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Croustillant
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Je voulais faire un topic regroupant tous les ouvrages reliés à la légende du roi Arthur.

Donc voici la liste:

Les plus connus:
Chrétien de Troyes
Sa principale œuvre est celle des romans de la table ronde avec pour représentant le roi Arthur. Ce personnage, a priori principal, n'est pourtant pas au centre des quêtes qu'invente Chrétien de Troyes. À l'inverse, on y trouve des chevaliers connus comme Yvain ou Lancelot, dont la ligne de conduite réside dans la courtoisie. La base de ses romans est bien souvent la quête implicite du personnage vers la reconnaissance et la découverte de soi, comme vers la découverte des autres, à l'image d'une intégration à la cour et de l'amour de la reine Guenièvre. À l'inverse de la chanson de geste, dont le thème est patriotique (histoire de Charlemagne par Roland par exemple) et dont la quête est dite « collective », le roman du XIIIe siècle propose une quête personnelle du chevalier, quasi-intime.

La cour du roi Arthur est un lieu fixe dans tous les romans de Chrétien de Troyes. Cette dernière est bien sûr imaginée par l'auteur, qui se base sur des croyances populaires celtes et anglo-normandes. La cour est un point de repère idéal pour les romans de la table ronde, elle est le lieu de la plénitude où règnent la grande vie et les biens en abondance. Les aventures de la table ronde trouvent leur source d'existence dans la femme, dans l'être aimé. On peut penser que ces œuvres ont ouvert à la littérature le monde de l'Amour avec un A majuscule. Chrétien de Troyes oppose déjà cet Amour à la Raison, et c'est ce symbole qui marquera durablement la littérature française. Si le thème de la courtoisie disparaitra peu à peu de l'histoire littéraire, au fil de l'avancement des mœurs populaires, le thème de l'amour, lui, s'y ancrera très profondément.

Dans l'introduction de Cligès, Chrétien indique qu'il est également l'auteur de cinq autres œuvres antérieures à ses romans : quatre sont des adaptations d'Ovide en langue vernaculaire, dont une seule nous est parvenue ; la cinquième est une version de Tristan et Iseut, malheureusement disparue.

On connait encore deux poèmes lyriques de sa plume. Tous ses textes sont en langue romane et nous ne lui connaissons aucun écrit en latin.

On lui a aussi parfois attribué le roman Guillaume d'Angleterre, inspirée par la vie de saint-Eustache. Simplement signée « Crestiiens », on considère aujourd'hui qu'il y a peu de chances qu'elle ait été écrite par l'auteur de Perceval.

Geoffroy de Monmouth :Geoffroi de Monmouth, écrivain gallois, né vers 1100, mort en 1154. Il fut élevé par son oncle paternel, Uchtryd, plus tard évêque de Llandaff. Dès 1129 au plus tard, il était en relations avec Walter, archidiacre d'Oxford ; or l'Historia regum Britannia de Geoffroi de Monmouth est tirée, s'il faut en croire l'auteur, d'un « livre très ancien, en langue celtique, Quem Gualterus Oxenfordiensis archidiacanus in Britannia advexit ». Vers 1135, il développa un conte de Nennius d'après lequel un certain Ambroise (Ambrosius) prédit au roi Wortigern la guerre entre les Saxons et les Celtes; il transforma cet Ambroise en Merlin (nom d'un sorcier chez les Gallois) et fit prédire par ce Merlin tous les événements de l'histoire bretonne jusqu'au temps où il écrivait : ce sont les fameuses Prophéties de Merlin.

En janvier 1139, une première édition de l'Historia avait déjà paru, car il y en avait un exemplaire dans la bibliothèque de l'abbaye normande du Bec; une autre édition fut publiée vers 1147. Geoffroi semble avoir vécu à Llandaff à partir de 1140. Il dédia, en 1149, un poème assez élégamment écrit, Vita Merlini (= La Vie de Merlin), à l'évêque de Lincoln, Robert de Chesney. Ordonné prêtre le 16 février 1152, il fut consacré comme évêque de Saint-Asaph le 24 du même mois; mais il ne résida jamais, et mourut à Llandaff, où il fut enterré.

Geoffroi a fait connaître à l'Occident, par ses traductions et ses adaptations en latin, une grande partie des traditions merveilleuses des peuples celtiques, auxquelles il a certainement, d'ailleurs, beaucoup ajouté de son cru. C'est l'Historia regum qui a popularisé le nom et la légende d'Arthur.

    « II n'est pas vrai cependant, dit Gaston Paris, que le livre de Geoffroi soit la source des romans arthuriens du Moyen âge; il n'en est que très peu et parmi les moins anciens qui l'aient utilisé; ils reposent sur les récits des conteurs et des chanteurs gallois qui n'ont nullement passé par le latin. Mais le succès de l'Historia fut très grand dans le monde des clercs; on accepta ses fables pour vérité, et, s'émerveillant de l'exactitude des prophéties de Merlin jusqu'en 1135, on s'efforça de démêler ce qu'elles annonçaient pour les temps subséquents. Geoffroi a ainsi réussi à faire accepter les contes bretons comme dignes de l'intérêt général, et a contribué, par sa brillante peinture de la cour d'Arthur, à leur donner un caractère chevaleresque et courtois qui leur était, à l'origine, absolument étranger.»

L'Historia regum Britannia a été abrégée par Alfred de Beverley, traduite en vers anglo-normands par Geoffroi Gaimar (1145) et Wace (1155) ; plus tard, Layamon et Robert de Gloucester la mirent en anglais. (Ch.-V. L.).

   
Si vous êtes partant je pourrais faire les détails des différents livres, contes et recueils ci-dessous:
Taliesin     VIe siècle     Livre de Taliesin
Nennius     IXe siècle     Historia Brittonum
Robert de Boron     XIIe siècle     Le Roman du Graal
Geoffroy de Monmouth     XIIe siècle     Historia regum Britanniae
Béroul     XIIe siècle     Tristan
Marie de France     XIIe siècle     Lai de Yonec, Lai de Frêne, Lai de Lanval (...)
Chrétien de Troyes     XIIe siècle     Érec et Énide, Cligès ou la Fausse morte, Lancelot ou le Chevalier de la charrette, Yvain ou le Chevalier au lion, Perceval ou le Conte du Graal
Hartmann von Aue     XIIe siècle     Érec
Thomas d'Angleterre     XIIe siècle     Tristan et Iseult
Wace     XIIe siècle     Le Roman de Brut, Le Roman de Rou
Wolfram von Eschenbach     XIIe siècle     Parzival
Raoul de Houdenc     XIIe siècle     Méraugis de Portlesguez
Païen de Maisières     XIIIe siècle     La Demoiselle à la Mule
Rusticello de Pise     XIIIe siècle     Gyron le courtois, Meliadus de Leonnoys
Ulrich von Zatzikhoven     XIIIe siècle     Lanzelet
Layamon     XIIIe siècle     Brut
Geoffrey Chaucer     XIVe siècle     Les Contes de Cantorbéry
Thomas Malory     XVe siècle     Le Morte d'Arthur
William Shakespeare     XVIe siècle     Le Roi Lear
Edmund Spenser     XVIe siècle     La Reine des fées
Raphael Holinshed     XVIe siècle     Les Chroniques d'Angleterre, Écosse et Irlande
Michael Drayton     XVIe siècle    
Alfred Tennyson     XIXe siècle     La Dame de Shalott, Idylls of the King
René Barjavel     XXe siècle     L'Enchanteur
Michel Rio     XXe siècle     Merlin, Morgane, Arthur
Jacques Boulenger     XXe siècle     La légende du Roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde
Marion Zimmer Bradley     XXe siècle     Le cycle d'Avalon
Nancy McKenzie     XXe siècle     Guenièvre
Boris Vian     XXe siècle     Le Chevalier de Neige
Guillaume Apollinaire     XXe siècle     L'enchanteur pourrissant
Gillian Bradshaw     XXe siècle    
Bernard Cornwell     XXe siècle     Le roi de l'hiver
Harold Foster     XXe siècle     Prince Vaillant

Semi-Croustillant
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Pour ma part, les deux principaux que tu cites, je ne leur donne pas vraiment de valeur scientifique. Le premier écrit une légende, dans les premières heures du roman (donc en langue romane/vernaculaire). Il se sert d'un personnage sombre, dont on sait peu si ce n'est qu'il s'est vaillamment défendu (surtout grâce au Gododdin et à Nennius) pour en faire une oeuvre, de la même manière que d'autres se sont servis de Roland (la différence d'Arthur c'est qu'il est plus sombre et permet donc plus de fantasmes).
Quant à Monmouth, il écrit dans un but plus politique, en pleine apogée de la généalogie, alors que son roi le lui demande. Mettre Arthur dans l'Histoire des rois de Bretagne, c'est juste la classe. Faut pas perdre d'esprit qu'à cette époque, tout le monde (pas les grouillots hein) cherchent à faire sa généalogie. Parce que ce qui rend légitime, c'est l'ancienneté et ce qui créé la cohésion/l'unité d'une famille, c'est un ancêtre ou un mythe commun qui créé la lignée. Faire d'Arthur un héros s'insère alors dans une problématique totalement différente.... d'autant que l'ancienneté c'est pas forcément ce qui caractérise la famille sur le trône dans les années 1130.
Aussi, je trouve ta citation carrément classe.

Mais sinon oui, y a effectivement beaucoup de textes qui parlent d'Arthur, même si l'historienne qui sommeille en moi fantasme de la trouvaille d'un bout de papelard qui témoigne du vrai Arthur. LOL (oui je sais, j'peux me poser dessus)

Enfin je répondais pas pour dire ça à la base. :D

Je répondais pour dire que la plupart de ces textes, tu peux les trouver sur la toile.

Le Gododin : http://www.gutenberg.org/ebooks/9842
Nennius : http://www.fordham.edu/halsall/source/nennius.html
Monmouth (allez direct au 9eme livre pour les moins patients) : http://books.google.com/books?id=FUoMAA … mp;f=false
Son homologue Malmesbury (qu'il ne faut pas oublier diantre XD ) : http://www.fordham.edu/halsall/source/m … icle1.html
Un certain Caradoc de Llangarfan en parle aussi : http://www.fordham.edu/halsall/basis/11 … ildas.html   (bon ok, je le cite que parce qu'il s'appelle Caradoc mdr !)


T'as aussi ce site, qui me fait penser à ton recensement : http://www.lib.rochester.edu/camelot/cphome.stm

Et pour tout ce qui est médiéval, ya le Internet Medieval Sourcebook, qui poutre. Mais c'est en anglais dans le trois-quart des temps (et au mieux, si c'est traduit.....).

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