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Pécore
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Repas du midi à Kaamelott, le roi, son épouse, Yvain, Léodagan et Séli sont attablés.

    SÉLI : Dites donc, ma fille, y m’semble que la moindre des choses, ça serait d’arriver à l’heure !
  GUENIÈVRE : Je suis désolée, mère, je ne retrouvais plus mon collier.
    ARTHUR : Nan mais, vous en faites pas, le protocole dit bien que les invités du roi doivent attendre le roi ET la reine avant de commencer. Vous devriez même pas être assis avant la reine, selon l’étiquette !
    LÉODAGAN : Ouais ben, l’étiquette, vous savez où j’me la colle !
    YVAIN : J’ai jamais su ce que c’était, l’étiquette, moi !
    LÉODAGAN : C’est pas grave, c’est des conneries !
    ARTHUR : Méfiez-vous parce que c’est le genre de connerie qui peut vous rev’nir en pleine tronche, un de ces quatre !

    ***

    MAÎTRE D’ARMES : Sire ! Veuillez me pardonner de vous interrompre mais le ton monte parmi les bouseux.
    ARTHUR : Qu’est-ce qu’ils nous veulent encore ces cons là ?!
    LÉODAGAN : Dites ! Vous pourriez avoir un peu de respect pour la condition paysanne !
    ARTHUR : C’est vous qui me dites ça ?! Vous manquez pas de souffle, vous qui traitez les paysans comme des moins que rien !
    LÉODAGAN : Oui mais moi, c’est normal, c’est venant d’vous que j’trouve ça inadmissible ! C’est vous le champion de la politique progressiste ou pas ?!
    ARTHUR : Non mais pour qui vous...
    MAÎTRE D’ARMES : VEUILLEZ ME PARDONNER À NOUVEAU ! Mais pour une fois, ils n’en ont pas contre vous mais s’invectivent les uns les autres. Seulement, cette fois, j’ai l’impression que ça va dégénérer.
    ARTHUR : Et merde ! Il va falloir y aller avant que les esprits s’échauffent.
    YVAIN : Et esprit échauffé, craint l’eau froide !
    ARTHUR : Qu’est-ce que vous racontez vous ?!
    YVAIN : C’est pas ça qu’on dit ? Qu’est-ce qui craint l’eau froide, alors ?

Arthur se saisit d’une cruche et lui la verse sur la tête. Yvain reste les bras ballants, les yeux écarquillés.

    ARTHUR : Ah bah, manifestement, c’est pas vous. Alors vous allez faire la même chose à tous les hommes du château, jusqu’à ce que vous trouviez celui qui craint l’eau froide. A votre place, je commencerais par votre père !
    LÉODAGAN : Essayez un peu, j’vous déshérite !
    SÉLI : Vous savez bien que c’est pas possible !
    LÉODAGAN : Ah oui merde ! C’est vrai que c’est déjà fait... pas grave, j’vous envoie aux galères !
    SÉLI : Mais arrêtez de dire des conneries et allez plutôt calmer ces pécores, votre gendre est déjà parti !
    LÉODAGAN : Ouais, ben, c’est les siens de pégus, il peut bien ouvrir la route !
    YVAIN : Où c’est que je vais remplir ma cruche, moi ?

    ***

Au village, c’est la pagaille. Deux clans s’affrontent, celui de Guethenoc contre celui de Roparzh.

    GUETHENOC : NON MAIS VOUS ÊTES MABOULE OU BIEN ?! VOUS AVEZ RASÉ MA BARAQUE !
    ROPARZH : AH C’ÉTAIT VOT’ BARAQUE ? SCUSEZ-MOI, J’AI CRU QU’ C’ÉTAIT UN TAS D’ BOUSE ! ÇA Y R’SSEMBLAIT ET ÇA SENTAIT PAREIL ! 

Ils en viennent aux mains lorsqu’ Arthur arrive avec le Maître d’armes accompagné de quelques soldats et Léodagan, à la traîne.

    ARTHUR : OH !  Qu’est-ce qui se passe ici ?!

Les deux paysans et leurs clans respectifs n’ont même pas remarqué l’arrivée du roi.

    GUETHENOC : J’VAIS TOUT VOUS-Y  PULVÉRISER VOT’ BICOQUE, MOI ! AVEC TOUT C’QUI Y A AUTOUR, LES BÊTES, LES CHAMPS, TOUT ! VOUS-Y R’TROUVEREZ PAS VOS P’TITS !
    ROPARZH : MES P’TITS QUOI ? J’EN AI PAS ALORS VOUS PARLEZ SI J’M’EN FOUS BIEN D’VOS MENACES !
    ARTHUR : STOOOOP ! ÇA SUFFIT ! FERMEZ VOS GUEUUUUULES !

Cette fois, tout le monde se fige.

    ARTHUR : Qu’est-ce qui peut bien vous passer dans la cafetière pour en arriver là ?!
    GUETHENOC : C’est lui Sire, il m’a rasé ma magnifique ferme !
    ROPARZH : Magnifique ?! Mais ça ressemblait à rien et ça empestait tout l’voisinage !
    ARTHUR : Oh ?! Vous lui avez rasé sa baraque ?! Mais vous êtes taré !
    ROPARZH : Mais M’sieur Sire, il avait chié d’vant ma porte !
    MAÎTRE D’ARMES : Et vous ne trouvez pas votre riposte quelque peu... disproportionnée ?
    ROPARZH : Hein ?! De quoi qui cause, lui ?
    ARTHUR : Entre chier d’vant une porte et raser une baraque, y a une marge, non ?!
    ROPARZH : Oué, j’me suis p’têt laissé dépasser par la colère mais c’est tous les jours qui y a queq’chose avec çui-là, au bout d’un moment, j’ai craqué !
    GUETHENOC : Comment ça, tous les jours ?! Y a pas de voisin plus aimab’ que moi !
    ARTHUR : Vous avez pas chié devant sa porte ?
    GUETHENOC : Euh... si mais, des fois, ça vous prend, ça peut pu attendre, c’est tombé devant sa porte, j’y peux rien, moi, c’est, comme qui dirait, un hasard malheureux !
    LÉODAGAN : Nan mais y s’foutent de nos tronches en plus, cette fois, pas de détail, c’est les galères !
    ARTHUR : Pour les deux ?
    LÉODAGAN : On va pas commencer à tergiverser, depuis l’temps qu’ils nous tapent sur le système, ces deux-là !
    ROPARZH : Non mais c’est rien, j’vais l’y aider à retaper sa belle ferme, à mon ami Guethenoc, hein ?
    GUETHENOC : Mais oui, tout à fait, on va trouver un terrain d’entente, hein ?
    LÉODAGAN : Non mais vous laissez pas avoir, hein ! Dans deux jours, ils auront r’mis ça, ces cons là !
    ARTHUR : Bon, alors, voilà c’qui va se passer. Roparzh, vous accueillez Guethenoc et sa famille chez vous, le temps que vous mettrez, tous les deux à reconstruire sa ferme.
    LÉODAGAN : Et voilà, j’en était sûr ! Vous gouvernez vraiment comme une gonzesse !
    MAÎTRE D’ARMES : SIRE ! Dois-je occire le seigneur Léodagan pour cet affront ?!
    ARTHUR : Laissez, je m’en occuperai plus tard.
    LÉODAGAN : Qu’est-ce que j’disais ? Une gonzesse !
    ROPARZH : C’est promis, Sire, on fera tout comme vous avez dit !
    GUETHENOC : Oui, d’accord, juste, si on pouvait dormir dehors, quand même, parce que chez lui, ça sent pas la rose !
    ARTHUR : Ah commencez pas, hein ! Soit, vous faites ce que je dis, soit, c’est les galères, compris ?!

Les deux paysans, bras sur l’épaule de l’autre et faisant des courbettes au roi.

    GUETHENOC : On a compris M’sieur vot’ Sire, c’est promis !
    ROPARZH : Merci vot’Sire bien aimé !
    ARTHUR : C’est votre dernière chance, alors, la gâchez pas !
    LÉODAGAN : Dans deux jours, ils auront foutu l’feu à la région ! Vous leur ferez les gros yeux si c’est l’cas ?

    ***

Kaamelott, cour du château. Léodagan, trempé court après Yvain.

    LÉODAGAN : Rev’nez-là ou j’vous tue !

(Noir, voix off)

    YVAIN : SIRE ! SIRE ! ÇA Y EST, J’AI TROUVÉ CELUI QUI CRAINT L’EAU FROIDE !

TSON !

Chevalier Allû Ciné
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Excellent ! J'aimerai bien voir comment va se passer la cohabitation entre les deux pécors ... :D

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