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Chevalier Feuletonniste
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- Le secret de la confession -

Cet épisode figure dans le livre II (façon de parler, hein ! :) )

Acte I

Les chevaliers sont assis à la table ronde. Le père Blaise, debout devant son pupitre, termine une explication.

Père Blaise - Ensuite, pour être absout du péché que vous aurez confessé, il vous faudra accomplir une pénitence que je vous indiquerai.
Léodagan - Et une fois que la pénitence est accomplie, on est quittes ?
Père Blaise - Dieu vous aura pardonné. Est-ce que tout le monde a compris le principe ?
Arthur - Donc, nous sommes d'accord, lorsqu'une faute est avouée, vous n'en parlez à personne ?
Père Blaise, digne - Le secret de la confession est ce qu'il y a de plus sacré ! Lorsque vous vous confesserez à moi, c'est à Dieu que vous vous confesserez par mon intermédiaire, faites abstraction de ma présence.
Calogrenant - Mais pourquoi c'est seulement nous ?
Arthur - Mais non, pas seulement ! Simplement, nous devons donner l'exemple en étant les premiers à nous confesser, et ensuite tout le peuple s'y mettra. C'est bien ça Père Blaise ?
Père Blaise - Tout à fait. Je vous signale que c'est très important : le pape a appris que nous ne pratiquons pas la confession, il m'a ordonné de mettre ça en route, et je suis convoqué à Rome pour le mois prochain afin d'en rendre compte.
Arthur - Et nous avons besoin de son appui, donc tout le monde joue le jeu, c'est bien compris ?
Perceval - Mais ce qu'on vous dit, vous le répétez à personne ?
Père Blaise, sentencieux - Le secret de la confession est la chose la plus sacrée.
Perceval - N'empêche que vous allez le répéter à Dieu.
Père Blaise - Mais ça compte pas ! Enfin... c'est plutôt que Dieu nous entendra, de toute façon. L'église est la maison de Dieu, il entend tout ce qui se dit.
Perceval - Ah bon ? Mais alors, le dimanche matin, quand on vient écouter vos sermons en latin, on doit drôlement le déranger, non ?
Arthur - Seigneur Perceval, faîtes ce qu'on vous demande et ne vous inquiétez pas pour Dieu.
Léodogan - Mais... le secret de la confession, ça marche aussi pour les pécores ?
Père Blaise, irrité - Mais bien entendu !
Léodagan - Bon, alors mettons que... disons, un marchand... ait trouvé une combine pour pas payer les taxes. Voilà. Il se confesse. Alors, très bien, Dieu le pardonne, tout ça... Mais une fois que c'est fait, vous ne pouvez pas nous le signaler ?
Père Blaise, fâché, martelant la phrase - Le secret de la confession est la chose la plus sacrée !
Léodagan - Et il va s'en tirer juste avec une petite pénitence ?
Arthur - Beau père, la confession ne concerne que ses fautes devant Dieu, ensuite rien ne nous empêche de l'attraper après enquête et de l'envoyer en prison.
Léodagan - Ah d'accord, j'avais pas compris comme ça. Donc en fait, c'est comme une double peine. OK, ça me convient.
Calogrenant - Et, ces pénitences, ça consiste en quoi exactement ?
Père Blaise - C'est une épreuve à accomplir. Par exemple, pour des fautes bénignes, on peut avoir à prier une matinée entière, ou à jeûner toute la journée, ou à se flageller le dos une dizaine de fois...
Karadoc - Déjeûner toute la journée ? C'est pas franchement une épreuve !
Père Blaise - Jeûner, pas déjeûner. C'est le contraire : on ne mange rien de la journée.

On entend un bruit de chute, tout le monde se retourne, Karadoc est étalé par terre. On le relève.

Lancelot, nerveux - Heu... Père Blaise, pouvez-nous dire quelle genre de pénitence risquerait l'un d'entre nous qui aurait... gravement fauté ?
Père Blaise - Gravement fauté ? Mais... eh bien on verra, si un tel cas se produisait, Dieu m'inspirerait la juste pénitence.
Arthur - Seigneur Lancelot, je ne sais pas à qui vous pensez, mais je n'aime pas trop que vous ayiez ce genre de soupçons !
Lancelot, surpris - Excusez-moi, Sire.

Acte II

La caméra montre l'intérieur du confessional. Dans ce qui suit, on voit le chevalier qui se confesse, mais pas le Père Blaise, hors champ derrière la grille.

Lancelot - Père Blaise, j'ai péché.
Père Balise - Mon père, mon fils.
Lancelot - Comment ?
Père Blaise - Vous devez m'appeler mon père, et je dois vous appeler mon fils. Et je vais vous tutoyer. On en avait parlé à la réunion !
Lancelot - Ah oui... Mon père, j'ai péché. J'ai gravement péché.
Père Blaise, étonné - Ah bon ? Euh, eh bien parle, mon fils, soulage ta conscience, Dieu t'écoute.
Lancelot - Vous êtes vraiment obligé de me tutoyer ?
Père Blaise - Oui, c'est la coutume.
Lancelot - Bon... Eh bien... J'ai une faute gravissime à avouer. Je n'ose le faire, mon père.
Père Blaise - Tu peux parler en paix. Dieu est amour et miséricorde. Soulage-toi de ce fardeau.
Lancelot - Oui mon père, c'est en effet un fardeau. Un terrible fardeau. Voilà... J'aime en secret la reine Guenièvre.
Père Blaise - HEIN ??? Hu-hum, je veux dire... voilà qui est très grave, mon fils.
Lancelot - Chaque fois que je la vois, je suis pris du désir ardent de la conquérir. Je l'épie en secret depuis la fenêtre de la salle de garde, lorsqu'elle se promène dans les jardins royaux. Je soupire en contemplant les courbes de son corps. Lorsque le roi me demande de l'escorter, je ne peux m'empêcher de désirer caresser ses parties les plus intimes. Ses longues robes légères, qui laissent entrevoir le creux de ses reins et la chair de sa poitrine tendre, tout cela me trouble. Et la nuit... la nuit, j'imagine qu'elle est auprès de moi, nue, son corps parfait allongé lascivement à mes côtés. Je presse mes lèvres contre les siennes tandis que nos mains se sont soudées l'une à l'autre...
Père Blaise - Mais... mais... heu... vous n'avez pas... tu n'as quand même pas...
Lancelot - Jamais je ne l'ai touchée, Père Blaise ! Mon père. Je suis coupable du péché de convoitise et je m'en confesse.
Père Blaise - Eh bien, c'est un grave péché que tu m'as avoué, mon fils, et tu es bien courageux de l'avouer. Dieu t'a entendu. Prie pour ne pas succomber à la tentation.
Lancelot - C'est tout ?
Père Blaise - Non, ça c'était un conseil... Voici la pénitence : tu devras te rendre dans un monastère de Cilicie (je vais t'indiquer son adresse), et tu y vivras reclus durant dix ans afin de prier avec ferveur jusqu'à obtenir le pardon du Seigneur.
Lancelot - Dix ans dans un monastère ?
Père Blaise - Et dans l'isolement, sans voir personne.
Lancelot - C'est impossible ! Je ne peux pas m'absenter dix ans, les affaires du royaume me réclament.
Père Blaise - Ce sera pour toi une dure épreuve, Dieu le sait, mais elle est à la hauteur de ton péché.
Lancelot - Mais si je m'absente, le roi va croire que je le trahis, que je l'abandonne, pire : que je suis passé à l'ennemi ! Et à cause du secret de la confession, je ne pourrais pas lui expliquer la vraie raison de mon absence. Ce sera la guerre civile. La ruine du royaume. C'est cela que vous voulez, Père Blaise ?
Père Blaise - Oui, enfin, non, heu... Ah : il existe une pénitence alternative.
Lancelot - Laquelle ?
Père Blaise - Tu devras te rendre en pélerinage à Jérusalem.
Lancelot - Jérusalem ? Six mois aller, six mois retour, un an d'absence, c'est beaucoup trop long !
Père Balise - Je voulais dire, à Rome.
Lancelot - Oui, ça fait la moitié du trajet, mais même six mois, c'est beaucoup trop. On a besoin de moi, en Bretagne. Le roi ne peut pas se passer de mes services ! Et si j'allais en pélerinage à Stonehenge, plutôt ? C'est moins loin...
Père Blaise - Stonehenge ? Mais c'est un site païen !
Lancelot - Il paraît qu'on a construit une petite église juste à côté.
Père Blaise - Ah bon ? Je ne suis pas au courant.
Lancelot - C'est ce que mes informateurs m'ont dit.
Père Blaise, résigné - Soit. Afin d'être absout de ton péché, tu te rendras dès que possible à l'église de Stonehenge et tu y passera la journée en prières. Heu... l'après-midi. Voilà. Amen.

(Un peu plus tard...)

Arthur - Mon père, j'ai péché.
Père Blaise - Eh bien parle, mon fils, soulage ta conscience.
Arthut - Vous êtes sûr que vous avez le droit de me tutoyer ?
Père Blaise - Sire, c'est la coutume ! Bon, reprenons : mon fils, parle et Dieu t'écoutera et te pardonnera.
Arthur - C'est que... j'ai commis un très grave péché.
Père Blaise, étonné - Ah bon ? Heu... très bien, continue...
Arthur - Mon père, à ma plus grande honte, je ne crois pas en Dieu.
Père Blaise - COMMENT ??? Je veux dire... comment se fait-il que... ?
Arthur - Je suis celte, j'ai été élevé dans la croyance des dieux celtes. Ensuite, j'ai grandi à Rome, et j'ai été initié aux dieux romains. J'ai vu la puissance de Rome et j'ai adopté leurs dieux. Et comme je vois aussi la Dame du Lac, je crois en les dieux celtes. Mais le dieu unique, je suis désolé, c'est plus fort que moi, je n'y arrive pas. Et pourtant, ce n'est pas faute d'essayer, croyez-moi j'y mets de la bonne volonté. Mais on ne le voit jamais, jamais de miracle, aucun ange ne m'est apparu... Alors je ne crois pas en Dieu.
Père Blaise - Mon fils, tu as avoué un bien grave péché. Tu dois absolument prier plus souvent afin que la croyance s'impose à toi. En attendant, voici ta pénitence : tu devras te rendre en pélerinage à Jérusalem muni de somptueux présents, que tu donneras aux temples de la ville.
Arthur - Un pélerinage à Jérusalem ? Mais ça va me prendre une année complète ! Je suis désolé, mon père, mais j'ai des responsabilités, je ne peux pas me permettre de disparaître du royaume toute une année. Et puis, à cause du secret de la confession, personne ne saurait pourquoi je suis parti, alors bonjour les rumeurs. À mon retour, sûr que Léodagan ou Loth sera roi à ma place, et j'aime autant vous dire que ça va pas rigoler ! Vous n'avez pas autre chose en catalogue, genre un dragon à occire pour la gloire de Dieu ? Ce serait plus dans mes cordes.
Père Blaise, irrité - Non, je n'ai pas autre chose ! Occire un dragon, comme vous dites ce serait plus dans vos cordes... dans tes cordes, mon fils. Donc ça ne serait pas une épreuve !
Arthur - Il n'empêche que c'est impossible. C'est comme si vous me demandiez en pénitence d'aller faire le tour de la Lune ou d'aller voir le pape à Rome. Je ne peux pas m'absenter du royaume !
Père Blaise - Bon, dans ce cas, il y a une pénitence alternative : partez pour Stonehenge et...
Arthur - Ce n'est pas un site païen ?
Père Blaise - Non mon fils, il y a désormais une petite église construite à côté, ne le savais-tu pas ? Tu devras t'y rendre dès que possible et y prier toute la jour... toute l'après-midi. Alors tu seras absout. Amen.

(Un peu plus tard...)

Bohort - Mon père, j'ai honte, j'ai honte, j'ai commis un péché abominable !
Père Blaise - Encore ? Je veux dire : parle, mon fils, Dieu t'écoute.
Bohort - J'ai trompé le roi !
Père Blaise - QUOI ??? Heu... tu veux dire... avec la reine ?
Bohort - Non, non... J'ai trompé le roi en lui cachant un terrible secret. Ah, mon père, j'ai honte, délivrez-moi de ce péché qui hante mes jours et mes nuits !
Père Blaise - Sois plus clair, mon fils, qu'as-tu fait exactement ?
Bohort - Voilà : j'ai caché à notre bon roi Arthur que je n'ai jamais suivi de formation militaire. Je n'ai jamais osé le lui dire. Pleutre que je suis !
Père Blaise - Ah d'accord... C'est une faute grave aux yeux de la chevalerie, mais bénigne aux yeux de Dieu. Pour ta pénitence, tu te rendras dans une église de ton choix afin d'y prier. Amen.

(Un peu plus tard...)

Père Blaise - Encore vous ?
Lancelot - Je n'ai pas tout dit, mon père.
Père Blaise - Ah bon ??? Heu... parle, mon fils, je t'écoute.
Lancelot - J'avais oublié de dire qu'à plusieurs reprises, en soudoyant une bonne, j'ai réussi à me procurer des sous-vêtements usagers de la reine, et que chaque soir, je les renifle en pensant à elle. J'imagine que je lui ôte ses sous-vêtements et que je caresse chaque parcelle de sa peau. Le désir m'enflamme alors, et je la vois pressée contre moi, nos corps ne faisant qu'un...
Père Blaise - Mon fils, mon fils, inutile de fatiguer le Seigneur avec tous ces détails. Ils ne modifient pas ta pénitence.
Lancelot - Je m'en doute, mais il fallait que je vous parle de ça, par acquis de conscience.

(Un peu plus tard...)

Dame Séli - Père Blaise, j'ai un péché à avouer. Mais on est bien d'accord : motus et bouche cousue ?
Père Blaise - Ma dame, le secret de la confession est sacré ! Maintenant, parlez-moi en m'appelant mon père, car vous devez me parler en temps que prêtre, en tant qu'intermédiaire de Dieu, et non en tant que Père Blaise.
Dame Séli - Oui, oui... très bien, j'ai compris, mon mari m'a tout expliqué. Bon, j'avoue le péché et je serai pardonnée, c'est bien ça ?
Père Blaise - À condition d'accomplir un acte de pénitence. Vas-y ma fille, parle.
Dame Séli - Eh bien... j'ai essayé d'empoisonner le roi.

(On entend un bruit de chute.)

Dame Séli - Père Blaise, je veux dire : mon père, ça va ?
Père Blaise - Excusez-moi, j'ai glissé. Continue, ma fille.
Dame Séli - C'est simple : le roi est un faible, un gentillet comme dit mon mari. Avec lui, le royaume tourne mal, tout va de travers et la Bretagne est en péril. C'est pour ça que... par pur patriotisme, hein... que j'ai tenté de l'empoisonner. Notez bien : je n'ai pas commis de crime puisque j'ai échoué.
Père Blaise - Au regard de Dieu, c'est l'intention qui compte. Ton péché est grave, très grave. Heu... comment se fait-il que tu aies échoué ?
Dame Séli - Pour les empoisonner, j'avais mis du curare dans ma tarte aux quetsch, mais ils n'ont pas voulu en prendre. Je ne sais pas pourquoi, sans doute se sont-ils méfiés...
Père Blaise - Il n'y avait pas que le roi ?
Dame Séli - Ah oui, j'ai oublié : mon mari aussi. Vous savez, c'est un incapable, sans moi il ruinerait les finances de la Carmélide avec ses engins de siège coûteux. En fait, si la Carmélide tient debout, c'est grâce à moi. Heureusement que je passe derrière lui pour réparer ses conneries. Et puis bon, c'est vous qui m'avez donné l'idée...
Père Blaise - Moi ? Je vous ai donné l'idée d'assassiner votre mari ?
Dame Séli - Non, mais d'être reine. J'en ai l'étoffe. Alors quand vous avez parlé de la reine de Saba, l'autre jour, je me suis dit : pourquoi pas moi ? Ce serait toujours mieux que les deux pignoufs.
Père Blaise - Ce que vous me dîtes est très grave, c'est un péché mortel...
Dame Séli - Ben non, puisque j'ai échoué.
Père Blaise - Vous avez tenté d'assassiner deux personnes de haut rang.
Dame Séli - Quatre : j'ai voulu en profiter pour me débarrasser de mon fils, qui est un crétin, et de ma fille, une concurrente : elle aurait pu se retrouver reine à la mort d'Arthur. Père Blaise ? Je veux dire : mon père ? Vous avez encore glissé ?

(Un tout petit peu plus tard...)

Dame Séli - Dix ans dans un couvent en Égypte ? Mais... et mon mari ? Vous croyez qu'il est d'accord pour qu'on lui enlève sa femme ? Et vu le secret de la confession, il ne saura pas pourquoi je pars à l'autre bout du monde, il va s'imaginer plein de choses, ce sera la guerre !
Père Blaise, résigné - Dieu vient de m'inspirer une autre pénitence : pars en pélerinage pour Stonehenge et passe l'après-midi en prières dans la petite église qui est construite à côté. Alors tu sera absoute, ma fille. Amen.

(Un peu plus tard...)

Père Blaise - Parle, mon fils.
Léodagan - J'ai un péché grave à vous avouer, mon père. Heu... on a bien dit que vous le répéterez à personne, hein ?
Père Blaise - Ça ne va pas recommencer : le secret de la confession est la chose la plus sacrée !
Léodagan - Mais, est-ce que Dieu pourrait en parler à la Dame du Lac qui, du coup...
Père Blaise - Dieu n'en parlera à personne.
Léodagan - C'est bon, je vous fais confiance. Mais attention, hein !... Bon, vous vous souvenez de la dernière bataille contre les Saxons ?
Père Blaise - Heu... Rappelez-moi.
Léodagan - Eh ben, on s'était fait dérouillés de façon assez inexpliquable. Bon, je vous passe les détails... Mais ce que je dois confesser, c'est que c'est à cause de moi. Les Saxons m'ont donné tout un coffre de pièces d'or et en échange, j'ai saboté les arcs afin que la bataille soit perdue.
Père Blaise, abasourdi - Vous avez... Tu as pactisé avec l'ennemi ? Heu... tu as bien fait, mon fils, d'avouer cette terrible faute, et en pénitence tu devras passer dix ans dans un monastère en Cilicie.
Léodagan - Mais qu'est-ce que je vais aller foutre là-bas ? On a besoin de moi en Carmélide !
Père Blaise - C'est une épreuve, mon fils.
Léodagan - Et qu'est-ce que je vais dire à ma femme ? Et au roi ? Il va s'imaginer des choses, que je le trahis...
Père Blaise, las - Bon d'accord : dès que tu le pourras, rends-toi en pélerinage à l'église qui a été bâtie près de Stonehenge, et passes-y l'après-midi en prières. Amen.
Léodagan - Ah ben je préfère !

(Un peu plus tard...)

Lancelot - J'ai honte, mon père, j'ai oublié le plus important.
Père Blaise - Oh non ! Heu... parle, mon fil, qu'avais-tu oublié d'avouer ?
Lancelot - Eh bien... il se fait qu'accidentellement, j'ai vu le genou de la reine lors d'un pique-nique qu'elle avait organisé avec les concubines du roi, et que j'accompagnais afin de monter le garde. Voir cette peau blanche et bien en chair a enflammé mon désir et je... oh, j'ai honte, mon père.
Père Blaise - Tu ne l'as quand même pas... ?
Lancelot - Ah non, je ne l'ai pas touchée ! Mais... j'ai commis un péché peut-être plus grave encore...
Père Blaise, inquiet - Parle, soulage ta conscience.
Lancelot - Je me suis alors caché dans un buisson et je me suis livré au... au plaisir solitaire tout en regardant, à travers le feuillage, les fesses de la reine dont les formes se devinaient sous la longue robe qu'elle portait.

Acte III

La scène se passe devant une sorte de petite cabane délabrée avec une croix posée sur le toit. Y voir une église demande pas mal d'effort, mais c'est vrai qu'il y a une croix... Lancelot sort de la cabane et croise Bohort.

Lancelot - Seigneur Bohort, mais que faîtes-vous là ?
Bohort - Mais... je suis venu pour... et vous ?
Lancelot - Vous d'abord !
Bohort - Heu... eh bien... Voilà : j'aime me promener dans les environs de Stonehenge. La nature est belle et fleurie. Et vous ?
Lancelot - Eh bien... Ah oui : on m'a dit qu'une église a été construite ici, alors je suis venu inspecter les travaux. Voilà.
Dame Séli - Tiens, qui voila ? Alors, on se cache à la campagne pour se rencontrer ?
Lancelot - Dame Séli, ce n'est pas ce que vous croyez ! Comme je le disais au seigneur Bohort, que j'ai croisé tout à fait par hasard...
Dame Séli - Ben voyons !
Lancelot - ... j'étais venu inspecter l'avancement de la construction de la nouvelle église.
Dame Séli, ironique - Et lui ? Il était venu inspecter l'avancement de Stonehenge ?
Bohort - Je suis venu me promener dans la campagne, comme je le fais souvent en cette saison. Et vous, dame Séli ?
Lancelot - Bonne question !
Dame Séli - Heu... En fait... j'ai entendu parler de cette nouvelle église et je souhaitais la visiter.

(Dame Séli entre à l'église (obligée par son excuse...), tandis qu'apparaît Arthur, qui s'avance vers les deux chevaliers.)

Arthur - Mais, qu'est-ce que vous glandez là, vous deux ? (Tout bas : ) En plus je vous avais conseillé de ne pas vous afficher ensemble, ça pourrait alimenter les rumeurs !)
Lancelot - Nous ne sommes pas ensembles ! Et vous, Sire, vous êtes venu nous espionner ?
Arthur - Heu... non... je suis venu inspecter les travaux de construction de la nouvelle église bâtie près de Stonehenge. Voilà. Vous êtes satisfaits ?
Léodagan - Ah ben tout le monde s'est donnée rendez-vous ici, à ce que je vois ! Dites-donc, vous auriez pu me prévenir que les réunions, on les faisait à Stonehenge !
Venec - Sire, je peux tout vous expliquer ! En fait, j'allais vous en parler, je vous promets que j'avais prévu... heu... dès que possible, je vous aurais donné un pourcentage.
Arthur - Venec ? Mais qu'est-ce que vous foutez là ? Et de quoi parlez-vous ?
Venec - Mais, du pourcentage que je comptais vous verser sans faute.
Arthur - Le pour... Vous pourriez reprendre depuis le début ?
Venec - Oh, eh, ça va ! Faîtes pas celui qui n'est pas au courant ! Si vous avez rameuté toute la chevalerie ici, c'est que vous aviez flairé ma combine. Oui, j'avoue, cette cabane me sert de remise, c'est là que j'y range les stocks qui ont passé à travers les douanes. Je l'ai déguisée en église pour être peinard. Mais je vous promets, Sire, j'allais vous verser un pourcentage ! Vous me croyez, hein ?

Acte IV

Arthur et le Père Blaise marchent dans la cour du château.

Arthur - Et au pape, vous allez lui dire quoi ?
Père Blaise - Que la Bretagne s'est convertie trop récemment pour adopter si vite l'ensemble des coutumes de la chrétienté. Je lui dirai que vous n'êtes pas encore prêts, qu'il faudra du temps mais que vous faites des progrès.
Arthur - Je crois que ça vaut mieux. Cette idée de confession... ce n'est pas facile à accepter. Pour nous, les chevaliers, ça va encore, je suis sûr qu'aucun de mes hommes n'a eu de péché aussi grave que le mien à vous avouer. Mais vous imaginez, si on généralisait ça aux pécores ! Mon père, j'ai trompé mon meilleur ami. Mon père, j'ai essayé de tuer mon gendre. Mon père, j'ai été soudoyé par un rival... À vous rendre fou !
Père Blaise - Dieu merci nous n'en sommes pas là, Sire.

(Générique)

Arthur - Heu... maintenant qu'on a décidé de laisser tomber les confessions, vous pouvez bien me dire ce que les autres vous ont avoué, non ? Allez, Père Blaise, juste pour rigoler un peu, je le répéterai pas...

LA FIN

Scribe et archiviste officiel
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Mon cher Agloval, je te promets de prendre un moment pour commenter ton scénario au demeurant fort excellent , drôle et intelligent!
Là je passe en coup de vent ce soir sur le forum et si je veux commenter à sa juste valeur ton écrit, je dois prendre plus de temps^^.....ben oui , mes petits doigts boudinés gollumiens qui tapent un texte long comme un bras écartelé depuis un téléphone, comme tu le sais déjà^^, ben cela prend du temps^^....beaucoup de temps :D

Je veux faire ça bien, donc je te dis à plus tard^^!

Croustillant
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Excellent!
Ce que je préfère c'est comment l'intrigue évolue. On est vraiment emporté par l'histoire.
Un petit détail à mentionner quand même (sinon c'est pas drôle!):

Agloval a écrit :

Lancelot - Chaque fois que je la vois, je suis pris du désir ardent de la conquérir. Je l'épie en secret depuis la fenêtre de la salle de garde, lorsqu'elle se promène dans les jardins royaux. Je soupire en contemplant les courbes de son corps. Lorsque le roi me demande de l'escorter, je ne peux m'empêcher de désirer caresser ses parties les plus intimes. Ses longues robes légères, qui laissent entrevoir le creux de ses reins et la chair de sa poitrine tendre, tout cela me trouble. Et la nuit... la nuit, j'imagine qu'elle est auprès de moi, nue, son corps parfait allongé lascivement à mes côtés. Je presse mes lèvres contre les siennes tandis que nos mains se sont soudées l'une à l'autre...

Je trouve cette description de la reine par Lancelot trop physique alors que lui je crois que ce qui l'interesse plus c'est la pureté de l'âme... Je le trouve donc un peu trop... pervers. Mais je précise quand même que cette réplique est magistrale sur la forme et l'intensité de l'émotion qu'elle dégage: on sent vraiment le travail derrière.
Mais sinon ce qui est très kaamelotien c'est le père Blaise avec

Agloval a écrit :

Père Blaise, fâché, martelant la phrase - Le secret de la confession est la chose la plus sacrée !

On l'imagine dire cette phrase comme le maître d'armes qui dit: "Je ne mange pas de graines".
Aurevoir!

Chevalier Feuletonniste
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Merci Abbadon et Provencal pour vos commentaires !

Provencal a écrit :

Je trouve cette description de la reine par Lancelot trop physique alors que lui je crois que ce qui l'interesse plus c'est la pureté de l'âme... Je le trouve donc un peu trop... pervers. Mais je précise quand même que cette réplique est magistrale sur la forme et l'intensité de l'émotion qu'elle dégage: on sent vraiment le travail derrière.

C'est un choix que j'ai fait. Lancelot idéalise Guenièvre, pour lui c'est la plus belle femme du monde et il en est follement amoureux. C'est la femme, qu'il aime, pas la reine : il l'aime pour ce qu'elle est, pas pour son titre. C'est d'ailleurs un élément comique de la série, puisque Guenièvre joue sur un registre (plus ou moins) de cruche rébarbative, on ne voit pas trop comment elle a pu inspirer de tels sentiments à Lancelot. Donc j'ai décidé d'aller un peu plus loin...

Note qu'il n'y a pas grand travail derrière ses répliques, vu que je suis moi même (plus ou moins) pervers... :)

Scribe et archiviste officiel
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Bon, j'ai un peu de temps devant moi, je vais tenter de rattraper mon retard^^, cher Agloval!

Tout d'abord, je tiens à te féliciter sur un point, je trouve que ce scénario est à mon sens le plus audacieux que tu ais conçu!! Meme aussi dans la sphère Kaamelot, je ne me rappelle pas que A.A soit allé aussi loin( des sujets tels que le triolisme, l'inceste avec les jumelles et l'infidélité sont esquissés) et là franchement, ton audace m'a porté tout du long de ma lecture.

Pour plusieurs points: Aucun personnage du scénario n'y échappe, chacun à droit à son côté, penchant noir exposé. Même le Père Blaise, du fait qu'il était ignorant pour la chapelle mais qui ensuite joue  un poil le supérieur avec Arthur en lui posant " innocemment" la question : " vous ne le saviez pas? " que moi j'imagine sur un ton réprobateur.

Les vices et péchés sont particulièrements poussés mais comme chaques protagonistes tentent plus ou moins de se justifier, cela rend ces derniers particulièrements aussi....humains et réels.
L'être humain essaye toujours de se justifier de ses erreurs, c'est une de ses particularités non^^?! ;)

J'ai trouvé les passages avec Lancelot diablement^^ efficace sur quelques plans:
- Primo, tu repousses et brises quelques barrières que Kaamelott s'interdit de franchir ou effleure, ce qui de prime à bord peut choquer mais pas moi en tout cas et tu vas comprendre pourquoi
- Cette facette de Lancelot est touchante dans le sens que l'on ressent son amour pour la femme qu'est Guenièvre et non la reine! Il brûle d'un désir ardent et ses pensées ne sont que la suite logique de cette situation inextricable et quasi inaccessible.
Il en vient même à avoir honte de ses pensées qui l'obsèdent et de ses gestes d'onanisme. Tout cela le rend terriblement attachant  car humain.....Qui n'a jamais désiré l'inaccessible?
Moi ce passage ne m'a pas choqué mais ému du fait qu'il ne supporte plus ce fardeau et qu'une seule confession ne lui suffit pas et ne suffira pas! Il ne le fait pas pour s'absoudre de ses péchés, mais pour tenter d'apaiser son coeur saignant. Du moins c'est que moi j'ai ressentis.

J'émets  une toute petite suggestion pour l'apparition de Venec. Arthur dit : "Mais Venec, qu'est ce que vous me chantez?" alors qu'on ne le voit nul part avant de le scénario et celle ci suggère plutôt qu'ils étaient entrain déjà de se parler.
Peut être qu'un "mais qu'est ce que vous foutez encore ici vous "serait plus approprié à son apparition subite, non^^?

Et la chute est sublime, Arthur qui demande à savoir....juste par curiosité ( terriblement humaine cette pratique là aussi^^)...le pauvre, s'il savait^^ :D

J'ai l'impression aussi que tu as joué avec les péchés capitaux et la notion qu'en a la chrétienté.

Je reste donc complètement ravi de l'avoir lu car une fois de plus, mon cher Agloval, tu as repoussé les limites et de nouveau fais du neuf avec du vieux ( l'empoisonement d'Arthur, par exemple) ce qui m'enchante.

Je tiens à te préciser que je n'ai pas lu les commentaires précédents pour ne pas être influencé et garder ma première impression intacte. Je les lirais après avoir posté ce message.

Voili voilà^^, bonsoir Agloval.

Chevalier Feuletonniste
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Ah, j'attendais tes commentaires avec impatience ! :) Je pense que tu vois plus de choses que moi... Je n'avais pas pensé à tous les éléments que tu viens d'exposer ! :)

Tu as raison pour Venec, il arrive à l'improviste, mais ce n'est pas très bien expliqué. J'y réfléchirai...

l'on ressent son amour pour la femme qu'est Guenièvre et non la reine!

Tout à fait. Je trouve ça important, et c'est ça qui justifie mon extrapolation (Lancelot qui brûle de désir, etc.) même si elle peut être contestable (mais bon, je fais ce que je veux... :) )

Scribe et archiviste officiel
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Disons que j'aime chercher les choses dans un écrit. Quand je lis un livre par exemple , je tente toujours de me laisser porter par mes impressions, comme si j'étais DANS le livre en tant qu'observateur des moments forts.
Disons qu'en général je " vis" mes lectures, ce qui explique mes nombreux ressentis, parfois bien au delà de ce que l'auteur était conscient de faire.
C'est un sentiment difficile à expliquer mais si un écrit arrive à me faire rentrer dans cette sorte " de transposition" c'est qu'il est vraiment bon et c'est le cas pour toi, tout simplement^^ ;)
Comme un bon film où l'on ressent la scène intensément grosso modo ^^

Chevalier
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Chouette épisode !!
Un peu longuet peut-être ?

Sinon oui Lancelot passe pour un gros tordu :o   Mater la Reine, piquer ses sous-vêtements, se tripoter en l'espionnant... Ca rabaisse trop un chevalier comme lui, et surtout ce n'est pas le ton de la série, enfin du moins je trouve !

C'est un peu dommage, sinon le reste est bien :)

Scribe et archiviste officiel
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Chère Violette
L'un des éléments  interéssants des scénarios d'Agloval est le fait qu'il se serve des fondements de la série pour créer son univers, sa version de Kaameloot. Ses touches d'originalités et ses petites " bousculades" à cet univers font justement qu'il insufle une sorte fraicheur qui pour ma part est la bienvenue.
Cette manière de bousculer les codes tout en les respectant est un jeu où l'habileté est de mise, car sinon le résultat ne serait pas probant.
Le format d'un scénario n'a de lors à mon sens peu d'importance si les éléments cités ci-dessus sont bien combinés. Ce qui compte est la substance et le plaisir que l'on éprouve ou pas à lire.

Lancelot n'est pas vicieux au sens propre dans ce scénario, il brûle d'un désir inaccessible et qui le confronte à des choix difficiles et cornéliens. Disons que l'onanisme et  le léger "fétichisme " qu'il pratique sont pour lui une sorte de " soupape" bien que cela lui pèse d'agir ainsi.

Sans faire de favoritisme avec les autres membres postants leurs scénarios que je lis aussi avec plaisir, ceux d'Agloval  correspondent en général plus à mes attentes. Seul A.A peut écrire du Kaamelott, c'est son univers, son "enfant".
Tenter de faire comme lui avec les mêmes codes serait voué à l'échec même si les résultats seraient très bons.
Créer une sorte de périsphère est au contraire une bonne initiative, car cela force à trouver de nouvelles idées, à la réflexion.
Il peut en résulter des choix surprenants mais le but n'est pas complétement là....le libre parcours de l'imagination, c'est plus cela..

Enfin, comme dit une vieille phrase... Les goûts et les couleurs^^ :D ........

Agloval, je tenais aussi à m'excuser pour ton topic un peu inondé. Je t'ai posté quelque chose à ce sujet dessus d'ailleurs.

Je tenterais de prendre du temps pour ton autre scénario. Je ne l'oublie pas et c'est un plaisir, non une obligation pour moi des lire et de les commenter. En éspérant qu'il soit partagé^^ ;)  :D

Bonsoir à vous deux.^^

Chevalier Feuletonniste
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Lancelot est humain. Il faut savoir que chaque homme est soumis à deux forces contradictoires : sa raison, ses pulsions. Ou, pour être plus trivial : sa tête, sa bistouquette. Lancelot a des principes, c'est pourquoi il cache son amour pour la reine et n'a jamais cherché à la séduire, autrement dit il est obligé de réfréner ses pulsions. Mais celles-ci existent, et la confession, c'est le moment de se décharger de tout ce qui le pèse. Lancelot n'est pas un gros tordu car en public il laisse sa tête le gouverner. Mais lors de la confession, il n'est plus en public, et le vrai Lancelot (celui qu'on n'avait jamais vu jusqu'à présent) peut alors s'exprimer.

Merci Abbadon pour tes derniers commentaires, ça fait très plaisir !

Chevalier
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J'ai bien aimé la phrase de Léodagan suivante :

"Léodagan - Ah d'accord, j'avais pas compris comme ça. Donc en fait, c'est comme une double peine. OK, ça me convient."

Encore une fois, très bon scénario, un Père Blaise qui exerce un pouvoir sur les autres, c'est pas tous les jours que ça arrive. Par contre, l'apparition de Venec n'était pas indispensable je pense. J'aurais plus vu tous ceux qui s'étaient confessés parler du Père Blaise comme si c'était un abruti qui leur avait dit de venir là. Enfin, je me comprends. xD

Bien joué Agloval. ;)

Chef de Clan
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Moi aussi y a pleins de passages où j'ai même lu avec les tons propres aux personnages tellement c'est bien foutu.

Juste quelques remarques persos:

Je n'ai pas accroché Lancelot en pervers
Dame Séli ne se confessera jamais
Et l'épisode a une format ptete un peu trop long.

Mais sinon des très bonnes idées! ;)

Scribe et archiviste officiel
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Une fois de plus, quel plaisir de te lire Agloval!! La seule petite chose que je me permets de "critiquer(ce qui est fort aisé, comme le dit si bien l'adage), c'est la longueur des répliques. On sent que tu as encore du mal à te départir d'un style plus littéraire, plus écrit qu'oral et peut_être ce style fait il perdre parfois aux dites répliques un côté percutant.

Moi j'ai adoré la confession de Lancelot!!! Quelle femme résisterait à une telle flamme!! On le sent emporté par son désir et tout ce qu'il a pu réprimer s'exprime tout à coup, d'un seul élan, il revisualise et reprovoque toutes ses émotions érotiques!! Je me suis dit: c'est du vécu!!!

Et puis préparer si habilement la réunion finale des protagonistes en soulignant aussi leur côté trop humain .... La Comédie Humaine en une seule page!!!

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