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Pécore
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LES BRÈVES 13 - ABSENCES

Arthur et Léodagan déjeunent en tête-à-tête.

    LÉODAGAN : Vous pouvez me passer le... euh, le truc, là.
    ARTHUR : Quel truc ?
    LÉODAGAN : Mais le machin, là ! Vous êtes bigleux ou quoi ?!
    ARTHUR : Oh,hé ! Ça va bien oui ?! Appelez les choses par leur nom, aussi, ça sera plus simple !
    LÉODAGAN : Mais j’vous fais voir depuis t’à l’heure, ça, là !
    ARTHUR : Le vin ?
    LÉODAGAN : Voilà ! Le vin... c’est quand même pas compliqué, si ?!
    ARTHUR : Ben ouais, justement... j’vois pas bien comment on peut oublier un mot aussi simple.
    LÉODAGAN : Nan mais c’est pas ça l’mot que j’cherchais, c’est le truc pour verser...
    ARTHUR : Le pichet ?
    LÉODAGAN : Le pichet, voilà ! Quel mot de merde aussi, admettez !
    ARTHUR : J’vois pas bien en quoi... vous préférez carafe ou cruche ?
    LÉODAGAN : Ah bah voilà, y a un mot que j’trouve pas et vous trouvez l’moyen de m’en citer trois ! Vous pouvez pas vous empêcher d’étaler votre science, hein ?!
    ARTHUR : Oh merde ! Buvez votre pinard et foutez-moi la paix !
    LÉODAGAN : C’est marrant cette façon que vous avez de faire passer tous les autres pour des connards.
    ARTHUR : Hé, vous y arrivez très bien tout seul... c’est pas moi qui oublie des mots aussi simples que vin ou pichet ! Heureusement que j’les connaissais, sinon vous mourriez de soif !
    LÉODAGAN : Allez-y, marrez-vous... en attendant passez-moi le... heu...

(Noir, voix off)

    ARTHUR : Ouais, ben, ce coup-ci, vous v’nez l’chercher !

TSON !

LES BRÈVES 14 - LA BARRIÈRE DE GUETHENOC

Au village.

    GUETHENOC : Dites ! Vous auriez pas vu ma vache des fois ?
    ROPARZH : Ça dépend, qu’est-ce que c’est-y qu’vous entendez par là ?
    GUETHENOC : Quoi ?! Vous savez quand même c’que c’est une vache ?! J’sais bien qu’vous êtes pas dégourdi...
    ROPARZH : Oh ben si, moi, je sais... mais si vous voulez parler de la drôle de bestiole qu’y avait dans vot’ champ, épaisse comme ça (montrant son petit doigt) toute tremblante sur ses guiboles et borgne des deux yeux...
    GUETHENOC : Comment ça mais c’est un animal superbe, le le le le voisinage tout entier me l’envie ! Et elle a qu’un œil de borgne, de l’autre, elle louche seulement !
    ROPARZH : Ouais ben, j’l’ai vu quitter vot’champ, m’étonne pas, vu qu’y a pu rien à bouffer là-d’dans, tellement qu’vous vous en occupez pas !
    GUETHENOC : Et vous allez m’dire qu’elle a ouvert la barrière toute seule ?!
    ROPARZH : Ça dépend, qu’est-ce que c’est-y qu’vous entendez par là ?
    GUETHENOC : Non mais vous foutez d’ma tronche ?! Le truc là, par terre, vous voyez bien qu’c’est une barrière ou bien ?!
    ROPARZH : Ça là ?! La branche avec un bout d’ficelle ? J’aurais plus dit une canne à pêche, moi !
    GUETHENOC : Une canne à pêche ?! Non mais vous êtes louftingue ! Y a pas plus infranchissable que cette barrière, toute une journée qu’j’avais mis à la fignoler.
    ROPARZH : Ah ben, c’est c’que j’appelle perdre son temps, moi. Bon, la d’ssus, j’vous laisse, j’ai du poisson à faire griller.
    GUETHENOC : Du poisson ? Vous revenez d’la pêche, là ? Et où s’qu’elle est vot’ canne à pêche ?!
    ROPARZH : Oh ben, quand j’en ai plus besoin, j’la jette par terre... pas loin d’où j’l’ai trouvée.
    GUETHENOC : VOUS ÊTES ALLÉ PÊCHER AVEC MA BARRIÈRE ?!
    ROPARZH : Faudrait être taré pour pêcher avec une barrière !
    GUETHENOC : Ben alors ?

(Noir, voix off)

    ROPARZH : J’ai juste emprunté vot’ canne à pêche.

TSON !

LES BRÈVES 15 - LE RHUME D’YVAIN

A l’auberge.

    KARADOC : Vous trouvez pas que les pégus sont bruyants ce soir ?
    PERCEVAL : Moi, au bout d’un moment, j’les entends plus.
    KARADOC : Ben vous avez d’la chance, moi, j’entends que ça !
    YVAIN : RAAAA-TCHIII ! Snif.
    KARADOC : Alors ! Vous l’avez pas entendu çui-là ?!
    PERCEVAL : Ouais, ben, ça, c’était pas un pégu, c’est le seigneur Yvain !
    YVAIN : J’en ai barre d’être enrubé.
    KARADOC : Mais ça veut rien dire “enrubé” !
    YVAIN : Bais berde ! Chui enrubé, c’est pas diffisile à combrendre, berde !
    KARADOC : Oh ! Choyez poli ! Soyez poli ! Berde !... merde.
    YVAIN : C’est chiant, hein ?
    GAUVAIN (Au loin) : Ben, boi, je bréfère rester à l’écart... j’veux bas chopper za baladie !
    PERCEVAL : Un bon camarade, ça partage tout !
    YVAIN : Za c’est vrai ! Bous êtes bas zolidaire !
    GAUVAIN : Béééé, ça sert à rien d’être balades dous les deux ! TCHIII !
    KARADOC : Arrêtez d’vous moquer d’lui, au moins !
    GAUVAIN : Bééé, j’me moque pas, Je grois que za me... RA TCHIIII !

Le roi et Léodagan entre dans la taverne.

    LÉODAGAN : QU’EST C’QUE VOUS FOUTEZ LÀ ?! Y A RÉUNION DE LA TABLE RONDE !

(Noir, voix off)

    ARTHUR : ZE VEUX VOUS BOIRE À LA DABLE RONDE, DOUS DE ZUITE !

TSON !

LES BRÈVES 16 - IL Y A ROI ET ROI

Kaamelott de bon matin, chambre du roi de Carmélide.

    SÉLI : Vous faites quoi aujourd’hui ?
    LÉODAGAN : Qu’est-ce que ça peut bien vous faire ? Vous comptez me les briser toute la journée comme hier ?!
    SÉLI : C’est pas l’envie qui manque mais j’ai des trucs à faire.
    LÉODAGAN : De quel genre ?
    SÉLI : Du genre qui vous regarde pas !
    LÉODAGAN : Ben dans c’cas là, j’vois pas pourquoi j’vous dirais c’que j’vais faire !
    SÉLI : Nan mais c’est pas la peine, vous allez glander comme d’habitude !
    LÉODAGAN : Pas du tout ! J’ai un tas d’choses à faire.
    SÉLI : Allez-y, donnez-moi un exemple que j’me marre un peu !
    LÉODAGAN : J’ai des contrôles de sécurité, entre autres.
    SÉLI : Arrêtez vos charres, vous allez déléguer comme toujours !
    LÉODAGAN : Ben, même déléguer, c’est du boulot !
    SÉLI : C’est ça, ouais ! Déléguer c’est faire faire son boulot par un autre, me la faites pas à l’envers !
    LÉODAGAN : Déléguer c’est trouver un gars avec les compétences pour faire le boulot et avec le nombre de tarés qui nous entourent, c’est pas une sinécure !
    SÉLI : Là d’ssus, j’peux pas vous donner tort, seulement pour égaler vos compétences, le premier glandu fait l’affaire !
    LÉODAGAN : Non mais oh ! Si vous étiez mariée au premier glandu, vous seriez pas là, hein ! Alors, un peu d’respect !
    SÉLI : Ouais, bon, vous êtes roi de Carmélide mais comme on vit chez le roi de Bretagne, on a tendance à l’oublier. Le taulier, c’est lui !
    LÉODAGAN : Ouais, j’suis quand même ministre de l’armée et de la justice !
    SÉLI : Ben voilà, ministre ! Le roi, c’est lui !
    LÉODAGAN : Oh merde ! Vous êtes reine de Carmélide et votre fille est reine de Bretagne, excusez du peu !
    SÉLI : Ouais, ben... tant qui a pas d’héritier...
    LÉODAGAN : Ben quoi ? Vous voulez que j’aille lui montrer comment faire au roi de Bretagne ?!
    SÉLI : Vu l’nombre de ses maîtresses, j’pense pas qu’il ait besoin d’conseil, surtout v’nant d’vous !
    LÉODAGAN : Et on peut savoir c’que ça veut dire ça, si c’est pas trop d’mander ?

(Noir, voix off)

    SÉLI : Que c’est pas parce que vous m’avez fait deux lardons qu’il faut vous prendre pour un artiste des parties de traversin !

TSON !

LES BRÈVES 17 - SALADE GRECQUE

Kaamelott.
Venec, Léodagan et Arthur discutent âprement.

    VENEC : Non mais Sire, vous pouvez pas laisser passer une occase pareille ! Du tout bénef, j’vous dis... que du Grec de premier choix ! Travailleur, qui moufte pas, c’est bien simple, vous m’en r’demandrez !
    ARTHUR : J’vous ai déjà dit que j’veux pas d’esclave ici !
    VENEC : Mais c’est pas des esclaves, c’est des travailleurs !
    LÉODAGAN : Des travailleurs ?! Ça veut dire qu’il faut qu’on les paye ? Vous parlez d’une bonne nouvelle !
    VENEC : Ah bah non, quand même pas, vous me payez moi, et dans un deuxième temps ... c’est moi qui les paye.
    ARTHUR : Je saurais pas dire pourquoi mais je trouve que ça pue du cul votre histoire, quelque chose de gratiné !
    LÉODAGAN : Ah ouais ? Vous aussi vous sentez l’entourloupe.
    VENEC : Comment ?! Sire ! Vous me connaissez quand même !
    LÉODAGAN : Ben justement...
    ARTHUR : Votre passif ne plaide pas en votre faveur.
    VENEC : Alors là, franchement, Sire, je suis déçu. On s’connait d’puis des années, un honnête commerçant comme moi et vous avez pas confiance !
    ARTHUR : Bon, alors... ça veut dire que vos Grecs, là, ils sont d’accord pour venir travailler ici ?
    VENEC : D’accord, d’accord... vous êtes marrant vous, ils parlent pas la langue, qu’est-ce que vous voulez leur demander ?!
    LÉODAGAN : Là d’ssus, il a pas tort, quand on comprend pas pourquoi ça gueule, on peut pas aider, non plus !
    ARTHUR : Ben voyons ! Donc, admettons, ils bossent ici, je vous paye, vous et vous, vous les payez... combien ?
    VENEC : Mais on s’en fout d’ça ! Ce qui compte pour vous, c’est combien vous payez.
    LÉODAGAN : Là d’ssus non plus, il a pas tort, qu’est-ce qu’on s’en tape !
    ARTHUR : Oui mais moi, ça m’intéresse, dites toujours.
    VENEC : Bon, ben euh... j’sais pas euh... un pour cent ?
    ARTHUR : Ah ouais, quand même... c’est généreux.
    VENEC : Ben je trouve, d’autant que je leurs fais pas payer le voyage depuis la Grèce !
    LÉODAGAN : C’est vrai qu’c’est pas donné les voyages en bateau. Y peuvent pas s’plaindre.
    ARTHUR : Vous vous foutez d’ma tronche ! C’est toujours de l’esclavage alors non !
    LÉODAGAN : J’comprends pas c’que vous avez contre l’esclavage c’est quand même moderne et bien pratique !
    ARTHUR : En Bretagne, on exploite pas la misère humaine, point !
    LÉODAGAN : C’est pas des humains, c’est des Grecs, alors euh...

(Noir, voix off)

    VENEC : Sinon la semaine prochaine, je vais rentrer du Burgonde... ça vous tente plus ?

TSON !

LES BRÈVES 18 - LE JEU DE VANNES

A l’auberge.

    PERCEVAL : Un Sloubi sinon ?
    AUBERGISTE : Oh ben non, ça va encore finir à pas d’heure !
    KARADOC : Ben alors ?! On s’en tape, on est pas pressés !
    AUBERGISTE : Parlez pour vous, moi, j’ouvre à six heures !
    PERCEVAL : Eh ben, c’est nickel ! Entre pas d’heure et six heures, c’est juste le temps qu’il faut !
    KARADOC : Nan mais on va faire un jeu d’chez moi, pour une fois !
    AUBERGISTE : Encore un jeu qu’on connait pas, va falloir expliquer les règles, le temps qu’on pige et tout ça...
    PERCEVAL : C‘est quel jeu ? P’t’être que j’connais ?
    KARADOC : Aucune chance, ça vient d’sortir ! C’est un jeu à la pointe de l’Athène au logis !
    AUBERGISTE : C’est un jeu grec ?
    PERCEVAL : Mais y vient d’vous dire que c’est d’chez lui ! Il est pas Grec le seigneur Karadoc ! (regardant Karadoc) Hein ? Vous êtes pas Grec ?
    KARADOC : Ben non, j’crois pas. Quel rapport avec le jeu ?
    AUBERGISTE : Oh non mais on a pas encore parlé des règles et je pige déjà rien !
    KARADOC : C’est tout con, on apporte quinze sifflards à chacun, celui qu’en mange le plus a gagné, celui qu’en mange le moins paye l’addition.
    PERCEVAL : Ah ouais, ça m’plait bien ça ! On a l’droit d’picoler en même temps ?
    KARADOC : Évidemment, c’est même obligatoire !
    AUBERGISTE : Ouais mais non, c’est pas un jeu pour moi, ça... et puis, faut qu’je ferme, c’est l’heure !

(Noir, Voix off)

    PERCEVAL : Ah merde ! C’est déjà pas d’heure ?

TSON !

Pécore
Hors ligne

Waou ! "La barrière de Guéthenoc" est un bijoux !
J'en ai encore les larmes aux yeux ;o) Mille mercis.
Nota : Beaucoup de personnes pensent que les bêtes (vaches et autres bestioles doublement borgnes) broutent dans les champs. Or un champ est une terre cultivée, non un pâturage. Le terme plus adéquat (c'est mon tour de chipoter) est pré.
Continue, c'est vraiment génial !

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