Bienvenue sur OnEnAGros!, le forum qui plie, mais ne cède... qu'en cas de pépin !

Lisez la charte du forum avant de commencer à participer. Si vous êtes nouveau, une présentation est toujours appréciée afin de mieux se connaître !


Pécore
Hors ligne

LES BRÈVES 1 - Le goût du vin


L’auberge.
•    PERCEVAL : Vous trouvez pas que le pinard a un drôle de goût ?
•    KARADOC : Non, il est comme d’habitude.
•    PERCEVAL : C’est bizarre, je lui trouve un goût... acre ou âpre, je sais pas trop.
•    KARADOC : Ça, c’est parce que vous lavez pas votre godet avant de vous servir !
•    PERCEVAL : Comment ça ?
•    KARADOC : Ben moi à chaque fois, avant de me servir, je crache dans mon godet et je nettoie avec mon doigt... je touille bien, j’essuie avec un bout de ma liquette, comme ça, le godet il est nickel.
•    PERCEVAL : Mais il fait pas la vaisselle le tavernier ?!
•    KARADOC : Si, une fois par mois, alors selon qu’on est en début ou en fin de mois... ça frelate plus ou moins.
•    PERCEVAL : Y’a pas à dire, vous êtes un champion de la ripaille, vous !
(Noir, voix off)
•    KARADOC : Ah ça ! Question hygiène des chicots et de la vaisselle, je suis intraitable !
TSON !

LES BRÈVES 2 - Passe d’armes

Dans la cour du château.
•    MAÎTRE D’ARMES : Alors, vous êtes prêt, Sire ?
•    ARTHUR : Prêt, prêt... je suis là, c’est déjà pas mal !
•    MAÎTRE D’ARMES : Ah mais mettez-y du vôtre sinon, c’est pas la peine !
•    ARTHUR : Ah ben voilà, on a qu’à dire ça ! C’est pas la peine !
•    MAÎTRE D’ARMES : SIRE ! Il faut vous maintenir en forme sinon vous allez devenir une petite lopette bonne à rien !
•    ARTHUR : Non mais, ça va pas bien oui ?! Attention, hein !
•    MAÎTRE D’ARMES : En garde, espèce de vieille catin rachitique !
•    ARTHUR : Nan mais n’insistez pas, ça marche plus vos insultes, là. Je vais me recoucher, moi.
Arthur tourne le dos et s’en va, le Maître d’armes lui met son pied au cul.
•    ARTHUR : Alors là, c’est une atteinte à ma personne royale ! A LA GARDE !
•    MAÎTRE D’ARMES : AH ! Il vous faut de l’aide pour me corriger ? C’est bien ce que je pensais... vous n’êtes qu’un pleutre !
•    ARTHUR : Vous, vous êtes mort !
Arthur se précipite sur le Maître d’armes.

***
Labo de Merlin, Arthur et le Maître d’armes, couverts d’hématomes, se font soigner par le druide.
•    MERLIN : Mais qu’est-ce qui vous est arrivé ? Vous êtes tombés sur des Huns ?
•    ARTHUR : Nan, nan, chuste chur un connard !
(Noir, voix off)
•    MAÎTRE D’ARMES : Attenchion, hein ! Moi, au moins, chuis pas une ‘tite chouineuse !
TSON !

LES BRÈVES 3 - Douceur matinale

Kaamelott, chambre de Léodagan et Séli.
•    LÉODAGAN : Vous faites quoi ce matin ?
•    SÉLI : Qu’est-ce que ça peut bien vous foutre ?!
•    LÉODAGAN : Oh mais ça va ! C’était juste pour causer ! Ça s’arrange pas niveau caractère, hein !
•    SÉLI : Ben quoi, ça fait vingt ans qu’on marche comme ça, j’vois pas pourquoi faudrait changer maintenant !
•    LÉODAGAN : Eh ben moi, je trouve, qu’un peu d’amabilité, de temps en temps, ça aurait un effet... reposant.
•    SÉLI : Ouais, ben on est pas là pour se reposer mais pour se remplir les poches tant qu’on peut encore !
•    LÉODAGAN : Ça vous fatigue pas, vous, de toujours être à cran, toujours à l’affut...
•    SÉLI : J’ai pas l’temps d’être fatiguée, moi ! C’est bon pour les lourdauds dans vot’ genre !
•    LÉODAGAN : Le lourdaud, il va vous renvoyer chez les Pictes, vous m’donnerez des nouvelles du pays !
•    SÉLI : Tout de suite, des menaces ! Ce matin, j’ai deux ou trois loufiats à mettre au pas, puisque vous voulez tout savoir !
•    LÉODAGAN : Ben voilà, c’est quand même pas compliqué d’être un peu civilisé.
(Noir, voix off)
•    SÉLI : Civilisé ? Non mais, évitez les grossièretés, on a une réputation à tenir, quand même !
TSON !

LES BRÈVES 4 - Les jumelles à la loupe

Kaamelott, chambre royale.
•    GUENIÈVRE : Ça fait longtemps que j’ai pas vu les jumelles.
•    ARTHUR : Ouais, et ?
•    GUENIÈVRE : Ben rien, je me demandais si vous les aviez pas répudiées.
•    ARTHUR : RÉPUDIÉES ?! Ça va pas bien, non ?! Pourquoi je ferais ça ?
•    GUENIÈVRE : Mais j’en sais rien, moi ! Peut-être qu’elles vous plaisent plus, qu’est-ce que j’en sais, moi !
•    ARTHUR : Ben justement, vous en savez rien, alors, essayez pas d’échafauder des hypothèses improbables !
•    GUENIÈVRE : Alors, elles sont où ?
•    ARTHUR : Mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce que ça peut bien vous faire, à la fin ?!
•    GUENIÈVRE : Mais je les aime bien, moi. Elles sont gentilles, on discute parfois... surtout Aziliz... non mais Tumet aussi... allez, dites-moi, qu’est-ce que vous en avez fait ?
•    ARTHUR : Mais qu’est-ce que vous voulez que j’en fasse, elles sont pas dans ma poche, non ?!
•    GUENIÈVRE : Alors elles sont où ?!
•    ARTHUR : Ah merde ! Elles sont parties voir leur père, là ! Vous êtes bien avancée !
•    GUENIÈVRE : Ben... pourquoi vous m’avez pas dit ça tout de suite ?
•    ARTHUR : Mais parce que... j’ai pas envie de discuter de mes maîtresses avec vous !
•    GUENIÈVRE : De toute façon, quel que soit le sujet, vous voulez JAMAIS discuter avec moi !
(Noir, voix off)
•    ARTHUR : C’est pas vrai, ça !... Vous avez pas fait tailler les rosiers récemment ?
TSON !

LES BRÈVES 5 - L’œil du guet

Tour de guet, quelque part sur la côte.
•    YVAIN : C’est trop chiant les tours de guet, si encore on pouvait dormir !
•    GAUVAIN : Mais nous pouvons mais chacun notre tour, en altérité.
•    YVAIN : Bonjour l’ambiance, guetter tout seul pendant que l’autre roupille. C’est hyper fractionnel !
•    GAUVAIN : Ne pourrions-nous pas dormir en même temps mais que d’un œil ?
•    YVAIN : Comment ça ? Comme les perdrix ?
•    GAUVAIN : Quelles perdrix ?!
•    YVAIN : Non mais y’avait un soldat, l’autre fois, il disait qu’il avait un œil de perdrix... j’avais beau le regarder en face, j’ai rien remarqué !
•    GAUVAIN : Que tout cela est étrange... moi j’ai entendu mon oncle dire que le seigneur Calogrenant a un œil de Lynx, ben, comme vous, j’ai rien vu de bizarre.
•    YVAIN : Je crois bien qu’on nous promène dans la bouillie d’avoine ! Ne serions-nous point le sujet de quolibets de toutes sortes ?! Peu me chaut les réprimandes, si le courroux me prend, j’irai occire ces vils... nan mais j’vais pas réussir à la terminer cette phrase.
•    GAUVAIN : Voilà qui est bien dommage, tout ceci était fort prometteur !
•    YVAIN : Vous croyez ? Nan mais déjà “peu me chaut” je suis pas bien sûr... . De quoi qu’on causait déjà ?
•    GAUVAIN : Des yeux des lynx et des perdrix. Je pense à une chose... et si certains d’entre eux avaient un œil supplémentaire ?
•    YVAIN : Non mais ça se verrait tout de suite !
•    GAUVAIN : Pas forcément... imaginez que le seigneur Calogrenant ait avalé un œil de lynx et que c’est cet œil qui monte la garde pendant que lui, il dort tranquillement !
•    YVAIN : La vache ! C’est sûrement ça ! Trop fort !
•    GAUVAIN : Qu’est-ce qu’on attend ? Allons chasser un lynx ou une perdrix ! (Levant la main pour un check)
•    YVAIN : Ah ouais mais non, c’est pas possible !
•    GAUVAIN : Mais pourquoi ?!
(Noir, voix off)
•    YVAIN : On est nuls à la chasse.
TSON !

LES BRÈVES 6 - La question

Arthur et Perceval déjeunent en tête-à-tête.

    ARTHUR : Vous êtes pas très bavard ce midi.
    PERCEVAL : C’est parce que, j’ai un truc qui me trotte dans la tête, là... ça me travaille. J’peux vous poser une question ?
    ARTHUR : Ouais euh... non, je préfère pas !
    PERCEVAL : Ben pourquoi ?
    ARTHUR : Parce que je vais encore rien piger, ça va prendre des plombes et au bout du compte, j’aurai pas pigé un broc à votre question et vous aurez pas votre réponse... alors, non !
    PERCEVAL : Nan mais c’est tout con, là ! Même vous, vous allez comprendre !
    ARTHUR : Ah bah, si vous vous  abaissez à mon niveau, j’ai peut-être une chance.
    PERCEVAL : C’est bon, je peux y aller ?
    ARTHUR : Faites !
    PERCEVAL : Fête ? C’est ça votre réponse ?!
    ARTHUR : Mais bien sûr que non, vous avez même pas posé votre question !
    PERCEVAL : La vache, même une question comme ça, c’est compliquééééé !
    ARTHUR : MAIS QUELLE QUESTION, VOUS M’EN AVEZ PAS POSE !!!
    PERCEVAL : MAIS SI, J’VOUS AI DEMANDÉ : C’EST BON, J’PEUX Y ALLER ?!
    ARTHUR : Ah c’était ça votre question ? Vous voulez y aller ?
    PERCEVAL : Ben oui, pourquoi, c’était pas clair ?
    ARTHUR : Ah bah si, finalement.
    PERCEVAL : Alors ?

(Noir, voix off)

    ARTHUR : Faites.

TSON !

LES BRÈVES 7 - Le modérateur

Sur le champ de bataille.

    ARTHUR : Alors, comment on fait ?
    LÉODAGAN : Moi, j’vois qu’une solution, on leur rentre dedans franco ! On mise tout sur l’effet de surprise !
    ARTHUR : Ouais, j’crois qu’on a pas le choix, allons les étriper !
    BOHORT : Non mais vous vous entendez parler ? Les étriper ! Mais ce sont des êtres humains, comme nous. Ils ont des papas, des mamans, des enfants, peut-être ! Vous n’êtes que des barbares !
    ARTHUR : Non mais Bohort,  qu’est-ce que vous croyez qu’ils nous feront, si on les laisse faire, hein ?!
    BOHORT : Mais peut-être rien du tout ou mieux, peut-être des câlins, des bisous ... que savons-nous de ces gens, finalement ?
    LÉODAGAN : Qu’ils viennent de raser toute une région, ils ont tué tous les hommes, violé les femmes et pris les enfants comme esclaves !
    BOHORT : Oh oui, des on-dit ! C’est facile de dire du mal des gens !
    ARTHUR : Bon, seigneur Bohort, je vous propose un truc, vous allez les voir, vous discutez un peu, vous voyez s’ils vous font des câlins et des bisous et puis, vous revenez nous dire. Ça vous va comme ça ?
    BOHORT : Moi ?! Mais euh ... d’un autre côté, on ne sait pas grand chose sur ces envahisseurs. Vous avez certainement raison, allez leur péter la gueule !
    LÉODAGAN : C’est sûr, hein ? Pas de regrets pour les bisous ?
    ARTHUR : Ou les câlins ?

(Noir, voix off)

    BOHORT : ALLEZ LES ÉTRIPER CES ORDURES !

TSON !

LES BRÈVES 8 - Labo d’enfer

Labo des enchanteurs.

    MERLIN : Je n’ai pas de leçon à recevoir de vous Môssieur Elias de Kelliwic’h !
    ELIAS : Ça vous ferait pourtant le plus grand bien mais vous êtes trop borné pour apprendre quoi que ce soit de qui que ce soit ! Même votre mère, je suis sûr qu’elle a renoncé à vous apprendre à marcher, je sais pas comment vous avez fait !
    MERLIN : Laissez ma mère où elle est ! On a dit qu’on s’attaquait pas au privé !
    ELIAS : J’ai jamais dit ça, moi !
    MERLIN : Ouais mais non, c’est dégueulasse, ça peut blesser les gens...
    ELIAS : Ben justement, d’où l’intérêt !
    MERLIN : Vous êtes vraiment...  hein !
    ELIAS : Ça veut rien dire, ça ! “Vous êtes vraiment hein” ça veut rien dire du tout ! On peut même pas s’engueuler correctement avec vous, tellement vous êtes nul !
    MERLIN : Je suis le fils d’un démon et d’une pucelle, alors, c’est sûr ... les scènes de ménage, c’était vite réglé ! J’ai pas eu d’exemple pour m’apprendre à bien m’engueuler, c’est pas d’ma faute !
    ELIAS : Mais rien n’est jamais de votre faute ! Même quand vous foutez le feu au labo, vous trouvez le moyen d’accuser la marmite !
    MERLIN : N”empêche que cette marmite, elle avait jamais pu me saquer !
    ELIAS : Mais vous êtes un grand malade, hein ! Allez vous faire faire une mise-en-plis ou allez vous faire des crêpes mais je veux plus vous avoir dans les pattes !... Qu’est-ce que je dis, moi ? Les crêpes, vous sauriez pas les faire !
    MERLIN : Si, je fais des crêpes Môssieur je-sais-tout ! Même qu’elles sont excellentes !
    ELIAS : Eh ben, allez-y alors et c’est pas la peine de m’en rapporter !
    MERLIN : Non ! J’ai pas envie, je préfère rester là !
    ELIAS : Tout pour faire chier son monde, c’est ça votre spécialité, en fait ?! Qu’est-ce que vous avez besoin de rester là ? Vous faites rien et vous apprenez rien ! Vous pouvez très bien ne rien faire ailleurs !
    MERLIN : C’est MON labo ! J’ai bien l’droit d’y être, non ?!
    ELIAS : C’est le labo de Kaamelott ! Oh et puis, foutez l’camp ou je vous transforme en chaise, au moins, vous servirez à quelque chose !
    MERLIN : Vous feriez pas ça ?!
    ELIAS : J’vais m’gêner, tiens !
    MERLIN : Bon, d’accord, je vais faire des crêpes.

(Noir, voix off)

    MERLIN : Vous êtes sûr que vous en voulez pas ? Elles sont vraiment très bonnes.

TSON !

LES BRÈVES 9 - Mystère

   Chambre royale, Guenièvre se fait coiffer par Angharad. Dame Séli entre.

    SÉLI : Ma fille, j’ai à vous parler !
    GUENIÈVRE : Oh ben allez-y, Mère, je vous écoute.
    SÉLI : Nan mais faites sortir celle-là, je veux vous parler en privé !
    ANGHARAD : Quand vous dites “Celle-là”, je suppose que c’est moi ?
    GUENIÈVRE : Ah mais vous pouvez y aller, hein ! C’est ma boniche, elle comprend rien de toute façon !
    ANGHARAD (vexée) : Madame est trop bonne...
    GUENIÈVRE : Ah ben non, c’est vous la bonne ! Vous avez vu, Mère ? J’ai fait un jeu de mots !
    SÉLI (D’un air sinistre) : Oui c’était tordant, on peut parler sérieusement maintenant qu’on a bien ri ?!
    GUENIÈVRE : Allez-y, je me concentre.
    SÉLI : Je voudrais savoir si... l’autre, là, votre époux...
    GUENIÈVRE : Oui, eh bien, quoi ?
    SÉLI : Je voudrais savoir s’il fait bien tout ce qu’il faut pour avoir un héritier !
    ANGHARAD : Ah ! Madame veut savoir si Monsieur est bien dur de la tige !
    SÉLI : Non mais dites donc ! On vous a sonnée, vous ?!
    ANGHARAD : D’après les bruits de couloirs, Monsieur répond parfaitement aux attentes de ses maîtresses !
    SÉLI : Non mais vous allez la fermer, oui ?! J’croyais que vous aviez dit qu’elle comprenait rien !
    GUENIÈVRE : Laissez-nous, Angharad, vous voyez bien que nous parlons de choses qui ne regardent que moi !
    ANGHARAD : Moi, j’crois que j’en connais bien plus que Madame là-dessus mais c’est comme Madame voudra. (Elle sort)
    SÉLI : Pour qui elle se prend, celle-là ?!
    GUENIÈVRE : C’est vrai qu’elle a un peu tendance à se mêler de tout mais elle n’a pas tort, elle en sait certainement plus que moi !
    SÉLI : M’enfin, c’est pas elle qui couche avec le roi, que je sache !
    GUENIÈVRE : Je crois pas, non. Quoi que... vu l’appétit du roi, ça ne m’étonnerait qu’à moitié !
    SÉLI : Mais alors, pourquoi vous tombez pas en cloque ?!

(Noir, voix off)

    GUENIÈVRE : Ça... mystère !

TSON !

LES BRÈVES 10 - Écoutez bien !


    ARTHUR : Bon, alors, vous avez bien tout compris ?
    KARADOC : Euh...
    PERCEVAL :  C’est à partir de “écoutez” après, j’ai décroché un peu.
    KARADOC : Ouais, moi aussi...  “écoutez bien”, voilà, c’est à partir de là !
    PERCEVAL : Ah ouais, c’était “écoutez bien” ! Vous avez une sacrée mémoire, vous !
    ARTHUR : Mais c’est pas vrai ! Ça fait UNE HEURE que je vous explique et vous avez retenu que les deux premiers mots ?!
    PERCEVAL : Ben deux, c’est déjà pas mal.
    KARADOC : J’aurais pas dit autant, moi !
    ARTHUR : Ah non mais vous êtes vraiment...
    KARADOC : En progrès ?
    ARTHUR : Non ! C’est pas le mot qui me venait, non !
    PERCEVAL : “En progrès” ça fait deux mots !
    KARADOC : Encore ! On est abonnés à deux mots, nous ! Qu’est-ce que vous comptez vite, quand même !
    ARTHUR : MERDE ! Vous me faites chier, hein ! Vous servez à rien, autant parler à des cailloux !
    PERCEVAL : On est désolés, Sire mais c’est un peu de votre faute.
    ARTHUR : DE QUOI ?! C’est d’ma faute si vous êtes cons comme des balais ?!
    PERCEVAL : Quand vous nous avez appelés, vous avez dit “Venez là, j’ai deux mots à vous dire”

(Noir, voix off)

    KARADOC : Bah voilà ! On était pas prêts pour le reste !

TSON !

LES BRÈVES 11 - LOTHERIE

Orcanie, château du roi Loth.

    LOTH : Ma chère, vous êtes très en beauté ce soir.
    ANNA : Si vous espérez me faire changer d’avis avec des compliments, c’est que vous êtes encore plus con que je ne pensais !
    LOTH : Et toc ! J’admire votre sens de l’efficacité ! Pas de blabla ni de détours... PAF !  Direct dans la tronche ! Ars Longa Ced lex, non, parce que là...
    ANNA : Là, quoi ?! C’est un soupçon d’esquisse de début de révolte que vous essayez de bafouiller, là ?
    LOTH : Révolte ! Tout de suite les mots qui fâchent ... non, j’exprime simplement mon ressenti profond, mon désarroi devant tant de méchanceté. Car, au fond, je ne suis qu’un homme amoureux, pauvre petite chose ballotée au gré des flots de votre volonté. Alors, j’ai envie de dire...
    ANNA : Stop.
    LOTH : Comment ?
    ANNA : J’ai dit stop. Ajoutez un mot de plus et vous allez me mettre en colère. Alors, moi, ça m’est parfaitement égal mais si vous dites un mot de plus, je lance cette pièce... pile, je vous en colle une, face, je vous tue.
    LOTH :...

(Noir, voix off)

    ANNA : Bonne décision.

TSON !

LES BRÈVES 12 - SI JOSEPH D’ARIMATHIE...

A l’auberge.

    PERCEVAL : Qu’est-ce qu’on est cons, quand même !
    KARADOC : Ben, pourquoi vous dites ça ?
    PERCEVAL : Tout à l’heure, le gars qui nous a demandé si on était de la table ronde...
    KARADOC : Ouais, eh ben ?
    PERCEVAL : On lui a dit non pour qu’il nous laisse bouffer peinards... mais si ça s’trouve, c’était important et on est passé à côté d’une occase de prestiger !
    KARADOC : Ah ouais, la vache ! Si ça s’trouve, le gars, il avait trouvé l’Graal et il cherchait quelqu’un à qui le donner !
    PERCEVAL : Ou alors, c’était Joseph d’Arimathie, lui-même et on l’a même pas reconnu, MERDE !
    KARADOC : Pourquoi, vous le connaissez vous, Joseph d’Arimathie ? C’est un pote à vous ?
    PERCEVAL : Ah non non, j’le connais pas moi ! Vous pensez, c’est pas du genre à trinquer avec des gars comme nous ... c’est dans le Graal qu’il buvait, lui !
    KARADOC : Vous croyez ? J’espère qu’il aime le bon vin, sinon, ça va puer la vinasse quand on finira par le trouver. On pourrait peut-être le trouver comme ça d’ailleurs... à l’odeur !
    PERCEVAL : Et où c’est qu’on planque un truc qui sent la vinasse ?!
    PERCEVAL et KARADOC : A la taverne !

(Noir, voix off)

    PERCEVAL : La vache, depuis le début on est au bon endroit... dites, on est pas des génies ?!

TSON !

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB