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Interprète Burgonde
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J'ai relu toute la discussion....quand Arthur se marie avec Guenièvre et qu'il entourloupe les romains il dit qu'il doit retourner à Rome chercher sa femme non?
Or on sait que quand il se pointe chez Aconia et bien, elle se barre en Macédoine avec son légitime et qu'en plus son meilleur ami se fait buter.

Le serment qu'il a fait à Aconia est en soit la seule chose qui lui reste. Et qu'il tienne ce serment ca me convient.

Est ce qu'il brise son serment avec Mevanwi pour moi non car le serment d'Aconia concernait la fille du chef qu il devait épouser.

Chevalier Feuletonniste
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ça rafraichit le concept du "Arthur couche pas avec Guenièvre parce que c'est un boudin" qui ne convainc plus personne depuis très longtemps

Moi ça me convainc parfaitement. Arthur n'aime pas la reine et a autant de maîtresses qu'il veut, donc il ne couche pas avec la reine. L'héritier ? Il a encore le temps. C'est comme Louis XIII qui a attendu la fin de son règne pour faire deux enfants à sa femme.

Grand Enchanteur de l'Ouest
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Et en ce qui concerne le fait de respecter son serment avec Guenièvre mais pas avec Mevanwi, on peut raisonnablement expliquer ça par le fait qu'à ce stade il en a plus ou moins rien à péter. Il comment lentement à se désintéresser de tout, à renier un à un ses engagements, le serment en fait partie.

Semi-Croustillant
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Sans avoir lu les quatre pages qui précèdent...

Arthur put mentir, faire croire qu'il avait essayé, pour ne pas révéler son premier mariage !
Alexandre Astier a pris le parti d'unifier une majorité des éléments traditionnels de la Matière de Bretagne (c'est le nom donné à l'ensemble des textes se rapportant au roi Arthur, à Perceval, à la Table Ronde...) en leur donnant une cohérence qu'ils n'avaient pas indépendamment. Il n'a pas saboté son sujet, mais réussi à combiner l'hétéroclite.

Le coup de cette première union vient d'une escroquerie remontant à 1191 orchestrée par le nouveau roi, Henri II Plantagenêt (auparavant seulement Comte d'Anjou et du Maine, Duc de Normandie), et son fils-successeur, Richard Coeur de Lion. A l'époque, ils doivent asseoir leur autorité sur le peuple britannique qui aurait préféré les voir rester sur le continent. Non seulement ils étaient perçus comme étrangers, mais le peuple croyait encore au retour du roi Arthur, supposément convalescent sur Avalon et prêt à surgir pour renvoyer l'envahisseur à la mer. La même légende affirmait que sa femme s'appelait Guenièvre (c'est son nom en français, ou Gwenwyvar, Wenneveria, etc. selon les variantes locales) et que leur union était restée inféconde.

L'astuce a consisté à "faire trouver" les corps de ces deux époux par les moines de l'abbaye de Glastonbury (toujours en quête de reliques pour les fortunes qu'elles rapportent), accompagnés d'une croix de plomb portant des inscriptions. Celles-ci assimilent Glastonbury à l'île d'Avalon, mentionnent l'identité des corps... Et la précision que Guenièvre était "seconde épouse". A cela s'est ajouté une généalogie, aussi honnête que la croix était authentique, affirmant qu'Henri II Plantagenêt (et donc son fils) descendait directement d'Arthur et de sa première femme ! En travestissant la mythologie locale, il s'assurait d'être perçu comme le nouvel Arthur, au lieu d'un intrus à chasser.

L'une des raisons pour lesquelles Arthur est considéré, surtout en Angleterre, comme un roi historique provient de la réticence à admettre que la lignée royale est fondée sur une supercherie... Et avec la complicité d'ecclésiastiques !

http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/03_3.htm

Pécore
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Bonjour.

J'ai réellement découvert Kaamelott il y a trois semaines ! Franchement... la honte. En bref, je suis accro. C'est dingue comme ça va vite ces choses là.
Je souhaiterais donner mon avis sur le sujet du serment (voire plus si affinités). Je fais partie de celles et ceux qui ont été séduits par ce que d'autres qualifieront de pirouette, l'histoire du serment.

Tout à fait personnellement, j'ai un faible pour Guenièvre. C'est donc bête à dire mais je n'ai jamais réussi à comprendre l'attitude d'Arthur à son égard. Moi, à sa place... Enfin quoi, convenons-en : la Guenièvre de la série n'a franchement rien de repoussant même si on pourrait plus facilement lui préférer vite fait une Demetra (mais là, on rentre dans la catégorie "les goûts et les couleurs") et il eut été très facile de l'enlaidir franchement afin d'accentuer la légitimité d'Arthur à son "dégoût". Et qu'on ne vienne pas trop me parler du ressort comique. Grâce à lui, on pourrait tout expliquer, tout comme le "c'est magique" ou le coup du "cherche pas, de toute façon c'est le livre I, ça compte pas").

Bon, d'accord, elle n'a pas inventé la baliste mais plus les saisons passent, plus elle se révèle moins cornichon qu'elle ne le paraissait, pour finir même par avoir une vision bien plus exacte qu'Arthur lui-même (par exemple en matière politique, elle voit juste lorsqu'elle est persuadée que les visiteurs d'Orcanie sont Loth et sa clique venant "s'expliquer" après le putsch raté, ce que ne peut absolument pas envisager son époux).

Enfin bref, tout ça pour dire que sans aller jusqu'à clamer mon amour pour Guenièvre (dans cette histoire exclusivement), j'ai une tendresse particulière pour ce personnage et que, si d'aventure, l'histoire se terminait par un rapprochement Arthur/Guenièvre, quitte à paraître mièvre (ça rime), ça me plairait assez. Tout en étant certain que ça n'arrivera pas.

Je suis donc de parti pris lorsque j'annonce mon incompréhension de l'attitude d'Arthur à son égard tout au long de la série sauf forcément avec ce serment qui m'arrange bien car il justifie à mes yeux (les miens seulement, nous sommes d'accord) le problème qui nous préoccupe ici.

Nombreux sont ceux qui dans les pages précédentes ont donné leur avis concernant l'arrivée du serment comme quelque chose qui n'était pas prévu par l'auteur avant le livre VI. Je répondrai que bien malin serait celui qui pourrait prétendre détenir le fin mot de l'histoire. Bien qu'ayant les mêmes initiales que lui, je ne suis pas AA et lui seul le sait. J'ai vu il y a peu un entretien où il déclarait ne pouvoir créer que tout seul, jusqu'à répugner répéter ses spectacles devant les techniciens en charge de la mise en scène. J'imagine donc que rares doivent être ses proches qui pourraient savoir ce qu'il a en tête et à quel moment.

J'aurais tendance à penser que si serment il y a, ça lui est venu au minimum au moment de l'écriture du livre V, mais comme je le disais plus haut, ce n'est que conjecture. Ce dont je suis pratiquement sûr en revanche, c'est que ça ne lui est pas venu comme une révélation pendant l'écriture du VI mais au moins au moment de s'y atteler. Car dans le cas contraire, le personnage même d'Aconia n'a aucune raison d'exister.

C'est parce qu'il l'a rencontré, en est tombé amoureux, a voulu l'épouser que le serment arrive. C'est parce qu'il fallait qu'il y ait serment que le personnage est pertinent. Sinon, il aurait tout aussi bien pu être "éduqué" par un vieux précepteur lambda.

Les motivations d'Aconia ? Ah ! l'amour... Encore des conjectures, mais mon avis est le suivant.

D'abord, le subit revirement d'Aconia. Hier : « Me marier avec toi ? Nan mais ça va pas la tête ? » Aujourd'hui : « Bon d'accord ». Notons déjà que c'est Drusilla qui prend la parole lors de la demande, pas Aconia qui parait se demander "pourquoi pas ?" pendant ce temps. Finalement, son seul problème c'est : « Ben moi je voudrais bien, sauf que j'ai déjà un mari ». Et puis pouf ! Elle accepte le lendemain (semble t-il), mais tout de même, sur un ton qui parait être comme un défi. « Chiche ?... Après tout, pourquoi pas ? ». Ça ne semble pas être l'amour fou, la passion irrépressible. Elle avoue cependant l'aimer.

Pourquoi demander à Arthur d'effectuer ce serment ? Disons que finalement, ce "mariage", même pratiqué de manière "officielle" avec un prêtre et des témoins (et de quelle façon !), il n'a rien de valable. C'est un mariage secret. Entre parenthèses, ils se seraient juré leur amour dans un cadre plus intime, rien que tous les deux « Je t'aime et je t'épouse pour du faux mais en vrai, jurons-nous notre amour » que le secret aurait été plus à même de le rester, secret. Bref, Aconia doit être un peu frustrée en quelque sorte du caractère non valide de ce mariage. C'est pourquoi lorsqu'Arthur lui avoue le problème de la nécessité d'un mariage politique — celui-là tout ce qu'il y a de plus officiel — sans doute par une pointe de jalousie, elle trouve ce "stratagème" : qu'au moins, leur union ait un caractère sacré. Peu lui importe qu'Arthur aille voir ailleurs (à mon avis, elle s'attend presque à ne plus le revoir puisqu'il va partir vers un destin lointain et compliqué – d'ailleurs elle n'a pas revu son premier mari depuis des années), mais ce mariage en particulier, elle désire qu'il ne soit pas plus important que le sien. Et puis, après tout, Arthur lui précise bien que c'est un arrangement et qu'il n'est pas question d'amour.

Pour résumer, Aconia semble dire : bon, notre mariage est un peu minable mais nous nous aimons sincèrement ; qu'au moins ton futur mariage forcé ne soit pas plus fort que le nôtre. C'est symbolique.

Il n'y a qu'une chose qui me chiffonne dans tout cela. Décidément, je prends ça bien trop au sérieux. C'est l'attitude d'Arthur envers Guenièvre au tout début : nous avons tout de même affaire à un jeune homme qu'on nous dépeint comme épris de justice, de droiture, de principes d'équité. On le voit bien tout au long du livre VI. Au point qu'il ne se sert pas de ses nouveaux statuts pour se venger des supérieurs qui l'ont humilié durant de longue années ainsi que ses camarades. Lorsqu'il en aurait enfin l'occasion, il les humilie à son tour mais sans acharnement. Il aurait très bien eu le droit de leur faire payer très cher leurs mauvaises actions mais non. Alors, face à un tel personnage, je suis surpris qu'il n'ait pas annoncé clairement la couleur à Guenièvre à leur toute première rencontre, du genre : « Je vous préviens, ça n'a rien à voir avec vous mais malheureusement mon cœur est pris, j'ai même prêté serment, notre alliance n'est que de façade, c'est pour le royaume, je ne vous toucherai jamais ». C'était dans le ton, dans la ligne du personnage.

Mais évidemment, en agissant comme ça, la série et les livres précédents tombaient par terre. Cependant, c'est pour moi une grosse incohérence que cette chose non avouée, en partant du principe de base que le serment soit bien à l'origine de la position d'Arthur envers Guenièvre, évidemment.

En tout cas, une chose est sûre pour moi et je n'en démordrai pas : si flan il y a (pour repartir au tout début du sujet), c'est dans la citation initiale : « Si, j'ai essayé mais... voilà. J'ai failli dégobiller et puis c'est tout ! ». Franchement, si Arthur en était à ce point de dégoût, pourquoi aurait-il jamais rejoint soir après soir la chambre conjugale plutôt que de squatter dans celles de ses maîtresses ? Oui, je sais... le ressort comique. Mais bon.

Voilà. Un bon gros pavé. Désolé.

Allez, j'en rajoute une couche puisque je suis là. Et si l'héritier d'Arthur (si héritier il y a), ce n'était pas justement Aconia qui l'aurait porté ? Je suppose ne pas être le premier à m'être posé la question. Ça me plairait d'ailleurs assez qu'à la faveur d'un éventuel quiproquo, un certain voyageur à la recherche d'un couple ne se mette pas à demander par-ci par-là à des autochtones macédoniens s'ils ne connaissent pas quelqu'un qui, dans sa jeunesse, était « bouclé et toujours le sourire aux lèvres » et qu'il tombe sur... quelqu'un d'autre...

Croustillant
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ALotOfCam tu me rassures en disant avoir découvert Kaamelott depuis peu. Moi aussi ! Et voilà où j'en suis .... Mais bon revenons à notre sujet.
Moi aussi j'aime beaucoup Guenièvre, elle se dispute même la place de mon personnage préféré avec Merlin et Perceval (Arthur arrivait très très près lui aussi). Une des choses qui m'a toujours un peu "gênée" chez Arthur c'est sa façon d'être antipathique. Attention je ne dis pas que je ne trouve pas ça bien, c'est parfaitement le personnage et tout, j'adore Arthur. C'est une personnage que j'admire, que je respecte, que je plains et que j'ai envie d'aider mais les personnages que j'aime de tout mon coeur sont (comme vous avez pu le voir) les bons à rien attachants, ceux qui ne pensent pas à mal parce qu'ils ne savent même pas ce que ça veut dire. Alors c'est vrai qu'au fil des saisons cet acharnement d'Arthur sur Guenièvre (qui effectivement je te rejoins là-dessus ALotOfCam, n'est pas justifiable juste par son physique) m'attristait un peu. C'est pourquoi à l'annonce du serment j'ai été soulagé. Il y avait enfin une raison à cela !
Pour ce qui est des questions d'héritier je crois qu'il doit y avoir une autre discussion spécialement consacrée à cela, où j'ai déjà exposé mon avis alors je ne me répéterais pas ici puisque c'est un peu hors sujet. Mais si ça t'intéresse tu peux toujours aller voir.

Semi-Croustillant
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ALotOfCam a écrit :

Bonjour. + Gros pavé !

Sois le bienvenu parmi nous, ALotOfCam !

Quand tu le souhaiteras, tu pourras t'annoncer et te présenter en créant une "nouvelle discussion" dans la rubrique dédiée ( http://forum.onenagros.org/viewforum.php?id=2 ). Ainsi, tout le monde viendra te saluer "dans le respect des règles sanitaires" en vigueur...

Oui, Guenièvre devient de plus en plus attachante de saison en saison. Elle en vient même à sauver la vie d'Arthur lorsqu'il est attaqué par Loth et Anna (Livre V, il me semble). Cependant, Arthur n'aurait pu lui révéler son premier mariage, ni aborder la stérilité certaine de leur union (Guenièvre/Arthur), sans courir le risque qu'elle le confie à ses parents dont les projets sont évidents... C'était même à cause de leur posture que ce mariage arrangé fut conclu : L'alliance (avec héritiers) ou l'hostilité de la Calédonie, voire de tous les autres royaumes qui suivraient !

De mon point de vue, AA avait déjà une idée assez précise (en structure d'histoire) du rôle d'Aconia très tôt dans l'écriture de Kaamelott. Même la bague que lui donne César (en Livre VI) était introduite assez tôt avec le rendez-vous des rois (on voit la fonction de la bague : elle contrôle les lames) et un autre épisode lorsque sa maîtresse tente de la lui dérober. L'existence d'une descendance par Aconia (première épouse) recouperait parfaitement le texte rédigé par Giraud de Barri (De principis instructione), vers 1193... Ce n'est pas un hasard ! (cf. mon intervention plus haut).

Croustillant
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Je pense qu'il était aussi impossible à Arthur de dire la vérité à Guenièvre dès le début car .... et bien c'était un secret. Pour confier son secret à quelqu'un il faut lui faire confiance, or quand Arthur arrive en Bretagne on voit bien qu'il n'est pas en état de lier des relations de confiance avec qui que ce soit (hormis Mani). De plus Guenièvre, même quand il l'a rencontré, transpire l'innocence et la candeur. Il est certes montré comme étant très droit mais je ne crois pas qu'il aurait pu, à ce moment-là, lui balancer tout ça à la tronche.

Pécore
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J'ai conscience qu'on touche là à des considérations personnelles de votre part, chers Plume et Sterenn. Tout comme ma personne hein, attention : je ne m'exclue pas de nos propres travers. On souhaiterait tous qu'il en soit selon nos désirs de maintenant, de notre époque.

En fait j'évoquais tout de même ces considérations d'un point de vue hélas plus pragmatiques.

Même si l'on fait une sorte de transfert vers Arthur en se disant : qu'aurais-je fait à sa place ?, nous ne sommes pas Arthur et surtout, nous ne sommes pas à son époque. Or je parlais là (certes en y mélangeant mes désirs, ce qui est un tort) en tentant un peu de réalisme (un comble !). Les mariages arrangés, politiques, étaient monnaie courante, si ce n'est l'usage, la règle. Voire même dans les plus basses extractions si vous me permettez l'expression. Sans avoir à remonter aussi loin qu'à l'époque qui nous occupe, on sait bien qu'un "pécore" de 1850 mariait sa fille de 14 ans sans vergogne pour pouvoir obtenir le champ d'à côté, sans bien sûr lui demander son avis. Peu importe qu'elle fût l'innocence et la naïveté même.

Là, pour le coup, sans aller jusqu'à invoquer le ressort comique, Guenièvre pourrait à ce compte là passer pour la plus nunuche des nunuches si elle n'était pas au courant de ces pratiques.

Je comprends bien que de votre point de vue, pour ne pas la blesser mais aussi pour ne pas trahir le secret, Arthur aurait dû se taire comme il l'a fait. Mais Arthur c'est aussi l'honnêteté. A fortiori envers une personne innocente (là du coup c'est moi qui me fais mon petit transfert, j'avoue). Pour préserver, deux minutes durant, son innocence et ne pas la blesser, fallait-il lui infliger des années de souffrance et de mensonges ? Mmmh ?

Et puis... trahir le secret, d'accord. Mais qui serait allé aux oreilles de qui ? Des parents ? Repartons donc dans la fiction et la comédie. Léodagan et Séli en auraient-ils pour autant retiré "leurs billes" en s'offusquant ? Cette union étaient leur porte d'entrée (ou de sortie, c'est selon). Aussi attachants soient-ils par certains côtés, ce sont quand même des intrigants qui n'auraient reculé devant rien pour que leur fille devienne la reine de Logres. Ils auraient probablement été les derniers à dire que le mariage prévu ne pouvait avoir lieu à cause de celui d'Arthur et d'Aconia, qui de toute façon n'avait rien d'officiel — Blaise ayant eu une manière bien peu catholique (ah ah) de procéder à la "cérémonie". Aucun document officiel n'aurait pu prouver le mariage de Rome.

Ne restait que l'engagement du cœur qu'avaient prononcé les deux amoureux. En gros, si je tente te me projeter dans un univers réaliste et non dans la fiction, Arthur n'en aurait rien eu à faire d'avouer la vérité à Guenièvre, si tant est qu'il fut quand même noble dans l'âme.

Enfin, hein... tout ça aussi, finalement, c'est du flan et ça nous occupe.

Merci Sterenn pour ton invitation. Je ne sais pas si me présenter à la communauté vaille vraiment la peine. J'avais juste envie de dire ces quelques mots sur ce sujet et je ne suis absolument pas certain de vouloir "m'investir" plus que ça sur le forum. Quant à la suite de ton message, je suis bien désolé mais ton érudition me dépasse. Je n'ai regardé Kaamelott qu'en spectateur qui aime le divertissement, et celui de monsieur Astier est pile dans mes cordes. Je n'ai aucune connaissance en histoire ou littérature, même si mes efforts pour ecrire à peu près correctement ont pu laisser croire le contraire. C'était même un peu voulu, histoire d'être dans le ton...

A bientôt.

Semi-Croustillant
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Coucou, Plume De Chien !

J'ajoute un lien supplémentaire et rappelle le premier (tous deux, des sources fiables vers des pages de la Bibliothèque Nationale de France) soutenant ce que j'ai présenté plus haut : Le coup de la première épouse remonte au XIIème siècle (AA ne l'a pas sorti de nulle part, il y pense certainement depuis très longtemps) et n'est qu'une manipulation politique... Notez que le mot "breton" dans les textes en référence s'applique à l'île de Bretagne (celle qu'aujourd'hui on appelle la "Grande Bretagne") et non à la région française dans laquelle je vis nommée également Armorique et Létavie.

L’invention du roi Arthur (les motivations politiques) : http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/03_1.htm
Arthur est-il mort ? (interpolation de la première épouse) : http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/03_3.htm

Ce n'est pas très long à lire, mais très instructif.
A vous lire !

Croustillant
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ALotOfCam je vois bien les efforts que tu as fourni pour nous faire raison garder au sujet du serment mais Kaamelott n'est pas non plus un livre d'histoire (bien qu'il porte beaucoup de vérités). Au sujet du mariage arrangé, il en a été question dans deux épisodes, l'un dans la série et l'autre dans un pilote, si les choses évoquées dans le pilote peuvent ne pas être prises en compte parce que ce n'est pas vraiment la série, il n'empêche que les propos tenus sont relativement similaires. Séli ou Guenièvre se désolent des mariages arrangés et disent que c'est affreux. Je ne crois pas que la façon de penser les mariages arrangés soit la même dans Kaamelott qu'elle ne l'était en réalité. Guenièvre rêve au prince charmant et à une histoire d'humour sincère malgré le contexte. Et puis Kaamelott c'est presque autant de pragmatisme que d'émotion ou de magie.

Pécore
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Popopop, chère Plume. Peu me chaud vos deux épisodes, si vous me permettez. Je les mets (car ça m'arrange) sur le compte de ce que d'aucuns considèreraient comme des incohérences inhérentes aux temps de l'écriture et de ce que voulait faire passer l'auteur à un moment donné. Il n'empêche que dans le livre le plus récent, Séli souhaite (dans un moment bien amusant) convaincre sa Guenièvre tant aimée de bien vouloir se plier aux exigences de ses parents pour le bien de leurs affaires et dans la foulée de bien vouloir avoir l'obligeance de leur débarrasser le plancher. Ici, point d'atermoiements sur les mariages arrangés de la part de la charmante Séli. Accordez-moi de me fier aux travaux les plus récents de la série qui semblent découler d'une volonté bien plus réfléchie et affirmée de AA que les erreurs de jeunesse commises auparavant.

Bon mais oui, bien sûr. Comme je le disais moi-même, je mêle bien maladroitement fiction et réalité dans mes propres réflexions, ce qui rend le tout bien bancal et surtout bien futile.

N'empêche. Arthur, Guenièvre et tous nos personnages préférés mis à part, vous ne m'oterez pas de l'idée qu'à l'époque, dans la réalité, la Guenièvre, on aurait voulu lui cracher à la figure, lui dire que bon, on en n'a rien faire de sa personne, qu'on l'épouse parce que ça arrange le business et qu'il faut pas qu'elle s'attende qu'on la touche parce qu'elle est moche comme un pou (sauf forcément pour faire un héritier), on n'aurait probablement pas pris de gantelets. Voilà, si j'avais dit ça dès le départ, c'eût été moins long.

Alors, si on avait pu tomber sur un "gentleman" qui aurait pu tourner ça un peu mieux en disant que « non, c'est pas contre vous mais voyez-vous, vous êtes charmante et tout (blurp en aparté) mais comprenez... j'ai fait serment... » Moi je préfère.

Ah ! La magie ! Ah ! Le pragmatisme ! Que n'aurais-je à dire... Mais ce n'est pas le bon endroit. Merci en tout cas de vos réponses. Voilà qui fait plaisir. Et pardonnez le ton cavalier de ce message (j'entends d'ici un certain Perceval douter du sens de cette phrase en cherchant des traces de sabots...).

Croustillant
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Si je m'échine à trouver une autre voie c'est que si l'on prend les choses comme elles auraient dû être, il est fort probable que la seule "vraie" raison qui ait poussé Arthur a caché son premier mariage à Guenièvre  c'est .... les autres livres. Ce qui ne fait pas très classe alors je me racle la soupière vois-tu. Je préfère la jouer théoricienne en trouvant d'autres options plus séduisantes. Que penses-tu de celle-ci :
- Si Arthur n'a rien dit à Guenièvre c'est parce qu'il ne voulait pas qu'elle sache qu'il "était romain", on a déjà vu dans la série les réactions que cela avait provoqué !
- Il n'était pas obliger de lui dire que sa première femme était romaine, me répondras-tu alors.
Après quoi je ferais une pirouette pour me rattraper en avançant que :
- Non mais finalement c'est pas tant pour Guenièvre que pour lui-même. Quand il est arrivé, il n'aimait pas la Bretagne. Il y fait froid. Il perd son meilleur ami. Les gens qu'il rencontre sont .... bas de plafond. Pour lui c'est une vie nouvelle qui commence. Il n'a pas envie de mêler "Arturus" à toutes ces histoires. Il veut préserver intact son passé romain, ne pas le "mélanger" avec ce qui se passera ensuite en Bretagne. Quand Arthur ne dévoile pas à Guenièvre son premier mariage et son serment, il agit comme un enfant qui cache et garde précieusement son trésor. Tout juste arrivé, il trouve Guenièvre un peu neuneu et se dit que ça passera, sans se douter des complications qui viendront avec les années. Alors ?
- Tu t'emportes là, chère amie, répondras-tu embarrassé.
.......Oups, je dérapé .....

PS :Tu sais pour la soi-disant cavalerie de ta réponse, n'aie pas peur. On est plus près ici des écuries que de la chambre du Roi ! Pour défendre ce en quoi il croit d'aucun peut montrer les crocs comme il le souhaite. Ce n'est pas moi qui m'en formaliserait.

Pécore
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Fort bien. Vous faites les questions et les réponses, et ça me va très bien dans la mesure où elles sont tout à fait correctes, en tout cas dans la première partie. La suite... Eh bien, c'est le ressenti de chacun. Tant que ça ne frôle pas les élucubrations, cela me sied tout à fait. En tout cas, je suis tout sauf embarrassé.

Mais peut-être faudrait-il songer à prendre congé, ne serait-ce que provisoirement, afin de ne pas accaparer l'espace de débat. Adieu. Peut-être nous retrouverons-nous, du côté des écuries ou ailleurs.

Croustillant
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Qu'il vienne celui qui proposera une nouvelle idée, je l'accueillerais avec autant d'enthousiasme, et peut-être seras-tu à mes côtés pour le faire.

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