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Croustillant
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Bon alors, je sais qu'il y a déjà eu une tonne de discussions sur le sujet (cf Arthur aurait-il déjà trouvé le Graal sans le savoir ?) et je doute que ce post élèvera particulièrement le débat, mais peut-être parviendra-t-il à le relancer quelque peu, en cette période de transition vers le volet cinéma de Kaamelott. L'idée de ce post est de proposer une compilation de toutes les théories sur ce qu'est le Graal dans Kaamelott et sur l'importance - très certaine - qu'il aura dans la suite de la saga. Le but est de faire (re)cogiter un peu tout le monde, stimuler un peu la réflexion et réengager une discussion un peu laissée de côté dernièrement; j'ai pour ma part quelques hypothèse sur la nature du Graal, que je vais exposer sans plus tarder à la suite de ce prologue, et qui sans être particulièrement neuves - je suis certain que la plupart d'entre vous sont parvenus à des conclusions similaires - peuvent néanmoins en intéresser quelques uns !

Introduction - Le Saint Graal dans le mythe Arthurien

Même s'il est difficile de faire des généralités sur "le mythe Arthurien dans son ensemble" dans la mesure où celui ci est une tapisserie de récits attribués à de nombreux auteurs dont Chrétien de Troyes, la symbolique du Saint-Graal (ou selon les récits, Sangreal) dans la littérature et à travers les épopées Arthuriennes est souvent inchangée. Simultanément calice du dernier repas et coupe utilisée pour recueillir le sang du christ crucifié, le Graal est supposément la relique la plus sacrée de la foi chrétienne et de fait le plus divin des trésors - c'est un des rares objets directement liés au Christ, et il s'ajoute de fait à la collection des saintes reliques tout en se différenciant des instruments de la passion (la croix, les clous, la couronne d'épine, la lance…) dans la mesure où il comporte cette propriété magique de donner "la vie éternelle". Si les interprétations sont nombreuses quant à cette caractéristique, il est essentiellement admis que le graal est associé à une sorte de mysticisme plus ou moins clair, et que de fait il est recherché par tous les hommes en quête de gloire et de lumière. La nature obscure du Graal est comparable au mystère du divin - dans la foi chrétienne, Dieu n'est pas entièrement concevable par l'esprit des hommes et nul ne peut le voir sans mourir, tant la seule vision de sa majesté est insoutenable. Dans le mythe Arthurien, Galaad regarde à l'intérieur du graal et meurt sur le champ, sans doute submergé par une révélation dépassant l'entendement; très semblablement, dans Parsifal de Wagner, Amfortas (une version d'Arthur) meurt apaisé au contact de la Sainte Lance qui guérit sa blessure. C'est dans la nature du Graal d'être au moins partiellement inconcevable, et en conséquences rares sont ceux capables d'y voir autre chose que l'objet matériel qu'est la sainte coupe - pourtant, pour comprendre la signification du Graal, il est nécessaire de s'intéresser au symbolisme et à l'ésotérisme qu'il évoque.

N'étant pas réellement en expert en terme de mythe Arthurien, je vais m'arrêter ici pour ce qui est de l'analyse du mythe, et m'intéresser au vif du sujet : le graal dans l'oeuvre d'Astier et sa possible signification.

Le Graal dans Kaamelott

Ressort comique fondamental dans l'oeuvre d'AA, l'ignorance, la naïveté et l'incompétence des chevaliers de la table ronde réintroduit dans Kaamelott le mystère du Graal et la difficulté à s'accorder sur sa nature et sa signification. Tantôt coupe, tantôt pierre incandescente en passant par la corne d'abondance et au bocal à anchois, le Graal est indescriptible et inatteignable, son intangibilité masquée par l'incompétence d'ordre général régnant à la cour du roi - même si les chevaliers ne sont pas particulièrement doués, il est admis que le graal est intrinsèquement mystérieux, dépassant même la compréhension des dieux (au pluriel) qui sont incapables de s'accorder sur la nature de la chose. En soit, le Graal est un élément récurrent de Kaamelott, une composante permanente de l'arrière plan ("Le graal, c'est toujours plus ou moins l'ordre du jour") qui tend à s'effacer derrière la cacophonie du quotidien et le joyeux bordel burlesque qui va bon train partout autour d'Arthur (à la grande exaspération de ce dernier). Il est amusant de réaliser à quel point, au fil des saisons, le symbole même de la quête Arthurienne et de la noblesse chevaleresque disparait presque complètement dans l'ombre des mesquineries et autres intrigues de plumard qui s'enchaînent jusqu'à l'ouverture d'un pénultième chapitre (Livre V) placé sous le signe de l'angoisse, et où Arthur se lance désespérément dans la quête de sa descendance. Progressivement, le graal et sa quête son perdus de vue, et à l'image de cette noble entreprise qui s'effondre, Kaamelott se disloque par la faute du triomphe des intérêts personnels (plus ou moins sérieux, de la sédition de Lancelot à la fondation du clan des semi-croustillants) qui se mettent en travers du bien commun et de la réalisation de l'unité de tous, dans la lumière du graal. Au terme du Livre V, à peu près tous semblent avoir renié le Graal (comme Pierre reniait le Christ) alors que Karadoc fait plonger le royaume dans l'abîme sous sa régence grotesque (on ne demande plus des chevaliers qu'ils ramènent le graal, mais plutôt un saucisson de campagne) et que même Arthur, ayant perdu espoir, renonce à la vie. La discussion entre Perceval et Arthur lors de l'épilogue du Livre VI surgit comme une sorte de rappel quant au fait que le graal est toujours perdu quelque part, et qu'il suscite encore l'interrogation des hommes, bien qu'il fut oublié de tous pendant un temps. Alors qu'Arthur raconte son rêve à Perceval, on est en droit de se dire que la quête du Graal, à défaut d'avoir pris sa juste place par le passé, forgera l'avenir…

Reste à savoir ce que c'est le Graal - est-ce bel et bien une coupe, une pierre incandescente ? Est-ce un objet, et si oui, n'est-ce pas quelque chose de plus discret - de plus insoupçonné ? Et se pourrait-il que le Graal n'est pas tant un objet qu'un sentiment, ou le symbole de quelque chose de plus grand, dépassant les basses conceptions mortelles ? Et si le Graal n'existait simplement pas ? On ne dispose bien entendu d'aucune réponse à ces questions, mais pour ce qui est des hypothèses - certaines plus fignolées que d'autres - on a ce qu'il faut.

1/ Le Graal c'est un récipient

Une théorie qui me parait assez peu probable en fin de compte, mais qui est trop évidente pour ne pas être mentionnée. On rappelle que dans les premiers livres de Kaamelott, la nature du graal en tant qu'objet matériel est grandement débattue - on s'interroge sur la forme, l'aspect physique de la chose, sans questionner un seul instant la certitude selon laquelle le graal est tangible. En soit, cela est possible - après tout, Bohort rencontre bien un vieux lui donnant l'indice suivant: "Méfie toi; le graal est un récipient". Même si l'on s'éloigne de l'image traditionnelle du Graal ne faisant qu'un avec la coupe de salut, il est toujours imaginé comme un objet bien réel. Vient ensuite la possibilité que le graal soit une pierre incandescente, une corne d'abondance - autant d'objets intrinsèquement magiques (au même titre que le graal) et qui comportent une dimension mystique comparable, mais pas nécessairement assimilable. En fait, dans la mesure où la corne d'abondance et la pierre incandescente (sauf erreur de ma part une version de la pierre philosophale) appartiennent respectivement au folklore hellénique et à l'imaginaire de l'alchimie, on a fortement l'impression qu'AA veut semer la confusion en faisant une synthèse de tous ces grands mystères ayant séduit la curiosité des hommes à travers l'histoire, mais à des époques très différentes - aussi nos chevaliers s'en vont à la recherche de toutes ces féeries peuplant les rêves, sans vraiment savoir où chercher. M'est avis que le graal en tant qu'objet est une fausse piste, trop évidente et très facilement empruntée par tous ces chevaliers peu convaincus et trop terre-à-terre, qui sont sommes toutes assez peu inspirés par le mysticisme chrétien (Lancelot, Arthur et le Père Blaise mis à part, le Christianisme n'a pas l'air d'intéresser grand monde; Léodagan ne va pas à la messe et n'a que faire des symboles chrétiens; Calogrenant est païen; Perceval et Karadoc ne comprennent pas grand chose de façon générale; assez généralement, tout le monde pense à son cul et ne prend pas le temps de se casser la tête avec le questionnement intime que semble projeter ce Graal si lointain…).

L'ultime épisode du Livre VI apporte pourtant un peu d'eau au moulin avec le rêve d'Arthur qui propose une interprétation selon laquelle "toutes les baignoires sont le graal; et tous les suicidés sont le christ". Difficile d'en dire davantage sinon que cette lecture du mystère divin semble tissée pour renforcer la dimension christique que prend Arthur dans les derniers chapitres de la série. En bref, une théorie fondée sur la version classique du Graal, mais qui dans l'oeuvre d'AA ne semble pas particulièrement prometteuse - à voir…

2/ Le Graal c'est l'amour

On disait plus haut que la nature inconnue du Graal éveillait chez chacun un questionnement intime, une recherche de soi - face à ce miroir trouble qu'est ce symbole de lumière, chacun part chercher quelque chose qui semble le compléter au mieux. Après six saisons ayant exposé un Arthur toujours plus déprimé et traversant la vie avec une certaine langueur, difficile de ne pas se demander si le Graal ce n'est pas simplement la découverte du bonheur, et dans le cas d'Arthur, de l'amour. Après un mariage brisé avec son amour de jeunesse Aconia qui s'en va mourir en Macédoine, Arthur se retrouve, à vingt ans à peine, affublée d'une femme qu'il n'aime pas à la faveur d'un mariage politique où l'amour n'a pas sa place. Ce mariage, il le sait, sert un objectif capital qui est le rattachement de la Carmélide à sa fédération, afin de reconstruire le royaume de Logres. C'est au nom de cet objectif qu'Arthur sacrifie son intérêt personnel, acceptant de laisser ce nouveau mariage prendre la place de l'ancien dont il n'a plus que les lointains souvenirs (il n'a même plus son alliance) pour se réconforter. S'entourant de maîtresses qui semblent davantage le gonfler que le rendre heureux, Arthur semble abandonner l'espoir de devenir heureux dans les bras de plusieurs femmes, en cherchant à se faire aimer d'une seule - sa brève aventure avec Mevanwi suite à l'effondrement apparent de son mariage avec Guenièvre, semble le combler mais c'est très vite qu'il abandonne cette chimère, redoutant la colère des dieux alors qu'il multiplie les affronts. Après le passage d'un livre V où tout empire, pensant qu'il n'aura jamais la chance d'avoir des enfants (un dernier espoir de connaître une autre forme d'amour), il tente de mettre fin à ses jours. C'est au cours de ce livre V où la quête de sa descendance semble remplacer cette quête du graal qu'il a abandonné avec son droit au trône, qu'il devient apparent que, pour ce qui est d'Arthur, la découverte du Graal sera peut être associée à sa découverte du bonheur; auquel cas le Graal serait effectivement l'objet d'une quête personnelle propre à chacun…

De façon plus général, on pourrait parler de plusieurs quêtes du Graal, dans la mesure où chacun ne part pas à la recherche de la même chose. Il est important de saisir que la quête du Graal, dans ses premières versions, fait office d'aventure initiatique qui apprend aux personnages à grandir et changer. J'abordais dans mon post Une analyse très personnelle du livre V l'idée selon laquelle Astier mettait volontairement en scène des personnages avec des défauts apparents, afin qu'ils puissent par la suite arracher leur salut en se hissant à la hauteur de leur légende - Bohort le lâche, qui devient courageux; Perceval le naïf, qui s'assagit, etc... En cela, la quête du graal est une aventure que chacun traverse pendant le récit de Kaamelott, et qui changent progressivement nos héros. Ils partent en quête de leur part manquante; celle qui en plus de leur apporter le bonheur, la sérénité, les réconciliera avec leur version légendaire. Bohort partira ainsi à la poursuite de son courage, Perceval de la sagesse, et Arthur de l'amour - qu'il trouvera probablement dans les bras de Guenièvre, une fois ayant réalisé qu'elle l'aime réellement...

Je pense que dans une certaine mesure, le récit d'Astier est à l'image de ses personnages - c'est une histoire imparfaite, trop grossière pour s'accorder avec l'héroïsme des histoires Arthuriennes connues jusqu'alors. Mais tout comme AA entend élever ses personnages vers la noblesse - rendant la dignité aux faibles - il élèvera certainement son récit au niveau de la légende.

Bref, le graal, c'est l'accomplissement de soi...

3/ Le Graal c'est le Royaume

… et par extension, la fédération, la noblesse (de coeur), la chevalerie, le christianisme, la table ronde et tout le tremblement. Une théorie à mon sens très probable mais sans doute un peu trop attendue. On se rappelle tous des mots d'Arthur au terme du Livre I tome 2 : "C'est le graal qui fait de nous des chevaliers; des hommes civilisés; qui nous différencie des tribus barbares. Le Graal, c'est notre union. Le Graal, c'est notre grandeur…" Pleins de bon sens et portés par cette idée que le graal n'a d'importance qu'en temps que symbole inspirant chez chacun la volonté de travailler ensemble, ils semblent indiquer que, dans une certaine mesure, le Graal c'est le Royaume de Logres lui même, et tout ce qu'il représente. C'est une vision très romanesque du symbole Arthurien; finalement, le graal en lui même ne présente aucun intérêt tant qu'il n'est pas utilisé pour fédérer les peuples et les guider vers la lumière d'une ère moderne, forgée par la bonté d'un roi juste et enclin à préserver la paix. Une vision peut être un peu trop facile, qui semble tout de même très plausible. Après tout, les ténèbres du Livre V sont en partie incarnées par la dislocation de l'empire Breton et sa scission progressive…. Et la piste pour le Graal qu'avait trouvé Bohort ne menait elle pas à la salle du trône de Kaamelott ? A méditer… Ici, la vie éternelle est à prendre au sens figuré - on parle de la gloire, de la renommée, et de la légende; celle qui est retranscrite (plus ou moins fidèlement, à un cheval malade près) et racontée des siècles plus tard…

Par ailleurs, la place de la légende - "qui mérite d'être lu"/ce qui doit être lu - dans Kaamelott est considérable. On devine qu'il s'agit en partie d'un clin d'oeil d'AA qui veut nous faire croire qu'il nous raconte "la véritable histoire des chevaliers du buffet à vaisselle de la table ronde" et que l'héroïque - et plus sérieuse - épopée dont nous avons eu vent, n'est en fait qu'une construction de ce bon père Blaise qui s'assure que l'histoire Arthurienne reste digne, mémorable et exaltante. Mais au delà de ce ressort comique, il y a aussi l'idée qu'Arthur veut créer un monde meilleur pour les générations futures en leur léguant des contes et histoires qui les inspireront et les feront rêver.

Arthur a écrit :

Elle est où la légende, là? Elle est où la romance? C'est avec l'histoire d'Arthur et Guenièvre que vous comptez apprendre aux enfants ce que c'est le grand amour?

Arthur semble très conscient de son rôle en tant qu'architecte de l'avenir, et comme tout bon chevalier de son époque, il est préoccupé par la renommée de son nom au delà des frontières de sa vie terrestre - ce qui compte, c'est la gloire; celle qui traverse les âges. En cela, Kaamelott semble s'approcher d'une version du mythe Arthurien où le Graal est un prête-nom une fin glorieuse qui ne peut être atteinte si on ne lui attribue pas une dimension sacrée et mystique pour mettre tout le monde en rang. En soi, ce qui compte, c'est de bâtir une forteresse - Kaamelott ça s'appelle - et d'y réunir des gens de tous les pays bretons, de tous les âges et de toutes les tranches de la société, afin d'y forger un lien; le lien sacré d'un peuple. Or ce peuple, c'est seulement au prix de grands efforts qu'il peut être rassemblé.

La dame du lac a écrit :

Récupérez votre épée et servez vous en pour trouver le Graal !

Dans la mesure où Excalibur symbolise et surtout permet l'union du peuple Breton en un seul royaume et derrière un seul chef, cette théorie du Graal = Royaume, tiens plutôt debout.

4/ Le Graal c'est le règne chrétien

Cella là je l'ai rajouté comme ça, parce que bon le symbole originel avait certainement de ça; néanmoins, je doute qu'AA ai une vision idyllique du christianisme en tant que porteuse de lumière et destructrices des ténèbres païennes. La lumière pour tous les peuples, ce serait alors la foi chrétienne illuminant la "bêtise du vieux monde" et la vie éternelle, ce serait bien entendu le paradis. Notez que dans la série et notamment dans le Livre V, il y a manifestement quelques traces d'une lutte entre un vieux monde tenant tête à l'avènement d'un nouveau monde portant la marque du christianisme. M'est avis qu'on y verra plus clair quand on aura élucidé (au moins un peu) le mystère entourant Méléagant.

Il faut savoir qu'il s'agit tout de même d'une interprétation très classique du mystère du Graal - la découverte du Graal, c'est l'accomplissement du royaume de Dieu sur terre, et la fin des temps aventureux (dans la mesure où l'on a triomphé du mal à tout jamais). Dans Parsifal de Wagner, le Graal est dévoilé au terme de l'opéra dans une scène d'harmonie grandiose, consacrant l'apothéose de la quête héroïque. Du coup, la salut, la vie éternelle et tout le tralala prennent un sens très littéral, puisque l'on nage dans l'imaginaire chrétien.

Spoiler : Fin de Parsifal - Wagner
(Cliquez pour afficher)

Flash required

Après, c'est une interprétation classique et de fait, impersonnelle. On voit mal AA reprendre le flambeau du messianisme chrétien en faisant de son oeuvre, une fresque à la gloire du Christianisme et de son dieu unique.

5/ Le Graal n'existe pas

… Ce serait vraiment pas de bol quand même.


***


Bref… Voilà le topo. Et maintenant on commence la discussion :D

PS: Notez que je suis bien conscient qu'il existe d'autres théories/spéculations - donnez donc les vôtres ou critiquez celles ci dessus. Je suis toujours à la recherche de davantage d'angles de réflexions pour aborder cette question très… vague pour l'instant.

Chevalier
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C'est un très beau tableau que tu nous présente là ! :)

Perso je voudrais juste rajouter la théorie écrite dans le cultissime Da Vinci code de Dan Brown.

Dans le livre, et dans son adaptation cinématographique, le Graal est une personne et plus précisément la descendance de Jésus Christ.
Le Graal est symbolisé par une coupe c'est à dire schématiquement un symbole "v" qui représente la féminité, la fécondité, l'utérus, etc. On comprend que c'est donc le descendant de Jésus, son sang donc, qui est à naitre. Par ailleurs, le Saint Graal est dérivé de Sanréal, Sang Royal. Jésus étant de sang royal, de la maison de David.

Après, pour Kaamelott, je vois mal Arthur ou Lancelot ou autre partir à la recherche d'une personne, vu qu'il n'est mentionné aucun indice sur ce coté là dans la série. Mais je tenais à rajouter ceci.

Chevalier Haut de Coiffe
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J'ai tout lu, et c'est top !

(Je vous avais dit que j'avais plus de temps pour le forum maintenant ;) )

En fait, j'entends AA répéter et re-répéter que dans tous les cas, il allait nous surprendre, et nous emmené là où on a pas pensé. Je me dis que la nature du Graal sera donc un truc très surprenant, un truc auquel on aura pas pensé. Mais en même temps, lui dit qu'il sait déjà ce qu'est le Graal dans Kaamelott, et je me dis aussi que si on commence à énumérer toutes les théories possibles et plausibles, on va forcément finir par tomber sur la bonne :lol: Je me vois mal Astier dire "Merde, j'avais prévu que le Graal serait l'amour, mais ils ont tout cramé, faut que je trouve une autre idée ! Bon ben le Graal c'est la Taverne, allez j'en ai rien à foutre !"... Tout ça en partant de l'hypothèse qu'il traine de temps en temps sur les forums de fans pour voir ce qu'il se dit...

À titre personnel, je ne réfléchis jamais beaucoup à ce que sera le Graal dans Kaamelott. Tout simplement parce que c'est pas ce qui m'intéresse ou m'excite le plus. J'ai beaucoup plus hâte de voir quel seront les destins de chaque personnage, comment ils vont évolué et comment l'histoire va se terminer, alors que le Graal, rien-à-péter ! Ceci dit, vu que c'est le sujet, je validera bien le Graal comme l'amour, dans ce que tu proposes. Je trouve que ça correspondrait bien au message et à l'univers. La théorie du Royaume est bien aussi, mais je préfère celle de l'amour :D "Le Graal n'existe pas", j'y ai pensé aussi, mais je me dis que pour le coup ce serait un peu nul et pas très surprenant. C'est le genre de truc auquel on pense hyper facilement "Ah bah tiens, ça se trouve il existe pas !", et en plus je trouverai ça naze si on apprenait qu'au final ça n'existe pas. C'est quand même le Graal qui lie l'histoire... Ou alors faudrait trouver une vrai explication à sa non-existence, mais un truc classe, quoi. En même temps c'est AA, je me fais pas de souci sur ce qu'il va nous pondre.

J'ai pas tellement d'autres théories à suggérer, car comme je le disais, c'est pas un truc auquel je réfléchis :b Je pense juste que le Graal sera lié à Perceval, d'une manière ou d'une autre. La, on est sur la partie "pas très surprenante", mais je pense qu'AA respectera ça quand même.

Chevalière Nebulis Causa
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Comme toi West, le Graal, en fait, j'en ai pas grand chose à carrer. Le Graal c'est le Mcguffin de Kaamelott. L’intérêt du Graal pour moi est qu'il est la raison de la table ronde et qu'il est probable que sans sa quête, tout le reste n'existerait pas. Donc le Graal c'est la cohésion, l'esprit d'équipe, l'union.
Une fois le Graal trouvé, que restera-t-il ? On voit ce qu'il advient lorsque ça quête est mise en suspens. Les chevaliers partent dans tous les sens, la cohésion est perdue.
Donc ma conception du Graal se rapproche de l'hypothèse 3

Croustillant
Hors ligne

Nous sommes d'accords - le graal n'a d'intérêt qu'en temps qu'objet de quête, parce que c'est la quête et tout ce qu'elle implique, qui est le réel trésor; c'est la quête qui instaure la chevalerie, la civilisation et la reconstruction du royaume de Logres.

N'empêche que quand Astier dit "Je sais ce que c'est le Graal, et ça vous surprendra peut être", ça fait travailler les ménages méninges !

Pécore
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Bon alors j'ai pas tout lu très sérieusement parce que je dois subir de fortes pressions dues à ma condition parce que mon insomnie (oui oui, il est midi mais pour moi là c'est la nuit BREF) et que donc migraine.
Mais avec notre cher ctrl+F j'ai cherché les mots clés de ma théorie et je la retrouve pas ici, d'autant qu'en plus Coco m'avait dit que ma théorie n'a jamais été énoncée sur le forum donc je me lance.

En fait c'est pas vraiment une théorie mais juste une remarque, un truc qui m'a "choqué" et qui, j'ai l'impression, est un gros indice :
"Tu l'as retrouvé le Graal ? (...) et ton alliance, tu l'as retrouvée ?"
Alors que ce soit l'alliance, ça me semble bizarre parce que :
1. Ca peut pas contenir du liquide
2. Même s'il fallait suivre l'indice de la pièce incandescente, l'alliance d'Arthur est entièrement faite de fer, sans aucune pierre, encore moins qui puisse accaparer du liquide sans resurgir sur autrui.
Mais le mot "retrouvé", je pense pas qu'il soit là par hasard, et donc à la question "Arthur aurait-il déjà trouvé le Graal sans le savoir ?", je pense que oui, même si je suis pas sûr pour la jatte. Après, quoi exactement : je sais pas, mais je trouve ça intéressant comme remarque alors je voulais la balancer.

Par contre je suis pas certain que le Graal n'ait d'importance que comme objet de quête. Oui c'est le moteur de l'histoire, mais c'est censé apporter la lumière sur tous les peuples, voire la vie éternelle parfois, ... Donc y aura bien des conséquences si c'est trouvé, et en ça, sa nature est importante (si c'est juste un objet symbolique on s'en fout, si c'est un objet magique qui file la vie éternelle, chouette pour les possesseurs, ... etc etc). Du coup réfléchir à sa nature permet aussi de prévoir ce qui se passera après la découverte..

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Ça intrigue personne ? Moi quand M'sieur Ifédéflan m'a fait remarquer cette phrase, "Tu l'as retrouvé le Graal ?", j'me suis un peu retrouvé (héhé) comme un con... Pourquoi elle dit "REtrouvé" ? :beuh:
J'm'attendais à ce que ça fasse un peu plus jaser que ça ici bas ! :p

Il est calme, le forum, en ce moment... Trop calme... J'aime pas trop beaucoup ça... :p

Chevalière Parodisiaque
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Coco l'asticot a écrit :

Il est calme, le forum, en ce moment... Trop calme... J'aime pas trop beaucoup ça... :p

Week-end du 14 juillet ;)

J'ai pas encore lu le post de Naflan, mais j'y reviendrai quand ma liste de trucs à faire aura avancé :p

Chevalier So Briqué
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J'ai toujours compris l'expression "retrouver le Graal" de la façon suivante : "Les dieux ont paumé le Graal et c'est aux humains de le retrouver".

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Pas con, anéfé !

Chevalière Parodisiaque
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Lu !
Nathan, as-tu lu la théorie de Kafkaien ?
http://forum.onenagros.org/viewtopic.ph … 68#p232768

Il y a peut-être un cousinage dans vos idées (rapport alliance-Aconia/Graal)

Et pour en revenir à "REtrouvé" je pense aussi qu'il s'agit de remettre la main sur une chose qui est connue et a été perdue, et  vu comme ça, je te donne raison : Arthur aurait déjà vu/rencontré le Graal.

Bébert, je marche à 50% avec des pattes de Bernaaaaaaard , parce que les dieux savent pas ce que c'est non plus le Graal, alors ça peut pas être eux qui l'ont paumé, sion ? Nosi?
C'pas simple votre truc !
Z'auriez pas un truc avec du pain et du jambon, plutôt ? Nan parce que j'me le représenterait mieux :b

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Ouais, on a du mal à s'projeter, hein ? :b




J'ai oublié de répondre à ça :

Tante Cryda a écrit :
Coco l'asticot a écrit :

Il est calme, le forum, en ce moment... Trop calme... J'aime pas trop beaucoup ça... :p

Week-end du 14 juillet ;)

Même avant ça, c'était bien calme ! ^^
Peut-être qu'y'a beaucoup de vacances, aussi. ^^

Pécore
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Très intéressant ce topic ! J'ai lu ailleurs sur le forum une théorie qui disait que le Graal était "la descendance d'Arthur" et je pense aussi à une explication symbolique !
Voilà, rien de révolutionnaire et même si le sujet a surement été épuisé et la théorie évoquée maintes fois, c'est la première fois que j'y pense !
Mes pensées se sont attardées sur la forme du Graal qui peut s'apparenter à celle d'un utérus. L'utérus est symboliquement assimilé au récipient qui serait "à l'origine du monde", porteur de la vie et de la Connaissance.
Dans le Da Vinci Code, Dan Brown nous dit que le Graal est Marie Madeleine, symbole du vase contenant le sang de Jésus Christ mais aussi source de sa descendance - tout ça me fait bien sûr penser à Arthur qui cherche sa descendance - quête qui fait d'ailleurs passer celle du Graal en arrière plan dans les derniers livres. Ça me fait aussi penser à son rêve, où il parle de la baignoire avec de l'eau mais personne dedans (la poche des eaux) et beaucoup de sang (quand il n'y a pas fécondation)
Aussi, quand Arthur voit Aconia en rêve, elle lui demande s'il a "RE-trouvé" le Graal. Le Graal pourrait être la descendance d'Arthur, un enfant qu'ils auraient perdus, l'utérus d'Aconia et d'autres trucs à creuser... Bref, on a hâte de voir les films !

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