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Tribunus Cohortis Bescherellae
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Wow, t'es réactive dis-donc ! :p

Chevalière Parodisiaque
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:lol: J'avais pas vu à quelle heure tu m'as envoyé la copie corrigée !
T'as raison, j'suis super réactive, mais c'est pas très fait exprès, en rentrant du boulot, je lis ce qui est rouge sur mon écran, voilà tout :b

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Haha, c'est quelque chose, les dates heures !

:p

J'suis en train de Cocorriger le suivant. ;)

Chevalière Parodisiaque
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Coco l'Asticot est Merlin
La Fée Mélusine est Angharad
Westminster est Bohort

Merlin a mal fabriqué ses potions (comme d'habitude), du coup, le sirop censé guérir la toux a un étrange effet secondaire : Bohort se retrouve avec une paire de gros seins et Angharad une magnifique barbe bien fournie. Il est temps de rendre des comptes dans le labo de Merlin.


Toux pour un, seins pour tous

Merlin a mal fabriqué ses potions (comme d'habitude), du coup, le sirop censé guérir la toux a un étrange effet secondaire : Bohort se retrouve avec une paire de gros seins et Angharad une magnifique barbe bien fournie. Il est temps de rendre des comptes dans le labo de Merlin


Bohort, accompagné d’Angharad, entre dans le laboratoire de Merlin. Bohort sort de sa poche une potion marquée « potion pour la toux », et la pose sèchement sur l'établi devant Merlin.
Bohort  (fronçant les sourcils)
Excusez-moi de ne pas être d'humeur très avenante, Merlin, mais il me semble que ça (montrant sa poitrine ainsi que la barbe d'Angharad), c'est le résultat de votre potion pour la toux. Angharad et moi-même exigeons des explications.
Angharad (furieuse, hôche la tête)
Tout à fait oui ! Lui encore, ça va... Mais moi... Regardez de quoi j'ai l'air ! Vous feriez mieux de m'arranger ça vite fait !
Elle dénoue le foulard qu'elle portait autour du cou, le met juste sous son nez pour cacher sa barbe et le noue solidement.
Merlin
Mais... Vous êtes sûrs que c'est ma potion qu'a fait ça ? Ça peut très bien être une poussée d'hormones... En plein milieu du printemps, c'est la saison, hein !
Bohort
"Lui encore ça va" ? "Une poussée d'hormones" ? Vous vous fichez de moi ? Regardez ça, j'ai la poitrine d'une femme enceinte ! (à Merlin) Sans vouloir vous offenser, je ne vois pas quoi d'autre que votre potion aurait pu engendrer un tel phénomène !
Merlin
Peut-être ma pommade pour les pieds ? C'est la première fois que j'la teste, vous étiez le seul à avoir des ampoules quand je l'ai fabriquée...
Bohort (montrant sa poitrine)
Eh ben j'en ai de belles, d'ampoules, maintenant ! C'est honteux !
Angharad (haussant le ton)
Évidemment que c'est à cause de votre fameuse crème ! J'arrive pas à croire que vous avez osé nous la vendre avant de la tester, au moins sur vous ! ... Des hormones et pis quoi encore ?!
(elle se tourne vers Bohort et voyant qu'elle l'a vexé, elle tente de le réconforter.)
J'avoue que ça fait bizarre sur un homme, mais bon ça vous donne un genre et puis au moins c'est des beaux seins... (elle désigne son cou, dépitée) Tandis que moi, je ressemble à un monstre de foire !
Merlin (à Angharad)
Mais vous en avez pris aussi, d'la pommade, vous ? J'vous ai vendu une fiole de ma potion contre la toux à chacun, mais y'a que Bohort qu'avait des ampoules ! (soudain très inquiet) Vous avez pas bu la crème pour les pieds, au moins !?
Angharad
Évidemment que non je l'ai pas bue votre crème ! Je l'ai appliquée sur mes pieds ! Non mais quelle idée vous m'prenez pour une débile ?! Et non je ne vous en ai pas pris, c'est Bohort qui a eu la gentillesse de m'en donner un peu après notre balade en forêt d'hier, avec la Reine, et le seigneur Lancelot, parce que je me suis fait plein d'ampoules à cause de mes chaussures neuves.
Bohort
Mais ON S'EN FOUT ! (Merlin et Angharad prennent un air choqué.) Non, pardonnez-moi, mais vous allez quand même pas me dire que vous trouvez ça normal qu'une potion pour la toux ou une crème pour les pieds nous fasse pousser une barbe de barbares ou des seins gigantesques ! (il tousse) En plus, ce ne sont même pas des effets secondaires ! Notre toux est restée intacte ! Pareil pour nos pieds, toujours couverts d'ampoules ! Merlin, je vais vous demander de nous trouver un remède efficace très rapidement, ou je serai obligé d'en venir aux mains, et croyez-moi, ça me fera pas plaisir !
Angharad
Oui et moi aussi ! Avec plaisir ! C'est tout ce que vous mériteriez ! Votre crème et votre potion nous ont rendus monstrueux et n'ont même pas marché ! Alors vous avez intérêt à remédier à ça ou on vous frappe !
Merlin
Bah oui mais pour trouver un remède, faut que je sache d'où vient l'problème ! (après un instant de réflexion) Nan mais laissez tomber... De toute façon même en sachant, j'ai aucune idée de comment remédier à ça. (tentant de se rattraper devant les yeux écarquillés de Bohort et Angharad) Non mais attendez, attendez ! On va bien trouver une combine ! (à Angharad) Vous, déjà, un bon coup d'rasoir et c'est réglé. J'connais un barbier super...
Angharad (folle de rage, levant la main sur Merlin, menaçante)
Non mais vous en voulez vraiment une bonne raclée pour vous remettre les idées en place ?! C'est à cause de vous s'ils sont apparus ces poils et rasés ou pas, ça repoussera je vous signale ! Alors je me fiche complètement de savoir comment, mais vous avez intérêt à les faire disparaître à nouveau ! Sinon je vous préviens, en plus de la raclée et de me plaindre auprès du Roi et de la Reine, j'irai commander à Élias de vous jeter un sort qui vous rendra monstrueux vous aussi !
Bohort (à Merlin)
Et à part un barbier, vous connaissez un poitrinier, aussi, peut-être ? Si le Roi apprend que j'ai loupé la dernière réunion de la Table Ronde à cause de vous - car il est évident qu'il est hors de question que je me rende à une réunion dans cet état -, il risque de mal le prendre, vous devriez en être conscient.
Merlin
Pourquoi vous pourriez pas y aller ? Les femmes ont pas le droit d'assister aux réunions d'la Table Ronde, mais j'crois pas qu'il y ait de règle concernant les hommes à nichons..!
Devant l'expression blasée de Bohort, Merlin pouffe, mais se ravise en voyant Angharad, toujours aussi furieuse. Il saisit un livre sur une étagère et commence à fouiller dedans.
Angharad (suivant d'un regard assassin les gestes de Merlin, à Bohort)
Ce que je vous conseille en attendant c'est de vous bander les seins avec un foulard bien serré pour les écraser, comme le font les femmes qui revêtent l'habit d'homme, et de mettre une tunique bien ample et large par-dessus, ça se verra déjà beaucoup moins. Vous au moins vous pouvez le cacher en partie, tendis que moi je suis bonne pour rester cloîtrée dans ma chambre ad vitam æternam (s'adressant à Merlin d'un ton rageur) alors vous avez intérêt à trouver une solution pour réparer votre connerie, et vite !
Bohort
Merci, Angharad, c'est très aimable à vous. D'ailleurs, si je peux me permettre, j'ai également une solution à vous soumettre pour votre barbe, en attendant que Merlin vous cherche un remède adapté. Attention, je n'en suis pas peu fier. Il s'agit d'un collier à base de melons, de pastèques et de fruits de saisons, qui en plus de cacher votre barbe, prodigue une jolie couleur estivale et sucrée ! (il sourit, tout content.) Prenez garde toutefois, je raffole de fruits ! Je serais capable de la manger ! (il rigole.)
Ils regardent tous deux Merlin, attendant qu'il trouve une solution. Après deux minutes silencieuses, l'Enchanteur lève les yeux, perplexe.
 
Merlin (aux deux)
De quoi ? Non mais j'suis pas en train d'chercher un remède, là. C'est un livre de cuisine ça, c'est bientôt l'heure du dîner... (anxieux devant le regard assassin d'Angharad) Mais quoi, j'vous l'ai dit que j'savais pas comment annuler les effets !
Bohort
Bon, moi, puisque c'est ça, je vais chercher mon collier de fruits.
Il quitte le laboratoire et revient dans le laboratoire au bout de dix minutes en gueulant, fou de rage, brandissant son épée devant lui.
Bohort
MÉCRÉÉÉAAAAAAAAAAAAAANT !!!! On m'a volé mon collier de fruits !
Angharad (excédée, laissant exploser sa colère)
C'en est trop ! si vous ne résolvez pas ça tout de suite, non seulement je ferai plus jamais appel à vous, je m'adresserai à la concurrence, mais je vais me plaindre de vous auprès du Roi aux prochaines doléances et je vais vous faire une telle réputation à Kaamelott que plus personne ne fera appel à vous ! (soudain désespérée, elle s'affale sur une chaise et se met à pleurer, posant ses mains sur ses yeux) Mais qu'est-ce qu'on va faire maintenant Bohort ?! Mon cher Perceval ne voudra plus de moi maintenant ! Ni lui ni aucun autre homme ! Qui voudrait d'une femme à barbe ? Et est-ce que Madame voudra me garder à son service dans un état pareil ?! De quoi aura-t-elle l'air avec une suivante à barbe ?!
Bohort (toujours énervé à cause du vol de son collier de fruits, brandissant son épée, à Merlin))
En effet, de quoi aurait l'air la Reine avec une suivante à barbe, je vous le demande ? Et moi, devinez ce que j'ai entendu, dans les couloirs, quand je suis sorti ? "Oh, vous êtes ravissante, dame Séli !" Dame Séli ! Jamais personne ne m'avait appelé comme ça auparavant ! Est-ce que j'ai l'air d'une Dame Séli ! Bon, cela dit, c'est vrai que cette réflexion venait de ce Seigneur Perceval, que, pardonnez-moi Angharad, j'ai toujours trouvé... (faisant un effort pour avoir l'air d'avoir de l'assurance.) d'une connerie sans limite ! Oh et puis, c'en est trop ! N'ayez crainte, Angharad, je vais régler ce problème de barbe fissa avant que notre Enchanteur ne continue ces imbécillités.
Il prend son épée à deux mains, à l'horizontale, et souhaite couper la barbe d'Angharad. Pas sûr du tout de ce qu'il fait malgré son assurance apparente, il ferme les yeux, donne un coup d'épée sans regarder afin de couper la barbe d'Angharad. Il rate sa cible et coupe la barbe de Merlin à la place.
Merlin
Héé ! Mais vous êtes con, non !? Est-ce que j'vous coupe des trucs, moi ?
Angharad, qui avait observé Bohort avec circonspection, l'ayant vu sortir son épée avait pris peur et avait crié. Voyant la lame s'abattre, elle s'était mise en position fœtale pour se protéger, morte de peur. Puis, entendant Merlin réagir, elle se relève et voit sa barbe coupée.
Angharad (triomphante)
Bien fait ! Et vous mériteriez encore bien pire que ça ! (puis s'adressant à Bohort) Et vous, avez-vous perdu la tête ?! Vous auriez pu me tuer ! Ne vous approchez plus de moi avec cette épée à la main !
Bohort (reprenant ses esprits en voyant l'état de la barbe de Merlin)
Mais qu'est-ce que j'ai fait ?
Il lâche son épée et vient s'asseoir à côté d'Angharad.
Ses ongles commencent à pousser, ainsi que ses cheveux.

Bohort (avec une voix soudainement féminine)
Je suis un misérable !!
Angharad (réalisant que Bohort est redevenu calme, se détendant un peu, indulgente)
Bah, ce n'est pas si grave, vous n'étiez pas vous-même, de toute manière moi j'ai rien et lui il l'a bien mérité ! (ses yeux s'écarquillent en voyant Bohort se métamorphoser encore davantage, elle pose sa main sur son bras)
Euh, ça va Bohort ? (elle réfléchit, et continue, calme et résignée) Mon Dieu c'est de plus en plus bizarre ! On dirait que nous sommes en train de changer de sexe et qu'un acte comme celui que vous venez de faire amplifie le phénomène... Désormais il nous faut faire attention à tous nos faits et gestes.
Sans qu'elle s'en rende compte, sa poitrine et ses hanches diminuent soudain de volume, donnant à son corps un aspect plus androgyne et elle se tourne vers Merlin et l'invective, la voix un peu plus grave qu'avant.
Angharad (inquiète et effrayée)
Et vous ! Faites quelque chose enfin ! Comment expliquez-vous cela ?!
Merlin (semblant avoir une révélation)
Oh ! (riant) Hoho, oh le con, vous allez pas l'croire ! Je sais c'qu'y vous arrive ! Haha, alors celle-là elle est bonne. Quand j'vais le raconter à la prochaine Kermesse de la Grenouille, ils vont être pliés, les collègues ! (rangeant son livre, perdu dans ses pensées) Haha, ah nan mais j'y crois pas... Sacré Merlin...
Bohort
Vous êtes bien le seul à rire ! Est-ce qu'à la fin vous allez nous expliquer ce qu'il se passe ?
Angharad (se fâchant)
Oui vous avez intérêt à nous expliquer ce que vous avez encore fait comme connerie et à y remédier et vite ! (le fusillant du regard) Parce que si ça vous fait rire de nous avoir changés en monstres de foire, on peut très bien se charger de vous refaire le portrait à notre façon nous aussi ! Pas vrai Bohort ?
Bohort (incertain et d'une voix aiguë ridicule)
Absolument ! C'est pas parce que je ressemble à une femme en ce moment-même que j'en suis une au quotidien !
Merlin (détendu)
Ça va, ça va, calmez-vous ! J'vous dis qu'tout va bien ! En fait — vous allez vous marrer — j'avais juste mal étiqueté mes fioles ! (tendant une fiole remplie d'un liquide bleu) Regardez, là, c'est marqué "potion de changement de sexe". Mais ça a jamais été bleu, la potion de changement de sexe !
Il éclate de rire, mais se rend vite compte que son humour ne plaît pas à ses interlocuteurs.[didascalie]
Merlin
Bon, c'est simple. La potion met environ 24 heures pour faire effet définitivement... Vous l'avez prise hier à midi, comme je vous l'avais dit ? Bin tout à l'heure, à midi, vous reprenez une rasade de la potion, et vous changerez à nouveau de sexe. (jovial) Et l'tour est joué !! Alors, merci qui ?
Bohort
Ouf ! Me voilà tellement soulagé. Et moi qui commençait à croire que j'allais définitivement perdre ma carrure de chevalier viril ! (il sourit, heureux de la bonne nouvelle) Oh, d'ailleurs, je suis désolé pour votre barbe, hein ! J'espère que vous avez de quoi la faire repousser avec toutes vos potions. Allez, oublions cette triste affaire ! (il aperçoit son collier de fruits, traînant entre deux bouquins poussiéreux, une fiole et un corbeau empaillé) Mais... mais... c'est mon collier de fruits ! C'est vous qui me l'aviez volé ? (il ne sourit plus, puis dégaine à nouveau son épée en fonçant sur Merlin) MÉCRÉAAAAAAAAAAAAANT !!!
Angharad
Merci de rien du tout ! vous avez plutôt intérêt à ce que ça marche oui ! Et sans effet secondaire, sinon vous aurez affaire à moi ! Moi ça ne me fait pas rire du tout et soyez sûr que désormais je m'adresserai à la concurrence !
[didascalie]Angharad sort du labo, toujours aussi énervée. Merlin est aux prises avec Bohort, qui tente de lui faire manger son collier de fruits par les narines.
Merlin
Arrêtez, c'est les effets secondaires de la potion qui font qu'vous êtes à cran !!
Les fruits se retrouvent jetés et écrasés contre les murs du labo. Après plusieurs minutes de dispute, Bohort et Merlin, les cheveux dépeignés et le souffle court, tentent de se calmer.
Bohort
Dites, je me demandais, plutôt que d'attendre bêtement que les effets de votre misérable potion s'estompent, pourquoi ne nous en reprendrions pas, Angharad et moi-même ? Si elle marche vraiment, nous changerions directement de sexe à nouveau et retrouverions aussitôt notre physique habituel, non ?
Merlin
Bin si, c'est exactement ce que je vous ai dit avant que vous ne me sautiez dessus ! La perte de mémoire immédiate fait pourtant pas partie des effets secondaires ! Au repas de midi, quand vous serez complètement femme et Angharad complètement homme, vous prenez une gorgée de potion chacun, et vous retrouverez petit à petit vos corps et voix habituels. Demain midi, tout sera rentré dans l'ordre !
Bohort
La perte de mémoire ne fait peut-être pas partie des effets secondaires, mais je vous rappelle qu'au même titre, les effets primaires d'une potion censée guérir notre toux ne sont pas censés nous humilier en changeant notre corps ! Vérifiez vos étiquettes, la prochaine fois. Et qu'est-ce qu'on va faire, en attendant demain midi ?
Merlin
Bin... Il vous reste plus qu'à inverser les rôles. Angharad prend votre place en tant que Chevalier, pis vous, vous vous occupez d'la Reine et du linge de maison. (silence) Finalement, j'vais p't-être pas vous en redonner, de cette potion...
J'me demande si tout le monde gagnerait pas au change !


Chevalière Parodisiaque
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Westminster est Hervé de Rinel
Coco l’Asticot est Léodagan

Léodagan a besoin d'une carte complète du territoire breton pour sa prochaine mission. Des rumeurs courent qu'Hervé de Rinel aurait finalement réussi à en dessiner une correcte, qui aurait été utile à plusieurs batailles. Léodagan s'en va demander à Hervé de Rinel cette fameuse carte.


Carpes à la carte

Léodagan a besoin d'une carte complète du territoire breton pour sa prochaine mission. Des rumeurs courent qu'Hervé de Rinel aurait finalement réussi à en dessiner une correcte, qui aurait été utile à plusieurs batailles. Léodagan s'en va demander à Hervé de Rinel cette fameuse carte.


Léodagan entre dans la Salle à Manger, et y trouve Hervé de Rinel, attablé. Léodagan s'approche de lui.
Léodagan (agacé mais calme)
Bah vous êtes là ! Qu'est-ce que vous foutez, ça fait une plombe que j'vous attends à la Table Ronde, moi
Hervé de Rinel, assis devant une assiette de poulet et un verre de vin, lève les yeux et regarde Léodagan d'un air étonné.
Hervé de Rinel
Justement, comme je savais plus de quelle table ronde vous parliez, je me suis dit qu'on serait bien sur celle-là. Et puis la salle à manger, c'est quand même plus pratique pour manger. (Il se découpe un morceau de poulet, commence à le manger, puis regarde fixement devant lui comme s'il réfléchissait.) D'ailleurs je me demande si c'est pas pour ça qu'on appelle ça une salle à manger. (Il avale, hausse les épaules et se re-concentre sur son assiette.)
Léodagan (ironique)
Nooon, j'pense que c'est un hasard. (s'asseyant) En tout cas, c'est pas pour bouffer que j'vous ai donné rendez-vous ! Vous avez pris la carte ?
Hervé de Rinel (montrant un parchemin sur lequel est écrit une liste de plats)
Oui, voilà la carte du menu du jour. Mais qu'est-ce que vous allez en faire, si vous comptez pas manger ?
Léodagan (serrant les poings et tentant de rester calme)
La carte de... (soufflant par le nez, puis souriant) Pas le menu. La carte du Royaume. Vous êtes bien expert en cartographie ?
Hervé de Rinel
Oui, mais quel est le rapport entre la carte du Royaume et notre rendez-vous pour manger ?
Léodagan pose un coude sur la table et appuie sur ses yeux avec son index et son pouce. Il reste ainsi une dizaine de secondes, puis s'attaque lui aussi au poulet.
Léodagan
Bon, montrez-moi cette carte.
Hervé de Rinel
Laquelle ?
Léodagan (perdant son sang-froid)
Mais celle de la Bretagne, bon Dieu ! Faites pas exprès, non plus !
Hervé de Rinel
  Ah mais je l'ai pas là. Je pensais pas que vous en auriez besoin pour manger. Vous voulez qu'on aille voir dans ma chambre ?
Léodagan (la bouche pleine)
Ah bah non, maintenant j'finis d'bouffer, hein ! (avalant) Elle est vraiment bien, votre carte ? Les terres des uns et des autres sont indiquées, tout est là et à jour ? (tendant le bras) Tenez, passez-moi la sauce.
Hervé de Rinel  (lui passant la sauce puis buvant une gorgée de vin.)
La terre des Huns, oui, mais celle des Otres, ça me dit rien. Il faudrait que je vérifie. En tout cas, elle est faite avec précision. Par contre, elle est pas forcément à jour : parfois elle est à contre-jour, ça varie en fonction de l'exposition du soleil dans ma chambre. Mais elle vous servira pas pour manger. Vous la voulez pour quoi ?
Léodagan regarde Hervé quelques secondes, puis repose sa cuisse de poulet dans son assiette.
Léodagan (se levant)
Bon, v'nez avec moi, on va aller la voir, cette carte.
Plus tard, Léodagan et Hervé sont dans la chambre de ce dernier.
Hervé de Rinel s'approche de son bureau sur lequel se trouvent des dizaines de cartes, dans un désordre absolu. Il commence à chercher. Au bout d'un quart d'heure, il prend une carte et se retourne vers Léodagan, qui semble bouillir à l'intérieur. .

Hervé de Rinel
La voilà. Par contre, j'ai besoin de savoir ce que vous comptez faire avec.
Léodagan (en colère)
Et moi j'peux savoir c'que ça peut vous foutre !? Ça fait une heure et d'mi que j'l'attends, cette saloperie d'carte, alors donnez-la-moi qu'on en finisse !
Hervé de Rinel
  Je peux pas vous la donner avant que vous m'ayez dit à quoi elle va vous servir. C'est pour évaluer le niveau de la contrepèterie que vous me devez en échange. Je le fais varier en fonction de l'utilité de la carte. Par exemple, si vous vous en servez juste pour décorer votre salon une journée, je demande simplement une somme d'argent. Par contre, si vous la garder pour des raisons martiennes, je vais vous demander de m'accompagner à la pêche pendant une dizaine de jours.
Léodagan
À la pêche !? Mais qu'est-ce que vous m'chantez ? J'en ai besoin pour organiser une mission capitale et top secrète, j'peux pas vous en dire plus. (tendant la main) Maintenant filez-moi c'papelard ou j'vous colle une avoine.
Hervé de Rinel
Je vous ai déjà dit, il me faut l'assurance d'une contrepèterie en échange de la carte. Si vous aimez pas la pêche, vous pouvez m'accompagner à la chasse, c'est pas complètement fermé.
Léodagan (craquant)
  Mais qu'est-ce que vous v'nez m'casser les noix avec vos contreparties !? J'ai pas l'temps pour vos conneries, faut que j'me grouille de préparer cette mission, c'est urgent !!
Hervé reste impassible. Il tient fermement la carte dans la main, loin de celle de Léodagan.
Léodagan (feignant de céder, mais toujours agressif)
Bon. J'vous emmènerai à la pêche aux truites si vous voulez, ça vous va ?
Hervé de Rinel
  Ça me va très bien. Il faudra compter entre six et dix jours de pêche aux truites, pour une mission capitale et top secrète. Surtout avec une carte comme celle-ci. (Il regarde la carte.) Oh, attendez. C'est pas la carte de l'île de Bretagne, ça. C'est le portrait d'un chef saxon mort au combat depuis des années. Mais il est plutôt réussi ! (Il montre le portrait à Léodagan.) Qu'est-ce que vous en pensez ?
Léodagan semble prêt à exploser, quand ses yeux se posent sur le portrait. Il les écarquille instantanément.
Léodagan
Mais... Mais c'est pas un Saxon ça ! C'est moi ! Qu'est-ce que vous foutez avec mon portrait, vous !? J'avais ordonné qu'on l'crame, ce machin !
Hervé de Rinel
C'est vous ? Bah j'en sais rien... Ça a du se mélanger avec les cartes. Donc pour la carte de Bretagne, c'est quelqu'un d'autre qui doit l'avoir. Du coup, vous voulez faire votre mission avec votre portrait, ou vous préférez qu'on parte à la pêche d'abord ? J'ai pas de conduction sur l'ordre, c'est comme vous préférez.
Léodagan (s'approchant d'Hervé, menaçant )
J'vais vous proposer autre chose : vous, vous me retrouvez cette foutue carte, et vous me la donnez sans condition si vous voulez pas que j'mette le feu à vos miches. Et moi, de mon côté, en guise de... Remerciement, pour m'avoir fait mijoter pendant des plombes et vous être payé ma fiole... (descendant dans les graves, encore plus menaçant) J'vous refais le vôtre, de portrait. (souriant) Alors, qui commence ?
J'ai pas de condition sur l'ordre, c'est comme vous préférez.


Tribunus Cohortis Bescherellae
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Tiens, j'me souviens pourtant pas l'voir corrigé, celui-là ! :b (En même temps, avec West' et moi, y doit pas y avoir grand-chose à corriger. :cool:
Sinon, ça va les ch'villes ?)

Chevalière Parodisiaque
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Ben tu m'as pas dit que tu l'avais corrigé dans le paragraphe vert du jeu ? :huh:
Est-ce à dire que MOI, j'aurais compris de travers ? Comment serait-ce possible ? :b
Bon ben si tu vois une bourde, dis-le que je corrige ;)

Chevalier aux Pouces Verts
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J'ai pas bien le temps là tout de suite, puis j'vais partir 2-3 jours (ouais c'est l'abandon en bonnet difforme) donc faudra bien me rappeler de venir mettre ce coin à jour ! J'compte sur vous toi Tatie :)

Chevalière Parodisiaque
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;) :hug:

Chevalière Parodisiaque
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Flammèche est Dame Séli
Tante Cryda est Venec

Dame Séli a donné rendez-vous à Venec dans l'auberge afin de lui acheter de la fausse monnaie de Carmélide.


Sans contrefaçon

Dame Séli a donné rendez-vous à Venec dans l'auberge afin de lui acheter de la fausse monnaie de Carmélide.


Venec, accompagné d'un grand esclave numide enchaîné à la petite caisse de bois qu'il porte, pénètre dans la Taverne. S'arrêtant peu après le seuil, il semble chercher quelqu'un. En vain. Il est sur le point de faire demi-tour, quand une voix l'interpelle.
Dame Séli  (discrètement mais fermement)
Posez vos miches. (après que Venec ait pris place face à elle) Quand je vous ai donné rendez-vous, je vous avais pas demandé d'être discret ? C'est quoi ce machin que vous trimballez en laisse ?
Venec (désignant son compagnon d'un geste vague)
Faites pas attention à mon porte-monnaie, c'est un pote d'Afrique qui me l'a échangé contre une bourse en cuir aux motifs celtiques. (il prend discrètement un bougeoir sur la table d'à côté où ronfle un client) Nan, mais discret, d'accord, mais de là à se planquer derrière les piliers, sans bougie, après le coucher du soleil. Faut pas croire, je suis fournisseur, ici, alors avec ou sans Juba, je ne passe pas inaperçu.
Il fait signe à Juba de s'asseoir derrière lui et se renverse voluptueusement sur sa chaise, oubliant qu'il est assis sur un tabouret. Juba le rattrape de justesse, il se redresse et cherchant une contenance, il fait signe au Tavernier de lui apporter à boire.
Venec (prenant un air dégagé)
Et donc, qu'est-ce que ?
Dame Séli
Et bien pour ce dont on a vaguement discuté y'a un mois et qui je suppose se trouve accroché au cou de votre porte monnaie : les fausses pièces d'or de Carmélide... À moins que ce soit vos bijoux de famille qu'il transporte dans ce joli coffre ouvragé ?
Venec
Alors justement, faut qu'on en rediscute parce que la dernière fois qu'on a fait affaire, j'ai eu une semaine d'incapacité de travail. Je n'ai commencé à revoir clair qu'au bout de cinq jours et à respirer par le nez qu'au bout de sept, alors j'ai décidé d'augmenter mes tarifs en conséquence, pour le cas où votre mari aurait à nouveau vent de l'affaire. (machinalement il se frotte le nez)
Dame Seli
Et vous voulez que je vous plaigne ? Qu'est-ce qui vous a pris aussi d'aller baver devant lui que vous l'entubiez de ses revenus ? Depuis le temps que vous le pratiquez, je pensais que vous aviez compris qu'il est plutôt du genre sanguin... Mais c'est pas une raison pour me la jouer à l'envers, mon petit père, sous prétexte que vous êtes pas foutu de fermer le four qui vous sert de bouche !
Venec (boudeur)
Ouais enfin, en attendant, j'suis pas chaud pour un nouveau tête à table avec lui ! Du coup, comme j'avais l'temps... (se penchant vers Séli, une lueur malicieuse dans son regard) je nous ai mitonné une petite arn... un petit aménagement de procédé trèèès avantageux qui contentera tout le monde (très fier de son effet, il vide son gobelet, s'essuie la bouche du revers de sa manche ) Vous en êtes ?
Dame Séli
Dites toujours, j'aviserai ensuite.
Venec  (sûr de lui )
J'suis pas inquiet.
Venec claque des doigts à l'attention de Juba qui vient déposer sa caisse entre Séli et lui. Venec l'ouvre avec la clé qui pend à son cou et sort une pièce de bronze visiblement originaire de Carmélide qu'il tend à Séli, dans un clin d’œil complice.
Venec
Alors ? Bluffant, non ? Même vot'e mari n'y verrait qu'du feu.
Dame Séli  (toujours impassible)
Dites-moi mon petit Venec, est-ce que vous trouvez que j'ai une tête à collecter la petite monnaie ? Je vous demande de l'or et vous me ramenez du bronze. Et je suppose qu'en plus vous vous attendez à ce que je vous règle en or ?
Venec  (déçu du manque d'enthousiasme de Séli)
Nan mais c'est un prototype. Regardez de plus près : le mec sur la pièce. C'est pas votre mari ! C'est l'père Blaise... avec des cheveux ! Comme ça, le Seigneur Léodagan n'a aucune raison de se fâcher, s'il trouve une des pièces.
Dame Séli  (étonnament calme)
Avec mon mari on est mariés depuis trente ans, je suis donc très bien placée pour savoir que, même si lui l'ignore, c'est pas toujours une lumière. Mais croyez-moi, débile ou pas, lorsqu'il va voir la tronche du Père Blaise, avec ou sans cheveux, sur des pièce estampillées "Carmélide", il va pas mettre longtemps à comprendre d'où elles viennent. Et là, je peux vous assurer qu'il ne va pas se contenter d'organiser une rencontre entre votre pif et une table, il va vouloir également votre peau... et je parle pas au figuré... Mais contre un prix honnête, en échange de la marchandise, je pourrais lui pondre une histoire qui ne vous impliquera pas, dans le cas contraire... (elle laisse la phrase en suspens)
Venec  (rigolant )
Nan mais r'gardez mieux. C'est pas écrit "Carmélide" mais "Carmélite" ! Elle est là, l'astuce : c'est pas des pièces "de chez vous". Elles y ressemblent à s'y méprendre, mais si y a enquête, on fait remarquer les différences et on dit que c'est des pièces d'une nouvelle monnaie ! Ni vu ! Ni cueunnu ! Celui qui se fait piquer en les utilisant peut plaider la confusion et moi, je dis que je suis en affaire avec les sœurs du Père Blaise en Judée et que c'est la monnaie de là-bas. (devant l'air ahuri de Dame Séli, Venec réalise soudain) Aaaah mais c'est vrai ! Vous étiez pas là l'autre jour quand  le Père Blaise causait de ses frangines qui vivent sur le Mont Carmel, en Judée, et qu'il appelle " mes charitables carmélites", même que le Roi Arthur avait compris qu'il disait que la Carmélide était charitable. (pouffant) Qu'est-ce que ça nous a fait marrer !
Dame Séli  (avec une voix dans laquelle l'agacement commence à se faire sentir)
Moi j'y étais pas, mais mon mari, il y était ou pas ? Vos bonnes soeurs elles sont autant frangines avec le Père Blaise que moi avec le Pape !
Venec  (déconfit)
Ben si, il était là. Mais... Vous croyez qu'il va flairer l'arna... l'astuce ? (paniquant) Mais j'en ai des caisses, moi, des pièces de bronze de Carmélite... Avec les porte-monnaies qui vont bien. Vu la fortune que ça devait rapporter, j'ai pas re-frappé de pièces de Carmélide — trop dangereux — (tirant sur les chaînes de Juba) j'ai tout misé là-dessus !
Dame Séli  (doucereuse)
C'est pas mon genre de laisser des p'tits jeunes comme vous dans la mouise, donc je vais vous faire une proposition plus qu'honnête pour votre stock de petite monnaie de Carmélite : six contre une.
Venec  (offusqué)
Six contre une ? Mais euh... Vous m'saignez à blanc. Je rentre à peine dans mes frais ! (réfléchissant un instant) J'pensais un truc : je vous les fais à 3 contre six (voyant Séli s'énerver il se recule un peu) maiiiiiiis c'est pas vous qui les payez.
Dame Séli
Dites-moi ? Est-ce que vous savez pourquoi on surnomme mon époux "Le Sanguinaire" ?.
Venec  (apaisant)
Nan, mais vous énervez pas. Voilà ce que je vous propose : Juba vous "enlève" contre une rançon qui couvre mes frais et en échange de votre... complaisance, je vous laisse mon trésor carmélite. Tout le monde est content, (se penchant vers Séli et baissant le volume sonore) et le risque est zéro, parce que même si Juba se fait coincer, moi, je peux pas être tenu responsable : il est pas à moi. On me l'a prêté. Alors, vous marchez ?
Dame Séli
Ce que je vous propose, c'est que pour la rançon on fasse 30 / 70... Les 30 c'est bien entendu pour vous, parce que y'a pas de raison qu'il n'y ait que vous qui ayez un retour sur investissement. En plus je récupère les fausses pièces, que j'écoulerai auprès des fournisseurs étrangers afin d'éviter qu'elles ne circulent trop dans le pays. Après avec votre porte-monnaie, je vous suggère de l'envoyer en cadeau à la Tante d'Arthur à Tintagel, m'est d'avis que des engins pareils, ça doit faire un bout de temps qu'elle en a pas vu...
Venec
Eh ben ! 30/70 ? Si je veux pas me faire passer un sapin, c'est votre mari qui va le sentir ! Il risque de plus pouvoir chevaucher pendant quelques temps. (après mure réflexion) Comme je vois les choses, c'est à la Reine qu'on va porter le message de votre enlèvement, parce que sinon... vu le caractère câlin de votre mari, si on mouille pas quelqu'un d'autre, il pourrait bien oublier de payer, hein ? Bon, moi, je m'en vais, pis Juba, lui, il va vous attendre à l'écurie pour vous "emmener en balade".
Après avoir adressé un clin d'oeil à Séli, Venec, satisfait, chuchote des instructions à l'oreille de Juba. Les deux hommes se lèvent et font quelques pas. Soudain, Venec revient à la table de Séli.
Venec
J'pensais un truc : vos fournisseurs étrangers, ils auront peut être besoin de porte-monnaies.
J'ai toutes les tailles, toutes les couleurs...  70/30 ?


Chevalière Parodisiaque
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Westminster est Arthur
Coco l'Asticot est Roparzh
Tante Cryda est Père Blaise
La Dame du Parc est Perceval

Roparzh vient râler lors une séance de doléances, s'offusquant que quelque chose de pas très naturel ce soit passé dans ses blés. Il a bien pensé à mettre ça sur l'dos de son voisin, mais là c'est autre chose qu'un animal crevé, il argue à qui veut l'entendre qu'y'aurait d'la divinité derrière tout ça ! Lancelot et Arthur sont dépassés... Quelques jours plus tard nous nous retrouvons chez Roparzh, Arthur ayant daigné s'y déplacer. Mais il n'est pas seul, il a amené Père Blaise en renfort.



Lus Soli Partie I

Roparzh vient râler lors une séance de doléances, s'offusquant que quelque chose de pas très naturel ce soit passé dans ses blés. Il a bien pensé à mettre ça sur l'dos de son voisin, mais là c'est autre chose qu'un animal crevé, il argue à qui veut l'entendre qu'y'aurait d'la divinité derrière tout ça ! Lancelot et Arthur sont dépassés... Quelques jours plus tard nous nous retrouvons chez Roparzh, Arthur ayant daigné s'y déplacer. Mais il n'est pas seul, il a amené Père Blaise en renfort.



Dans une semi-obscurité, Roparzh, assis sur un tabouret dos à la porte, est occupé à boucher les bouteilles de sa production viticole de l'année quand la porte d'entrée s'ouvre et que le Père Blaise, violemment projeté à l'intérieur, évite de justesse une chute dans la caisse de bouchons. Inconscient de la présence du maître des lieux, l'ecclésiastique se redresse en remettant de l'ordre à sa tenue.

Père Blaise  (semblant parler seul)
Nan, mais Sire, soyons sérieux ! J'ai rien à faire ici ! Déjà, j'ai tout salopé mon aube dans la cour et ensuite, est-ce bien utile de m'exposer, moi, un saint homme, à une malédiction adressée à des pécores ? Ça fait presque quatre lieues que je vous explique : il-ne-faut-ja-mais-s'o-ppo-ser-à-la-co-lère-di-vi-ne ! Laissez-les se démerd...
Apercevant soudain Roparzh, le Père Blaise a un mouvement de recul. Arthur entre à son tour, soupirant en s'époussetant les épaules.
Arthur entre doucement.

Arthur
Écoutez, Père Blaise, je sais pas si c'est bien utile, mais c'est encore moi qui décide qui doit m'accompagner pour ce genre de truc. Et puis, entre nous, quand ça commence à parler de divinité et tout le tralala, je réfléchis pas, je fais directement appel à vous. (il s'époussette le bas du ventre). Même si à mon avis, on est plus sur un problème de gros bouseux qui savent pas gérer leurs blés correctement que sur... (il aperçoit Roparzh à son tour, et a également un mouvement de recul). Tiens, bah vous êtes là !
Roparzh
Bah bien sûr qu'j'suis là, c'est chez moi ! Où vous vouliez-vous qu'je soye !?
Arthur
Et les bouteilles, là, vous comptez toutes vous les mettre dans le museau ?
Roparzh (ivre)
Oh, euh, dites, si c'est pour... *hips* Pour, euh... Hein...
Il rote et se ressert un verre.
Père Blaise (bougonnant)
Bon, Sire, je crois que tout est clair : Roparzh était encore ivre, il a imaginé des choses. Finalement, on est vraiment venus pour rien. Y a pas plus de signes divins ici que de pain de savon !
Arthur (presque convaincu, à voix plus basse au Père Blaise )
Hmm... Et imaginez que ça ait pas de rapport ? Je veux dire, il a très bien pu commencer à picoler après le coup des blés. Ce serait même logique... Quand il a vu l'état des machins il s'est précipité pour aller se bourrer la gueule ! C'est leur solution miracle, ça, aux péquenauds. Dès qu'ils ont un problème, divinité ou pas, tac : on se saoule la tronche toute la journée ! (il élève la voix et s'adresse à Roparzh). Hey ! Vous avez commencé à boire après ou avant la malédiction ?
Roparzh (sursautant)
De !? Oui ! Toutafey. (devant le regard interrogateur d'Arthur) Après, après. Ça m'a foutu les chocottes 'voyez, alors j'ai voulu euh... Comment... Noyer tout ça. Mais c'était sans *hips* penser à mal, hein ! (au Père Blaise, après l'avoir observé quelques secondes) Dites, on s'connait, non ? Vous seriez pas l'cousin d'la vieille Gertrude ?
Père Blaise
Gert... Ma tante s'appelait comme ça. (se tournant vers le Roi avec anxiété) Tout le monde disait que j'étais son portrait craché, mais elle est morte quand j'étais tout jeune ! Sire, si c'est elle qu'il a vu dans ses blés, je vous avertis, je ne peux rien faire. Les morts-vivants, c'est vraiment pas un bon souvenir... J'avais jamais autant prié... et pour un résultat pas fameux (il se signe trois fois et commence à égrener nerveusement son chapelet en psalmodiant à voix basse)
Arthur (faisant de gros yeux dans le vide)
Ah, vous allez pas commencer, hein ! (il regarde le Père Blaise). Roparzh est complètement ivre, d'accord ? Là il vous parle de la vielle Gertrude comme il aurait pu parler de Jojo le chef cuistot. Non puis en plus, à part dans l'imagination d'un glandouillu qu'a trop forcé sur la boisson (il montre Roparzh), je vois pas du tout ce que votre tante morte viendrait foutre dans des blés. Elle était pas céréalière, si ?
Père Blaise (se trouvant tout à coup un peu stupide)
Oui, bon, admettons. (retrouvant une contenance, il observe un moment Roparzh) Roparzh, qu'est-ce que vous avez vu, à la fin, qui mérite la visite du Roi en personne ?
Roparzh (soudain en colère)
De qwo !? Vous allez-vous-t-y pas m'dire qu'vous avez... *hips* Rien vu ! Y'a un énorme, euh... Comment qu'on dit, là... (tentant de claquer des doigts, cherchant ses mots) Une crottère..? (il regarde Arthur et Père Blaise, cherchant de l'aide, mais les deux hommes restent impassibles) 'Fin, un gros trou, qwo ! Un machin énorme, hein !! J'ai une vache qu'est tombée d'dans, elle a jamais réussi à en sortir. Ça fait trois jours qu'elle agnoguise... Elle agosine... È... È... Elle est en train d'crever, lô.
Père Blaise (atterré)
Mais... des trous dans vos champs, y a que ça ! C'est même votre confrère Guethenoc qui l'a dit l'autre fois ! Prenez une pelle, un râteau et nivelez, mon vieux, et laissez Dieu en dehors de tout ça. (se tournant vers Arthur) Bon, Sire, je pense qu'on a mieux à faire. À cause du dernier caprice de votre beau-père, les caisses sont encore vi...
Arthur interrompt le Père Blaise d'un geste las de la main.
Arthur
Chht ! J'entends un bruit ! Ça vient de dehors !
Arthur sort de la pièce en pressant le pas, suivi du Père Blaise, soupirant. Roparzh finit par suivre le petit groupe en rouspétant, prenant le maximum de bouteilles qu'il peut dans les bras. Ils arrivent devant le champ de Roparzh, où se trouvent effectivement plusieurs trous, dont un énorme, plus imposant que les autres. Dans ce gros trou se trouvent une vache, quatre moutons, trois poules les unes sur les autres, deux armures et deux pelles.
Arthur
Mais qu'est-ce que c'est que ce fourbinx ?!
Le Père Blaise, impressionné, recule, puis réfléchit et se penche vers le Roi.
Père Blaise (murmurant entre ses dents)
'e s'rait 'as 'a 'erniè' 'ubie d'vo'e 'eau-'ère  ? 'e 'angonneau 'ouble 'étente ?
Roparzh (surpris lui aussi)
Mais ouais, qu'est-ce que c'est dont-est-ce que c'froubin... C'bourfin... Ce...
Il soupire et boit maladroitement une gorgée d'alcool, en faisant attention de ne faire tomber aucune bouteille. Seules trois tombent et se cassent.
Arthur regarde les bouteilles cassées quelques instants, puis se reconcentre sur le fameux trou.

Arthur
Ah ouais, la vache ! Enfin j'veux dire... la vache qui est là, quoi ! Elle s'est pas ratée, regardez-moi ça, ça pisse le sang ! Puis les autres bestiaux, c'est pas mieux... Mais pourquoi mon beau-père s'amuserait à balarguer des animaux, des pelles, des... il a quand même autre chose à foutre, non ?!
Père Blaise (avec une évidente mauvaise foi)
Je ne sais pas moi. Pour changer ? Il en avait peut être assez de catapulter des danseurs et de taper tout l'monde avec des serviteurs ? Mais si vous êtes tellement sûr de son innocence, comment expliquez-vous ça, alors ? (se tournant vers Roparzh) Et vous ? Qu'est-ce que vous avez encore foutu pour énerver à ce point le seigneur Léodagan ? On vous avait pourtant averti que votre jus de pieds le mettait de travers !
Arthur (se tournant à son tour vers Roparzh )
Et d'abord, est-ce qu'il y avait que la vache ou est-ce que tout le merdier était déjà là, quand vous avez vu le trou la première fois ?
Roparzh (déboussolé par tant de questions et d'informations à la fois)
Je... (pause) De ? Vous... (pause) Le Seigneur Léandago ? C'est pas... C'est pas une mal'diction, alors ? Moi, quand j'suis passé hier soir, y'avait qu'la vache, hein ! Comment qu'y sont-y apparus, les aut' machins ?
L'air inquiet, il finit une bouteille d'une traite.
Arthur s'approche du trou, regarde les bestioles d'un air dégoûté, puis porte son regard sur les armures et les pelles. Il s'approche de plus prêt.

Arthur
  Mais... mais, attendez, c'est les armures de Perceval et Karadoc, ça !
 
Père Blaise (toujours à distance respectable du trou se signant vigoureusement)
Mon Dieu, Sire ? Sont-ils... ? (s'agenouillant il entonne "In manus tuas domine", puis se tourne soudain vers Roparzh) Assassin !
Roparzh se retourne, apeuré, mais ne voit personne derrière lui. Il regarde le Père Blaise un instant avant de réaliser.
Roparzh
Non mais dites, vous m'avez piqué une bouteille, ou qwo ? Pourquoi qu'j'irais buter des Ch'vayers moi, vous croyez qu'j'ai qu'ça à foutre de mes journées !?
Arthur (à Roparzh)
Oh non, vous les avez pas butés. Parce que si vous les aviez butés, on serait pas comme trois idiots devant leur dernière exclusivité !
Il saute dans le trou, puis aperçoit sans surprise qu'une galerie souterraine est creusée. Il s'approche de l'entrée de la galerie et se met à gueuler.
Arthur
HEY ! OH ! BANDE DE GROS CONS DU MOYEN- GE ! VOUS ÊTES LÀ ?!
Perceval sort de la galerie et se retrouve nez-à-nez avec le Roi.
Perceval
...Sire ? Qu'est-ce que vous faites là ? Vous venez creuser vous aussi ?
Arthur
Mais qu'est-ce que vous foutez-là, espèce de cinglé ? C'est vous qui avez creusé tout ça ? Mais vous êtes marteau ! Et les animaux, c'est pour la bouffe à votre pote qui doit être pas loin en train de taper dans une cuisse de mouton, je suppose ?!
Perceval
Bah je creuse… C'est pas pour ça que vous êtes venu ? Y avait Karadoc qui creusait avec moi, mais là il est allé chercher de quoi becqueter, parce que comme on était chargés avec les pelles, il a pu prendre que deux fromages, trois miches de pain, un pâté et deux saucissons. Du coup il a déjà dû sauter son casse-dalle de 10h, vous comprenez... J'pensais que c'était lui qui vous avait appelé pour le relayer. Et les animaux bah… La vache elle est tombée dans le trou et elle arrive pas à sortir, les moutons pareil, et les poules, c'était pour les envoyer dans notre réseau sous-marin pour vérifier qu'il y avait pas de danger… Mais le sol leur est tombé dessus, on avait pas bien consommé l'artifice, comme on dit.
Arthur regarde Perceval fixement sans prononcer un mot pendant quelques secondes.
Arthur (à voix lente )
Alors écoutez-moi bien, débile diplômé ! Tout votre barda, là : vos pelles, votre bouffe, vos vaches, vos armures... vous allez me prendre tout ça et me le ramener à Kaamelott. Enfin non pas vos armures, vos armures vous allez les mettre sur vous, parce qu'on a pas idée d'aller creuser en caleçon, d'accord ?! (il hausse la voix et prend un débit un peu plus rapide.) Et vous allez nous expliquer pourquoi vous être venus faire vos mineurs en-dessous des champs de blés des paysans ! Allez ! On se retrouve en salle de doléance dans un quart d'heures, vu ?! (il se met à gueuler.) Et si je vous vois encore en train de défoncer mes terres en calebut, je vous garantis que vous allez recevoir du coup de pelle sur la tronche !
Le Père Blaise, dégoûté se relève, époussette sa robe, au demeurant entièrement crottée et marmonne.
Père Blaise
C'est ça ! Pointez-vous ! On verra ce que vous valez comme lavandière.
Parce qu'à défaut de colère divine, vous allez quand même prendre un savon...


Tribunus Cohortis Bescherellae
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La chûte ? :b

(Merde, en l'écrivant j'ai entendu Guethenoc quand Hervé vient tapiner ! "Chuteuh" ?
:lol:)

J'ai oublié de relire le sujet, vu que ça apparaissait pas dans les MP ! 'Manque un "s" à "doléances". ^^

Chevalière Parodisiaque
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Coco l'asticot a écrit :

La chûte ? :b

(Merde, en l'écrivant j'ai entendu Guethenoc quand Hervé vient tapiner ! "Chuteuh" ?
:lol:)

J'suis burgonde ! L'accent circonflexe est une seconde nature ;) Corrigé.
En plus j'l'ai pas dit fort...

Chevalier aux Pouces Verts
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Je suis en train de mettre à jour la première de couverture, et je me rends compte que lors de mes lectures  j'avais complètement raté un titre : "Dans l'Ecu Lulu", et je voulais vraiment rendre hommage à GinAA ! Il est juste extraordinaire :lol:

Chevalière à l'Happy Kulture
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Oh bin merci petite loutre à bouclettes ... Ca fait plaisir !  :)

Par contre, tu es passé à côté de cet autre merveilleux titre : le fruit déTendu (et pas le fruit déFendu)...
puisque c'était une histoire de pommes qui rendent joyeux !
Devil is in the details !

Chevalier aux Pouces Verts
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De rien :)

Exact, mes doigts ont dû taper tout seuls, c'était tellement logique à écrire ^^
Merci :P

Chevalière Parodisiaque
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Merci pour la mise à jour mon loutron des îles :hug:

Chevalière Parodisiaque
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Westminster est Arthur
Coco l'Asticot est Roparzh
Tante Cryda est Père Blaise
La Dame du Parc est Perceval



Lus Soli Partie II


Arthur est assis sur son trône dans la salle des doléances. Le Père Blaise est assis à côté de lui. Roparzh et Perceval se tiennent debout, devant eux. Le Père Blaise est en train d'écrire sur un parchemin avec une plume.
Arthur
Bon ! Perceval, je vous donne quinze secondes pour m'expliquer ce que... Il porte son regard vers le parchemin du Père Blaise, puis vers le Père Blaise. Ben... qu'est-ce que vous foutez, vous ? J'ai rien dit, encore !
Père Blaise (de mauvaise humeur, sans lever les yeux de son parchemin)
Je fais mon travail : j'gratte du papier ! J'ai la légende du Gallois à la pelle enragée à écrire. (à peine radouci mais soupirant) Nan, mais là, je recopie la liste des biens de Roparzh que les seigneurs Perceval et Karadoc ont brisés, enfouis, tués, estropiés, mangés, ... Mais vous inquiétez pas, j'vous rattraperai quand il y aura " de l'action" à consigner, hein ! Faites comme si j'étais pas là.
Perceval
Vous voulez que je vous explique "La légende du Gallois à la pelle enragée " ? Mais je la connais même pas cette histoire, et puis les histoires galloises, franchement...nan par contre on a des jeux de dés et de cartes sympas, ça je peux vous les expliquer. Tenez par exemple le grelot, ça se joue avec 3 dés et un drap de 5 pieds de long par 4 pieds de large...
Arthur, qui n'est pas d'humeur à parler de jeux de société, l'interrompt.
Arthur (à Perceval)
Alors je sais pas si c'est des pieds de long ou des pieds de large que vous allez recevoir dans l'oignon, mais ce que je peux vous dire c'est que ça risque d'arriver très bientôt si vous vous magnez pas de m'expliquer ce que vous foutiez à creuser sous les blés de Roparzh ! (Il montre Roparzh d'un geste de la main.) Il a perdu au moins... euh... (Il s'adresse à Roparzh.) Qu'est-ce que vous avez perdu, vous du coup, exactement ? Une vache, des poules, des moutons... ainsi qu'un morceau de votre champ de blé, c'est tout ou y a d'autres trucs ?
Roparzh, qui avait eu le temps de dessoûler, regarde les trois hommes en réfléchissant.
Roparzh (exagérément théâtral)
Ma dig-nité !! Ah bah oui, mais ça, vous vous en foutez, vous, hein ! Vous, c'qu'y vous intéresse, c'est l'blé, enfin, le pognon... Et puis le blé, aussi, mais bon, bref ! Mon honneur bafouillé, vous en avez rien à carrer, hein !! J'vais passer pour quoi moi, d'vant les aut' paysans, quand y vont apprend' que vos Ch'vayers peuvent saccager mes récoltes et mon bétail sans soucis ! Non pa'ce que j'ai averti tout l'monde que j'avais chopé l'mauvais œil, moi... J'avais les j'tons, voyez ! Comment vous comptez réparer tous les prédujices euh... (tentant à nouveau de claquer des doigts) Comment... Les prédujices émotionnaux, qwo !
Père Blaise (tapant soudain le poing sur l'accoudoir du trône, manquant d'écraser le coude du roi)
Ah non, merde ! (croisant le regard d'Arthur et se ressaisissant) Pardon, Sire, mais là, c'est la goutte d'encre ! Agitant son parchemin en direction de Roparzh Je vous avais demandé une liste exhaustive, j'ai "Cocotte" la poule grise, "Poupoule" et "Pouet-pouet", ses soeurs, j'ai "Léon" le mouton, j'ai « Grosse tache" la vache, deux pioches, trois bêches, et vingt huit autres objets, divers et variés. J'ai TOUT recopié, j'me suis fait chier sur les enluminures et vous venez me sortir votre dignité ? Mais j'ai plus la place, maintenant, avec le magnifique "E" de "Entendu" (il montre sa liste au roi) Il est superbe, non ? J'ai jamais fait un si beau "E"...
Perceval
  Bah c'est une vieille qui nous a dit qu'il y avait un trésor sous le champ de blé, alors comme ça fait longtemps qu'on n'a pas ramené de trésor Karadoc et moi, on s'est dit qu'on allait chercher celui-là...et forcément, si c'est enterré, il faut creuser...c'est pas ça ?
Roparzh
De qwo !? Y'a... Y'a un trésor sous mon champ !? (à Arthur) Aaah attention m'sieur Sire, hein ! Si y'a du blé sous mon fric... Euh, du fric euuh sous mon blé, vos Ch'vayers ont pas intérêt à me l'suti-btiliser hein ! Ça m'appartient personnellement !!
Arthur (à Perceval)
Mais c'était qui cette vieille ? Enfin non bref, je m'en tape. Donc Perceval, vous arrêtez d'écouter les vieilles qui vous disent des trucs, y a pas de trésor sous le... (Il regarde le Père Blaise qu'est en train d'écrire.) Non mais c'est chiant. (Le Père Blaise lève la tête et regarde Arthur d'un air étonné.) Oui nan alors je sais, d'habitude je vous demande de tout noter, mais là sans déconner c'est chiant. C'est le bruit de la plume sur votre parchemin, là, ça m'agace. Donc vous arrêtez de ratifier des trucs, ça me... ça m'emmerde, voilà. (Il regarde Roparzh et Perceval.) Donc ! Euuuuh... oui ! Roparzh, à défaut de trésor, on va quand même vous rendre du blé... enfin, du blé... du fric, quoi. De l'argent. Parce que quand c'est Kaamelott qui fait une connerie, c'est Kaamelott qui paie. (Il s'adresse au Père Blaise.) Père Blaise, une idée de combien on lui doit ?
Un peu dépassé par les événements, le Père Blaise regarde le roi, puis son écritoire puis revient au roi
Père Blaise (avec humeur)
Dites ? Entre nous, Sire, la prochaine fois, ce serait vraiment sympa de m'avertir avant. Ça m'éviterait de venir aux séances exécuter des chef d'oeuvres dont tout le monde se fout -Nan mais regardez ce "E" ! - et de dépenser le blé du royaume en achat de parchemins -c'est chiant à gratter les parchemins, vous imaginez même pas ! C'ui-là j'pourrais même pas le réutiliser tellem... (devant le regard agacé d'Arthur, le Père Blaise pose l'écritoire par terre) Et puis, Sire, "Kaamelott" n'a pas failli, nous ne sommes pour rien dans cette crétinerie sans nom.(se penchant vers Arthur, à voix basse) En plus, on est raides (se tournant vers Perceval et le fusillant du regard) "Qui casse, paie !".
Perceval (sentant les regards braqués sur lui)
Ah bon, c'était du flan l'histoire du trésor ? Mais comment vous le savez, Sire, vous la connaissez la vieille ?
Arthur ( à Perceval)
Non mais vous... MERDE avec votre vieille. Quand une vieille vous dit un truc, vous lui dites merci et vous écoutez pas ce qu'elle vous raconte, et encore moins quand elle vous parle d'un trésor enfoui sous les terres de Roparzh. (À voix basse au Père Blaise.) Bon, moi je veux bien qu'il paie les dégâts de sa poche, mais entre nous... vous pensez que ça représente combien ? Parce que vu le pognon qu'il fout dans les casses-graines et les beuveries de la Taverne, je suis pas sûr qu'il ait le compte...
Père Blaise (boudant)
Ah ben moi, j'peux pas vous aider, j'ai pas de barème pour le prix d'une dignité. (ironisant)Roparzh ! Combien elle vaut votre dignité ?
Roparzh ( très sérieux)
Bin, euh... Moi, si vous m'filez l'trésor qu'y'a sous mon champ, ça m'suffit, hein. (levant les mains, paumes vers l'avant) Après j'vous laisse tranquilles !
Perceval
Mais pour trouver le trésor et le donner à Roparzh, il va falloir qu'on retourne creuser, et du coup il faudra le rembourser avec un autre trésor...c'est un cerf judicieux en fait.
Arthur (gueulant)
Mais y a pas de trésor, bande de trous de balles !
Roparzh ( énervé )
QWO !? Pas d'trésor ? (soudain perplexe) Bin pourquoi qu'y z'ont troué mon champ alors, Parnicieux et Kapisteuon ? J'comprends pu rien, moi !
Arthur ( très vite et énervé)
Mais parce que Parnicieux s'appelle Perceval et qu'une vieille lui a dit qu'il y avait un trésor sous votre champ mais c'est une fausse information !
Perceval
Quoi ? Y en a d'autres que nous qui ont creusé aussi dans votre champ ? Ça veut peut-être dire qu'il y a vraiment un trésor !
Arthur
Zuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !!!
Perceval (prudemment)
Vous énervez pas Sire, j'essaie juste de comprendre.
Arthur
Bon, expliquez-leur, Père Blaise, moi j'ai plus la patience. Bon, et puis, vous allez peut-être arrêter de bouder, hein ? D'accord, je me suis un peu énervé et c'est vrai qu'il était pas mal foutu, ce "E", m'enfin là c'est exagéré la gueule que vous tirez ! Je vous ai pas traité d'incroyant, non plus !
Le Père Blaise se balance un moment d'une fesse sur l'autre en bougonnant. Réfléchit quelques instants et, calmé, tend son parchemin à Perceval.
Père Blaise
Bon, Voilà ce que je propose. Seigneur Perceval, voici la liste de tous les dégâts que vous avez causés à Roparzh, ici présent, en euh... fouillant dans son champ. Vous rachetez à Roparzh tout ce qu'il y a sur la liste (marmonnant dans sa barbe) comme ça j'aurai pas trimé pour rien, (haussant de nouveau le ton) et, à compter d'aujourd'hui, vous allez vous installer avec l'aut'e abr... le chevalier Karadoc, à la ferme de Roparzh où vous reboucherez tous les trous du champ (observant un instant le bas de sa robe) et ceux de la cour de la ferme, et, pendant quelques semaines, vous serez commis agricoles, sous ses ordres... le temps pour Roparzh de "récupérer" sa dignité. (Avisant Roparzh )Roparzh ?
Fier de lui, il regarde Arthur avec un sourire entendu.
Roparzh (hésitant)
Biiin, moi, j'aurais préféré l'trésor, c'est sûr, mais bon... Si vous m'rebouchez le trou et tous les aut' aussi, 'pis qu'en plus vous m'remboursez les bestiaux, euh... J'veux bien oublier c't'hiswôre.
Perceval
Moi, tout ce qui est reboucher les trous, racheter des trucs...j'veux bien, mais par contre, qu'on me demande pas d'aider Roparzh à retrouver sa dignité, un jour y a un vieux qui m'a dit "La dignité perdue ne se rattrape jamais". Depuis, je fais gaffe, par exemple quand je bois trop à la taverne, après je prends une chambre, pour pas que ça se sache au château.
Arthur
Et c'est très réussi sur ce coup-là, Seigneur Perceval : personne n'est au courant que vous finissez à quatre pattes sous les tables tous les soirs. BON ! Eh ben... allez ? Vous pouvez reprendre vos pelles, vos machins, et vous me rebouchez tout ça, hein ? (Il sourit) Puis après vous arrêtez définitivement les conneries, vous vous sortirez les doigts de la raie et vous deviendrez un super chevalier ? Mais ça on n'y croit pas des masses, hein ? Ah ah ! (Il s'arrête de sourire)  Bon par contre vous avez ce qu'il faut comme oseille pour racheter tout le bazar ou pas ?
Perceval ( hésitant)
Ben...entre mes dépenses personnelles et ce que j'ai envoyé à mes vieux pour réparer leur ferme abîmée par un orage, je suis pas sûr d'avoir assez. (reprenant un ton assuré) Mais vous inquiétez pas, je vais me débrouiller : je viens de me souvenir que l'autre jour, y a un vieux qui m'a parlé d'un trésor dans la forêt..
Faudra juste que j'aille le déterrer.


Tribunus Cohortis Bescherellae
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Oh, mais j'avais pas vu que Parky nous avait trouvé une super chute dans l'autre topic ! :) On a bien fait d'la laisser dans sa mouise, elle claque cette chute ! :p
Et merci de prendre le relais GinAA, j'aurais en effet pas trop eu l'temps de m'atteler à ça en ce moment. :b

Chevalière à l'Happy Kulture
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De rien Coco.  Avec plaisir.
En fait, c'est pas tellement que j'ai le temps... C'est plutôt que je le vole. :-)

Chevalière Parodisiaque
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... Et que j'ai tendance à abuser sournoisement de votre gentillesse.
Savez c'que c'est vot' problème ? Trop d'Tatie !




:fete:

Chevalière à l'Happy Kulture
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:b

Vous inquiétez donc pas.  Je gère ! :-D

Chevalière Urbi et Urdi
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Bon, j'ai enfin pris le temps de le lire et j'ai bien rigolé :b

Tatie a écrit :

Savez c'que c'est vot' problème ? Trop d'Tatie !

:lol: Meuh nan :hug:

Chevalière Parodisiaque
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Pour ce scénario "péri-fêtes de fin d'année", d'où sa forme un peu... hors norme, et une disparition/remplacement de joueur ;)
Westminster est Grüdü
Coco l'Asticot est Ferghus
Mat est le Répurgateur
Tante Cryda est le Tavernier

Grüdü discute chiffons et techniques de maintien de l'ordre avec son homologue, Ferghus. Le Répurgateur, qui en a marre de se faire casser la gueule en tant que paladin, essaie de les recruter.


Le Reclassement II

Grüdü discute chiffons et techniques de maintien de l'ordre avec son homologue, Ferghus. Le Répurgateur qui en a marre de se faire casser la gueule en tant que paladin essaie de les recruter.


Assis à une table de la Taverne, Ferghus et Grüdü discutent autour d'un verre, en terrain neutre.
Ferghus
...c'est pour ça, je sais jamais comment en finir après une clé de bras. J'me retrouve comme un con à pas savoir quoi faire du mec, et j'me sens limite plus ridicule que lui !
Le Répurgateur entre dans la Taverne, et étudie la salle comme s'il cherchait quelqu'un.
Le Répurgateur  (après avoir zieuté la salle plusieurs fois, regardant en l'air.)
Seigneur Dieu, si vous êtes présent, envoyez-moi sans plus tarder, deux féroces guerriers, pour prêter main forte à votre fidèle serviteur dans sa quête d'éradication du Maaaaaaaal. Gloriiiiiiiiiia !!
Puis, il fait un signe de croix, avant de croiser le regard d'une esclave appartenant au Tavernier.
Le Répurgateur
Dééééééééémoooooon !!! Raaaaaah !!!
Grüdü, entendant la voix aiguë du Répurgateur, tourne la tête vers celui-ci.
Grüdu (à Ferghus)
Avec celui-là, pas besoin de clé de bras. Les petits qui se mettent à crier sans raison, y a qu'une seule technique : la masse. Tu la prends et tu lui défonces la gueule. En général il crie plus trop après. (il fait une grimace) Mais bon là, faut le foutre dehors avant... parce que faire ça dans la Taverne, pour peux qu'il y ait du clodo qui se rebelle, ça va foutre le merdier...
Le Répurgateur, qui a aperçu Grüdü, vient à sa rencontre.

Le Répurgateur
Vous, vous qui me semblez être un homme fort et robuste, que diriez-vous de prêter votre lame à notre Seigneur tout puissant, afin d'éradiquer le maaaaaaaaaaaal ?
Et je peux vous dire qu'il y en aurait des impies à tuer, pour la grâce de Dieu. Oh là là, tous ces félons que vous pourriez passer par le fil de votre épée.
Le Répurgateur regarde Grüdü, les yeux pleins d'espoirs à l'évocation de tous ces meurtres barbares au nom de sa noble cause.
Grüdu  (se tournant vers Ferghus)
Ça vous dérange pas de répondre un truc à ma place ? J'ai rien compris moi.
Ferghus (tout bas à Grüdü)
Mais moi non plus, j'ai rien capté ! (fort mais hésitant et timide, au Répurgateur)   Euh... Bon...jour ?

Le Répurgateur dévisage Ferghus, pendant plusieurs secondes, avant de répondre.

Le Répurgateur
Bonjour.(regardant en l'air, s'adressant à son "patron") Seigneur Dieu, je sais que vous cherchez à tester ma foi en vous, mais, ne pourriez-vous pas mettre sur ma route des mecs un peu moins cons ? Parce que, j'avoue que je suis tenté de les faire craaaaaaaaaamer !!!!
Ferghus (poliment et sincèrement intéressé)
Euh, excusez-moi ? Vous parlez à qui ?
Grüdü
Moi ? Bah à personne. J'ai rien dit !
Le Répurgateur (presque énervé)
Mais enfin, c'est dingue de pas comprendre que c'est à VOUS que je m'adresse, enfin !
Ne souhaiteriez-vous pas prêter votre force à l'éradication des impies ? Bien entendu, si vous aidez Dieu, je peux vous promettre une contrepartie sans pareiiiiiille. Comme... L'accès au Paradis.
Grüdü
Vous pouvez pas parler avec des mots plus simples ? Sans déconner ça devient vraiment vexant, là !
Ferghus (au Répurgateur)
Ouais, j'suis d'accord. C'est hyper chaud là.
Le Tavernier, attiré par les gesticulations du Répurgateur approche armé d'une cuillère en bois. Il toise le Répurgateur.
Le Tavernier (prudent, aux deux guerriers )
Pardonnez, messieurs. D'habitude, c'est plutôt paisible, ici...
Il saisit le Répurgateur par l'oreille et le conduit à la porte, qu'il lui fait franchir d'un coup de pied magistral. Il retourne à la table des guerriers.
Le Tavernier
J'vais vous amener un jambon, pour la peine. C'est un nouveau paysan de la vallée qui me fournit. Closs, qu'y s'appelle. Vous m'en direz des nouvelles.
Le Tavernier disparaît puis revient avec un monstrueux jambon qu'il dépose entre les deux hommes.Un paysan totalement saoul renverse sa table et essaie de casser une cruche sur la tête d'un consommateur vêtu de rouge."Maman" déboule du fond de la cuisine avec une poêle à frire qu'elle écrase sur l’agresseur.Le Tavernier soupire, déprimé.
Grüdü se rue sur le jambon et commence à le déchiqueter comme une bête sauvage en mordant dedans, sous les yeux choqués de Ferghus. Pendant qu'il se dévore à lui tout seul le jambon, le paysan saoul essaye de s'agripper à la viande. Mais aussitôt qu'il pose un doigt dessus, Grüdü le fusille du regard, empoigne sa faux et en met un coup en plein dans la face du gueux, qui recule de six mètres et vient se cogner contre le placard du fond. Le placard, pas très solide, bouge un peu mais tient le coup.Le consommateur vêtu de rouge tente de sauter sur le jambon à son tour, mais en cours de vol, le coup de pompe de Ferghus ne se fait pas attendre : le consommateur vêtu de rouge fait un triple salto jusqu'au placard, qui commence à sérieusement menacer de se viander.Pendant que le Tavernier admire le résultat, "Maman" arrive discrètement avec sa poêle à frire derrière lui, et s'apprête à lui donner la raclée de sa vie, pour on ne sait quelle raison. Mais s'apprête seulement. Grüdü et Ferghus, qui regardaient le placard, se retournent aussitôt vers le Tavernier, et l'écartent de la trajectoire du coup de poêle à frire qu'il manque de peu. Ratant son coup, "Maman" trébuche et vient donner son coup de poêle dans le placard.La porte s'ouvre. Le Répurgateur entre en gueulant qu'il a oublié son insigne de Dieu à la Taverne, et que c'est une honte d'être accueilli comme ça, et sans doute d'autres plaintes qu'il aurait voulu dire, mais trop tard : le placard vient s'écraser sur lui, et tout son contenu avec : beurre salé, miel, cuisses de canards confites, corbeaux morts, pâtés pour chiens de guerre, pinces de crabes, une demi-douzaine de bouteilles de jaja, une tête de mort, une bougie, trois ou quatre livres, des verres, un portrait du père du Tavernier et des jeux de dés.
Silence complet dans la Taverne. La bagarre générale est terminée, presque tous les clients sont assommés. Seuls Grüdü, Ferghus et le couple de taverniers sont encore debout. Ils contemplent tous la scène chaotique, muets.Au bout de deux bonnes minutes, Ferghus se tourne vers le Tavernier et s'adresse à lui du ton le plus naturel du monde.

Ferghus  (au Tavernier)
On vous doit combien ?
"Maman", toujours armée de sa poêle à frire, rejoint la cuisine en marmonnant. En passant, elle envoie un balai à son mari. Le Tavernier qui semble habitué, s'appuie sur le balai avec un air las.
Le Tavernier
Nan mais laissez. C'est pour moi. D'habitude je les balaie pas avant deux-trois heures du matin, là il est onze heures et demi, vous m'avez fait gagner plusieurs heures de repos. Si ça pouvait être tous les jours comme ça, tiens ben j'vais vous dire,  ce serait... édénique !
Un petit sourire aux lèvres, le Tavernier s'assoit à la table, se sert une coupe et ressert ses deux convives.
Grüdü, avant d'entamer sa nourriture, vient chercher le Répurgateur, et le traîne par terre jusqu'à la porte, où il l'expédie brutalement en lui disant "Et revenez plus !". Il vient ensuite se rasseoir à la table à côté de Ferghus.

Grüdü
Ouais nan mais je sais pourquoi vous me regardez comme ça. Moi non plus j'ai pas compris pourquoi je me suis énervé contre lui comme ça, en fait. C'est vrai qu'il a rien fait, il était même plutôt sympa. C'est à force d'être violent, j'arrive plus à m'attacher aux gens. Pourtant j'ai quand même ma part de sensibilité, je suis pas complètement sauvage. (il boit un coup de verre de vin) Dites, Tavernier, ça me gêne un peu qu'on ait foutu le souk dans votre boui-boui. Il était déjà pas propre partout, si en plus on se met à tout démolir du sol au plafond... Enfin je dis ça, mais à côté de là où j'ai été élevé, c'est le César Palace ici... Qu'est-ce qu'on peut faire pour se faire pardonner ?
Le Tavernier
Penseeez ! J'ai l'habitude ! Non le souci c'est que j'dors de moins en moins longtemps. Depuis que tout le Royaume vient à Kaamelott pour l'épée, là, y a du monde tout l'temps, ça bastonne de plus en plus tard. On donne dans "l'conflit ethnique" ! Alors, bon, c'est vrai, j'ai deux OU trois grouillots pour le ménage, mais vous savez c'que c'est... Faut surveiller. Ah tavernier, c'est pas une sinécure, hein ? (réfléchissant un instant) Quand je vois la vitesse à laquelle vous réglez les petits conflits, je m'dis qu'un ou deux gaillards comme vous dans l'équipe... (resservant ses invités) Et vous ? Pas trop de boulot en ce moment ?
Ferghus
Si, à fond ! (entre deux gorgées de cidre) Perso, j'arrête pas.
Il pioche tranquillement quelques morceaux de saucisson dans l'assiette que leur a apportée le Tavernier.
Le Tavernier (déçu)
Ah c'est dommache, ça ! Et ... Ça paie bien ?
Ferghus
Pff, pas un rond... (enthousiaste) Mais si on travaille bien et qu'on embête pas trop l'Seigneur Lancelot, on a l'droit de grignoter les restes quand lui et Guenièvre ont fini d'manger !
Grüdü (en parlant de Guenièvre)
Je comprends pas comment ça se fait qu'elle est encore en vie, celle-là. Si j'étais garde pour Lancelot à votre place, je vous jure que je lui aurais déjà bourriné sa face. On touche pas au Roi comme ça ! Enfin là c'est pas le Roi, c'est un autre... mais vous voyez ce que je veux dire, on touche pas au type dont on s'occupe de la protection comme ça, mais c'est long à dire aussi ! Mais en ce moment, le Roi, le vrai, il sort pas tellement de chez lui et j'ai l'impression que je le gonfle un peu... (au Tavernier) Alors si vraiment vous avez besoin d'un garde du corps, Tavernier...
Le Tavernier (jovial tout à coup)
Poh ! Pas b'soin de garde du corps, j'ai ma femme à poêle. (hurlant soudain en direction de la cuisine)  HEIN MAMAN ? ("Maman" sort un instant, un peu surprise puis retourne dans la cuisine en haussant les épaules. Le Tavernier glousse.) En r'vanche, (désignant du menton Ferghus), vu que côté bectance, c'est pas la joie chez vous et que vous,  vous gâchez votre talent à rien foutr... (se reprenant devant le froncement de sourcil de Grüdü) Hum... Vous gâchez vot'e talent, j'ai peut être qu'et' chose pour vous… (Le Tavernier passe sa main sur la table d'un air gourmand) Du v'lours !
Ferghus (après un instant de réflexion)
Euuuh, perso, la couture, c'est vraiment pas mon truc, hein.
Grüdü
Ben moi je m'habille avec des peaux de bêtes, mais j'ai pas pigé l'histoire du rapport avec notre talent qu'on gâche, perso. (regardant en direction de la cuisine) Bon puis celle-là, je sais pas ce qui me retient, mais si je la vois encore se pointer avec sa poêle à frire, je la lui envoie dans la face. Désolé Tavernier, mais depuis tout à l'heure j'ai l’impression qu'elle bousille votre sécurité, et j'aime pas ça, ça me file des fourmis.
Le Tavernier (un peu inquiet)
Pop, pop, pop ! Faut pas toucher à ma femme, hein ! (charmeur) Je vous offre de devenir (il marque un temps, puis radieux)... VIDEURS ! Oui messieurs ! Rien de moins ! C'est pas du prestige, ça ?
Ferghus
Mais, euh... Faudrait vider quoi, exactement ? J'vous préviens, si c'est des poissons ou des trucs comme ça, j'vais gerber !
Le Tavernier
Nan mais quand je dis "videur" c'est pour les clodos qui m'mettent le bazar dans la boutique. Vous les viderez... Euh dehors, vous voyez ?
Grüdü
Les vider de leur sang vous voulez dire ?
Ferghus (mettant le dos sa main devant sa bouche et se penchant vers le sol)
Ça y est, j'vais gerber !
Le Tavernier (comprenant soudain la méprise)
Oulaaaah ! Non, hein, faut pas m'les buter, sinon je vais d'voir fermer boutique. Nan, vous êtes là, vous grignotez un truc si vous voulez et dès qu'un client commence à foutre le bazar, vous l'calmez et si y s'calme pas, vous "l'aidez à prendre la porte" m'voyez ?
Grüdü
Et comment on sait à quel moment un client commence à foutre le bazar ? Parce que moi, je me connais, si on me donne pas d'ordres précis, vos clients vont se retrouver avec des bras en moins dès qu'ils auront commencé à élever la voix ou à casser la vaisselle.
Le Tavernier
Beeen, che sais paas. (désignant Ferghus)   Vous consultez l'copain, pis vous vous faites une opinion à deux.
Ferghus (après un instant d'hésitation)
On n'a qu'à faire un essai ?
*Plus tard*
Grüdü et Ferghus sont debout, au fond de la salle où se trouvent à nouveau des clients. Grüdü se tient aux aguets, tandis que Ferghus semble s'ennuyer. Juste devant les deux hommes, un vieillard attablé tousse un peu fort.

*Plus tard*

Grüdü
Nan mais c'est pas de notre faute, aussi... Comme la toux du vieillard a fait sursauter Ferghus, forcément il a sorti son épée par réflexe. Moi, comme ça faisait longtemps que j'en avais pas utilisé une, d'épée, du genre au moins une heure... dès que j'ai vu celle-là ça m'a rendu dingue : je l'ai arrachée des mains de Ferghus, j'allais en foutre un coup sur le vieux — il avait éternué, toussé, puis re-éternué trois fois derrière, faut pas exagérer ! —, et c'est à ce moment-là que madame a voulu s'intercaler entre l'autre et moi et qu'elle s'en est mangée une parce que, pris de panique, Ferghus lui a mis un coup de saladier. (Ferghus acquiesce avec un geste de la tête qui veut dire "C'est exactement ça." Grüdü regarde "Maman" couverte de bleus, allongée par terre) Mais vous nous en voulez pas Tavernier, hein ?
Le Tavernier  ( troublé)
Cheuuu... Nan... Du tout... C'est sûr, vous êtes doués, hein ! Rien à redire côté efficacité, mais du coup, je m'disais "si l'Seigneur Lancelot et le Roi Arthur apprenaient que je leur ai piqué leurs meilleurs guerriers, c'est des coups à m'faire flamber ma boutique." Alors, c'qu'on va faire : on revient comme avant,vous retrouvez vos postes respectifs et (soudain enjoué) chaque fois que vous rev'nez, vous buvez l'coup gratis, pour service rendu. Comprenez ? Vous savoir en protection, à l'extérieur,  c'est tellement rassurant.
Ferghus, qui était perdu dans ses pensées depuis quelques minutes, semble avoir une illumination.
Ferghus (exalté)
Oh, nan, attendez ! J'ai une idée ! Moi, de mon côté, j'demande au Seigneur Lancelot de m'envoyer en mission ici, à la Taverne — en surveillance ou en repérage — et Grüdü demande à Arthur la même chose. (sur le ton de l'évidence) Comme ça, ils sont contents, parce qu'on continue d'bosser pour eux ; (au Tavernier) vous, vous êtes content, parce qu'on surveille l'établissement ; et nous, on est contents, parce qu'on a double paye.
Il sourit, attendant l'approbation des deux hommes.
Et en plus on pourra boire des canons.


Chevalier aux Pouces Verts
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Ah bah tiens, je venais de mettre à jour les titres des deux derniers scenarii justement ^^

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