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Croustillant
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Bonjour à tous. J'arrive un peu comme un pet sur une plaque de verglas mais c'est pour les fées de surprise.
Donc, je viens dans la section prévue à cet effet pour vous présenter les petits scripts que j'ai écrit sur Kaamelott. Bon, y'en a une douzaine disponible sur Wattpad mais c'est une plate-forme très peu accessible finalement et pas bien avantageuse... puis, je passerai le mot sur la communauté. Donc, comme je peine à montrer ce que je fais à des trues fans de la mort qui tue très lentement et que j'ai vu que y'avait une endroit " Scénarii " exprès ici, je me suis permis.
Du coup, je vous balance pas les douze épisodes d'un coup, un par un si ça vous plait et que vous en voulez plus, bien entendu.
Et prenez soin du rock and roll.

Je précise juste que ces scénarii se déroulent avant le premier Livre et donc entre le Livre 6 et le Livre 1. Certains épisodes peuvent se placer entre le premier et le deuxième, ça reste relativement la même ambiance.

1 - L'invasion viking

Dans les couloirs du palais, Perceval et Bohort se croisent.

Bohort : Seigneur Perceval ! Seigneur Perceval ! C'est terrible !
Perceval : Qu'est-ce y'a ? Y'a du grabuge ?
Bohort : Les vikings sont à nos portes !
Perceval : Si c'est que je pense, ça se mange avec des artichauts.
Bohort : Non, les vikings sont un peuple du nord ! On raconte de partout que ce sont des barbares assoiffés de sang ! Nous allons tous mourir !
Perceval : Du nord par rapport à quoi ?
Bohort : Il faut aller prévenir le roi avant qu'ils ne nous massacrent tous jusqu'au dernier !
Perceval : Bon bah, ça va, j'le fais, moi.
Bohort : Je vais prévenir le seigneur Léodaguan en attendant pour qu'il prépare nos défenses !
Perceval : Ouais, ok.
Bohort : Euh... seigneur Perceval ? Faites attention en prévenant le roi.
Perceval : Bah pourquoi ?
Bohort : Il vient de dîner avec sa tante et je crains que le « petit bâtard d'incapable de neveu » ne lui ait pas forcément réchauffé le cœur...
Perceval : Ah ouais, c'est pour ça que je n'ai pas de tante, moi. C'est un vrai nid à emmerdes cette histoire.

KAAMELOTT.

Perceval toque à la porte du roi.

Arthur : Perceval ? Qu'est-ce que vous me voulez, encore ?
Perceval : Rien de grave, sire.
Arthur : Rien de grave ? 'Voulez ma pompe au derche ?
Perceval : C'est Bohort qui m'a dit de vous dire que y'a les marketings à notre porte.
Arthur : Les quoi ?
Perceval : Les marketings qui viennent des pays de je sais plus où parce que ça me gonfle.
Arthur : ... Non mais c'est quoi, là ? Bon dieu, j'peux pas ronquer tranquille ? Faut forcément que je sois obligé de déchiffrer vos conneries ?
Perceval : Bohort a dit que c'était un peuple assoiffés de sang.
Arthur : ... Les vikings ?
Perceval : Ouais, voilà.
Arthur : Et, quoi ? Ils sont à nos portes, là, les vikings ?
Perceval : Ouais, c'est ça.
Arthur : Et ils sont combien ces cons ?
Perceval : Ah, honnêtement, je ne saurais pas dire.
Arthur : ... Bon, j'arrive. Venez avec moi.
Perceval : Qui ça, moi ?
Arthur : Bah oui, pas le portier !

~

Arthur, Léodaguan, Perceval et Bohort en retrait s'avancent dans la cour du château.
Arthur : Eh ben ? Ils sont où ?
Bohort : Regardez ! Il est là ! Devant vous ! Il va tous nous tuer !
Léodaguan : Quoi, c'est lui ? Le pedzouille assis sur un tronc d'arbre ?
Bohort : Il a les yeux qui trahissent son horrible envie de meurtre !
Arthur : ... Non, attendez, vous m'avez fait lever pour me prévenir que y'a UN SEUL viking qui poirote devant le château ?
Léodaguan : Et ça m'étonne qu'à moitié.
Arthur : Et y veut quoi celui-là ?

Le viking se lève et s'approche.

Viking : Bonjour, roi des bretons.
Arthur : Ouais, bonjour aussi, moi j'veux bien mais t'es qui ?
Bohort : Ne le tutoyez pas, sire ! Vous allez le vexer.
Arthur : Bon, ok. Que me voulez-vous, homme du nord ?
Perceval : Sans déconner, je bite rien.
Viking : Je veux raser la Bretagne.
Arthur : Eh ben ! Mais... excusez-moi, hein mais... essayez au moins de décliner votre identité, hein, avant qu'on ne commence à se friter la tronche.
Viking : Je suis Ragnar, le plus puissant de tous les guerriers.
Bohort : Mon dieu, sire ! Ragnar ! On dit qu'il...
Arthur : Non mais Bohort, s'il vous plait, contentez-vous de... hein, voilà. Bon, ok, euh... machin, et donc tu veux... raser mon royaume ?
Ragnar : Bah... c'était plus ou moins le projet, ouais...
Arthur : Et avec quelle armée sans être indiscret ?
Ragnar : Ah non mais je n'ai pas besoin d'armée. D'une seule main, j'vous éclate tous et j'brûle le pays.
Léodaguan : Bon, j'y vais ? J'lui fous une avoine ?
Arthur : Ah oui, tiens, vous allez être utile, vous pour une fois. Euh... machin, écoute, un peu. Léodaguan, honnêtement, on le laisse passer ?
Léodaguan : Le laisser passer ? Vous êtes pas dingue ? Moi d'un coup de pied au derche, je le renvoie sur la banquise le pingouin.
Arthur : Voilà ! Alors, ça c'est qu'un exemple mais...
Ragnar : Bon, on a assez perdu de temps, déblayez.
Léodaguan : Bon, allez, je n'ai pas que ça à glander, j'l'installe sur une catapulte et direction les igloos.
Ragnar : Sauf si...
Léodaguan : Ah bah tout de suite...
Arthur : Sauf si quoi ?
Ragnar : Sauf si vous me donnez un trésor de guerre. Alors là, je m'en irai.
Arthur : Un... trésor de guerre ?
Léodaguan : Non mais vous ne voulez pas des fruits confits avec ?
Arthur : Bon... Euh... Bohort... vous... donnez-moi le machin, là.
Bohort : Comment ?
Arthur : Le truc que vous trimballez comme un troubadour depuis deux semaines, le truc.
Bohort : Sire ! Vous n'allez pas donner mon écharpe à ce barbare ?
Arthur : Eh ben si ! Parce que je suis le roi alors c'est moi qui décide ! Donnez-moi ça. Allez. Voilà. Hé, euh, machin, attrape.
Ragnar : Qu'est-ce que c'est ?
Arthur : Eh ben... ça s'appelle une écharpe. C'est un truc qu'on se fout autour du cou pour ne pas trop cailler. Essayez... ça vous servira dans votre... euh... j'sais pas, votre contrée.
Ragnar : C'est un tissu !
Arthur : Mais pas du tout ! C'est une relique. C'est... même magique, tenez, ça repousse les... les... mauvais esprits.
Léodaguan : Non mais qu'est-ce que vous essayez de négocier... Moi j'vous dis, d'une seule main, j'lui botte le cul et sans me fatiguer.
Ragnar : Mais ça fait quand même un peu tissu !
Arthur : Ah ouais... c'est magique mais... bon, on va pas s'mentir... ça fait tissu. Ça, ouais... ça fait tissu.
Ragnar : ... Ok, ça va. Mais si jamais tu m'as menti, roi des bretons, je reviendrai et tu subiras ma colère ! Par Thor !
Perceval : Par qui ?
Arthur : Je... j'en sais rien, je bite la moitié de ce qui me dit le zozo.

Ragnar s'en va.

Bohort : Nous l'avons échappé belle au prix d'un tragique tribut ! Loué soit...
Arthur : Bohort, si vous ne voulez pas partir avec à coup de pied dans le fion, je vous garantis qu'il vaut mieux pour vous que vous fermiez votre mouille.
Léodaguan : Oui... Oui non mais voilà... nananana, le trésor de guerre, machin-chose... non, non... négociations... C'est bien votre façon de faire, ça.
Arthur : Oh mais quoi ? J'allais pas lui dérouiller sa tronche à l'autre con, non plus ?
Perceval : Mais moi, je n'ai pas compris, il voulait des fraises ou des framboises ?

KAAMELOTT.

Léodaguan retourne dans sa chambre et se couche.

Séli : Eh ben ? Qu'est-ce que c'était qu'encore que ces conneries ?
Léodaguan : Ah non mais m'en parlez pas...
Séli : Eh ben, ça ne vous a pas rendu plus aimable en tout cas.
Léodaguan : Oui non mais d'accord mais voilà, y'avait un guignolo qui s'est pointé et au lieu de lui tirer une flèche dans le pif, notre bon roi a voulu « négocier » pour qu'il s'en aille. Pour éviter les bains de sang qui nous dit.
Séli : Bah ça ne vous ferait pas de mal de temps en temps. A force de crever tout le monde pour un oui ou pour un non...
Léodaguan : Ah ouais non mais d'accord...

NOIR

Léodaguan : À la prochaine bataille, j'tiens un stand de crêpes.

Chevalier Feuletonniste
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Ouais, un nouvel auteur ! :) Bienvenue chez les auteurs/lecteurs, Siegfrid !

Tu as raison : n'envoie pas tout en même temps. Par exemple un par semaine, ça nous assure qu'il y en aura pour deux mois et vingt-quatre jours de lecture (à une vache près) car à part toi, c'est assez calme par ici...

Concernant le sketch, j'ai beaucoup aimé la forme : tu maitrise super bien l'argot et les expressions kaamelottiennes. Il y a quelques phrases bien senties que j'ai adorées (« Moi d'un coup de pied au derche, je le renvoie sur la banquise le pingouin. » !!!) C'est vraiment agréable à lire et très drôle, et la chute est bien trouvée. Pour le fond, disons que ce n'est pas très original (c'est une variante de l'invasion des Huns), mais c'est tellement efficace ! Attention à quelques petites fautes (« Léodagan » s'écrit sans u).

Bref, merci pour ce moment de plaisir !

Chevalier
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Pareil qu'Agloval ! C'est très agréable à lire. On retrouve le ton et le rythme des personnages, c'est bien joué et c'est drôle. J'ai hâte de lire les prochains. :)

Chevalier So Briqué
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Je vais avoir un avis complètement différent, je n'ai pas trop apprécié.

J'ai l'impression de voir un patchwork de plusieurs épisodes, greffés les uns aux autres.
Ça ne se détache pas assez du matériau de base pour raconter sa propre histoire (sauf pour Perceval, ça allait encore).

Croustillant
Hors ligne

Hey hey !

Merci à Agloval et Ogma pour vos commentaires. Je suis ravi d'avoir pu vous donner la sensation de lire un scénario proche de l'oeuvre originale puisque c'était un peu le but à la base et toujours un exercice très difficile. Surtout à mes quelques premières tentations car je voulais vraiment rejoindre l'esprit pur Astier avant de mettre un petit peu de moi dedans Kaamelott. Voilou.

Quant à toi, Bernard d'Arimathie ou d'Arithmétique, ça dépend des régions, je comprends tout à fait de ce que tu veux dire et ce que tu ressens. Comme déjà dit, je voulais tenter de me rapprocher le plus des épisodes originaux avant de mettre quelques mots et expressions de mon vocabulaire. Tu remarqueras que c'est un peu le cas dans ce premier épisode mais les exemples sont peu nombreux. Ne t'en fais pas, les suivants se détachent un peu du " copier collier " pour donner l'impression de lire, en effet, des scripts du Kaamelott mais sans que l'impression de Déjà-Vu ne soit trop forte. C'est pour ça que vous allez bientôt voir un peu trop de normands dans mes scénarios ou de références à la mythologie nordique (je trouve les vikings trop en retrait dans Kaamelott :/)

Chevalière Nebulis Causa
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Cela ne me gêne pas lorsque les scénario sont très inspiré par la série. C'est d'ailleurs souvent le cas sur les tout premiers scénario des auteurs de scénario, et je suppose que de la douzaine que tu as écrit, celui-ci est le plus ancien.
Les Personnages sont respecté, l'argot et les expression se prêtes parfaitement à l'univers.
Si ce n'est pas le plus original des scénario, il est toutefois très agréable à lire (et le serait encore plus enluminé ;) )

Croustillant
Hors ligne

Merci !

Bon, allez, je suis gentil, je vous balance l'épisode 2 que je trouve un peu moins bien réussi mais je ne m'améliore que petit à petit.

2 - Frères d'armes

Très tôt, à l'aurore, Léodaguan et Arthur se croisent dans les couloirs du palais.

Léodaguan : Ah, vous, je vous cherchais !

Arthur : Quoi, à six heure du matin vous me cherchiez ? Vous êtes sûr que tout tourne correctement là-dedans ?

Léodaguan : Non mais, attendez, vous allez vite comprendre.

Arthur : Comment ça ?

Léodaguan : Z'allez voir, z'allez voir. Ouvrez la fenêtre.

Arthur : Qu'est-ce que... enfin, vous... qu'est-ce qui vous prend ?

Léodaguan : Ouvrez la fenêtre, vous verrez.

Arthur : Vous ne préférez pas que je vous fasse passer à travers ? J'suis juste allé pisser, j'voudrais bien aller retourner me coucher parce que...

Léodaguan : Eh bah vous retournerez vous coucher un autre jour ; ouvrez la fenêtre.

Arthur : Ah non mais vraiment, parfois, ça... hein, c'est dingue, ça.

Arthur s'avance devant une fenêtre et l'ouvre.

Arthur : ... Super. Génial. Eh bah, ça valait le coup, franchement.

Voix du maître d'arme : Savez-vous jouer les tarlouzes, à la mode, à la mode ! Savez-vous jouer les tarlouzes à la mode de notre bon roi !?

Arthur : Ah non, je l'avais oublié, lui.

Léodaguan : Voilà, ça fait depuis une heure qui tire la chansonnette dans la cour du château alors si vous aurez l'intime obligeance de nous la couper, ce serait bien aimable de votre part.

Arthur : ... Non, hein, moi, j'me tire.

Léodaguan : De quoi ?

Arthur : Rien, je me tire ! Je me casse, je n'ai pas envie de jouer des bâtons avec ce taré.

Léodaguan : Ah mais non parce que sinon, il va gueuler comme ça jusqu'à...

Arthur : Eh ben vous inventerez une bricole parce que moi, je filoche.

Arthur s'en va en courant.

Léodaguan : Non mais vous n'allez pas vous défiler ! Attention ! Sinon, j'vais... Vous savez quoi ? Vous êtes un...

Arthur : Vous avez qu'à l'inviter à bouffer, la bouche pleine, il pourra plus jarter !

Léodaguan : Oh, vous avez cru que je tenais un réfectoire ? Oh ! Oh !

KAAMELOTT

Karadoc ainsi que Kadoc passent par la cour du château et croise le maître d'armes qui chantonne.

Maître d'armes : Ah tiens, messire Karadoc. Vous tombez bien, j'aurais une question à vous poser. Et... euh... lui, c'est qui ?

Karadoc : Ah, c'est mon frère. Kadoc.

Maître d'armes : Bonjour, bonjour. Bon, je voudrais savoir si vous auriez croisé notre bon roi. Non mais parce que j'avais un entrainement avec lui mais visiblement...

Karadoc : Bah... moi j'viens de le voir partir en carriole et quand je lui ai posé la question, il m'a dit que la vie était trop courte.

Maître d'armes : Hm, j'imagine qu'une quelconque affaire urgente l'aura retenu... Bon tant pis.

Karadoc : Ah maintenant que je vous tiens, est-ce que vous pouvez me garder mon frère ? Je dois aller vérifier si mes fromages sont finis d'affiner.

Maître d'armes : Eh vous ne pouvez pas le garder, vous-même ?

Karadoc : J'en ai juste pour une minute !

Maître d'armes : Non mais oh ! Attendez ! Je...

Karadoc est déjà parti. Le maître d'armes se retourne vers Kadoc.

Kadoc : On dit au revoir à son caca pour lui donner du courage.

~

Maître d'armes : Mais bon dieu, c'est pas bien compliqué ! Vous prenez votre épée et vous la pointez sur...

Kadoc : Y'a des méchants ?

Maître d'armes : Evidemment que non ! C'est un entrainement ! Prenez votre épée, allez-y. Voilà. Bien haut comme ça. Eh hop, vous m'attaquez. Allez ma petite putaine, un peu de nerfs !

Kadoc : Ils sont où les fromages ?

Maître d'armes : Mais attaquez ! Bon dieu de bon dieu ! Attaquez ! Je vais vous montrer. Comme ça, m'voyez ? Hop ! Allez.

Kadoc lève son épée.

Maître d'armes : Non... non... mais le but est pas de piquer le cul du ciel mais d'échanger des passes. Est-ce que vous comprenez quand je vous parle ?

Kadoc : Je ne peux pas aller frapper des poules ?

Maître d'armes : Bon allez tant pis, je vous fais une botte, z'aurez qu'à esquiver parce qu'au bout d'un moment...

Kadoc : Les bottes c'est bien quand y'a de la gadoue.

Karadoc : Maître d'armes !

Maître d'armes : Ah bah quand même ! Vous aviez fait un détour par l'Andalousie ou bien ?

Karadoc : Non c'est ma femme qui m'a encore tenu la jambe, soit disant que dormir avec des escalopes de veau, ce n'est pas sain. Qu'est-ce que vous faisiez ?

Maître d'armes : Bah, j'essayais de le... je ne sais pas, de l'occuper avec quelques passes mais... y'a rien à faire... C'est... niveau débile, j'ai rarement vu aussi haut placé.

Karadoc : Ah oui mais avec une épée, il attaque que les poules, lui.

Maître d'armes : Comment ça ?

Karadoc : C'est parce que quand il était petit, une poule l'a fait tomber dans un puit.

Maître d'armes : ...

Karadoc : Voilà ! Alors du coup, bah... il attaque les poules.

Kadoc : Les petits poissons, c'est bon avec des oignons.

Maître d'armes : (soupir)

KAAMELOTT

Arthur remonte discrètement les marches du palais.

Léodaguan : Ah !

Arthur : Putain mais vous êtes encore là, vous ? Z'avez passé la journée à m'attendre pour me chanter les retrouvailles ou bien ?

Léodaguan : Oh bah non, tout de suite, j'allais à la cuisine mais... c'est passé le truc avec le maître d'armes, il a arrêté de braire.

Arthur : Ah bon ?

Léodaguan : Ouais, pendant que vous partiez comme une grosse gonzesse, y'a l'autre là... le seigneur Karadoc qui la rejoint. Du coup, si j'ai bien compris, ils se sont entrainés ensemble...

Arthur : Oh... ah... le pauvre...

Léodaguan : Ah ouais...

NOIR

Léodaguan : Là, le maître d'armes, l'avez sacrifié.

Croustillant
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Allez, je balance la suite !

3 - L'étoffe de Guenièvre !

Tôt le matin, Arthur dort encore et se fait réveiller par Guenièvre.

Guenièvre : Oh, vous dormiez ?

Arthur : Hein ? Mais évidemment que je dormais ! Je ne jouais pas aux cartes !

Guenièvre : Il faut que je vous dise quelque chose d'important...

Arthur : Eh ben, quoi ?

Guenièvre : Vous avez vu mon étoffe ?

Arthur : Mais qu'est-ce que j'en ai à secouer de vos tissus ?

Guenièvre : Je l'avais posé sur le guéridon avant de partir en Carmélide et elle n'y est plus !

Arthur : Encore une fois, qu'est-ce que vous voulez que ça me foute ?

Guenièvre : Une petite serviette en soie, je l'avais acheté à un marchand indien !

Arthur : Non mais vous auriez pu l'acheter à Saint-Thomas, je n'en ai rien à carrer. Vous ne pouvez pas faire gaffe à vos affaires, sans déconner, hein ? Au bout d'un moment...

Guenièvre : Je ne peux pas l'avoir perdu... (sanglots)

Arthur : Ah vous n'allez pas vous mettre à chialer non plus !

Guenièvre : Je me souviens quand je m'en servais pour m'essuyer les pieds en revenant de la plage...

Arthur : Vous devinez où j'ai envie de coller les miens en ce moment ?

KAAMELOTT

Arthur marche dans le palais et tombe sur Bohort qui entrepose des babioles dans le couloir.

Arthur : Euh... Bohort ? C'est vous ?

Bohort : Ah, sire ! C'est parfaitement charmant !

Arthur : Mais qu'est-ce que c'est que ce gourbi ?

Bohort : J'ai récupéré pleins de petits délices que je vais vendre aux marchés ! C'est la saison des stands de pâtisseries et des reventes exotiques.

Arthur : Bon dieu mais vous n'êtes pas brocanteur ! Vous n'avez pas mieux à foutre que de refiler des daubes à tout le peuple ?

Bohort : Vous ne voulez pas participer, sire ?

Arthur : Participer ? Oui, bien sûr, pourquoi pas. Et à la prochaine galère, vous voulez y participer peut-être ? Rangez-moi ça et... Oh.

Bohort : Quoi donc ?

Arthur : Mais j'le connais ce machin, c'est... Euh... Mais c'est la serviette de... Attendez ici, je reviens !

Bohort : Sire ?

~

Arthur revient en courant mais Bohort n'est plus dans les couloirs, il le retrouve dans la cour du palais.

Arthur : C'est le mot « attendez » ou « ici » que vous n'avez pas compris ?

Bohort : Mais sire, j'étais en retard pour les festivités.

Arthur : Je m'en fous... Comment vous avez eu la serviette en soie ?

Bohort : Celle avec un délicieux griffon brodé dessus ?

Arthur : Ouais, celle-ci.

Bohort : C'est Venec qui me l'a revendu pour quelques pièces d'or.

Arthur : Comment ?! Et... mais elle est où ?

Bohort : Mais j'ai tout vendu, sire.

Arthur : La serviette aussi ?

Bohort : Ah non sire, il me semble que je l'ai offert à des enfants pauvres.

Arthur : Putain de pauvres !

~

Dans la salle de réunion, Venec et Arthur discutent.

Venec : Alors, qu'est-ce que y'a pour votre service ?

Arthur : De un, je vous conseille de la boucler sous peine de prendre un pain et de deux, vous allez tout de suite m'expliquer comment vous avez pu revendre une serviette en soie à Bohort.

Venec : Oh, sire ! Qu'est-ce qui se passe ?

Arthur : Il se trouve que cette serviette appartenait à ma femme et que, vu qu'elle me bassine depuis trois jours avec, je voudrais bien lui refiler pour qu'elle me lâche la grappe. J'vous cache pas que je préférerais l'étouffer avec mais on va se lancer dans des trucs... Enfin bref ! On s'en fout. Dites-moi tout et tâchez de faire court !

Venec : Attendez, attendez.

Venec sort un petit calepin et une plume.

Venec : Alors, vous dites que c'était une serviette en soie ?

Arthur : ... Ben oui... comment, qu'est-ce que vous... ?

Venec : Ah ouais, c'est des gars à moi.

Arthur : COMMENT ?!

Venec : Non mais le prenez pas mal, sire. Je ne leur ai pas demandé de venir spécialement piocher dans le château.

Arthur : Trop aimable. Donc, c'est vos types qui sont venu cambrioler ma piaule ?

Venec : Ah bah tout de suite, « cambrioler » !

Arthur : Oui bah, c'est comme ça que ça s'appelle ! Je fais quoi, moi ? Je vous balance dans une cage sans boire ni bouffer ? Je fous le feu à votre derche pour plus revoir votre tronche ? Ou alors j'vous envoie tout nu avec un lance-pierre dans la lice d'après-demain ?

Venec : Mais sire...

Arthur : Je vous garantis que vous allez me la retrouver... Vous allez me la retrouver mais propre et net.

Venec : Non mais on va bien pouvoir s'arranger...

Arthur : Je veux, oui ! Non mais, vous vous rendez compte de vos conneries ?

Venec : Ah mais faut bien qu'ils mangent les gars, aussi...

Arthur : Non mais, bon, après... bon, vous avez chouravé l'écharpe de l'autre patapouf, moi je m'en fous hein mais... voilà, faites gaffe à l'avenir. Vous faites vos combines dans votre coin mais je veux ne surtout pas vous voir roder ici. Sinon, ce sera aux geôles et pour une durée indéterminée. Compris ? Imaginez qu'un jour, vous demandez à un de vos machins de piquer des trucs cossus et que vous me niquer Excalibur ou l'une de mes bagues...

Venec : Ouais non mais je comprends, j'vous garantis que ça n'arrivera plus.

Arthur : Faites gaffe, hein.

Venec regarde son calepin.

Venec : Promis, sire. Sinon, ça vous intéresse un médaillon d'Ogma ?

KAAMELOTT

Arthur arrive dans sa chambre pendant que Guenièvre brode en chantonnant.

Arthur : Dites, mettez-là en veilleuse deux secondes ! J'ai un truc pour vous.

Guenièvre : Oh ! Pour moi ?

Arthur : Bah oui, pas pour le mur du fond. Attention... Attention...

Il sort la serviette que Venec lui a rapportée depuis peu.

Guenièvre : Oh ! Ma serviette en soie ! Comment vous l'avez retrouvé ?

Arthur : Ah bah... c'est... euh... un dragon. Je l'ai zigouillé pour la récupérer. Ouais, un enfoiré de dragon qui l'avait volé.

Guenièvre : Dans la chambre, directement ? Mais comment est-ce possible ?

Arthur : Eh... oui... C'était un dragon polymorphe, c'est pour ça. 'Savez... Ils se transforment en... je ne sais pas comment ça s'appelle... en machin là et après ils chouravent des trucs... de valeurs ou... enfin voilà... Du coup... Eh ouais, c'est pour ça...

NOIR

Arthur : Vraiment des saloperies ces machins, hein ?

Chevalier Feuletonniste
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Ce sketch n'est pas original du tout (c'est du déjà vu) mais qu'est-ce que c'est bien écrit ! C'est dommage que tu n'aies pas plus d'idées, car tu fais parfaitement vivre et parler les personnages. Par exemple la fin, je la trouve vraiment dans le bon ton. Et le tout le reste aussi (le dialogue Arthur-Venec, par exemple, très drôle). Je suis presque jaloux... :)

(Je parle du 3ème épisode. En fait, le 2ème ne m'avait pas trop plu, donc je n'ai rien dit.)

Croustillant
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Merci beaucoup, ça me fait bien plaisir.
Pour le moment, j'essaie de tester d'utiliser des running gag déjà vu dans Kaamelott mais justement de les remettre sous mes goûts comme par exemple, dans un des derniers épisodes que j'ai écrit, j'ai utilisé la fameuse potion de fécondité etc etc.
Après, si vraiment ça ne plait pas, je tâcherai de m'en affranchir mais ces épisodes-ci que j'ai montré date d'assez longtemps, plusieurs mois donc je pourrais pas trop te dire ce qui m'a inspiré ou non à l'époque ^^

Croustillant
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Bon, celui-ci est très PRIVATE JOKE, ceux qui ne connaissent pas n'aimeront sûrement pas mais je le laisse au cas-où (un peu comme l'épisode Star Wars qu'à écrit Astier)

4 - Le Dernier Vœu

Dans un camp, Arthur et Léodagan discutent autour d'une carte.

Léodagan : Bon, on les prend à revers ?
Arthur : Bah à moins que vous voulez vous retaper la montagne à rebrousse-pas.
Léodagan : Non merci, on contourne et on leur atterrit dans l'oignon.
Arthur : Ouais ok, on fait ça.
Léodagan : Attendez, vous avez rappelé votre neveu ?
Arthur : Bah. Non. Je ne crois pas. Il n'était pas parti pisser ?
Léodagan : Si, il est parti avec mon fils mais...
Arthur : Y vont pisser ensemble maintenant eux ?
Léodagan : Faut bien un con pour tenir le sifflet du deuxième.
Arthur : Si vous le dites. Mais... du coup, on les attend ?
Léodagan : Bah...
Arthur : On ne va pas partir sans eux quand même...
Léodagan : Pourquoi pas ?
Arthur : Ouais et puis zut, on dira qu'on savait pas. Allez.

KAAMELOTT

Léodagan et Arthur s'apprêtent avec Merlin à partir quand Bohort arrive en criant.

Bohort : Sire ! Sire ! C'est terrible !
Arthur : Oh non...
Léodagan : Eh bah quoi ?
Bohort : Oh, c'est horrible ! Les chevaliers Ivain et Gauvain se sont fait capturés !
Arthur : Quoi ?! Oh putain.
Léodagan : Mais par qui ? Les vandales ?
Bohort : Par un sorceleur, sire !
Léodagan : Un quoi ?
Arthur : C'est quoi ce machin ?
Merlin : Un mutant. Des types de l'Est qui se prennent des potions à foison pour devenir surpuissants. Des polanes ou des vislanes, je crois bien.
Arthur : Mais qu'est-ce qu'il vient foutre en Bretagne, celui-là ?
Merlin : Franchement, je ne saurais pas dire.
Bohort : Mon dieu, c'est atroce ! Ces pauvres enfants prisonniers des griffes d'un monstre !
Arthur : Mais... qu'est-ce qu'on fait ? Y veut quoi l'autre machin pour qu'on les récupère ?
Léodagan : À votre place, j'me demanderais plutôt ce qu'il faut pour qu'il les garde...
Bohort : Il dit qu'il veut qu'on paie un tribut.
Arthur : Attendez... les sorceleurs, ce n'est pas ces gars qui tuent des démons pour du pognon ? Qu'est-ce qu'il vient nous gonfler avec un enlèvement ?
Bohort : C'est horrible, sire ! On dit qu'il tue des ogres en seulement quelques coups d'épées !
Léodagan : Quoi ? Moi, à coup de pied au cul et sans me fatiguer, j'vous le dézingue votre ogre. J'fais quoi, j'vais les chercher ?
Arthur : C'est pas un peu risqué ?
Léodagan : Risqué de quoi ? Deux claques dans le pif et j'vous l'renvoie en Germanie votre bidule.
Arthur : Bon, on y va.

~

Arthur et Léodagan arrivent devant un grand bonhomme aux cheveux noirs corbeaux et à la pupille de chat. Ivain et Gauvain sont derrière en train de jouer aux dés.

Arthur : Ils sont en otage, là ?
Léodagan : Pas flagrant.
Arthur : Hep, machin.
Inconnu : Ah ! Enfin. Bonjour.
Arthur : Euh... bonjour. Je...
Léodagan : J'y vais, j'avoine ?
Arthur : Ah, vous, deux secondes, hein ! Hé... vous vous appelez comment ?
Inconnu : Wilfried.
Arthur : Et vous êtes un... sorceleur ?
Wilfried : Bah... plus ou moins, oui.
Léodagan : Ah ah ! Le pégu !
Arthur : Qu'est-ce que vous avez, vous ?
Léodagan : Non mais regardez son canasson !
Arthur : Oh putain ! Oh non ! Ah ah ah !
Wilfried : Non mais vous moquez pas !
Léodagan : Regardez sa crinière à son étalon de sorceleur !
Arthur : Rose avec des paillettes ! Ah non mais vraiment ! Ah ah !
Léodagan : C'est avec ce bolide que vous allez casser trois griffons par semaine ?
Arthur : Hé, beau-père ! Zieutez un peu la selle !
Léodagan : ...
Arthur : En arc-en-ciel !
Léodagan : Ah ah ah !
Wilfried : Non mais c'est ma jument qui préfère... Si je ne la décore pas, elle ne veut pas me porter.
Léodagan : Oh le gros assisté ! Eh, ça va ? On ne vous lance pas trop des cailloux avec une selle pareille ?
Wilfried : Tout le monde m'appelle « sorcelette », ça me fait pleurer...
Arthur : Et vous comptiez nous filer les jetons avec votre implacable destrier ?
Wilfried : Non mais... Euh... parlons de ma prime...
Léodagan : Hé les deux cons !
Ivain : Vous parlez de nous, père ?
Léodagan : On ne peut rien vous cacher, allez, on rentre au camp.
Gauvain : Mais, sire Léodagan, ce vilain va nous molester si nous quittons notre position.
Arthur : Grouillez-vous bande de glandus ! On doit aller dérouiller des vandales par derrière donc, zou.
Wilfried : Oh, mais c'est quoi là ? On juge une personne sur ses actes et sur ce qu'elle ressent, pas sur son apparence !
Arthur : Une chance pour vous, hein ?

Ivain et Gauvain rejoignent Arthur et Léodagan qui s'en vont en gloussant.

Arthur : Bonjour, je m'appelle Wilfried, je suis un sorceleur à fleur.
Léodagan : Oui... Euh... je combats les ogres mais toujours avec les cheveux propres.
Arthur : Je cire bien mes bottines avant d'accepter les contrats.
Léodagan : Non mais qu'est-ce qui faut pas entendre, parfois...
Arthur : C'est peut-être à coup de tisanes et de camomilles qu'il va chasser du monstre, celui-ci.
Léodagan : Vous avez vu la tête du cheval ? La crinière rose ! Et la selle aux couleurs de l'arc-en-ciel... Ah non mais vous parlez d'une terreur... Dire qu'il vient d'un de ses pays là-bas... Il aurait mieux fait d'y rester. On aurait pu le zigouiller aussi, hein...
Arthur : Ouais, il aurait crevé en vomissant des ch'tiotes d'étoiles qui brillent.
Léodagan : Ah ah ah, il avait sûrement prévu de nous défoncer avec une tarte aux quetsches.
Arthur : Non et puis bon... Capturer ces deux zouaves-là, c'était la meilleure manière de rendre la came avant d'avoir commencé les négociations.

KAAMELOTT

Arthur se couche à côté de Guenièvre.

Guenièvre : Oh, il parait que vous avez combattu un guerrier de l'Est, ce matin !
Arthur : Hein ? Qui c'est qui vous a dit ça ?
Guenièvre : Le seigneur Bohort ! Il m'a dit aussi que vous avez sauvé...
Arthur : Non, non, on n'a sauvé personne... Ce n'était même pas un guerrier... C'était un... Je... Une sorte de... Enfin...
Guenièvre : Comment ça ?
Arthur : Bah comment vous dire sans vous vexer...
Guenièvre : Oh mais quoi ?
Arthur : Non mais je vois bien comment vous expliquer mais je ne sais pas si ça va vous plaire...
Guenièvre : Je ne comprends pas, là...
Arthur : C't'à dire que...

NOIR

Arthur : Même vous, vous êtes plus virile que lui.



DONC. Pour le dédommagement, je vous envoie le suivant avec :

5 - De Retour de Vacances

Dans la chambre d'Ivain, ce dernier ainsi que Gauvain discutent.

Gauvain : Dites, n'avez-vous jamais nourri l'insatiable envie de parcourir le monde ?
Ivain : Le monde ? Mais pourquoi faire ?
Gauvain : Je ne sais pas. Voyager, découvrir de nouveaux et magnifiques horizons.
Ivain : Mais où par exemple ?
Gauvain : Partout. En Macédoine, en Calédonie, en Gaule, à Rome, en Hispanie... Contempler des denrées rares et exotiques, goûter des plats succulents de richesse, toucher les étoffes luxueuses de lointaines nations, faire un long voyage...
Ivain : Oh bah ça va, déjà que pour moi, aller de ma chambre jusqu'à mon buffet, c'est un long voyage alors s'y faut en plus aller jusqu'en Calédonie... C'est vraiment trop pas la peine, quoi.

KAAMELOTT

Dans la salle de la Table Ronde, Léodagan et Arthur discutent stratégie quand Lancelot arrive soudainement.

Lancelot : Sire ! Le seigneur Perceval et le seigneur Karadoc sont de retour.
Arthur : Ah ? Bah ça faisait un bon bout de temps quand même. J'me demandais s'ils s'étaient pas perdus en route ces cons. Combien que ça fait, déjà ?
Lancelot : Six ou sept mois.
Arthur : Ouais, plus ou moins.
Léodagan : Du coup... ?
Lancelot : Y serait convenable de leur faire faire un rapport, non ?
Arthur : Un rapport ? Qu'est-ce qu'on s'en cogne ? Ils étaient partis en voyage perso, non ? Ils voulaient aller glandouiller j'sais plus quoi, je sais plus où, alors j'lui ai dit oui. De toute façon, pour ce qu'ils sont utiles sur le front...
Lancelot : C'est à dire que là, ils attendent...
Arthur : Qu'est-ce qu'on fait, beau-père ? Maintenant qu'ils sont arrivés...
Léodagan : Je savais même pas qu'ils étaient partis, moi.

~

Perceval : Ah, là, sire ! On en a des bonnes à vous raconter.
Karadoc : Ah bah carrément. Et on en a fait du pays.
Arthur : C'est à dire ? Vous avez traversé quelles nations ?
Perceval : Non, sire, rien à voir avec les ustensiles de cuisine. Y veut juste dire qu'on a vu beaucoup de pays.
Arthur : ... Ouais, bon, d'accord mais en quoi ça nous concerne vos folles aventures ? Pourquoi vous êtes partis déjà ? J'me souviens plus.
Karadoc : Pour goûter les spécialités locales, hé hé.
Perceval : Les saucissons de Burdigala, un choux d'oeuvre, sire !
Arthur : ... Ok mais sinon ?
Karadoc : Remarquez, ceux de Cambrai étaient pas mal non plus.
Perceval : Moi, j'ai quand même préféré les assises.
Karadoc : Les ?
Perceval : Les petits machins tout bons, là. Que ça grignotent.
Arthur : Les bêtises ?
Perceval : Non, ça, c'est pas quand y'a des politisations ?
Arthur : ... Ouais, bref. Donc, ça confirme bien ce que je dis, on s'en fiche pas mal. Vous pouvez aller vous coucher et nous foutre la paix.
Perceval : Ah non mais attention, Sire. On a ramené un truc. Alliciant !
Arthur : Oh ?
Perceval : C'pas comme ça qu'on dit ?
Arthur : Bah, ça dépend, c'est quoi vot' machin ?
Perceval : Tenez-vous bien.

Arthur se retourne et regarde Léodagan qui jouait avec les braises dans la cheminée à l'aide d'un tisonnier.

~

Perceval : Attention, sire, ça se joue sur trois lignes.

Arthur et Perceval ont un jeu de cartes dans la main tandis que Léodagan et Karadoc regardent debout, chacun, les cartes de son compagnon.

Karadoc : Honnêtement, c'est lui qui fait tout. Pour moi, c'est trop balèze.
Arthur : Mais je comprends pas, là ? Je fais quoi avec mes cartes ?
Perceval : Faut les placer selon leur valeurs avec les cartes boléros.
Arthur : Météo ? Celle que j'ai dans la main, là ?
Perceval : Ah oui ! Mais vous savez jouer, Sire ?
Arthur : Oui ou alors ça vient du fait que c'est marqué dessus ?
Léodagan : Ouais mais si vous placez la carte météo, est-ce que ça annule les autres ?
Arthur : Qu'est-ce que j'en sais, moi ?
Léodagan : Ou ça en rajoute ?
Perceval : Ah non mais que y'a la carte anti-météo qui peut les annuler.
Léodagan : Ah ouais...
Perceval : En fait, faut faire monter la valeur le plus possible avant la seconde manche. Vous pouvez soit passer, soit garder vos cartes parce qu'une fois tirées, vous pouvez plus rien piocher de plus.
Arthur : Mais comment je fais pour jouer une partie avec une seule main ? C'est ridicule !
Léodagan : Mais du coup, faut faire en sorte d'en garder le plus possible pour la seconde manche ?
Arthur : Bah d'après ce que j'ai compris.
Léodagan : Parce que si vot' valeur est plus grande de sûr, vous pouvez passer jusqu'à ce que... Ouais, je vois...
Arthur : Mais qu'est-ce que c'est débile ce truc, sans déconner.
Perceval : Ou alors, on peut changer de sens avec les cataplasmes. Les armes de sièges, c'est ceux de la troisième ligne.
Arthur : Les catapultes ?
Perceval : Ouais, voilà. Là, Sire, je pose un soldat de valeur cinq.
Arthur : Ouais...
Perceval : Du coup, je monte mon score à 26. Et je pense que vous êtes pas capable d'en faire de même sans sacrifier toutes vos cartes.
Léodagan : Mais si vous placez le magicien, ici... Vous pouvez faire revenir le soldat et dépasser 26... ?
Arthur : Non mais vous voulez pas jouer à ma place aussi ?
Léodagan : Parce que là, si vous faites comme je vous dis, la valeur passe à 36. Avec ça, Perceval pourra pas vous dépasser. S'il passe pas, vous enchaînez avec votre archer et vous videz toutes ses cartes.
Arthur ... Alors, déjà, je le savais.
Perceval : Après, le truc c'est que ça se joue rapidement en fait. Mais bon, vous en faites pas, j'ai largement simplifié les règles pour vous.
Arthur : Trop aimable.
Perceval : Normalement, les parties sont moins longues mais j'ai supprimé pleins de solidarités.
Arthur : De... ? Ouais, bon, on s'en fout mais... Non, mais y'a rien à faire, je pige rien.
Léodagan : Faites ce que je vous dis, bon dieu. Placez le magicien, là, ici... Voilà et vous pouvez refaire venir le soldat.
Arthur : Comme ça ?
Léodagan : Maintenant, placez l'onagre sur la ligne des armes de siège.
Arthur : Ah c'est bien des techniques à vous, ça...
Léodagan : Oh ben quoi ?
Arthur : Même quand on fait un jeu de carte, faut que vous vouiez une passion morbide pour les armes de siège.
Léodagan : Mais bon dieu ! Ah mais, tirez-vous d'ici, laissez-moi faire.
Arthur : Non ! M'en fous, c'est ma partie !
Léodagan : Mais bon dieu, vous êtes...
Arthur : Et depuis quand vous êtes expert en jeu de cartes, s'il vous plait ?
Léodagan : Bah... j'étais champion au cul-de-chouette en Carmélide quand j'étais jeune puis j'ai pris une flèche dans le genou.

KAAMELOTT

Tous les chevaliers du château sont autour de la table ronde et le père Blaise note les scores. Arthur boude dans un coin.

Lancelot : Allez, messire Léodagan !
Galessin : Vous allez gagner la manche !
Perceval : Franchement, c'est chaud là...
Léodagan : Vous vous avouez vaincu ?
Perceval : Non, non mais... euh...
Arthur : J'vous signale que les saxons vont bientôt envahir le pays et que nous, pendant ce temps, on fait des jeux de société...
Léodagan : Je pose le magicien. Et toc, valeur 78, à vous.
Perceval : Bah... je... euh... je passe mon tour.
Père Blaise : Jeu remporté par le seigneur Léodagan !
Tout le monde en cœur : OUAIS !
Arthur : Non mais moi, je dis ça... on va pas repousser les envahisseur en sortant un double six aux dés, hein...
Léodagan : Ah ah ah ! Eh ouais.
Arthur : On va pas décider de l'issue de la bataille contre les saxons en jouant à la balle non plus...
Karadoc : Moi, j'ai toujours rien compris, c'est vraiment trop balèze...
Léodagan : Comment vous dites que ça s'appelle ce jeu, déjà ?
Perceval : Le gwaoute. Ou le.. je sais pas trop, j'arrive pas à le prononcer... C'est un jeu inventé par les nains. Ceux des collines.
Léodagan : Ah ouais...
Calogrenant : Mais lesquels de nains ? Parce que...
Perceval : Ceux qui ont deux pieds.
Lancelot : Non mais c'était vraiment une bonne partie, j'avoue que...
Léodagan : Hé, Lancelot, une petite partie ?
Galessin : Je prends le gagnant.
Lancelot : Ah bah allez !

NOIR

Arthur : Salut les ostrogoths, vous voulez pas faire une partie de dés au lieu de s'entre-tuer, c'est plus sympa, hein ?

Croustillant
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Allez, un petit épisode que je suis ma foi pas peu fier d'avoir écrit

6 - L'Oracle

Arthur passe par le rempart Est et croise Perceval qui se penche vers le vide.

Arthur : C'est vous, Perceval ?

Perceval : Bonjour, sire !

Arthur : Mais qu'est-ce que vous foutez ?

Perceval : Bah, je pisse, sire !

Arthur : Vous... QUOI ?!

Perceval : Vous inquiétez pas, j'ai vérifié que y'avait personne en dessous.

Arthur : Mais vous n'avez pas mieux à faire que ça ?

Perceval : Regardez sire, j'essaie d'écrire mon nom mais je crois que je n'aurais pas assez envie vu qu'il est un peu trop long...

Arthur : Non mais... vous vous prenez pour qui ? C'est une coutume de pisser en hauteur au Pays-de-Galle ou bien ? Coupez-moi votre robinet.

Perceval : Mais sire, j'ai pas bien fini...

Arthur : Rangez-moi ça, bordel. Non mais ça tourne rond là-dedans ? Remarquez, attendez, y'a mon beau-père qui vient de me dire qu'il doit passer par la cour pour aller à l'armurerie, vous avez assez envie ou... Non, non ! Rengainez votre sifflet et allez pisser en forêt plutôt.

Perceval : Mais sire, je ne dérange personne !

Arthur : Vous n'avez pas mieux à faire, sans déconner ?

Perceval (remettant son pantalon) : Bah comme quoi ?

Arthur : Je ne sais pas, trouver le Graal, par exemple ?

Perceval : Le ?

Arthur : Et vous croyez que c'est en pissant dans le périmètre qu'il va se mettre à briller comme un...

Perceval : je n'ai pas compris, sire ! Le quoi ?

Arthur : ... Décarrez espèce de clampin. Tirez-vous ! Tirez-vous ! Allez ! Et aller me le chercher le Graal ! Je vous donne jusqu'à après-demain sinon je vous envoie tout nu en galère pour trois semaines allez ! Inutile de revenir sans avoir mis la main dessus !

Perceval s'en va en courant tout en tenant son pantalon qu'il n'avait pas fini d'attacher.

Arthur : Remarque... s'il revient vraiment avec... je vais avoir l'air con...

...

Arthur : M'oui, non, y'a pas de danger.

KAAMELOTT

Arthur et Merlin discutent dans les couloirs quand on appelle le roi au loin.

Arthur : Perceval ? Mais qu'est-ce que vous branler ici ? je n'ai pas été assez clair ?

Perceval : Si, carrément, sire !

Arthur : Eh ben quoi ? Vous l'avez le Graal ?

Perceval : Non mais je sais où il est.

Arthur : ... QUOI ?!

Perceval : Enfin, je connais quelqu'un qui sait où il est.

Arthur : Mais qui ?

Perceval : Un pentacle.

Arthur : ... Un quoi ?

Perceval : Ceux qui lisent l'avenir.

Merlin : Un oracle, peut-être ?

Perceval : Ouais, un oracle formant, c'est ça.

Merlin : Un oracle normand ?

Arthur : ... C'est quoi ce machin ?

Merlin : Comme une pythie, une sorte de médium mais qui vient du nord.

Arthur : Ah d'accord... Et donc, il vous a dit où était le Graal ?

Perceval : Ah non, il n'a pas voulu. Soit disant qu'au bal des couillons, je ne serais pas à l'orchestre ou je sais pas quoi.

Arthur : ... Mais lui, il sait où il est ?

Perceval : Ouais.

Arthur : ... Bon bah je vais aller lui poser la question.

Merlin : Sire... vaudrait mieux y aller incognito.

Arthur : Bah pourquoi ?

Merlin : Eh ben... s'il dit à ses potes normands que vous avez besoin d'un oracle pour trouver le Graal... pas sûr qu'ils savent ce que c'est mais... bon... vous risquez de passer pour un...

Arthur : Ouais, c'est bon, j'ai compris. Bon bah j'aviserai. Allez, venez avec moi. Vous allez me montrer où c'est qu'il crèche ce rigolo.

~

Arthur entre dans une tente sombre parsemée de babioles morbides, habillé en homme du peuple. Devant lui se tient un bonhomme encapuchonné qui lui tend la main.

Oracle : Bonjour, visiteur.

Arthur : Ouais, bonjour aussi.

Oracle : Que veux-tu savoir ?

Arthur : Bon euh... Je peux demander quoi ?

Oracle : Je ne vois que ce que les dieux m'autorisent à voir et je ne dis que ce que les dieux m'autorisent à dire parce que leur volonté est...

Arthur : Ouais, celle-là, vous me la raconterez demain. Alors... Je voudrais savoir où est le Graal. Parce que... hm... je veux devenir immortel. Voilà. Y parait que ça aide le machin là... pour... euh... bah être immortel.

Oracle : Les rumeurs quant à son sujet sont nombreuses. Il n'est pas dit que tu auras accès à la vie éternelle.

Arthur : Oui bah j'aviserai sur le moment.

Oracle : Ta route sera longue et taillée dans l'adversité.

Arthur : Euh... Je ne pige pas tout mais je me débrouillerai, vous êtes gentil de prévenir.

Oracle : Les augures sont parfois troubles et difficiles à percevoir.

Arthur : ... Ouais... C'est... Super. Oui, bon bah... faites ce que vous pouvez, ça m'ira très bien.

Oracle : Je vais vous encaisser maintenant, ça ne vous gêne pas ?

Arthur : ...

Oracle : Quoi donc, visiteur ?

Arthur : Bordel, Venec ! Mais c'est vous !?

Oracle : Oh, sire ?

Arthur : Mais putain.

Oracle : Mais qu'est-ce que vous glandez, habillé comme un pégu ?

KAAMELOTT

Arthur et Venec discutent, capuchons tirés.

Arthur : Sans déconner, c'est tout ce que vous avez trouvé ?

Venec : Pas bien ma faute, je suis en plein bisbille avec le trafic d'esclave. J'ai perdu tout mon stock de chinetoques pendant le dernier hiver.

Arthur : Et vous jouez les médiums normands...

Venec : Bah j'avais entendu un truc dans une taverne comme quoi ça marchait bien ces conneries...

Arthur : Ah non mais vous le faites bien, on y croirait presque. Bon après, ce n'est pas bien jojo, c'est sûr... Déjà je vois pas bien ce qu'un oracle normand viendrait foutre dans la région...

Venec : Ah bah je ne me suis pas posé la question... Et les clampins qui viennent me demander qui sera leur prochaine rombière non plus.

Arthur : Hm... Mais le Graal ?

Venec : Ah ouais mais non, je vous aurais raconté une connerie...

NOIR

Venec : Remarquez, j'ai un pote poissonnier qui parait qu'il vend des infos à un prix vraiment pas dégueulasse.

Chevalier Feuletonniste
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Ah, de la lecture ! Effectivement, le dernier est très bon, et là il est original ! Pour la dernière phrase, ne faudrait-il pas préciser quelque part que le pote poissonnier vend des infos en lisant dans les entrailles du poisson, ou quelque chose comme (je suppose, mais je ne suis pas sûr, d'où mon interrogation) ?

J'ai lu les autres aussi, mais c'est le dernier que je préfère (et j'avoue n'avoir pas compris le premier, mais je crois que c'est normal).

Croustillant
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7 - Ad Astra

Arthur, Perceval, Karadoc et Lancelot sont cachés dans des buissons, en pleine forêt.

Arthur : Bon, on fait quoi ? On attaque ?

Lancelot : On est tout de même pas encore certain de leur effectif.

Arthur : Les éclaireurs sont formels ! Un camp de bandits d'au moins une dizaine d'hommes.

Lancelot : Les éclaireurs, les éclaireurs... Ils étaient à moitié ivres quand ils sont venus nous faire leur rapport.

Arthur : Hé, je vous signale qu'ils sont sous votre commandement, les éclaireurs ! C'est de votre faute s'ils se sont pictés la ruche en revenant !

Lancelot : Hé ben... ils supportent mal l'anonymat... voilà tout.

Arthur : S'ils supportent pas l'anonymat, fallait pas les nommer éclaireurs !

Lancelot : J'y peux rien si nous sommes en manque de main d'œuvre !

Arthur : Hé ho, vous en voulez une dans votre pif de main d'œuvre ? C'est de votre faute, assumez un peu.

Lancelot : Non mais je ne me voile pas la face, sire ! Seulement...

Perceval : Surtout que ça sert à rien.

Lancelot : Comment ?

Perceval : Bah ouais. Se voiler la face, ça sert à que dalle. Sinon on ne voit plus rien. Sauf si on met des petits trous au niveau des yeux.

Karadoc : Remarquez, si jamais on est sur la plage et que y'a du vent... pour pas se prendre des petits grains de sable dans la bouche, c'est utile de se voiler la face.

Perceval : Ou alors les lépreux. S'ils veulent pas qu'on voit leur visage, ils peuvent se voiler la face.

Lancelot : Sire, rappelez-moi pourquoi ils sont venus avec nous...

Arthur : J'y peux rien si nous sommes en manque de main d'œuvre.

KAAMELOTT

Lancelot et Arthur jouent avec un bâton dans la boue pendant que Karadoc cueille des fraises.

Perceval : Sire !

Arthur : Ah bah c'est pas dommage !

Perceval : Je reviens du campement du seigneur Calegronant.

Arthur : Non mais ça, je suis au courant, c'est moi qui vous ai dit d'y aller... Bon et alors ?

Perceval : Ils ont reçu un pigeon avec un massage.

Arthur : Un message.

Lancelot : Remarquez, sans message, on s'en ficherait un peu...

Arthur : Et il dit quoi le message ?

Perceval : Le voici, sire. Je l'ai pris avec moi sinon je m'en serais pas souvenu.

Arthur : Ouais, vous avez bien fait... Pour une fois.

Lancelot : Faudrait penser à aller brûler un cierge pour l'occasion...

Arthur : Donc... apparemment, les bandits s'en vont en fin d'après-midi pour piller le sentier qui mène à la plage. Ils reviennent à la tombée de la nuit. C'est tout ? Il vous a rien dit d'autre ?

Lancelot : Un pigeon, sire.

Arthur : Ah bah oui, je suis con. Bon. On les attend à la tombée de la nuit ? Y'a des chances pour qu'ils aient les mains prises... On a l'effet de surprise...

Lancelot : On aurait mieux fait de prendre le seigneur Léodagan avec nous plutôt...

Arthur : Ah non, dites, hein... Commencez pas à désirer l'indésirable.

Lancelot : Mais enfin ! Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse avec ces cons ?

Karadoc : Moi, je peux toujours faire une tarte aux fraises. J'en ai ramassé suffisamment. Si y'a un village pas loin, je peux gérer.

Lancelot : Alors ?

Arthur : Commencez pas à me faire regretter de les avoir emmenés. Commencez pas. Je vous jure, commencez pas.

Perceval : Sire... Y'a quelqu'un sur le sentier...

Arthur : Qui ça ?

Arthur se lève et va voir.

Arthur : Ah putain...

~

Arthur : On peut savoir ce que vous faites sur un chemin qui va tout droit dans un camp de bandit ?

Loth : Je me promène au gré du vent et des sentiers sinueux.

Lancelot : C'est étrange que vous n'ayez pas besoin d'escorte.

Arthur : Surtout que ça fait plus de six mois que la rumeur court de partout que des connards attaquent ce chemin.

Loth : Ah sire, on se connait depuis un bon moment déjà, je ne pense pas avoir besoin d'un ticket d'entrée pour aller où bon me semble, tout de même.

Arthur : Et un ticket d'entrée pour les geôles, ça ne vous tente pas ? Pour la dernière fois, qu'est-ce que vous foutez ici ?

Loth : Eh bien... C'est parce que j'ai besoin d'aventure, sire. J'étais justement en train de boire un verre dans une auberge des plus charmante quand j'ai entendu des histoires quant à un campement de bandits un peu plus loin. Et moi, friand des risques, amateur de conjonctures et envieux de gloire, je me suis lancé à corps perdu sur les routes pour annihiler l'oppression.

Arthur : Et qu'est-ce que vous branliez dans une auberge à je ne sais combien de pieds d'Orcanie ? Sans indiscrétion.

Loth : L'envie de découvrir le monde, tout simplement.

Arthur : Et découvrir le monde sur une galère en partance pour la Scanie, c'est une idée qui vous plait ?

Lancelot : Vous n'allez pas nous soutenir que vous êtes un espion infiltré dans un camp de bandits, tout de même ?

Loth : Ah bah... justement... Vous avez mis le doigt dessus. Oui, c'est ça, tout à fait. Oui, mille fois oui. J'ai volontairement omis de le spécifier parce que j'ai un minimum d'humilité mais oui... je suis un espion infiltré pour un camp de bandits... Absit reverentia vero ! Ne craignons pas de dire la vérité !

Lancelot : Un camp d'une dizaine d'hommes ?

Arthur : Vous en personne ? Pas un de vos larbins ?

Loth : Comme je vous l'ai dit, j'aime l'aventure.

Arthur : Vous avez terminé de nous prendre pour des billes ?

Perceval : Ou pour des kékettes des montagnes !

Arthur : ...

Perceval : Pardon, je voulais faire une vanne mais c'était pas le bon moment... j'ai perdu l'effectif comique.

Arthur : Bref... Une autre connerie à ajouter ou bien ?

Lancelot : Non mais je comprends pas, ça vous sert à quoi de magouiller avec une dizaines de bandits ?

Loth : Je tiens à dire que je n'ai jamais affirmé une telle chose ! Aliquid stad vero en pro aliquo. Là, par contre, ça ne veut rien dire mais je trouve que ça résume bien la situation.

Arthur : De toute façon, ce que vous y gagnez ou non, on s'en fout, ça ne nous empêchera pas de vous jeter tout nu dans les douves.

Perceval : Ouais et là, vous serez bien comme une kékette des montagnes ! Sans déconner, ça marche là ou pas ?

Karadoc : Du coup, la tarte aux fraises, je la fait pour quatre ou cinq personnes ?

KAAMELOTT

Loth : Sire, vous n'allez tout de même pas me laisser attaché ici ?

Arthur : Pourquoi pas ? Je dois dire que ça ne me pose pas de problème particulier. Lancelot ?

Lancelot : Non, moi non plus.

Karadoc : Bah moi, c'est juste que je dois faire pour quatre personnes, du coup.

Loth : J'ai des responsabilités en Orcanie, je ne peux pas rester ici pour...

Arthur : Eh bah vous y réfléchirez à deux fois la prochaine fois.

Lancelot : On vous laisse un couteau de survie, au cas-où vous arriveriez à tuer un lièvre et le dépecer avec les dents.

Loth : Les pieds et les mains liés ? Est-ce que l'on est sûr que c'est une entreprise correcte et adéquate ?

Lancelot lance un couteau qui se plante près du visage du roi Loth.

NOIR

Loth : Il va sans dire que je vous remercie de ne pas avoir visé la tête !

Chevalier Feuletonniste
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Youpi, de la lecture ! :)

Alors au début ça ne part pas très original, mais soudain « rappelez-moi pourquoi ils sont venus avec nous... » suivi de « J'y peux rien si nous sommes en manque de main d'œuvre. » et un éclat de rire, un !

Ensuite j'ai pas tout compris... Je pense que l'indication « Kaamelott » (la première) est une erreur puisqu'ils sont dehors (ils jouent dans la boue puis croisent Loth sur un sentier). Je n'ai pas compris ce que fait Calogrenant, apparemment il surveillait les bandits sans intervenir (?), et je n'ai pas compris le « Il vous a rien dit d'autre ? » « Un pigeon, sire. ». Et puis voilà qu'arrive Loth et son « Et moi, friand des risques, amateur de conjonctures et envieux de gloire, je me suis lancé à corps perdu sur les routes pour annihiler l'oppression » : boum ! deuxième éclat de rire ! Je trouve que cette phrase colle parfaitement à Loth, un peu comme sa tirade où il conclut qu'il a trahi par amour...

La kékette des montagnes, la première fois je trouvais que ça n'allait pas très bien. Mais la seconde fois, j'ai changé d'avis : justement, c'est fait exprès ! Et le « Sans déconner, ça marche là ou pas ? » : troisième éclat de rire !

La deuxième indication « Kaamelott » me semble là encore erronnée, puisque Loth est sensée avoir la possibilité de capturer un lièvre.

Finalement, on est bien sûr que Loth était à la tête des bandits ? Car les bandits, on ne les a pas vus.

Bref, un sketch qui m'a bien fait rire, mais j'ai pas tout compris... :)

Croustillant
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Alors !

Déjà, je suis content de t'avoir fait rigolé, surtout sur des blagues qui n'ont pas forcément fait rire le reste des gens qui ont lu cette épisode voire même... moi-même quand je me relis !

Alors, l'indication " KAAMELOTT ", c'est juste le générique d'ouverture et de fermeture. Aucune indication spatio-temporelle que ce soit spatio ou temporelle.
Eh oui, le seigneur Calogrenant surveillait le camp, du moins, il était posté près de lui et la blague, un peu bête, du pigeon, c'est simple que le pigeon n'avait qu'un message. C'est comme si tu reçois une lettre et que tu vas la répéter puis qu'on te dit " mais il t'a rien dit d'autre ? "... Bah la destinataire peut pas, c'est une lettre. Je suis pas clair, c'est ça ?

Tout ce qu'on sait c'est que Loth est louche et magouille d'une façon ou d'une autre avec les bandits et que justement, là est l'effet comique, cela suffit à l'attacher en forêt. ^^

En espérant t'avoir aidé ! :D

Chevalier Feuletonniste
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OK, je comprends mieux ! Pour les indications du générique, tu devrais peut-être indiquer « ouverture » et « fermeture », comme dans les livres.

Croustillant
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Je n'y manquerai pas !

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