Bienvenue sur OnEnAGros!, le forum qui fait appel à un faisceau de valeurs extrêmement surannées. !

Lisez la charte du forum avant de commencer à participer. Si vous êtes nouveau, une présentation est toujours appréciée afin de mieux se connaître !


Pécore
Hors ligne

LE RETOUR DU ROI.

.....


(ROME, Italie, Europe, Terre, Système solaire, Voie lactée, après, je ne sais pas, utilisez un GPS !)

Dans la maison d’Aconia Minor. Après des semaines d’exercice et de méditation, Arthur prend une décision.

Arthur : Le secret d’un grand chef, c’est de toujours se battre pour la dignité des faibles, comme vous aviez raison, Imperator. Je rentre ! Lancelot, prépare-toi au retour du Roi (avec un sourire en coin) ... P’tite pucelle !
.....
Suite à un voyage sans trop de péripéties, Arthur pose le pied sur la même plage que lors de son premier retour, même objectif, récupérer Excalibur. Sans plus attendre, il marche vers son destin. Un homme, tout de blanc vêtu et encapuchonné l’observe caché derrière un arbre.
.....
Une fois encore, son voyage est assez tranquille, il a évité facilement quelques patrouilles d’hommes en blanc et se retrouve face à l’épée.

Arthur : Cette fois c’est pour de bon. (L’épée résiste) Ah non, les Dieux, me faites pas c’coup là !
Après un instant de doute, Excalibur se livre enfin. Arthur respire et la lève au ciel : L’ours a retrouvé ses griffes ! Kaamelott, j’arrive !
Plus loin, un homme en blanc a assisté à la scène.
.....
Kaamelott de nuit, Arthur pénètre dans un souterrain par une porte dérobée, il dégaine Excalibur afin d’éclairer un peu son chemin. Il est chez lui, enfin. Il lui semble que chaque pierre du château lui souhaite la bienvenue. Il grimpe l’escalier au bout du tunnel et fait coulisser la porte cachée qui donne dans le couloir menant aux cuisines, à cette heure, il devrait être désert. Le couloir est très sombre mais Arthur ressent immédiatement un malaise, il n’est pas seul ! Des torches s’allument tout autour de lui, il est cerné par les hommes en blanc. Ils sont au moins une dizaine, le Roi fait tournoyer son épée et abat quelques sbires de Lancelot mais leur nombre fait la différence et ils s’emparent de lui.

Arthur se réveille dans une geôle. Il rit de lui : J’ai peut être sous-estimé cette bande de canailles. Qu’auriez vous fait Imperator ? Evidemment, vous auriez d’abord rassemblé vos troupes au lieu de vous jeter dans la gueule du loup comme un abruti.

Lancelot : Vous voilà réveillé Messire Arthur, pas trop de bobos ?

Arthur : Ah ! On oublie le « Sire » je vois, Seigneur Lancelot.

Lancelot : Mais vous n’êtes plus roi Seigneur Pendragon, pour autant que l’ayez jamais été.

Arthur : J’ai récupéré Excalibur, il me semble.

Lancelot : Ah bon ? Où est-elle ? Ah mais regardez, elle est à ma taille !

Arthur : Sortez-là un peu, qu’on voit si vous êtes l’élu.

Lancelot : Inutile, je l’ai en ma possession, cela me suffit. Soyez-en remercié, sans vous, elle serait encore dans son rocher. Pour ne rien vous cacher j’avais tenté de la retirer sans succès. Mais, tout cela, c’est le passé, occupons nous de votre avenir, plutôt. Vous allez être jugé pour trahison envers le Royaume de Bretagne.

Arthur : Ah ben mon vieux ! Vous ne manquez pas d’aplomb, ce n’est pas moi qui ai trahi mon Roi.

Lancelot : On ne peut trahir un roi de pacotille qui s’est entouré de peigne-culs plus débiles les uns que les autres ! Cela suffit maintenant ! Votre procès aura lieu dans trois jours, le soir, vous aurez vécu.

Arthur : Pourquoi vous donnez la peine d’un procès si vous en connaissez déjà l’issue ?

Lancelot (déjà loin) : Allez vous faire foutre !

Arthur : J’aimerais bien.

Arthur s’endort paisiblement malgré la situation désespérée. Il est serein, plus de choix à faire, de décision à prendre, il n’a plus qu’à se laisser porter jusqu’à sa fin prochaine.
Quelques heures plus tard, un cliquetis le réveille, instinctivement il cherche Excalibur mais non, il est seul et désarmé.

- Sire ! Sire !

Arthur : Qui est là ?

Perceval : C’est moi Sire.

Arthur : Perceval ? Mais qu’est-ce que vous foutez là ?

Perceval : On vient vous délivrer.

Arthur : On ?

Bohort : En dehors de Lancelot, tous les chevaliers de la table ronde sont là.

Perceval : Venez, nous devons partir avant de déclencher l’alarme.

Arthur : Je ne peux partir sans Excalibur !

Léodagan : Tenez, la voilà. Je l’ai récupérée au nez et à la barbe de Lancelot. Ce grand con se croit tellement en sécurité depuis qu’il vous a capturé qu’il laisse ses hommes faire la fête. Il n’y avait que trois hommes valides à garder sa chambre, euh la vôtre ... enfin ...

Arthur : Oui, oui, je vois. Abrégez !

Léodagan : Le Seigneur Calogrenant et moi, on en a fait de la charpie, y’avait plus qu’à récupérer Excalibur.

Arthur : Je ne vais pas faire un discours maintenant mais sachez que je n’ai jamais été aussi fier de vous tous ! Allons-y !

.....

La troupe des chevaliers de la table ronde quitte Kaamelott au galop. Arthur se laisse guider, l’acte de bravoure de ses hommes lui réchauffe le cœur. L’espoir revient, avec ces hommes là, tout devient possible.

.....

La troupe cavale toujours mais la direction prise interpelle le Roi. Il se porte à la hauteur de Perceval qui mène tout ce beau monde.
Arthur : Perceval ! Otez-moi d’un doute, nous n’allons pas à la taverne ?
Perceval : Ben si, où voulez vous aller ? Le patron est d’accord pour nous accueillir si on le débarrasse des hommes de Lancelot qui trainent chez lui sans jamais rien payer. C’est inadmissible ce genre de comportement !
Arthur : HOP, HOP, HOP ! On s’arrête ! Beau-père, vous étiez d’accord pour nous établir à la taverne ?
Léodagan : Vous savez, moi, c’était d’abord vous délivrer, après …
Arthur : Mais, on dirait que votre attitude a changée à mon égard. Qu’est-ce qu’il vous arrive ?
Léodagan : C’est-à-dire, après avoir subit Lancelot au pouvoir, ma femme et moi, on s’est dit que finalement, vous étiez pas si nul comme roi.
Arthur : Ça fait toujours plaisir à entendre.
Léodagan : Entendons-nous bien, Lancelot c’était pire mais vous c’était pas non plus …
Arthur : Oui, oui, d’accord, je suis le moindre mal, quoi ?
Léodagan : VOILA !
Arthur : Une idée pour établir un campement, parce que la taverne, c’est indéfendable, on serait pris comme des rats !
Léodagan : Mes hommes sont installés à une vingtaine de lieues au nord, on peut y aller sans problème.
Arthur : Et les miens, au fait, où ils sont ?
Perceval : La plupart à rejoint l’armée de Lancelot, quelques uns se sont enfuis. Mais sinon, pour la taverne, j’ai plus ou moins promis qu’on le débarrasserait des indésirables.
Arthur : Ouais, on peut faire ça, j’ai Excalibur qui me démange. Ils reviennent à mon service ou on les bute. On casse la croûte à la taverne et on rejoint vos hommes, Seigneur Léodagan. Allez, c’est parti !
…..
Sur la vingtaine d’hommes de Lancelot présents à la taverne, huit ont tenté de résister mais après avoir vu le Roi en occire trois d’un seul coup d’épée, tous se sont ralliés à sa cause. Un silence de mort règne à présent. Tout le monde évite le regard du Roi même ses propres chevaliers. Ils sentent qu’il est habité d’une nouvelle conviction, d’une nouvelle énergie. Ils ne reconnaissent plus l’homme au désespoir qu’il était quelques semaines plus tôt. Un feu brûle en lui qui pourrait bien tous les mener à la victoire. Lorsque sa voix résonne dans l’établissement, plus d’un sursaute.
Arthur : Vous ! Mes anciens nouveaux soldats, dépouillez-vous des ces tenues ridicules et allez enterrer ces corps dans les bois. Tavernier ! On peut manger ? Nous, on paie !

.....


Les chevaliers ont rejoint le campement des hommes de Carmélide. Après s’être installés, ils se retrouvent pour faire le point de la situation dans la tente de Léodagan.

Arthur : J’ai vu un Château à quelques lieues seulement, ne pourrions nous pas demander l’asile ?

Perceval : Ah mais non ! C’est Cobernic !

Léodagan : Et alors ?

Perceval : C’est chez mon oncle, le Roi pêcheur, c’est un connard !

Arthur : Mais vous en avez jamais parlé de cet oncle ?!

Perceval : Non, on évite d’en parler dans la famille, c’est un peu la honte. Il vit avec son père, le Roi blessé dans un château glacial. Le Roi blessé, c’est l’père de ma mère, on sait pas comment il a été blessé ni où. Son fils, on dirait qu’il va tout l’temps à la pêche. Non, j’vous dis, des connards !

Léodagan : Alors, il n’y a qu’une chose à faire, fortifier notre camp !

Arthur : Et trouver plus d’hommes ! Pour l’instant, on ne fait pas le poids face à l’armée de Lancelot.

Calogrenant : Les miens sont postés au nord de la Calédonie pour bloquer les orcaniens.

Arthur : Ouais, manquerais plus qu’on se fasse déborder par le nord. Vous en avez combien ici, vous beau-père ?

Léodagan : A peine une centaine, les autres font respecter l’ordre en Carmélide ou surveillent le mur d’Hadrien.

Arthur : Mettons qu’on soit une centaine en nous comptant nous et ceux qu’on a récupéré hier. On va pas aller loin. Quelqu’un a des nouvelles de Merlin ?

Karadoc : Moi, la dernière fois qu’l’ai vu, Lancelot venait d’investiguer le château, il partait rejoindre ses loups, qui m’a dit.

Arthur : Et vous en avez pas vous, des hommes à Vannes ?

Karadoc : Ah ben non, Vannes, vous savez, c’est surtout du bouseux, y’a guère que moi pour prestiger !

.....

Kaamelott.
Lancelot en rage : Mais on le tenait ! J’avais Excalibur, il fallait le tuer tout de suite ! Mais quel con ! Mais quel con ! Un procès ? Tout ça pour paraitre juste, aux yeux de qui, on se le demande !

Gasselin : Mais vous mettez pas dans des états pareils, on les aura ces branquignoles, nos hommes patrouillent sans relâche.

Le Roi Loth : On les aura, on les aura ... Facile à dire. Qui nous dit qu’il ne s’est pas trouvé des alliés ? A Rome, par exemple ! J’ai envie d’ajouter, QUI QUAERIT, TANDEM INVENIRE. Ça veut ...

Lancelot : Faites chier avec vos citations débiles ! TROUVEZ-MOI ARTHUR !

.....

Le travail avance bien au camp maintenant fortifié de l’ours. C’est ainsi qu’ils ont décidé de le baptiser, le camp de l’Ours. Ils se réunissent à présent autour d’une table rectangulaire mais les règles de la table ronde s’y appliquent toujours.

Léodagan : Si vous le permettez, Sire, j’aurais un sujet euh ... délicat à aborder.

Arthur : Faites.

Léodagan : Vous vous souvenez de Lancelot dans son camp retranché, on nous a dit qu’il se sentait épié par un homme en noir ? Tout le monde disait qu’il tournait frapadingue. Eh ben, j’ai plusieurs rapports de mes hommes qui prétendent l’avoir aperçu ou senti, cet homme noir.

Arthur : Me dites pas que vous croyez aux fantômes ?

Léodagan : Fantôme, non mais un espion, un mage ou pire, un démon !

Arthur : On va doubler la garde.

Bohort : Si on dormait tous ensemble, cette nuit ?

.....

Dans les bois, aux abords du camp de l’Ours, Méléagant observe.

.....

A quelques lieues du camp de l’Ours, dans une grotte bien dissimulée à flanc de colline, un vieillard découpe de la viande.

Merlin : Pal ! Koc ! Bort !

Trois jeunes loups accourent à son appel, il leur lance leur pitance. Il sait qu’il devrait les laisser apprendre à se débrouiller seuls mais par les temps qui courent, la discrétion est de mise. Merlin n’ignore rien des évènements qui agitent le pays, bientôt, il devra agir mais il n’est pas encore prêt.

.....

Au camp de l’Ours, les chevaliers sont sur le départ. Accompagnés d’une vingtaine d’hommes, ils partent à la chasse aux hommes en blanc. Puisqu’ils sont en infériorité numérique, Arthur a décidé d’équilibrer un peu les débats. La petite troupe est à présent embusquée de chaque côté d’un chemin.

Arthur : Ce qu’il y a de bien avec leurs tenues de carnaval, c’est qu’on les voit arriver de loin. Merci Seigneur Lancelot.

Bohort : Moi, je trouve ça assez seyant. Ça change un peu du gris des armures. Nous devrions également recouvrir nos armures d’une étoffe jaune ou rouge avec quelques motifs ...

Léodagan : Quand on aura besoin de votre avis on vous fera signe !

Arthur : Non, non. Il y a de l’idée là dedans. De l’étoffe, oui mais plutôt vert sombre afin de mieux nous fondre dans le décor ! Bravo Seigneur Bohort. Pour notre prochaine sortie, nous serons presque invisibles.

Les cavaliers blancs arrivent, les deux troupes sont quasiment à nombre égal mais l’effet de surprise joue superbement son rôle et le combat est rapidement terminé. Quatre blessés, une vingtaine de prisonniers. Un seul refuse de rejoindre le camp des vainqueurs, Léodagan se charge de lui.
Dans les jours qui suivent, Arthur et ses hommes multiplient les guet-apens. L’armée de l’Ours grossit tandis que celle de Lancelot diminue d’autant. Le camouflage « Bohort » fait des merveilles.

Léodagan : Notre armée commence à avoir de l’allure, nous serons bientôt à forces égales avec l’autre con !

Arthur : Ne nous emballons pas. Si Loth et Galessin rameutent leurs troupes, espérons que les hommes de Calogrenant parviendront à les contenir. Vous feriez bien d’envoyer vos hommes postés au mur d’Hadrien les rejoindre dans le nord de la Calédonie.

Léodagan : Très bien, j’envoie un pigeon. Concernant l’homme noir, une dizaine de nos hommes a disparu. Certains affirment les avoir vus discuter avec une « silhouette sombre ».

Arthur : Il commence à m’emmerder celui-là, il va falloir que je m’en occupe personnellement !

Perceval arrivant essoufflé : Sire, Sire ! On l’a cerné !

Arthur : Qui ça ?

Perceval : L’homme noir, on le tient !

.....

Arthur face à Méléagant maintenu par des soldats.

Arthur : Mais, je vous connais ! Vous étiez mon guide !

Méléagant : Ravi de vous revoir Arthur Pendragon. Comment va la vie ? Toujours pas de descendance ?

Arthur se saisissant d’Excalibur : Je vais commencer par vous apprendre à vous adresser à un Roi !

Arthur lève son épée mais dans le même temps, Méléagant disparait.

Léodagan : C’est bien ce que je disais, c’est un démon !

.....

Non loin de là, dans sa grotte, un vieil homme se dit qu’il va lui falloir agir.

.....

Kaamelott.

Lancelot, l’air contrarié, seul dans la salle du trône.

Lancelot : Comment a-t-on pu en arriver là ? En quelques semaines Arthur a réuni une force quasiment équivalente à la mienne. Serait-il vraiment l’élu ?

Un rire le fait sursauter.

Méléagant : Mon pauvre Lancelot, vous êtes décidément risible. Arthur, l’élu ? Non, vraiment, vous me décevez !

Lancelot : Il y a de quoi se poser des questions, non ? Il était seul à ma merci et le voilà maintenant à la tête d’une armée ! Il doit y avoir de la magie là-dessous !

Méléagant : Justement, j’ai une bonne nouvelle. Le camp d’Arthur était protégé par un sort drôlement bien ficelé, vous ne pouviez pas le trouver. Mais vous me connaissez, aucun sort, si puissant soit-il, ne peut me résister éternellement. Envoyez vos hommes vers le nord, ils pourront le trouver à présent.

.....

Plus tard au camp de l’Ours.

Arthur : Je trouvais ça étrange aussi qu’ils ne nous trouvent pas. Ça a beau être des tanches, ça devait finir par arriver. Sommes-nous prêts à les recevoir ?

Léodagan : Ben ... ouais ! J’crois qu’on est parés, on a un bon stock de flèches, de la nourriture en réserve de quoi satisfaire cinq cents Karadoc pendant trois mois. Mon seul regret : Pas de catapulte !

Arthur : Mais fourrez-vous dans l’crâne une bonne fois pour toutes que la catapulte est une arme de siège ! Faites sonner l’alerte, j’veux tous les hommes à leur poste !

.....

L’armée de Lancelot encercle à présent le camp de l’Ours. Les archers se mettent en position.

Galessin : Vous voulez vraiment pas attendre de voir si mes hommes arrivent à transpercer la défense de Calogrenant ?

Lancelot : Si on attend encore, ils seront bientôt plus nombreux que nous et ce sont eux qui viendront assiéger Kaamelott !

Galessin : Quand même, si on avait deux ou trois catapultes ...

Lancelot : Arrêtez avec vos catapultes, vous me faites penser à cet abruti de Léodagan !
ARCHERS ! ENCOCHEZ ! ENBRASEZ LES FLECHES ! DECOCHEZ !

La volée de flèches enflammées grimpe dans le ciel venant de toutes parts. Le spectacle serait assez beau s’il n’était porteur de mort. Brusquement, les flèches semblent animées de leur propre volonté et se retournent vers l’armée de Lancelot créant la panique et semant la mort.

.....

Camp de l’Ours.

Arthur : Mais que c’est-il passé, une bourrasque ?

Léodagan : Drôlement bizarre cette bourrasque !

Une voix derrière eux : Si j’ai pu rendre service, c’était avec plaisir.

Arthur : Merlin ! C’est vous qui ... ?

Merlin : Oui, je vous suis depuis votre retour, j’ai jugé que c’était le moment d’intervenir.

Léodagan : Mon cher Merlin, je n’ai jamais été aussi heureux de vous voir.

Merlin : J’ai un cadeau pour vous, Sire. Je me suis permis de euh ... l’entreposer dans la tente du Seigneur Léodagan.

Léodagan : Mais, vous avez bien fait ! Allons voir ça. Ça serait pas une petite catapulte ?

.....

Dans la tente de Léodagan, Méléagant est assis à la table, immobile. Ses yeux semblent lancer des éclairs de rage.

Merlin : Voici mon cadeau, il n’est pas très beau mais je pense qu’il vous fait plaisir.

Arthur : L’homme noir, bravo Merlin ! Mais il n’est pas attaché ?

Merlin : Il se nomme Méléagant. Je l’ai paralysé, il peut, malgré tout, répondre à vos questions.

Arthur : Qui es-tu ?

Méléagant : Je suis la réponse, ou plutôt, j’étais la réponse.

Arthur : La réponse, quelle réponse ?

Méléagant : La réponse des dieux à tes offenses.

Arthur : Euh, déjà, vous me tutoyez pas ! Et puis je crois que les dieux m’ont à nouveau à la bonne, non ?

Méléagant : C’est pour ça : J’étais, la réponse. Maintenant, je ne suis plus rien, mes pouvoirs ont déclinés, c’est pour ça que l’autre guignol, là, a réussi à me capturer.

Léodagan : Bon, on y voit plus clair, qu’est-ce qu’on va faire de lui ?

Merlin : Il n’y a qu’une chose à faire, le renvoyer dans le néant en espérant que les dieux ne fassent plus jamais appel à lui. Je peux m’en charger.

Arthur : Merlin, il semblerait que vous ayez repris du poil de la bête depuis mon départ.

Merlin : Je suis retourné à la base, la nature, les loups ... Vous vous souvenez de la louve et de ses petits dont j’étais le parrain ? Elle a été tuée par des villageois, j’ai donc pris en charge l’éducation des louveteaux et je sentais mes pouvoirs revenir au fur et à mesure de leur croissance. Quand je vous disais que pour moi, les loups, c’est primordial !

Léodagan : C’est bien gentil tout ça mais on a une armée à nos portes !

Merlin : Ne vous inquiétez pas, je surveille tandis que nous parlons. La troupe de Lancelot est en déroute. Galessin et Lancelot, lui-même sont en fuite. Je crois bien qu’ils vont tenter de rejoindre l’Orcanie. Si vous le désirez, Kaamelott est à nous !

Arthur : Pour un peu, je partirais à leur poursuite et j’en profiterais pour envahir l’Orcanie. Mais non, soyons raisonnables et allons nous installer à Kaamelott. Beau-père, pouvez vous vous charger de faire revenir votre fille ? Il me tarde de la revoir.

Léodagan : Vraiment ? Décidément, les choses changent !

FIN.

Pécore
Hors ligne

La suite bientôt si ça vous intéresse.

Chevalier Feuletonniste
Hors ligne

Ça va vite, il y a des parties qui ressemblent à un résumé, mais il y a plein d'idées intéressantes, en particulier j'aime bien ce que re-devient Merlin. Mais est-ce que ce n'est pas un peu trop facile ? Peut-être que c'est fait exprès pour que les prochaines difficultés surprennent tout le monde (Arthur comme le lecteur) ?

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB