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Pécore
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L’OMBRE DU DRAGON.

Chapitre un.

     L’homme avance d’un pas régulier, son pas n’a pas changé de rythme depuis son départ, il y a plus de cent jours. Il avance les yeux fermés, la réflexion du soleil sur la neige lui étant devenue insupportable il arrive aux pieds des Highlands, plus précisément du mont Beinn Nibheis. Très grand et de forte corpulence, l’homme est vêtu d’une cape noire avec capuche recouverte de fourrure mais vu de la position de Korkho, c’est juste un point noir sur une surface immaculée. L’homme ouvre enfin les yeux, l’ascension l’exige et la neige est moins présente sur la paroi, sans s’autoriser le moindre repos, il entame l’ascension. Korkho s’agite, il sent que l’inconnu vient pour lui. L’homme a estimé son ascension à cinq jours, la pluie glacée et le vent puissant qui viennent de s’abattre sur lui ne changent en rien son allure. Korkho tire sur sa chaîne, une fois de plus même si les milliers de fois précédentes ce fut en vain, l’homme qui arrive lui procure une angoisse à présent, alors que lorsqu’il l’a découvert pour la première fois, il pensait s’en faire un diner digne de se nom. Pourquoi paniquer ? Que pourrait bien faire un homme seul et sans arme contre moi ? Mais non, il ne parvient pas à se rassurer, il sait, au plus profond de lui que l’homme sera son maître et même s’il enrage à cette idée, inéluctabilité de son futur lui empli le cœur. Il hurle son impuissance. Plus bas, l’homme sourit.

......

     Dans la salle du trône de Kaamelott, l’ambiance est détendue autant que faire se peut. Le roi a convoqué  ses chevaliers afin de les récompenser de leurs quêtes abouties.

PERCEVAL (à l’entrée) : Vous êtes sûr que je peux entrer ? J’y suis jamais allé, moi !

ARTHUR : Allé où ?

PERCEVAL : Ben ... à Bouti !

ARTHUR : Non mais les quêtes abouties, c’est celles qui vont jusqu’au bout ! Les quêtes terminées, quoi !

PERCEVAL : Ah, d’accord ! Les quequêtes, quoi ! (le rire de Perceval s’éteint progressivement au vu de la réaction du roi) Nan mais, j’disais ça ... faites pas attention !

ARTHUR : Parfois, vous me désespérez, Perceval ! C’est pas contre vous, hein ! Mais vous sortez tellement d’énormités, que ... je sais plus ! Pourtant, j’vous aime bien... mais ... faites un effort, s’il vous plaît !

PERCEVAL : PROMIS ! Je vous parlerai plus du tout !

ARTHUR : Nan mais c’est pas ça que j’vous demande ! Je vous demande juste de réfléchir avant de parler, ça peut se faire ça, non ?

PERCEVAL : Euh, je sais pas trop ... combien de temps ?

ARTHUR : MAIS TOUJOURS ! Oh, non, et puis vous me faites chier ! Démerdez-vous !

......

     Sur le mont Beinn Nibheis, l’homme noir atteint le sommet, il fait face à Korkho et éclate de rire. Le dragon  essaye de s’éloigner mais sa chaîne le maintient en place. Son regard croise celui de l’homme noir, il capitule.

















Chapitre deux.


     L’homme face au dragon semble bien petit pourtant, aucun doute n’est possible, c’est lui le maître. Il sort une clé de son barda et délivre le dragon de ses chaînes, grimpe sur son corps et s’installe sur son cou, tel un cavalier. A présent, sa route sera plus simple et plus rapide. Korkho prend son envol.

.....

     A Kaamelott, dans le labo des enchanteurs, Merlin et Elias se disputent comme bien souvent lorsque Merlin se tait brusquement et semble comme  à l’écoute de quelque chose qui échappe totalement à Elias. Sans plus d’explication, il quitte le labo et se rend directement à la salle du trône où le roi reçoit le peuple en séance de doléances. Il entre d’un pas décidé dans la salle, passe devant Guethenoc et Roparzh en train de s’invectiver et va directement parler au roi.

MERLIN : Sire, j’ai à vous parler, c’est urgent !

ARTHUR : Vous voyez bien que je suis en doléances, Merlin ! Revenez plus tard !

MERLIN : Je ne peux pas attendre, je dois partir tout de suite !

ARTHUR : Mais qu’il y a-t-il de si urgent ? Un loup blessé ?!

MERLIN : Non, il s’agit d’une toute autre créature que j’avais capturée il y a très longtemps ... et on vient de la délivrer !

ARTHUR : Quand vous dites créature, c’est ... ?

MERLIN : Un dragon, le plus puissant jamais vu sur nos terres !

ARTHUR : UN DRAGON !? Mais euh... comment ... qui ... où ?

MERLIN : Dans les Highlands en Calédonie mais il est déjà en mouvement.

ARTHUR : Qu’est-ce que vous comptez faire ? Vous vous sentez à la hauteur ?!

MERLIN : Peu importent mes états d’âme, c’est mon devoir, je n’ai pas le choix !

ARTHUR : Vous voulez des hommes ? Emmenez Elias, au moins !

MERLIN : Non ! Je dois le faire seul et puis, il vous faut quand même un enchanteur à Kaamelott même si c’est pas le meilleur !

ARTHUR : Merlin, je dois bien avouer que vous m’impressionnez ! Sachez que tous mes vœux de réussite vous accompagnent !

     Arthur à a peine terminé sa phrase que Merlin est déjà parti. Il quitte Kaamelott à pieds, direction, le nord, dès qu’il entre dans la forêt, à l’abri des regards, il se métamorphose en loup et entame une folle course vers la Calédonie.

.....

     Le voyage de l’homme chevauchant Korkho à été bref, il s’est posé en Orcanie, de nuit, dans un endroit désertique et depuis, il attend. Une voix se fait entendre dans son dos.

– Mon ange déchu préféré ! Tu as fait bon voyage, Lucifer ?

– Méléagant ! Si tu avais mené à bien ta mission, je n’aurais pas été obligé de venir en personne !

– Je suis limité dans mes moyens d’action, la persuasion, la tromperie ... on ne peut pas tout réussir avec de si petits pouvoirs !

– Peut-être pas tout ...  mais rien ! C’est de l’incompétence !

     Méléagant préfère se taire, Lucifer a haussé le ton et d’ordinaire, ça ne présage rien de bon.

.....

     Dans la forêt de Carmélide, un loup blanc et puissant poursuit sa course vers le nord sans relâche.














Chapitre trois.


Attablé à la taverne, Karadoc ripaille tandis qu’assis en face de lui, Perceval l’observe en se mordillant les lèvres. Sentant son regard, Karadoc s’interrompt.

– Mais vous mangez pas vous ? Ça va pas ?

– Si ça va ... enfin, je sais pas trop ! Vous avez pas envie de voyager un peu ?

– Voyager, où ça ? Pour quoi faire, j’suis bien ici, moi !

– Mais on fait jamais rien à part venir ici, vous en avez pas marre ?! s’irrite Perceval.

– Ben, jusqu’ici, ça vous allait plutôt de venir à la taverne ! Vous, vous mijotez un truc dans votre caboche ! Nan mais si un cerveau comme vous me dit qu’on doit voyager, moi, ni une ni deux, je vous suis !

– Ben alors, je vous le dis ! Il faut qu’on parte et tout de suite ! Il faut que je passe à Kaamelott me chercher un arc et on y va !

– Un arc ?! Mais vous savez pas comment ça marche !

– Si, je sais ! Je suis pas doué, c’est tout ! Mais je sais qu’il m’en faut un, allez, grouillez-vous, on a déjà perdu trop de temps !

.....

     Méléagant et Lucifer discutent dans le noir depuis des heures, ce genre de créature n’a pas besoin de sommeil. Korkho, en revanche, dort depuis longtemps lorsque subitement il ouvre un œil et se met à gronder sourdement ce qui alerte immédiatement les deux autres. Lucifer se dresse et scrute les ténèbres autour d’eux.

– Korkho a senti quelque chose ... je crois qu’on nous observe !

– J’ai cru déceler de la magie il y a un instant mais c’était très faible et fugace !

– Décidemment, t’en rates pas une ! Il fallait me le dire immédiatement, crétin !

     Méléagant se sent subitement défaillir, ses forces le quittent, son esprit se brouille, il tombe à genoux, Lucifer, un rictus déformant ses lèvres, le regarde fixement.

– Je devrais te renvoyer dans le néant, tu ne me sers à rien ! Fais encore une erreur et je t’efface pour de bon !

     Il relâche enfin son emprise sur Méléagant et grimpe sur le dragon en reprenant sa forme originelle. Ce sont à présent, deux monstres ailés qui survolent le périmètre à la recherche de l’intrus.

     A quelques coudées de là, un loup blanc, accompagné de neuf congénères rameutés non loin d’ici, regarde le couple démoniaque prendre de la hauteur. Lucifer ! Le porteur de lumière, Merlin ne s’attendait pas à ça. La tâche sera encore plus rude que prévu !

.....

     Perceval est occupé dans la salle d’arme de Kaamelott à se trouver un arc tandis que Karadoc est parti préparer ses affaires ainsi que des casse-croutes pour la route. Il ne sait quelle arme choisir son expérience en la matière étant très limitée.

– Vous cherchez quelque chose seigneur Perceval ?

     La voix a fait sursauter Perceval mais il a immédiatement reconnu le roi. Il se retourne face à lui et à Bohort qui l’accompagne.

– Oui, Sire, je voudrais un arc mais je ne sais pas lequel choisir.

– Un arc mais pour quoi faire ?! Vous risqueriez de vous blesser ou  de tuer quelqu’un par accident !

– Sire ! Je dois partir en mission immédiatement et il me faut un arc ! Aidez-moi,  s’il-vous-plaît !

– C’est quoi votre mission ? Vous pensez tout de même pas que je vais vous laisser partir comme ça ?!

– Sire, c’est important ! implore Perceval.

     Arthur est étonné de la détermination de Perceval, il ne se souvient pas l’avoir déjà vu si sûr de lui.

– Très bien, seigneur Perceval, prenez celui-ci, il est fait pour vous. Vous partez seul ?

– Non, le seigneur Karadoc m’accompagne.

– Je peux vous demander un service ? Emmenez le seigneur Bohort avec vous, il a besoin de s’aguerrir un peu !

     Bohort qui ne s’attendait pas à cela, devient tout rouge.

– Mais Sire ! Qu’est-ce qui ... pourquoi vous ... je ne crois pas que ...

     Arthur ne l’écoute pas et s’adresse à Perceval.

– Si vous l’emmenez avec vous, je vous laisse partir, je vous donne l’arc  et ... et ? ... Je vous donne les flèches qui vont avec !

– Ah oui, merde ! Les flèches !

.....

     Une heure plus tard, trois cavaliers quittent Kaamelott, direction, plein nord. Passant devant la taverne, Karadoc interroge.

– On s’arrête pas casser la croûte ?

– Pas cette fois, seigneur Karadoc ! Pas cette fois ! répond Perceval, le regard perdu vers le nord.

.....


Chapitre quatre.


     Lucifer a retrouvé une apparence plus humaine, ses recherches ont été vaines et sa colère envers Méléagant s’est réveillée.

– A force de me mettre en colère, tu me fais faire des conneries ! Ma métamorphose aurait pu me faire repérer en haut lieu, je ferais mieux de me débarrasser de toi.

     Méléagant tente de détourner la conversation.

– Pourquoi n’allons-nous pas directement détruire Kaamelott avec Korkho ? Plus vite ça sera fait, moins tu auras de risques de te faire découvrir !

– Korkho n’est pas prêt ! Voilà presque cinq cents ans que Merlin l’a emprisonné sur le Beinn Nibheis, depuis il a dû se contenter de dévorer quelques misérables bestioles qui passaient à sa portée et cela n’a pas suffit à entretenir son feu. Il doit aller se ressourcer à l’Àrd-Na-Said au sud-est, ce petit volcan réveillera son feu ... j’y pense, c’est peut être Merlin qui nous observait, il aura placé un sort d’avertissement sur l’entrave de Korkho !

– Merlin ?! C’est un incapable, s’esclaffe Méléagant.

– Et tu t’y connais, bon à rien ! Allez ! Grimpe sur Korkho, nous partons, direction sud-est de la Calédonie.

.....

     Les trois chevaliers de Kaamelott arrivent au mur d’Hadrien, frontière entre la Carmélide et la Calédonie. Perceval est resté silencieux pendant presque tout le périple contrairement à ses deux compagnons qui n’arrêtent pas de se plaindre, Karadoc du manque de gras et Bohort de tout le reste, l’inconfort, l’ignorance de leur mission et l’absence d’une troupe en armes. Perceval stoppe son cheval et fait signe aux deux autres d’en faire autant. Il reste immobile, la main levée, semblant attendre un signe. Après de longues minutes, il parle enfin.

– Nous allons camper ici.

– Quoi ! Mais y’a rien ici, rien qu’un mur ! On va rien trouver à manger ! s’indigne Karadoc.

– De plus, je trouve que nous serions dangereusement exposés si quelques malandrins venaient à nous surprendre, ajoute Bohort.

     Perceval n’a rien entendu et descend de cheval.

– Installez le campement, je dois vérifier quelque chose, dit-il avant de s’éloigner de l’autre côté du mur.

     Karadoc et Bohort, étonnés mais respectueux de sa nouvelle attitude, lui obéissent. Une heure plus tard, Perceval revient.

– Nous sommes près du but ! Demain sera un grand jour !

– Pourquoi ? demande Karadoc.

– Je ne sais pas pourquoi mais je sais que ça sera un grand jour !

     Quelques minutes plus tard, Perceval dort paisiblement, les deux autres sont nerveux mais finissent par trouver le sommeil.

.....

     A peine une lieue plus au nord, trois créatures maléfiques se posent à proximité d’Àrd-Na-Said.  Le volcan n’est pas actif pour l’instant mais Lucifer fait confiance à Korkho pour trouver la roche en fusion, ils doivent juste lui indiquer la bonne direction. Toutefois, cela semble compliqué la nuit pour le dragon qui, de plus, doit se reposer. Lucifer décide d’attendre le lever du jour.

.....

     Au campement des chevaliers, seul les ronflements de Karadoc rompent le silence jusqu’à ce qu’un cri retentisse. C’est Karadoc, réveillé en sursaut.

– SEIGNEUR PERCEVAL ! NOUS SOMMES ATTAQUES !

.....

     
Chapitre  5.

.....

     Au campement des chevaliers, le cri de Karadoc a réveillé Perceval, il essaye de distinguer Karadoc dans la nuit, le feu en étant presque à sa fin.

– Qu’est-ce qu’il vous arrive seigneur Karadoc ?

– MAIS REGARDEZ ! Y’A DES LOUPS PARTOUT, VOUS EN AVEZ UN COUCHE A COTE DE VOUS !

      Sans s’énerver, Perceval regarde et effectivement, un loup blanc est couché à son côté tandis que d’autres parcourent leur campement.

– Ah oui, tiens ! Bonjour Merlin !

– NON MAIS ÇA VA PAS BIEN, C’EST UN LOUP, JE VOUS DIS ! panique Karadoc.

     Merlin se transforme alors sous les yeux ébahis de Bohort et Karadoc.

– Seigneur Perceval, j’aimerais bien savoir comment vous m’avez reconnu !

– Mais vous êtes chiants, tous, à me poser cette question, comment ! Est-ce que je sais, moi ?! Je sais ! C’est déjà pas mal !

– Effectivement, c’est ce qui compte. Je suis très heureux de vous avoir trouvés ici. Où alliez vous comme ça ?

– Ça, on aimerait bien le savoir ! s’exclament Bohort et Karadoc.

– Je croyais que c’était vous, Merlin, qui m’aviez guidé jusqu’ici !

– Pas du tout, je comptais régler ça tout seul mais à présent, je suis bien content d’avoir de l’aide. Il faudrait partir maintenant, le jour ne va pas tarder à se lever et nous avons presque une lieue à parcourir.

– Pour aller où ? demande Karadoc.

– Empêcher un dragon de retrouver son feu et de semer la terreur chez nous !

– Rien que ça ? murmure Bohort sur le point de s’évanouir.

– Un grand jour que je vous avais dit ! dit Perceval avec un sourire.

.....

     La petite troupe composée de trois chevaliers, un enchanteur et neuf loups arrive au volcan au point du jour. Dissimulés dans les feuillages, ils observent Méléagant et Lucifer guider Korkho vers le haut de l’Àrd-Na-Said. D’un mot, Merlin envoie les loups attaquer le trio infernal espérant leur interdire l’accès au feu du volcan. Les loups arrivent rapidement et encerclent le dragon et ses guides, pourtant, si Korkho n’a plus de flammes, il n’est pas inoffensif pour autant et il égorge deux loups avec ses griffes. Les autres reculent à bonne distance et montrent les crocs, Merlin et les trois chevaliers profitent de la diversion pour s’approcher du volcan. Merlin avise l’arc de Perceval.

– Ça serait peut-être le moment d’utiliser votre arc, non ? Une flèche dans l’œil du dragon, ça pourrait aider !

– Ben ... j’vais essayer mais je promets rien !

     Il encoche une flèche, prend son temps pour viser et tire, la flèche s’envole ... dans les nuages.

– Ah merde ! j’crois que j’ai pas fermé le bon œil !

– Essayez encore ! L’encourage Merlin.

     Cette fois, Perceval rate encore le dragon mais touche l’épaule de Lucifer ce qui a pour effet immédiat d’attirer son attention. Lucifer entre en rage en voyant Merlin et les trois chevaliers, il tend son bras en les pointant de l’index et un faisceau de feu se dirige vers eux. Merlin lance un sort pour les protéger mais la magie de Lucifer est trop forte et ils tombent tous les quatre en arrière.

– C’est malin, vous l’avez énervé ! s’écrie Bohort.

     Un autre loup est mort mais les six restants continuent d’harceler le dragon. Lucifer hésite à enfourcher Korkho pour aller exterminer les quatre d’en bas mais il considère finalement qu’il est plus important de lui rendre son feu et avance vers le cratère tout en tuant un autre loup.

     Perceval, les voyant avancer, prend une autre flèche et tire, celle-ci, Méléagant l’attrape d’une main en riant. Lucifer et Korkho s’approchent dangereusement du bord du cratère, Perceval tente un autre tir et atteint Lucifer entre les omoplates, celui-ci se retourne, arrache la flèche et leur lance un nouveau faisceau de feu. Merlin et les chevaliers l’évitent de justesse en plongeant sur le côté. Perceval se relève et reprend une flèche qui, cette fois, atteint son but, l’œil de Korkho. Le dragon pousse un hurlement qui s’arrête brutalement, sa tête vient de tomber. Arthur, Excalibur à la main, Léodagan et Lancelot apparaissent alors et font face à Lucifer et Méléagant.

– Bon, cette fois, je crois que c’est raté pour la discrétion, déplore Lucifer.

– Vous voulez tâter d’Excalibur ? lui demande Arthur.

– Je pourrais te réduire en poussière, toi et ton cure-dents si l’envie me prenait. Tu ignores qui je suis !

– Déjà, moi, on me tutoie pas et qui vous êtes, j’en ai rien à cirer !

– Je n’ai pas le temps de discuter avec toi, vermisseau ! Je vais avoir des comptes à rendre en haut lieu ! répond Lucifer avant de disparaitre.

   Voyant cela, Méléagant disparait à son tour.

.....

     Les loups restants sont partis rejoindre leurs montagnes après avoir reçu les remerciements de Merlin, ensuite, la petite troupe a pris le chemin de Kaamelott. Perceval est curieux.

– Sire, comment avez-vous pu être là ?

– Je vous l’avais dit, vous pensiez tout de même pas que j’allais vous laisser partir seul ou presque, à l’aventure comme ça ? J’ai alerté les seigneurs Léodagan et Lancelot et on vous a suivi de près !

– Heureusement ! Vous nous avez sauvés ! Contre Lucifer, on avait aucune chance !

– Vous voulez dire que le gars, là-haut, c’était Lucifer, LE Lucifer ?! Heureusement que je l’ai pas su avant !

– Ben pourquoi ?

– J’crois que j’aurais moins fait le mariole, face à lui.

FIN.

Pécore
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A chaque fois que je poste un texte un peu long, lorsque je le valide, on me signale une erreur alors qu'en fait, le texte est bien passé.
C'est pour ça que le 1er "Le roi Perceval" est posté deux fois et je n'ai pas réussi à supprimer une des deux versions. Y'a une raison ?

Chevalier Allû Ciné
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Cool, de la lecture !! Merci et félicitations !!

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