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Pécore
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LE ROI PERCEVAL.

…..

Chapitre un : Le remplaçant.

     Réunion de la table ronde. L’ambiance est électrique, le Roi Arthur semble très énervé et chacun s’observe du coin de l’œil, afin de voir si le voisin sait ce qu’il se passe.

LE PERE BLAISE : Hum ! Alors, à l’ordre du jour …

ARTHUR : STOOOOOP ! On va se passer de l’ordre du jour, j’ai une annonce à faire !

LE PERE BLAISE : Ah ? Bon, très bien …si y’a plus de règles, maintenant …

ARTHUR : Non mais fermez-là, hein ! Me cherchez pas, J’ SUIS ASSEZ ENERVE COMME CA !

YVAIN : C’est en rapport avec le fait que j’suis pas v’nu à votre anniversaire ?

ARTHUR : De quoi ?!

YVAIN : Hier ! C’était votre anniversaire mais j’y suis pas allé !

ARTHUR : Mon anniversaire mais qu’est-ce que vous m’chantez ?

YVAIN : Non parce que je vous ferai un cadeau mais là, j’ai pas eu l’temps.

ARTHUR : FERMEZ-LA ! Mon anniversaire c’est dans six mois et puis, qu’est-ce qu’on en a à foutre, j’vous dis qu’j’ai une annonce à faire !

YVAIN : Parce que sinon, j’en ai des idées de cadeaux (VLAN ! Il s’arrête brutalement, son père vient de lui en coller une)

LEODAGAN : Excusez-moi mais c’est le seul moyen de l’arrêter, faites votre annonce !

YVAIN : Ah ouais d’accord, bonjour la pédagogie, pfff, trop dégoûté, quoi !

ARTHUR : Merci, seigneur Léodagan. Donc, voilà … j’en ai marre ! Marre de l’absence de résultats, marre de Kaamelott, MARRE DE VOS TRONCHES ! (Arthur ignore les murmures de protestation) Donc, j’ai décidé de prendre des vacances ! Après tout, j’vois pas pourquoi j’serais l’seul à pas pouvoir en prendre sous prétexte que je suis le Roi. Je vais me barrer quelques jours, peinard, en vous laissant les clés du bazar ! Sur ce, mes Seigneurs, amusez-vous bien, moi, j’me casse !

LEODAGAN : Non mais vous pouvez pas faire ça ! Comment voulez-vous que je gère tout, moi ?

ARTHUR : Vous vous sentez pas les épaules ?!

LEODAGAN : Ben c'est-à-dire …

ARTHUR : Très bien ! Vu que le Seigneur Lancelot n’est pas là et que vous chipotez ... Seigneur Perceval, c’est vous qui me remplacez !

PERCEVAL : Euh, ouais, d’accord ! Pourquoi faire ?

ARTHUR : C’est vous qui t’nez la baraque jusqu’à ce que je revienne !

PERCEVAL : Non, euh, désolé, je pige que dal !

ARTHUR : Moi, je pars en vacances, vous, vous êtes le Roi pendant ce temps là !

PERCEVAL : Ah ouais ! Okay ! (il tombe, évanoui)

…..

     Le lendemain matin, Arthur a quitté Kaamelott, nul ne l’a vu, nul ne sait où il est parti. Perceval et Karadoc s’apprêtent à aller à la taverne lorsque des cris se font entendre.

— Sire ! Sire !

PERCEVAL : Ah ! Le Roi est revenu ?

     Le maître d’armes arrive essoufflé : Vous ne m’entendiez pas ?

KARADOC : Ben si, le Roi est revenu ?

LE MAITRE D’ARMES : Pas que je sache, non !

PERCEVAL : Ben pourquoi vous criez « Sire, Sire » ?

LE MAITRE D’ARMES : Mais c’est vous que j’appelais, Sire !

PERCEVAL : Oh la la ! Je sens que ça va m’ faire mal au crâne, cette histoire !

LE MAITRE D’ARMES : Mais vous êtes le Roi par intérim, le régent, quoi ! Tout le monde va vous appeler Sire, Sire, faut vous y faire !

PERCEVAL : ET SI J’AI PAS ENVIE ? MOI, HEIN !?

LE MAITRE D’ARMES : C’est un ordre du Roi !

PERCEVAL : Ah non ! J’ai pas décidé ça, moi !

LE MAITRE D’ARMES : Non, pas vous, le Roi Arthur !

KARADOC : Ah ! Vous voyez bien qu’c’est pas lui le Roi !

LE MAITRE D’ARMES : QUAND LE ROI DIT QU’ VOUS ETES LE ROI, VOUS ETES LE ROI ! MERDE !

PERCEVAL : De quoi ?!

KARADOC : Soyez poli en présence du Roi, MERDE !

LE MAITRE D’ARMES : Veuillez me pardonner, Sire mais vous êtes attendu dans la salle du trône.

PERCEVAL : Bon, ben, allons-y, je sens bien qu’vous allez pas me lâcher le zizi tant qu’vous aurez pas eu c’que vous voulez !

.....

     La salle du trône, Léodagan, assis à sa place habituelle, la place du Roi restant vacante. Guethenoc et Roparzh font face au trône.

LEODAGAN : Ah ! Voilà le Roi, vous allez pouvoir vous arranger avec lui !

     Le maître d’armes guide Perceval jusqu’au trône.

GUETHENOC : De quoi ? Mais c’est pas le Roi, ça !

ROPARZH : Faudrait pas nous prendre pour des lapins d’six s’maines, hein ! Le roi, on l’connaît et c’est pas çui-là !

LEODAGAN : Le Roi est absent et le Seigneur Perceval le remplace. Oui, je sais, c’est du grand n’importe quoi mais c’est comme ça ! Alors, racontez-lui vos problèmes ou lui racontez pas, d’toute façon, c’est le seul Roi qu’vous aurez !

GUETHENOC : Bon, ben, tant pi, on va s’arranger de çui-là.

ROPARZH : Ouais mais il a intérêt à nous écouter bien comme il faut, sinon y’a des bourgeois qui vont sentir le roussi, moi j’vous l’dis !

LE MAITRE D’ARMES : Bon, ben allez-y ! Narrez-nous vos désidératas !

GUETHENOC : Hein ?! De quoi qui cause, lui ?

LEODAGAN : Dites nous, ce qui va pas ! Et magnez-vous un peu, on va pas passer la journée là-dessus !

ROPARZH : Bon, voilà M’sieur le Sire de remplacement, on est pas contents !

GUETHENOC : Ouais, c’est ça ! On est pas contents !

PERCEVAL : Mais qu’est-ce qu’on s’en fout qu’vous soyez pas contents ?! Moi non plus j’suis pas content !

GUETHENOC : Ben ! Vous êtes le Roi, même de remplacement, c’est quand même pas rien !

PERCEVAL : Et alors ?! Vous croyez que ça m’plaît ? J’ai pas d’mandé ça, moi ! J’préfère aller boire des coups à la taverne ! Et le Roi Arthur, vous croyez qu’il est content ?! Il doit s’occuper sans arrêt d’abrutis comme vous et moi ! Vous vous rendez compte de l’immenstruosité du machin ?!

ROPARZH : Euh, ben on voyait pas ça comme ça nous.

GUETHENOC : C’est vrai que dit comme ça, ça fait pas envie !

ROPARZH (regardant Guethenoc): Du coup ...

GUETHENOC : On va vous laisser, en vous souhaitant bon courage, hein !

ROPARZH : Tenez bon surtout !

     Les deux paysans sortent.

LEODAGAN : Alors là ! Seigneur Perceval, vous me laissez pantois !

(Noir, voix off)
PERCEVAL : Je vous le laisse si vous voulez, je sais pas c’que c’est !
TSON !

.....

Chapitre deux : La place du Roi.

.....

     Réunion de la table ronde.

LEODAGAN : Euh, non, vous asseyez pas là !

PERCEVAL : Ben, c’est ma place, vous voulez qu’on échange ?

LEODAGAN : Je vous rappelle que vous remplacez le Roi, votre place est à sa place !

PERCEVAL : La place de qui ?

LEODAGAN : DU ROI ! A la place du Roi !

PERCEVAL : Mais j’sais pas où il est, moi !

YVAIN : Moi j’maintiens qu’il est vexé parce que j’suis pas allé à son anniversaire !

PERE BLAISE : Attendez Seigneur Léodagan, je vais essayer ! Sire Perceval, installez-vous à la place que le Roi occupe habituellement à la table ronde.

PERCEVAL : J’veux bien mais ça va faire bizarre ! S’il revient et qu’il me voit là, ça va chauffer pour mes miches !

LEODAGAN : Mais pas du tout, c’est lui qui vous a nommé à sa place !

PERCEVAL : Ouais mais laquelle de place ?! Il en change tout le temps !

PERE BLAISE : Bon ! Asseyez-vous où on vous dit, qu’on puisse commencer !

PERCEVAL : Okay mais s’il débarque, j’lui dirai qu’c’est d’votre faute !

LEODAGAN : D’accord, on fait comme ça ! Père Blaise, l’ordre du jour !

PERE BLAISE : Ben, euh, c'est-à-dire, normalement c’est au Roi de lancer la séance !

LEODAGAN : Mais c’est pas possible, on est chez les dingues !

PERE BLAISE : J’suis désolé, il y a des règles à respecter ! Sire Perceval, voulez-vous lancer la séance ?

PERCEVAL : Faut que j’lance un truc ?

PERE BLAISE (soupirant) : S’il vous plaît, Sire, dites-moi « Père Blaise, l’ordre du jour »

PERCEVAL : Ah ? Euh, okay. Père Blaise, l’ordre du jour !

PERE BLAISE : Merci Sire. Donc, pour commencer, la nomination du Seigneur Perceval au poste de régent !

LEODAGAN : Non mais c’est pas vrai ! Ça fait deux jours qu’il est en poste, on est au courant ! On peut p’t’être passer à autre chose, non !

PERE BLAISE : Ah mais non, il faut officialiser la chose ! Par ordre du Roi Arthur, le Seigneur Perceval a été nommé au titre de régent le temps de son absence !

PERCEVAL : ENCORE ?!

YVAIN : Ça veut dire qu’il est double Roi ?

GAUVAIN : Ou RoiRoi ! Mais ça veut dire qu’il est plus gradé que mon oncle ?!

LEODAGAN : VOUS DEUX, FERMEZ-LA OU J’EN PRENDS UN POUR TAPER SUR L’AUTRE ! Bon, pour faire simple, une fois pour toutes, le Roi Arthur s’est absenté et c’est le Seigneur Perceval qui le remplace jusqu’à ce qu’il revienne ! C’est clair pour tout le monde ?!

PERCEVAL : Oh ben moi, j’ai pigé ! Quand on prend le temps de m’expliquer, j’suis pas plus con qu’un autre !

YVAIN (levant le doigt): Euh mais avec ma sœur, il le remplace aussi ?

PERE BLAISE : Non mais vous êtes pas bien, non ! Il le remplace pour les affaires d’état, c’est tout !

(Noir, voix off)
LEODAGAN : Quoique... y’a p’t’être une idée à creuser, là !
TSON !

.....

Chapitre trois : Complot sur l’oreiller.

.....

     Dame Séli et Léodagan au lit.

LEODAGAN : Il m’est venu une idée. Enfin ! C’est plutôt notre fils qui l’a eue.

DAME SELI : Yvain !? Ah ben, ça doit être quelque chose !

LEODAGAN : Effectivement, c’est assez ... osé ! Vous savez que le Seigneur Perceval remplace le Roi quelques jours ?

DAME SELI : Si je le sais ? Faudrait être sourde pour pas le savoir, tout le monde ne parle que de ça !

LEODAGAN : Alors, voilà ! S’il ne le remplaçait pas QUE pour les affaires courantes ?

DAME SELI : Je vous suis pas bien, vous voudriez le pousser à envahir l’Orcanie ?

LEODAGAN : Ah ben non ! Vous l’imaginer à la tête de l’armée ? Ça serait un beau bordel ! En revanche, il a peut être plus de compétences que ce mollasson d’Arthur dans un autre domaine !

DAME SELI : Non, décidément, je vois pas où vous voulez en venir !

LEODAGAN : Qu’est-ce qu’il arrive pas à faire Arthur ?

DAME SELI : A trouver le Graal ?

LEODAGAN : Ah mais vous en faites exprès ! Je vous parle d’un héritier !

DAME SELI : Oui, y’a ça aussi mais j’vois toujours pas le rapport !

LEODAGAN : Puisqu’Arthur l’a nommé remplaçant, il pourrait p’t’être le remplacer pour ça aussi ! Il peut pas être plus nul !

DAME SELI : Non mais vous êtes timbré ! Vous voulez mettre ce taré dans le lit de notre fille ?!

LEODAGAN : Et alors ?! Avec un peu d’chance, la v’là en cloque !

DAME SELI : D’toute façon, elle voudra jamais !

LEODAGAN : Oui, ben ça, j’en fais mon affaire ! On fait courir le bruit que le Roi va rentrer dans la nuit, on envoie l’autre con vers deux heures du mat, et hop ! Ni vu ni connu !

DAME SELI : Et lui ? Vous pensez qu’il sera d’accord ?!

LEODAGAN : Merde ! J’avais pas pensé à ça !

DAME SELI : Eh ouais ! C’est ça votre problème, vous échafaudez, vous échafaudez... mais au bout du compte... rien du tout !

LEODAGAN : Et si on lui bandait les yeux et qu’on lui dit que c’est pour faire une surprise à sa femme ?

DAME SELI : Perceval ?! Mais il a pas de femme !

LEODAGAN : Il doit bien avoir une maitresse ou une fiancée, non ? !

DAME SELI : Y’a bien une boniche, Angharad, mais j’suis pas sûr qu’ils aient fait quoi que ce soit ensemble !

LEODAGAN : Ah non mais alors, si c’est un mou d’la tige aussi, çui-là ! On est vraiment pas aidés, hein ?!

DAME SELI : Non mais je r’connais qu’y avait d’l’idée mais ça marchera jamais ! Et c’est Yvain qu’a eu cette idée là ?!

LEODAGAN : Enfin, lui, il a juste demandé devant toute la table ronde si Perceval remplaçait le Roi aussi auprès de sa sœur ! Alors, bien sûr, tous les autres... « Mais vous êtes pas bien ! » « C’est juste pour les affaires de l’état » et patati et patata ... mais moi, ça a percuté tout de suite !

DAME SELI : Ouais, enfin, l’héritier, c’est pas pour demain !

(Noir, voix off)
LEODAGAN : Ou alors, le Père Blaise, il m’a l’air bien vicelard, çui-là !

DAME SELI : Nan mais arrêtez d’réfléchir, j’vous assure, ça vaudra mieux !
TSON !

.....

Chapitre quatre : les Vacances d’Arthur.

…..

     Après avoir nommé Perceval régent, Arthur n’a pas perdu de temps, levé avant la fin de la nuit, il a silencieusement sorti son cheval de l’écurie et passé la grande porte devant deux gardes endormis. D’ordinaire, il aurait réprimandé les deux fautifs mais cette fois, il a privilégié la discrétion, il sera toujours temps de leur passer un savon à son retour. Lorsqu’il a jugé être assez loin de Kaamelott, il a enfourché sa monture et est parti au grand galop.

     Arthur est à présent au bord d’un lac, pas celui de la Dame du même nom mais un autre plus éloigné qu’il avait repéré lors d’une reconnaissance. Il installe son campement, la matinée est à présent bien avancée et l’endroit lui semble propice à ses projets : Méditation, repos, détente. Il a à peine terminé de s’installer qu’une voix le fait sursauter.

– On peut savoir ce que vous faites ?

     Avant même de se retourner, il sait que la rouquine vaporeuse l’a retrouvé.

ARTHUR : Mais merde ! C’est pas votre lac, celui-là ! Qu’est-ce que vous foutez là ?!

DAME DU LAC : J’vous ferai remarquer que j’apparais où je veux, quand je veux ! Heureusement parce qu’avec un gars comme vous, qu’a la bougeotte… .

ARTHUR : Vous pourriez pas me foutre la paix, de temps en temps, non ? Je suis venu là pour me reposer, oublier tous ces glandus qui me cassent les noix à longueur de temps ! C’est trop demander quelques jours de répit ?!

DAME DU LAC : Non, non, vous avez le droit … mais c’est dommage parce que pas loin d’ici, y’a une caverne qui contient un trésor. Alors, je m’étais dit, vu qu’il est déjà sur place, ça serait trop bête de pas lui en parler, hein ? Vous en dites quoi ?

ARTHUR : J’en dis que vous m’emmerdez ! Revenez dans trois jours, on verra si je suis d’attaque !

DAME DU LAC : D’accord, j’espère que vous s’rez plus poli, déjà ! (elle disparaît)

…..

     Les deux jours qui suivent, Arthur profite bien du calme, peut être même trop car il commence à s’ennuyer un peu. Cette fois encore, une voix le fait sursauter.

– Ah mais c’est not’ ancien Sire ! Mé qu’est-ce que vous faites là ?

ARTHUR : Guethenoc ?! Mais vous, qu’est-ce que vous foutez là !?

GUETHENOC : Oh ben moi, j’viens relever mes collets. Alors, ils vous ont foutu à la porte et ils vous ont même pas donné une p’tite baraque pour vos vieux jours ! C’est pas des manières ça, quand même !

ARTHUR : De quoi ?!

GUETHENOC : Remarquez, on a pas perdu au change, hein ! Parce que l’nouveau Sire, il est comme ça ! (levant son pouce)

ARTHUR : Mais qu’est-ce que vous racontez ? J’ai pris quelques jours pour me reposer mais je suis toujours le Roi !

GUETHENOC : Oh mais faut pas avoir honte, quand on a fait son temps, on a bien mérité de s’reposer !

ARTHUR : Non mais, vous me faites ch... . Euh, quand vous dites le nouveau, vous parlez du Seigneur Perceval ?

GUETHENOC : Oui ! C’est ça ! Un gars super, on se sent bien compris avec lui !

ARTHUR : J’espère que vous en avez bien profité parce que dans quelques jours, je reprends les commandes !

GUETHENOC : Ah ben si vous faites ça, va y’avoir du grabuge, pour une fois qu’on en tient un bien, on va pas l’lâcher !

ARTHUR : Ben voilà, les choses vont reprendre leur cours ! Bon, maintenant, ça va bien, cassez-vous !

GUETHENOC (s’en allant): Méfiez-vous, hein ! Méfiez-vous ! Et vive le Roi Perceval !

– Je croyais qu’il partirait jamais !

ARTHUR (sursautant une fois de plus) : Non mais prévenez avant d’apparaître comme ça, à chaque fois ça me fout l’angoisse ! Vous pourriez pas jouer de la corne ou faire sonner un carillon pour vous annoncer ?

DAME DU LAC : Et puis quoi encore, vous m’prenez pour un barde ?! Bon, vous êtes d’attaque pour la caverne ?

ARTHUR : Ouais, bon, okay, allons-y ! C’est loin ?

DAME DU LAC : A cheval ? Non j’pense pas ! J’dirais ... entre quinze et seize jours.

ARTHUR : QUOI !? Mais vous m’aviez dit qu’c’est juste à côté !

DAME DU LAC : Oui, bon, vous savez, moi, les distances... . Je me déplace instantanément alors j’me rends pas bien compte.

ARTHUR : Mais vous êtes pas bien ! Si je m’absente aussi longtemps, ça va être un beau foutoir à Kaamelott !

DAME DU LAC : Oh mais vous trouvez toujours une bonne raison pour pas faire les quêtes que j’vous indique ! Vous êtes pas gentil !

ARTHUR : Vous préfèreriez que je laisse Perceval gérer Kaamelott trente jours de plus ?!

DAME DU LAC : Ah ben non, quand même pas ! Mais vous irez quand même bientôt, hein ? Parce que le trésor ... .

Arthur : Oui, eh bien ?

DAME DU LAC : Le trésor, c’est un collier en or orné de six fabuleux diamants !

ARTHUR : Ouais ... ben non, j’irai pas !

DAME DU LAC : Quoi !? Mais pourquoi ?!

ARTHUR : Parce que c’est avec ça que j’ai payé Kaamelott ! Faudrait vous mettre à jour niveau quêtes, vous êtes pas ... top, top, hein !
     Dans le sous-bois, Guethenoc pas parti si loin, finalement, l’observe.
(Noir, voix off)
GUETHENOC : Ah, ben j’comprends mieux pourquoi ils l’ont viré ! Il est complètement zinzin, il parle tout seul !
TSON !

.....

Chapitre cinq : La Destitution.

…..

     Arthur entre dans la salle du trône, Perceval est assis à la place du Roi, Léodagan et Bohort de chaque côté.

ARTHUR : Bien le bonjour, seigneur Perceval, je viens vous libérer et reprendre mon trône !

LEODAGAN : Oui, euh … ça va pas être si simple !

ARTHUR : Comment ça ? J’vois pas c’qu’il y a de compliqué !

BOHORT : C'est-à-dire que le peuple s’est pris de sympathie pour le seigneur Perceval et voit en lui une sorte de … guide éclairé !

LEODAGAN : Y’en a même qui l’appellent le Magnifique ! Si, si ! J’vous jure !

PERCEVAL : Euh, j’suis pas mieux éclairé qu’les autres ! J’dois avoir trois chandelles dans ma chambre !

ARTHUR : Qu’est-ce que c’est qu’cette entourloupe, encore ? C’est vous, beau-père, qui manigancez tout ça !?

LEODAGAN : Ah mais j’y suis pour rien, moi ! C’est le peuple qui a parlé ! Comme je sais qu’vous êtes très attentif à son bien-être, il m’semble normal que vous cédiez la place à leur préféré ! Vous êtes pas d’accord ?

BOHORT : Il faut dire que Sire Perceval a fait preuve d’une grande sagesse !

ARTHUR : « Sire Perceval » ? Non mais vous êtes tous devenus marteau ! Seigneur Perceval, vous en dites quoi ?

PERCEVAL : Ça, j’saurais pas dire, les marteaux, j’m’en sers plus depuis qu’je m’suis aplati les doigts !

ARTHUR : Non mais pas ça ! Etre Roi, ça vous plaît ?

PERCEVAL : Bof ! C’est comme tout, on s’y fait à la longue ! Mais moi, j’préférais avant, quand j’allais à la taverne avec le Seigneur Karadoc !

LEODAGAN : Mais on s’en fout d’vos avis, c’est la volonté du peuple qui compte !

ARTHUR : Depuis quand vous êtes si proche du peuple, vous ?!

LEODAGAN : Ah mais à force de vous fréquenter, vous avez fini par déteindre sur moi ! Y’a du bon dans vos idées ! Attention ! Pas toutes, hein ! Mais en l’occurrence … .

ARTHUR : Oui ! En l’occurrence, ça vous arrange bien !

LEODAGAN : Ben ! De fait, c’est pas pour me déplaire.

ARTHUR : Bon ! On va arrêtez les conneries … . Seigneur Perceval, allez boire un coup avec le Seigneur Karadoc à la taverne ! Tenez, c’est moi qui régale !

PERCEVAL : Ouais ! Merci, Sire ! Vous v’nez avec nous ?

LEODAGAN : Attendez, attendez, attendez ! C’est pas tout ! Y’a une rumeur qui circule, comme quoi, vous seriez devenu fou !

ARTHUR : QUOI ?!

BOHORT : C’est vrai, Sire, je l’ai entendu dire, moi aussi !

LEODAGAN : D’ailleurs, on a un témoin ! Maître d’armes ! Faites entrer l’autre con, là !

MAITRE D’ARMES : Lequel ? Parce que ... c’est pas ça qui manque !

LEODAGAN : Le pécore !

     Le maître d’armes accompagne Guethenoc devant le trône au côté d’Arthur.

LEODAGAN : Bon, machin, racontez-nous c’que vous avez vu !

GUETHENOC : Ben, c’est pas compliqué, j’ai vu notre ancien Sire (désignant Arthur) çui-là, là, qui causait tout seul. Mais attention, hein, ça criait, ça s’agitait ... tiens ! On aurait dit moi avec Roparzh ! C’est vous dire si ... .
LEODAGAN : Oui, bon, ça va ! On a compris ! Donc, Seigneur Pendragon, qu’avez-vous à répondre ?

ARTHUR : Vous me gonflez, tous, quelque chose de monumental ! Je vous rappelle que la Dame du lac vient me voir régulièrement et qu’il n’y a que moi qui peux la voir ! C’était avec elle que je discutais !

LEODAGAN : Oh, oui, alors, elle a bon dos, celle-là, c’est pratique !

ARTHUR : Non, c’est pas pratique du tout ! A chaque fois, je passe pour un taré, je préfèrerais que tout le monde la voit !

LEODAGAN : Non mais moi, j’suis pas convaincu ! Et vous, Seigneur Bohort ?

BOHORT : C’est vrai que c’est un peu délicat.

PERCEVAL : Bon, on peut y aller à la taverne ?

LEODAGAN : Vous restez là, vous !

MAITRE D’ARMES : Attention à comment vous parlez au Roi, vous !

ARTHUR : Bon ! On a bien rigolé mais maintenant, ça suffit ! Le vous rappelle que si je suis le Roi, c’est parce que j’ai ça ! (il dégaine Excalibur) Donc, vous pouvez débattre pendant des jours si ça vous chante, ça changera rien au fait que c’est moi qui l’ai retirée du rocher !

LEODAGAN : Ah ouais, bon alors, la solution de facilité, tout d’suite ! C’est d’la triche votre truc, là !

BOHORT : Tout de même, c’est magnifique cette épée qui flamboie !

MAITRE D’ARMES : C’est vrai que ça en jette !

GUETHENOC : Qui c’est qui nous dit que ça l’ferait pas aussi avec le Sire Perceval, hein ?!

Silence dans la salle du trône ...
(Noir, voix off)
LEODAGAN : Ouais mais là, non, faut pas rêver non plus !
TSON !

.....

Chapitre six : La Taverne Des Deux Rois.

…..

     Après avoir récupéré son trône, Arthur a accepté d’accompagner Perceval et Karadoc à la taverne. Il se sent coupable d’avoir mis Perceval dans cette situation inconfortable et le moins qu’il puisse faire, c’est de lui faire plaisir. Les trois hommes s’assoient à la table habituelle des deux compères. Le tavernier s’empresse.

TAVERNIER : Ah mais c’est m’sieur Sire Perceval, ça f’sait un moment qu’on vous avait pas vu ! Heureusement qu’le seigneur Karadoc a mis les bouchées doubles !

KARADOC : C’est qu’il était occupé à diriger le pays, notre ami !

TAVERNIER : Justement, j’aurais bien aimé le voir ici plus souvent, question de prestige ! Le Roi chez moi, vous vous rendez compte ?! Ça en a d’la gueule !

PERCEVAL : Oui, ben j’suis là, maintenant ! Et en plus, j’vous ai amené le vrai !

TAVERNIER : Le vrai quoi ?

PERCEVAL : Le vrai Roi, regardez,  le Roi Arthur !

TAVERNIER (écarquillant les yeux) : Ah mais c’est-y Dieu possib’ ! Deux Rois dans ma taverne !

ARTHUR : Ouais, n’allez pas le crier trop fort, quand même ! On voudrait bien rester peinard !

TAVERNIER : Ah ! Euh, oui mais euh, c'est-à-dire que j’aurais bien voulu que tout le monde le sache … .

PERCEVAL : Vous faites comme le Roi vous dit ! Et puis apportez-nous des pichets et d’la charcutaille ! C’EST PAS FAUX !

KARADOC (à l’oreille de Perceval) : Pourquoi vous avez dit « c’est pas faux » là ? C’est un truc que vous avez dit que vous avez pas compris ?

PERCEVAL : Non, j’ai merdé ! J’me suis laissé emporter... j’suis trop content qu’le Roi soit là !

ARTHUR : Vous voyez, je pensais que j’avais pigé votre truc, là « c’est pas faux ». J’pensais qu’vous disiez ça quand vous compreniez pas un truc... mais là, j’dois avouer que j’m’y perds.

PERCEVAL : Nan mais c’est d’ma faute ! J’l’ai raté, çui-là !

     Il y a du remue-ménage à la porte de l’auberge.

TAVERNIER : Non, je vous dis ! Vous entrerez pas !

GUETHENOC : On veut voir le Roi !

TAVERNIER : Lequel ?! J’en ai deux ! Euh... non ! Y’a pas de roi ici ! Allez voir ailleurs !

ROPARZH : Le vrai Roi, le Roi Perceval !

GUETHENOC : Sinon, on fout l’feu à votre baraque !

ARTHUR : Seigneur Perceval, vous voulez pas aller leur dire que vous êtes plus le Roi et que j’ai repris les rênes ?

PERCEVAL : Ouais, ils commencent à m’énerver ces pécores, ça va finir par mal se mettre !

ARTHUR : Tout doux, quand même, ils vous aiment bien !

PERCEVAL (se dirigeant vers la porte) : Ouais, ben j’ai rien d’mandé, moi !

TAVERNIER : Sire, faites quelque chose, ils vont cramer ma taverne !

PERCEVAL : ARRETEZ DE M’APPELER SIRE ! (à Guethenoc et Roparzh) Bon, qu’est-ce que vous voulez, vous ?! Je suis pas le Roi, j’ai juste bouché un trou !

GUETHENOC : De quoi t’est-ce ?

ROPARZH : Vous êtes maçon maintenant ?

PERCEVAL : Ah non mais vraiment, vous comprenez jamais rien ! J’ai remplacé le Roi pendant qu’il était pas là, maintenant, il est revenu, c’est lui qui r’prend la Reine !

ROPARZH : Mais nous, on préfère quand c’est vous le Roi !

PERCEVAL : Mais on s’en fout de c’que vous préférez !

GUETHENOC : Révolte !

ARTHUR (arrivant à la porte) : Bon, écoutez, je suis le Roi, personne n’y peut rien vu que c’est moi qui ai retiré Excalibur. En revanche, je peux très bien nommer le Seigneur Perceval, ministre du monde paysan !

ROPARZH : Euh, ouais ? C'est-à-dire ?

ARTHUR : C’est lui qui s’occupera de vos problèmes !

GUETHENOC : Ah bon, alors, comme ça ... ça nous va !

GUETHENOC et ROPARZH : Vive le ministre Perceval ! (ils repartent)

PERCEVAL : Vous êtes sûr, Sire ?  Sinistre du monde paysan, je sais pas si je saurai ...

(Noir, voix off)
ARTHUR : Vous inquiétez pas, j’vous dirai quoi leur dire !

PERCEVAL : C’est bizarre, ça m’rassure pas plus que ça !
TSON !

FIN.

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Chef de Clan
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