temps pareil c'est nos cadavres qu'ils vont devoir chercher.
Le roi de Logres savait bien que son beau-père avait raison, ce dernier était sanguinaire et sadique, pas idiot. Mais renoncer le rendait malade, renoncer c'était aller à l'encontre de ses principes.
-Arrêtons les recherches pour ce soir, je veux qu'une battue soit organisée demain dès l'aube.
Et sur ces paroles les deux hommes rebroussèrent chemin, direction le château.
Toutefois, le temps se détériora à une telle vitesse qu'ils furent contraints de chercher un abri où se réfugier en attendant qu'une accalmie les autorise à reprendre la route.
Ils aperçurent une petite masure isolée, si ils ne s'arrêtaient pas là, ils risquaient de ne pas trouver de planque potentielle avant un moment.
-Allons-y décida Arthur.
La perspective de se mettre à l'abri ne devait pas les rendre imprudents, alors ils prirent le temps de de faire le tour de la minuscule bâtisse avant de se présenter à la porte. Arthur y frappa deux coups, les lieux ayant l'air déserts il poussa prudemment la porte et fit signe à Léodagan de le suivre.
-Nous resterons là jusqu'à ce que la tempête se calme.
-Bien chef, répondit Léodagan avec un ton railleur que le roi de Bretagne préféra ignorer.
Malgré une apparence de prime abord misérable, la maison appartenait à quelqu'un de plutôt aisé comme pouvait en attester la présence de plusieurs pièces.
Les deux restèrent sur leur garde, les lieux étaient plutôt bien entretenus, signe que la maison devait être habitée et ses occupants pouvaient revenir d'un instant à l'autre.
Léodagan renifla et tira l'un des tabourets vers lui, il avait la possibilité de s'asseoir alors il n'allait pas s'en priver, et puis si ils devaient passer la nuit là, autant s'installer convenablement/
-Ne vous mettez pas trop à votre aise quand même.
-Je ne fais que m'asseoir, c'est interdit nul part que je sache.
-Je vous rappelle que cette maison appartient à quelqu'un.
-Et alors ? C'est pas comme si j'allais la faire tomber en ruine juste en posant mes fesses sur ce fichu tabouret.
Mais quel casse-pied celui-là, pensa le roi de Carmélide au sujet de son gendre, en temps normal c'était un mou et voilà que sans raison il avait un accès d'autorité mal placé.
Le gendre en question était occupé à surveiller par la fenêtre les flocons qui tombaient sur le sol gelé.
-Allez jeter un œil dans l'autre pièce, ordonna-t-il a son chevalier.
-Vous me faites tout un foin juste parce que je m’assois sur un tabouret et maintenant vous voulez que je fouille, rétorqua Léodagan, 's'avez qu'à y aller vous-même.
Parfois Arthur Pendragon rêvait que ses hommes lui obéissaient sans discuter ses ordres, mais hélas ce n'était pas le cas et il fut obligé  de hausser le ton.
-Je vous dis d'aller voir, alors vous y aller et c'est marre !
Léodagan était prêt à parier sa demeure en Carmélide que si Arthur n'y allait pas lui-même c'était parce que la pièce était plongée dans la pénombre et que le noir lui foutait les jetons.
Il se leva en prenant soin de balancer violemment le tabouret sous la table et en ronchonnant.
-C'est bon, c'est bon, j'y vais.
Léodagan ouvrit la porte et descendit les escaliers qui menaient à la cave. Il était persuadé de n'y trouver rien d'autre que des vivres et du bois et les premiers sacs en toiles qu'il ouvrit lui donnèrent raison, des graines, des graines et encore des graines.
Il ouvrit un pot en terre cuite, il contenait une poudre blanche, probablement du sel pour conserver la viande. Il y plongea un doigt et le porta à sa bouche.
Beurk ! C'était sans doute le sel le plus dégueulasse qu'il n'avait jamais goûté, il doutait même que ce soit du sel, mais qu'est-ce que cela pouvait être d'autre ?
Il continua son investigation, fouillant d'autres sacs et d'autres pots. Il ouvrit un sac supplémentaire et le laissa retomber aussitôt.
-Vous devriez venir voir ça !
La voix d'Arthur – étouffée par la porte qui s'était refermée -parvint jusqu'à ses oreilles.
-Je monte la garde je vous signale, j'ai pas que ça à faire de quitter mon poste.
-Non vraiment, vous devriez venir voir.
-Je vous dit que je monte la garde, si on se fait coincer tous les deux dans la cave on aura du mal à se défendre.
-Je crois que j'ai retrouvée les gamins ou du moins ce qu'il en reste.
Léodagan posa avec dégoût les yeux sur le sac qui contenait des restes humains et se racla la gorge avant de cracher sur le sol, il pouvait encore sentir la poudre blanche de tout à l'heure collée sur ses dents.

Le ton impatient de Léodagan tira le roi de Bretagne hors de sa rêverie, il cligna des yeux et s'éloigna des barreaux.
-Bon on va pas rester là cent-sept ans, j'ai pas que ça à faire.
Oui, il avait sans doute quelques serviteurs à terroriser, quelques catapultes – dont il faudra annuler l'achat en catastrophe – à commander.
Arthur se tourna vers le bourreau, un énergumène de presque deux mètres de haut et taillé comme une armoire en chêne massif.
-Tout est prêt ?
-Dans la salle prévue pour ça, nous attendions plus que vous sire.
Arthur assista à tout ce qui suivi en étant à moitié déconnecté de la réalité, le transport de la captive vers la pièce où sa vie devait s'achever, le rappel que la lutte contre la sorcellerie était l'une des missions de la table ronde, la récitation d'un prière par le père Blaise...
Ce fut seulement quand il entendit son nom prononcé par une voix chevrotante qu'il se rappela où il était.
Il accepta d'écouter les dernières revendications de la vieille femme qu'il n'avait pas pu laisser vivre, malgré son instinct qui lui disait de ne pas s'approcher d'avantage.
-A force de vous mêlez de ce qui ne vous regarde pas, vous allez vous brûler, chuchota-t-elle.
-Est-ce une menace ?
-Un avertissement, ça serait dommage que vous perdiez quelque chose auquel vous tenez.
Arthur ne répondit rien, préférant donner le feu vert au bourreau. Il voulait vraiment en finir une bonne fois pour toute.
La vieille sorcière fut traîné jusqu'à la potence qu'on avait dressé là pour l'occasion, et une corde fut passée autour de son cou. Après quelques secondes qui semblèrent durer des heures, le bourreau renversa l'escabeau sur lequel la condamnée avait dû monter. Il y eu un craquement sinistre et le corps continua à se  balancer au bout du cordage dans un mouvement macabre.
Léodagan fut le premier à réagir.
-Bon je vais faire cramer tout ça, demander à ce qu'on éparpille les cendres, puis aller manger un morceau.
-Comment pouvez-vous penser à manger après ça ? interrogea un père Blaise blême.
Arthur se demanda si lors des exécutions le père Blaise priait pour l’âme du condamné ou pour les leurs.
La journée qui suivit s'écoula comme toutes les autres avec ses engueulades, ses déceptions, ses absurdités, et le roi préféra se retirer dans sa chambre pour passer une soirée au calme.
Constatant qu'il était en train de s'affaisser dans son lit, Arthur se redressa brusquement, faisant ainsi sursauter Guenièvre qui était occupé à essayer de lire par dessus son épaule.
Bien fait pour elle, elle n'avait pas à lire par dessus son épaule.
Se dire qu'il n'était pas de mauvaises humeur serait revenu à se mentir à lui-même, il avait d'une humeur de dogue toute la journée.
Pourtant à en croire Guenièvre, l'idée de partir à la guerre le rendait d'humeur joyeuse, alors pourquoi était-il toujours énervé les jours d’exécutions ? Dans les deux cas, la conclusion était la même, il était responsable de la mort d'autrui...A moins que ce ne soit la menace qui le mettait dans cet état. Mais dans ce cas, qu'était-ce les autres fois ?
Arthur lança un regard agacé à son épouse.
-Vous allez arrêtez ça.
Elle le regarda d'un air mi-indigné mi interloquée.
-Qu'est-ce que j'ai fait encore ?
-Vous regardez par dessus mon épaule, je déteste quand vous faites ça.
-Oh allez, de quoi ça parle ? Je peux peut-être aider ? demanda-t-elle avec un enthousiasme de petite fille.
Arthur laissa échapper un soupir.
-Il s'agit du plan militaire pour la prochaine bataille, ce sont des informations entièrement confidentielles, ça ne vous regarde pas.
-Je suis la reine quand même, je n'ai aucune raison de nuire au royaume, rétorqua Guenièvre en faisant la moue.
-Qu'est-ce que j'en sais moi, vous avez peut-être l'intention de tout laisser tomber et de partir vivre dans les bois ou de rejoindre le camp ennemi...Et puis de toute façon vous n'y comprendriez rien.
Arthur enfonça son bonnet de nuit sur ses oreilles, signe que la conversation était terminée, et se replongea dans son document, mais il n'arrivait pas à se concentrer dessus, son esprit volait dans tous les sens, virevoltait d'une pensée à l'autre.
Malgré tout, ça ne l'empêcha pas d'ignorer le pauvre hère venu frappé à sa porte en faisant semblant d'être plongé dans ses papiers.
Guenièvre le secoua timidement.
-Ça toque.
-Hein que...quoi ? feignit-il d'être surpris.
-C'est pour vous.
-Comment vous le savez ? Vous êtes devin maintenant ?
-C'est toujours pour vous.
-Vous avez dit vouloir m'aider, alors allez ouvrir.
-Parfois j'ai vraiment l'impression que vous me prenez pour une idiote.
Mais elle se leva tout de même et la porte s'ouvrit sur un Karadoc catastrophé.
-Sire ! C'est Perceval, il s'est effondré !
Arthur bondit sur ses  pieds, puis se dit qu'il aurait du faire preuve d'un peu plus de retenu, mais bon c'était trop tard.
-Effondré ? Comment ça ?
-On était à la taverne et on s’apprêtait à partir quand il a perdu connaissance.
-Ah, il s'est évanouit vous voulez dire.
Karadoc fixa son roi sans répondre.
-Si, c'est ce que voulez dire, assura le-dit roi, bon il est où votre compère maintenant ?
-Perceval ? Bah à la taverne.
Arthur ne put s'empêcher de faire les gros yeux à son chevalier.
-De quoi ! Vous l'avez laissé là-bas ? Tout seul ?
-J'ai essayé de le porter mais il était trop lourd, se défendit Karadoc, Sire, il faut que vous m'aidiez à le ramener ici ! 

Chevalière Nebulis Causa
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Eh ben tu nous laisse sur notre faim dis-moi.
Déjà tu as une jolie narration et c'est hyper important dans les histoires novelisées. Bien qu'on ne soit pas dans une histoire où l'humour se taille la part du lion tu as su respecter le ton des personnages et leur caractères et j'ai été vraiment prise par ton histoire quand tout à coup "Boom" c'était la fin et ce sentiment de "NONNNNN !!!! elle a pas osé s'arrêter juste à ce moment là" ...
Donc tu auras compris que j'espère une suite rapide ;)


Sinon il y a tout de même un truc qui m'a fait un peu grincer des dents, c'est quand tu dis que le royaume lutte contre la sorcellerie... Et Merlin (ok, il sait à peine faire bouillir de l'eau mais quand même) et Elias ? Je suppose que tu voulais dire "magie noire" ?

Quelques petites erreurs de "copier/merder" se sont glissées dans ton texte :
Léodagan était prêt à parier sa demeure en Carmélide que si Arthur n'y allait pas lui-même c'était parce que la pièce était plongée dans la pénombre et que la pièce était plongée dans la pénombre.

— Je vous dit que je monte la garde, si on se fait coincer tous les deux dans la classe on aura du mal à se défendre.

Sais-tu que tu peux aussi enluminer ton texte ? Ce n'est pas réservé aux scénarios de type "script".
Et comme j'ai pas grand chose de "négatif" à dire sur ton histoire, je vais chipoter jusqu'à te conseiller d'utiliser le demi quadratin ( — ) pour les dialogues plutôt que le tiret simple (-).

Chef de Clan
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Flammeche a écrit :

Eh ben tu nous laisse sur notre faim dis-moi.
Déjà tu as une jolie narration et c'est hyper important dans les histoires novelisées. Bien qu'on ne soit pas dans une histoire où l'humour se taille la part du lion tu as su respecter le ton des personnage et leur caractère et j'ai été vraiment prise par ton histoire quand tout à coup "Boom" c'était la faim et ce sentiment de "NONNNNN !!!! elle a pas osé s'arrêter juste à ce moment là" ...
Donc tu auras compris que j'espère une suite rapide ;)

Contente d'avoir réussi à retranscrire correctement les personnages, c'était l'un des points qui m’inquiétais le plus (ça et le fait d'avoir peut-être écrit quelque chose de trop sordide pour du Kaamelott).
Pour la suite, je vais évidemment essayer de l'écrire le plus vite possible(j'ai déjà le plan dans ma tête, me reste plus qu'à coucher le tout sur le papier), le truc c'est qu'il faut que je jongle entre cette histoire là et d'autres histoires non kaamelottienne.

Flammeche a écrit :

Sinon il y a tout de même un truc qui m'a fait un peu grincé des dents, c'est quand tu dis que le royaume lutte contre la sorcellerie... Et Merlin (ok, il sait à peine faire bouillir de l'eau mais quand même) et Elias ? Je suppose que tu voulais dire "magie noire" ?

Excuse numéro 1 : Il y a volontairement peu de détailles pour accentuer le coté "dans ses pensées" d'Arthur, mais oui il faut bien comprendre "sorcellerie utilisée pour de mauvaises fins"
Excuse numéro 2 : J'ai distingué les sorciers des enchanteurs, mais c'est que la nuance entre les deux peux s'avérer mince parfois.

Flammeche a écrit :

Quelque petite erreur de "copier/merdé" se sont glissé dans ton texte :
Léodagan était prêt à parier sa demeure en Carmélide que si Arthur n'y allait pas lui-même c'était parce que la pièce était plongée dans la pénombre et que la pièce était plongée dans la pénombre.
— Je vous dit que je monte la garde, si on se fait coincer tous les deux dans la classe on aura du mal à se défendre.

Je m'en vais corrigé ça de ce pas...Enfin une fois que j'aurais fini de répondre.

Flammeche a écrit :

Sais-tu que tu peux aussi enluminer ton texte. Ce n'est pas réservé aux scénarios de type "script".
Et comme j'ai pas grand chose de "négatif" à dire sur ton histoire, je vais chipoter jusqu'à te conseiller d'utiliser le demi quadratin ( — ) pour les dialogue plutôt que le tiret simple (-).

J'avoue galérer pas mal pour faire le demi-quadratin avec mon clavier donc par fainéantise facilité j'ai tendance à utiliser le tiret simple , et j'ai jeté un œil pour les enluminures mais le procédé m'a semblé un peu obscur(faudra que je prenne le temps d'expérimenter ça tranquillement).

Chevalier Allû Ciné
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Hey mais c'est sympa ça !! Bon, effectivement, on attend la suite ... :)
C'est dans un style totalement différent des scenarii habituels, mais comme c'est bien fait, on se laisse rapidement porter par l'histoire.
Bravo !

Chevalière Nebulis Causa
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Daisuke a écrit :

J'avoue galérer pas mal pour faire le demi-quadratin avec mon clavier donc par fainéantise facilité j'ai tendance à utiliser le tiret simple , et j'ai jeté un œil pour les enluminures mais le procédé m'a semblé un peu obscur(faudra que je prenne le temps d'expérimenter ça tranquillement).

L'enlumination est un peu laborieuse pour les scriptes car il y a les noms des personnage et les didascalies à insérer, mais pour un texte classique, tu mets juste la balise "scenario" en début et fin de texte, la balise titre en encadrement du titre et la balise "texte" en encadrement de ton texte. Donc rien de très laborieux ;)

Tu peux ajouter la balise "commentaire" pour y mettre ce qui précède ton texte, histoire que ça ressorte, mais c'est pas obligé.

Chevalier à la Subrogation
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Il est cool ce scénar par contre j'ai pas trop compris (je sais je bite jamais rien à rien mais quand même :) ) il y a deux histoire en une, enfin je veut dire Arthur est avec la vieille et le bourreau et la il se retrouve à rêver de cette scène avec Léodagan, c'est quoi c'est le passé, c'est juste son imagination ? C'est un sort de la sorcière ?
Ou alors peut-être que c'est normal de pas comprendre et on aura la réponse plus tard.

Croustillant
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La suite, la suite, la suite!!!!


(oui, j'ai beaucoup aimé, ça se voit tant que ça? :b )

Semi-Croustillant
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J'aime beaucoup ton scénario :D Effectivement ça donne envie de lire la suite :)

Chef de Clan
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J'ai réussi à enluminer le texte \o/ merci Flammeche pour les explications.

Merci à tous d'ailleurs, d'avoir aussi bien accueilli ce début d'histoire.
Pour la partie en italique il s'agit d'un flashback, comme l'indique la phrase "Le souverain[...]repensa aux événements"

Chevalière Parodisiaque
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Comme les autres, j'attends la suite de cet épisode "sérieux", mais néanmoins en conformité avec l'essence de Kaamelott. Les persos sonnent juste malgré le changement de ton, c'est du bon boulot. :)

Croustillant
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J'ai rien à ajouter à part que comme tout le monde, je veux la suite =)

Pécore
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Moi aussi, je veux la suite. housse galaxy s6 coque galaxy s6

Chef de Clan
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La suite va venir, juste eu quelques contre-temps.

Au fait yrmecofer, ça serait bien que tu passes tu présenter dans la partie "Présentations" du forum.

Chevalier Feuletonniste
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On aura la suite quand on l'aura mérité, quand on aura accompli nos commandements avec humilité et qu'on aura glorifié notre famille.

Chevalière Nebulis Causa
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Ben c'est fait hein, on a accompli nos commandements avec humilité et on a glorifié notre famille ^^

Chevalière à l'Happy Kulture
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Daisuke a écrit :

Au fait yrmecofer, ça serait bien que tu passes tu présenter dans la partie "Présentations" du forum.

Euh... 4 messages de deux mots (juste pour dire de ne pas mettre QUE de la pub) et  4 pub pour des coques de gsm, je suis pas sûre que Yrmcofer ait envie de se présenter et de participer réellement au forum.

Chevalier aux Pouces Verts
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Je n'avais même pas capter ce post, ni les 3 autres d'ailleurs ^^

Chevalière Nebulis Causa
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Qui s'est qui va oser utiliser pour la première fois la fonctionnalité "Signaler" ? :lol: :lol:
J'avais lu le message mais alors la pub j'étais passé à côté, modèle grand format :rolleyes:

Chevalière à l'Happy Kulture
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Ah bah moi, ça m'a frappé (ouais, non, j'ai pas eu mal !) parce que c'est pas courant ici...  :D
Je veux bien signaler mais, pour 4 messages, est-ce utile ?

Chevalière Nebulis Causa
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Je me demande si cela n'a pas été ajouté après coup...
Une sorte de stratégie de tapinage publicitaire.

Je poste un petit message, histoire de et puis après, je reviens et j'ajoute le lien ni vu ni connu, parce que sincéremment je ne vois pas comment cela aurait pu m'échapper. Idem pour les autres.

Chevalière à l'Happy Kulture
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Non, ils y sont depuis le début.  J'en suis kwazi sûre.

Chef de Clan
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Partie 2

   Arthur fulminait intérieurement assis sur son trône, il avait autre chose à faire que rester là à écouter des pécores se plaindre parce que leur vache avait choppé la diarrhée en allant brouter là où il fallait pas ou parce que la pluie avait transformée leur champs en véritable bourbier.
   Pendant quelques secondes, il avait envisagé de faire appel à Lancelot pour que ce dernier le remplace lors de la séance de doléances, puis il s'était souvenu que son chevalier avait décidé de reprendre son indépendance à mi-temps. Monsieur avait estimé qu'il serait plus efficace en vivant en ermite six mois par an plutôt qu'en restant au château pour filer un coup de main.
   Le roi de Bretagne congédia deux paysans –  qui étaient en rogne l'un contre l'autre pour une sombre histoire de vol de tarte – en les obligeant à en refaire une ensemble, puis il décida de mettre fin aux doléances pour la journée, une décision qui inquiéta le toujours inquiet Bohort.
   « Mais Sire, il y a encore certains de vos sujets qui attendent pour vous voir, vous êtes sur de ne pas vouloir les recevoir ?
— Si ça vous perturbe tant que ça Bohort, vous n'avez qu'à aller les voir pour le leur dire.
— Qu'est-ce que je leur dit ?
— Inventez quelque chose, vous n'avez qu'à leur raconter que j'ai du partir combattre un dragon ou je ne sais quel monstre.»
   Et sur ces paroles le souverain se leva de son siège et se dirigea vers une sortie secondaire pour s’éclipser discrètement, laissant derrière le chevalier du pays de Gaunes qui allait devoir gérer une bande de paysans remontés.
   Bien sûr quand il pensait « autre chose à faire » il entendait par là : aller prendre des nouvelles de son chevalier que l'on avait conduit en urgence à l'infirmerie la veille au soir.
Perceval n'avait toujours pas repris conscience, et aucun des deux bras cassés qui lui servaient d'enchanteurs n'avait été capable de trouver ce qu'il avait, peut-être qu'en les menaçant ils seraient plus efficaces.
   La première chose que vit Arthur en rentrant dans la pièce, ce fut Karadoc assis sur un siège au bord du lit, l'empreinte de sa paume sur sa joue et son air hagard indiquaient qu'il avait du piquer du nez et que son réveil était récent.
   « C'est pour quoi ça ? demanda-t-il en posant les yeux sur le saucisson que son chevalier avait apporté avec lui.
— Le sauciflard ? Pour Perceval, il risque d'avoir faim quand il se réveillera.»
   Bon, le saucisson était déjà bien entamé – Karadoc avait sans doute eu un petit creux – mais l'intention était là.
  « Il ne s'est toujours pas réveillé ? Même pour quelques minutes ? »
   Le roi de Bretagne s'approcha du Gallois alité, ce dernier était d'une pâleur effrayante, des veines bleues ressortaient sous la peau claire de son cou et des gouttes de sueur perlaient sur son front.
Quelques décimètres plus loin Karadoc toussa et Arthur se demanda avec inquiétude si le mal qui touchait Perceval était contagieux ? Après tout, personne ne savait ce qu'il avait.
   Devait-il l'isoler, interdire les visites ? Déjà il imaginait le pire : ses hommes cloués au lit par un mal inconnu, les Saxons qui déferlaient sur ses terres et  en profitaient pour les mettre à feu et à sang. Tout ça parce qu'il avait oublié les règles de bases : les personnes qui souffraient de maladies contagieuses étaient isolées, idem si la maladie n'était pas identifiée.
   « Karadoc vous feriez mieux de ne pas rester là.
— Mais Sire, je ne vais pas laisser Perceval tout seul.
— Et vous allez faire comment pour les repas ?
— Bah vous avez qu'à demander à une servante de m'emmener de quoi manger ici.»
   Il avait pensé à tout le bougre(enfin sauf au travail que ça représenterait pour la pauvre servante à qui on aurait confié cette tâche) , dans d'autres circonstances le roi aurait presque était fière de son chevalier. Il restait plus qu'à parler du danger potentiel que cela représentait de rester là, en espérant que Karadoc comprenne.
   « Vous savez Karadoc, c'est peut-être dangereux de rester là.
— Mais il y a que Perceval, c'est vrai qu'il est des fois un peu boutonné au réveil, mais il est pas dangereux. »
   Boutonné ? Ah bougon ! Bon, la leçon de vocabulaire allait être pour une autre fois, il y avait plus urgent.
   « Écoutez Karadoc, vous sortez d'ici et vous discutez pas ! »
   Et pour s'assurer qu'on lui obéisse, le souverain du royaume de Logres accompagna le chevalier de Vannes jusqu'au pas de la porte et l'envoya à la recherche d’Élias.
   Voilà une chose de faite, maintenant il allait pouvoir passer au problème suivant. Enfin ça c'était sans compter Bohort qui se précipitait vers lui.
   « Je vous trouve enfin Sire ! Il y a quelqu'un qui s'est présenté aux doléances et qui...
— Mais Bohort ! Je vous ai dit de renvoyer tout le monde et que je ne recevais plus personne aujourd’hui.
— Elle dit être venue sur votre demande. »
   Super, maintenant le roi de Bretagne pouvait dire qu'il était intrigué, il ne se souvenait pas avoir convoqué qui que ce soit, et encore moins de « elle ». Le seul moyen de tirer toute cela au clair était d'accepter l'entretien, mais ça signifiait aussi revenir sur sa décision...D'un autre coté, Bohort était peut-être un peu trouillard, mais au moins il n'était pas du genre à crier sous tous les toits que le roi était une girouette qui ne savait pas ce qu'elle voulait.
   « Soit, conduisez moi jusqu'à elle Bohort. »
   Une fois qu'il aura appris le dernier mot de cette histoire, il s'occupera de Perceval, juste de Perceval...
La femme qui attendait dans la salle du trône était indéniablement belle : Elle était plutôt grande, possédait une ravissante peau mate et dégageait une certaine prestance.
   Oh, qu'est-ce qu'elle tranchait avec la plupart des personnes qu'il avait l'habitude de recevoir ici.
Néanmoins, il y avait un petit problème : pas grand chose, juste qu'il ne la connaissait pas et n'avait donc pas pu lui demander de se rendre au château.
   De ce fait, le souverain du royaume de Logres s'approcha, méfiant.
   « Bonjour.»
L'inconnue s'approcha se retourna et marcha vers lui.
« Oh bonjour Sire, je suis venue comme vous me l'aviez demandé.
— Qui êtes-vous ? Je ne me souviens pas vous avoir déjà rencontré. »
   Elle s'approcha encore un peu et, avant de répondre, posa sa main sur le bras de l'homme qui était sensé l'avoir convoquée.
   « Rappelez-vous Sire, je suis Aodren, nous avions fait connaissance lors d'une fête villageoise en automne, vous m'aviez gentiment demandé si je voulais devenir votre nouvelle maîtresse. J'espère que ce n'est pas uniquement l'alcool qui a placé ces mots sur votre langue. »
Il se rappelait maintenant ! Il se rappelait la petite brise automnale et la pluie fine qui tombait ce jour là, il se rappelait aussi de l'ambiance et de la foule qui l'acclamait, mais surtout il se rappelait effectivement avoir conversé avec elle.
  « Mais bien sûr ! Excusez-moi, j'avais la tête ailleurs, je suis un peu occupé en ce moment...Ça ne vous dérange pas si on reparle calmement de tout ça un peu plus tard ?
— Que se passe-t-il Sire ?
— Une longue histoire, pas le temps d'expliquer, le seigneur Bohort va s'occuper de vous en attendant. »
     Et le pauvre Bohort fut une fois de plus laisser en arrière.
     Certains jours Arthur avait l'impression de passer, voir de perdre, son temps, à faire des allers-retours. Certains jours il avait l'impression que rien ne se déroulait comme prévu.
    Une fois de retour devant la porte de l'infirmerie, il se demanda comment isoler efficacement Perceval et faire comprendre aux autres habitants du château qu'il ne fallait pas lui rendre visite. Placarder une affiche sur la porte était inutile vu le taux analphabétisme, réussir à simplement l'expliquer prendrait trop de temps, et il y avait déjà pas assez d'hommes compétents pour surveiller correctement les frontières du royaumes, alors en placer un devant la porte...
     A moins de faire appel à Grüdü...Mais ce crétin risquait encore de dessouder la moindre personne qui oserait poser ne serait-ce qu'un orteil dans le couloir. Aller essayer de soigner quelqu'un avec un viking de deux mètres de haut susceptible de vous tomber sur le coin du râble pour vous envoyer ad patres.
Non, il lui fallait quelqu'un qui ne représentait pas un danger pour les autres et qui ne manquerait pas ailleurs...
   Un bruit de pas attira son attention, il tourna la tête en direction du son et vit arriver vers lui l'un des gardes de la salle des trésors.
   « Sire ! Sire ! C'est affreux, un coffre rempli de pièces d'or a été dérobé dans...Dans la salle des coffres !
Bon sang ! Il manquait plus que ça, à croire qu'ils s'étaient tous donnés le mot pour bouleverser ses plans.
— Mais qu'est-ce que vous avez foutu encore ? Vous êtes sensés la surveiller cette salle ! Vous n'êtes pas sensé quitter votre poste et partir en vadrouille.
— Aucun de nous n'a quitté son poste Sire, et nous n'avons laissé personne entrer. Le coffre a disparu comme par magie. »
   Arthur se remémora les paroles de la vieille « ça serait dommage que vous perdiez quelque chose auquel vous tenez ». Était-ce donc ça que cette mystérieuse phrase voulait dire, que l'un des objets entreposés dans la salle des coffres allait lui être subtilisé ? C'était tout ? Il s'était attendu à quelque chose de plus horrible, il s'était attendu à pire, bien pire ! Non ça ne pouvait être ça, ça aurait été trop beau, il ne devait  pas baisser sa garde...Non au contraire, il y avait rien à craindre...
Puis de toute façon, cette satanée sorcière avait sûrement dit ça juste pour l'inquiéter, ça ne voulait pas dire qu'elle avait véritablement lancé un sort ou une malédiction...   
La voix du garde le tira hors de ses pensées.
   « Qu'est-ce qu'on fait alors Sire .
— Qu'est-ce que vous faites ? Vous ouvrez les yeux, vous tendez l'oreille et vous menez l'enquête, un coffre ça ne se volatilise pas comme ça.»
     Bien que ça l'arrangerait si c'était pourtant le cas, le roi du royaume de Logres avait beau se répété que les paroles entendues avant l'exécution était du baratin, il ne pouvait s'empêcher de craindre un retour de bâton. Il reprit :
   «  Faites moi un rapport quand vous avez trouvé quelque chose, maintenant filez. »
Une fois le garde renvoyé, Arthur se retrouva seul au milieu du couloir. Qu'est-ce que foutait Karadoc pour mettre autant de temps pour ramener Élias  ? Il n'avait tout de même pas oser faire un détour par la taverne avant de se rendre au laboratoire ? Quoique, cela expliquerait pourquoi il n'était toujours pas revenu. Mais si c'était effectivement le cas, le chevalier de Vannes décevrait grandement son roi, être incompétent était une chose, laisser sciemment un autre chevalier – un ami de surcroît – dans la mouise, cela en était une autre et il pouvait laisser passer la première, mais pas la deuxième.
     Karadoc pouvait faire une croix sur ses multiples collations journalières si il avait eut le culot de ne pas avoir suivi les directives et avait préféré se rendre à la taverne.
Ou peut-être que Karadoc n'y était pour rien, peut-être était-il déjà revenu et reparti, peut-être l'avait  -il loupé a cause de toutes ses interpellations.
     Las d'attendre debout dans le couloir, Arthur entra dans l'infirmerie pour s'asseoir sur le siège que Karadoc occupait quelques heures plus tôt. Il espérait que Perceval se soit réveillé entre temps, mais non, toujours aucun signe de vie.
     La porte s'ouvrit sur un Karadoc en nage qui arrivait accompagné de Merlin. Arthur s'en voulu d'avoir pensé que le chevalier de Vannes était du genre à laisser tomber un ami.
     Bon, il avait ramené Merlin au lieu d'Elias, mais pas rapport à ses résultats habituels c'était déjà bien. Il y avait plus qu'à espérer que Merlin ne soit pas complètement inutile.
     Voyant que Karadoc voulait s'approcher d'avantage, Arthur bondit sur ses pieds pour l'empêcher d'entrer. D'ailleurs, il venait d'avoir une idée et avait du chevalier de Vannes pour la mener à bout.
   « Ah non ! Vous, vous restez dehors.
— Mais Sire...
— J'ai une autre mission pour vous. »
     Karadoc le regarda avec des yeux de merlan, c'était rare, qu'on lui confie deux choses à faire dans la même journée.
   « Une mission ?
— Oui une mission. Il faut que vous alliez chercher votre frère et que vous le rameniez au château.
— Kadoc? Vous avez enfin décidé de lui donner une place à la table ronde ?
— N'exagérons pas. J'ai juste besoin qu'il surveille quelque chose...Vous pensez qu'il en est capable ?
— Je sais pas, il est pas très futé.
— Je sais bien. Allez le chercher, on verra bien. »
     Comme Karadoc ne semblait pas décidé à quitter les yeux, le roi de Bretagne haussa le ton.
  « Vous y allez ou vous attendez une invitation ? »
      Et il ferma la porte au nez de son chevalier après avoir tiré Merlin à l'intérieur de la pièce.
  « Normalement j'avais demandé Élias, où est-il ?
— Il est parti à l'aube pour chercher des ingrédients pour ses filtres, mais si vous ne voulez vraiment pas de moi, je peux repartir ! Surtout que j'ai...
— Restez là ! Maintenant que vous êtes ici essayer de vous rendre un peu utile...Qu'est-ce qui vous a pris tant de temps pour venir au fait ?
— J'étais en train de préparer le verni pour le bois quand Karadoc à débarqué, je ne pouvais pas laisser la préparation comme ça, sinon elle allait être fichue.
     Arthur le coupa sèchement.
— C'est bon ! On va pas y passer la journée. J'aimerais que vous examiniez  Perceval.
— Mais moi et Elias, on l'a déjà examiné hier.
— Examinez le de nouveau ! C'est pas compliqué ce que je vous demande, alors vous le faites, et fissa ! »
     Des heures qu'il se rongeait les sangs et qu'il attendait des réponses, alors même si il avait conscience que Merlin n'y était pour rien dans ce qui arrivait à son chevalier et qu'être désagréable avec lui n'arrangerait rien, il n'en avait rien à faire à l'heure actuelle, peut-être le regretterait-il plus tard.
     L'enchanteur se pencha sur le malade, toujours aussi pâle, toujours aussi inerte.
   « Il a sûrement choppé une indigestion en mangeant quelque chose de pas frais à la taverne.
— Karadoc a mangé la même chose et il va bien.
— Oui, mais faut pas comparer l'estomac du seigneur Karadoc et celui des autres. »
     Le souverain du royaume de Logres soupira d'un air ennuyé et désigna du doigt les veines bleutées qui ressortaient sur la peau à découvert du chevalier de Galles.
   « Et ça ? J'ai jamais vu une indigestion faire ça. »
     Il tira sur la chemise du Gallois pour voir jusqu'où cela descendait, le tissu craqua et révéla un réseau de veines noires qui pulsaient sous la peau. Merlin écarquilla les yeux.
   « Oh merde! J'avais pas vu ça  la dernière fois...C'est clairement pas une indigestion.
— C'est ce que je me tue à vous dire ! »
     L'enchanteur se gratta la barbe et posa sa main libre sur la peau de son patient, l'une des veines noires se mit aussitôt à croître.
   « C'est brûlant ! s'écria-t-il.»
     Et il retira aussitôt sa main. Arthur – persuadé que Merlin avait accéléré la progression du mal – envisagea d'en coller une à son enchanteur, lorsqu'une voix bien connue se fit entendre.
« Ma tête...Y a un pivert dedans là...Oh bonjour Sire. »

   


Ps : merci à Flammèche d'avoir revu la mise en page pour la rendre plus adaptée pour le forum.

Chevalière Nebulis Causa
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Et bien voilà enfin la suite ^^
Il y a quelques petites coquilles pas bien méchantes (un yeux à la place de lieux, un gardé à la place de garde...).

Sinon concernant l'histoire, comme pour la première partie, tu gardes le ton Kaamelott et le caractère des personnages malgré la situation plus sombre.
J'ai particulièrement apprécié le dévouement de Karadoc envers son ami qui arrive à ne pas manger en totalité le sauciflard qu'il a prévu pour son réveil.
L'inquiétude d'Arthur est bien décrite, et tu gardes des moments surréalistes dans ton histoire (Merlin qui préfère finir de préparer son vernis pour le bois avant de se rendre au chevet de Perceval)
Je sens que la "nouvelle maîtresse" n'est pas totalement étrangère à la situation que vit Perceval et je frémi à l'idée que le mal qui a touché Perceval ne se soit transmis à Merlin... (au passage j'aime beaucoup le passage du diagnostic).

Et comme pour la précédente partie, tu nous laisses sur notre faim.

Chef de Clan
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Désolé pour le temps d'attente, j'ai voulu travailler sur une autre histoire entre deux chapitre, mais ça a pris plus de temps que prévu.
Merci pour le commentaire, ça me fait plaisir d'avoir un retour construit (et positif de surcroît).

Pour Karadoc, j'ai remarqué que c'était le personnage un peu maltraité par les fans de Kaamelott (je lisais un essai sur la série l'autre jour, et un fois de plus le pauvre Karadoc était opposé à Perceval, les deux n'étant vraiment pas des flèches, mais le premier est dénigré alors que le deuxième est valorisé). Donc je me suis dit que pour cette histoire j'allais plutôt le présenter sous un angle positif.

Sinon niveau supposition, y a du juste (mais pas forcément comme tu le penses) et du pas juste...

J'essaierais de ne pas tarder autant pour la partie 3.

Semi-Croustillant
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C'est toujours aussi bien ! :D J'ai beau y réfléchir je vois pas du tout ce que Perceval peut avoir, en même temps j'arrive jamais à deviner la suite des histoires sauf quand c'est évident :p

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