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J'ai beaucoup aimé, il y a plein de bonnes idées (renouvellement du gag de Karadoc qui s'attarde à la taverne, Lancelot qui les nargue, la combine d'Arthur avec Venec...) et j'adore la réaction de Karadoc à la fin − comme d'habitude il ne sait pas tirer les leçons.

Une petite remarque : quand Arthur annonce à Karadoc qu'il fera dix jours de cachot, Karadoc s'exclame « quoi ? », eh bien j'aurais bien ajouté un « quoi ? » de Léodagan :

[Arthur] Vous me ferez dix jours de cachot au pain sec et à l'eau !
[Léodagan, indigné devant tant d'indulgence] Quoi ?
[Karadoc, indigné par la sévérité de la peine] Quoi ?

Un dé à trente faces ne peut pas être régulier, c'est mathématiquement impossible.

Après une recherche sur « dé à 30 faces », je suis tombé sur le triacontaèdre rhombique, qui est un zonoèdre (j'adore les mots savants, c'est presque de la poésie ! :) ) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Triaconta … _rhombique . Ce n'est pas un polyèdre régulier parce qu'il y a des sommets qui joignent trois arêtes et d'autres sommets qui en joignent cinq. Mais chaque face est identique, donc équiprobable, et c'est ce qui compte pour jouer. Je ne sais pas si on utilise des triacontaèdres dans les jeux du Pays de Galle, mais ça m'étonnerait pas.

Spike a écrit :

icosaèdre c'est un Dé 20 non ?
Un lien avec les Jeux de rôles peut-être ?

Un icosaèdre est un polyèdre régulier à vingt faces.
Des polygones réguliers, il en existe une infinité : à trois côtés (triangle équilatéral), à quatre côtés (carré), à cinq côtés (pentagone régulier), à autant de côté que vous voulez.
Mais des polyèdres réguliers, il n'en existe que cinq. Pas quatre, pas six : cinq. Le tétraèdre régulier (quatre faces), le cube (six faces), l'octaèdre (huit), le dodécaèdre (douze) et l'icosaèdre (vingt). Les Grecs de l'Antiquité le savaient déjà. Peut-être que Perceval aussi ?

De toute façon, avec le variant landais qui est en train de nous tomber dessus, la sortie du film sera repoussée à la Saint Glin-Glin, alors on a le temps d'attendre. (Ou alors ce sera le réveil du Puy de Dôme (ou le tsunami sur la lac Léman (suivi de la quatrième Guerre mondiale)).)

Bonne idée, ce sujet ! J'imagine que tu as prévu de créer un sujet similaire (avec balise spoiler) quand le film sortira...

Dans la bande annonce, à un moment donné on voit une armée qui assiège je ne sais pas quoi, armée dont les soldats portent des uniformes aux couleurs vives voire criardes. Ce ne serait pas Bohort qui aurait créé cet uniforme ? Mais je ne crois pas, il a du goût.

La mystérieuse femme voilée m'intrigue. À force d'y penser, je me demande si je ne vais pas en tomber amoureux... En tout cas ça a l'air d'être quelqu'un d'important. La nouvelle compagne d'Arthur ?

Le Goth, c'est un Ostrogoth ou un Wisigoth ? Qui se dévoue pour expliquer la différence à Perceval ?

Attendez, ne sortez pas le film avant que je sois vacciné !

Ah, 21 juillet, c'est bon. Vous avez de la chance.

Allez, je remonte un vieux sujet qui avait été interrompu par le premier rêve de tigre de Tata Cryda... Mais ce qui m'est arrivé cette nuit, et tout à l'heure après midi, ça vaut le coup...

1) Les deux rêves de cette nuit.

En fait les deux rêves ont eu lieu à la suite pendant la même phase de sommeil (je ne me suis pas réveillé entre temps). Il y avait une fête, genre mariage, et on était dans une salle, genre salle des fêtes, avec les tables pour le dîner et la piste de danse. Et il y avait des membres de ma famille. Mais un énorme monstre nous menaçait. Je ne crois pas l'avoir vu, mais je savais qu'il ressemblait au tyrannosaure de Jurassic Park. Soudain on entend ses pas, dehors, et tout tremble. Il va tous nous bouffer ! Je ne me souviens plus de la suite, sinon que ça s'est bien fini, et que j'étais conscient qu'on s'en était sorti.

Et voilà que je rêve immédiatement de la suite : je suis figurant dans un film de monstre qui est la suite du premier (le premier n'était pas un film, c'était une fête, mais dans le second rêve c'était un film). C'est un film pour les jeunes, avec trois héros comme dans Harry Potter : le héros (un garçon), sa copine (copine dans le sens camarade, hein) et copain/faire-valoir (un autre garçon). Ce sont des lycéens. Et moi aussi ! Je suis figurant mais je ne suis pas sensé savoir ce qui est prévu pour moi. En fait, je sais que la moitié des figurants seront bouffés par le monstre et la moitié survivront, en gros. Je sais que c'est un film et je me souviens avoir espéré que le monstre n'est pas un vrai, juste un mécanisme. Mais je n'étais pas sûr...

À un moment donné, on monte dans la grande roue d'une fête foraine. Alors que la roue commence à monter, l'un de nous débarque dans la cabine d'on ne sait où. Il a été en contact avec le monstre et ça l'a transformé en serpent géant avec un torse humain. Je me souviens encore le voir passer devant nous, torse droit, suivi par une immense queue de trente centimètres de diamètre et peut-être dix mètres de long (elle défilait, elle défilait...) La queue était couverte de grosses épines. Je me suis dit : il va nous bouffer, ou nous attaquer. Ben non, la roue a fait son tour et on est ensuite descendu sans que rien ne se passe, à part qu'on était assis à côté d'un drôle de personnage...

Mais j'en ai eu marre, j'avais peur que nous, les figurants, soyions vraiment bouffés par le monstre, alors j'ai décidé de fuir vers la colline boisée. Là, je croise un personnage du film (pas un figurant) qui me dit qu'il vaut mieux retourner se réfugier au lycée.

Alors il me vient une idée − et c'est cette idée que j'ai trouvée si amusante en me réveillant que j'ai eu envie de vous la raconter. Au lycée, il y a des ordinateurs, n'est-ce pas ? Idée géniale : je vais consulter la page Wikipédia du film où je suis figurant pour savoir ce qui va se passer ! (Encore en l'écrivant, ça me fait rire...) Je suis le lycéen et je rentre au lycée. Là, un groupe de lycéens suit le héros, sa copine et son copain, je les reconnais. Je suis sauvé : dans ces films, les héros survivent toujours. J'ai juste à les suivre.

Je me souviens parfaitement qu'à un moment donné, le héros ouvre une porte et s'engage dans la nouvelle pièce, et je m'apprête à le suivre mais m'arrête aussitôt : non, il faut d'abord laisser passer la copine et le copain/faire-valoir.

Après, je ne sais pas ce qui s'est passé (j'irai bien consulter Wikipédia mais je ne me souviens plus du titre).

2) Le drôle de truc qui m'est arrivé en lisant après le repas.

Ce qui m'est arrivé, je crois que ça ne m'est jamais arrivé de ma vie.

Tout à l'heure, après le repas de midi, je m'attable au bureau et je commence à lire un livre. À un moment donné, je me rends compte que ce que je suis en train de lire est très important, que j'en avais entendu parler il y a des années, et que j'avais complètement oublié ce truc depuis. Comme si depuis dix ans (disons) j'avais loupé quelque chose. Alors j'essaie de me souvenir quand et où j'en avais entendu parler, pour refaire le lien avec ce truc si important que j'avais oublié. Mais plus j'y réfléchis, plus ce truc s'enfuit de ma mémoire, un peu comme lorsqu'on cherche à se remémorer un rêve au réveil. Je cherche à relire le paragraphe où j'en étais pour retrouver l'idée, mais je ne la trouve pas dans le livre. C'est pourtant hyper important, et je suis en train de l'oublier. Peu à peu, tout s'en va et je me rends compte que ça n'avait rien à voir avec ma lecture. Il me faut plusieurs minutes pour me persuader qu'il n'y avait rien d'important, que c'était comme un rêve éveillé. Je me rends compte qu'en fait je me suis interrompu dans ma lecture et que j'ai en quelque sorte rêvé. Mais un rêve bizarre : j'étais assis à mon bureau, et je n'ai pas vu d'images autres que le livre. C'est juste dans mes réflexions que j'étais hors de la réalité.

Je n'ai pas beaucoup dormi aussi je n'aurais pas été étonné de m'assoupir juste après un repas. Peut-être que je me suis partiellement endormi : une partie de mon cerveau s'est déconnectée et a enclenché le début d'un rêve tandis que l'autre fonctionnait toujours et a empêché que le rêve soit complet, empêchant même de m'envoyer dans une autre réalité (j'étais toujours devant mon livre, croyant le lire alors qu'en fait non).

Bref, je continue à faire des rêves bizarres, signe de bonne santé mentale ! :)

Ah oui, donc ça pourrait être pour dans deux mois. Deux mois : ça se rapproche (pour l'instant)...

Il y a deux ou trois ans,quand je disais que je n'y croirais que lorsque, assis dans la salle, je verrai le générique de début, vous me regardiez avec un drôle d'air. Et maintenant tout le monde est dans le même état d'esprit...

Bon, je suis allé voir ici : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_ … 48191.html
« Sortie repoussée
Kaamelott - Premier volet devait sortir en juillet 2020 mais a été repoussé au 25 novembre de la même année, puis au mois d'octobre 2021, en raison de la pandémie de COVID-19 qui a engendré la fermeture des salles de cinéma. »

Quand je pense que l'année où je m'étais inscrit, je m'impatientais parce que la saison 6 avait pris un an de retard... (On attendait la saison 6 pour 2008 et le premier film pour 2009, si si !)

Court et efficace, un sketch à chute comme je les aime ! :)

Les musiques de films que je préfère, c'est celles des films de Miyazaki (composées par Joe Hisaishi). C'est pas compliqué : je me suis remis au piano au début de l'année, eh bien j'ai décidé d'apprendre uniquement du Hisaishi. J'ai appris : un mélange de trois thèmes de Nausicaä, puis la musique d'introduction du Château dans le ciel (pas loin d'être ma musique préférée), puis la valse de Chihiro, puis la valse du Château ambulant. Quel plaisir d'apprendre les musiques qu'on préfère ! C'est ça le secret pour rester motivé : ses musiques préférées. Et Hisaishi a écrit suffisamment de chefs-d'œuvres pour remplir le reste de ma vie... :)

Hors Miyazaki, j'adore la musique des Mariés dans l'An II (que ce soit le thème de l'introduction, la chanson à la gloire de la révolution ou la musique entraînante qui accompagne Marlène Jobert quand elle descend l'escalier... − toutes ces musiques sont de Michel Legrand).

Ce sketch se déroule pendant le Livre V. Arthur vient de quitter Kaamelott à la recherche de sa descendance. Léodagan règne à sa place. Il se passe de drôles de choses au château...


Le boulanger de Kaamelott

3 CORS

1. INT. CUISINES ‒ MATIN
Bohort entre en cuisine se servir un petit morceau. Il découvre un cadavre assis sur une chaise, sans tête.

Bohort
À moi ! À la garde ! Au secours !

Bohort, terrorisé, s'affale sur une chaise en face du cadavre sans tête et tombe dans les pommes.

OUVERTURE

2. INT. SALLE DE LA TABLE RONDE ‒ JOUR
Léodagan préside la séance. Autour de la table : Bohort, Lionel, Séli, le Maître d'arme, Calogrenant, Hervé et Yvain. Père Blaise est debout devant son pupitre.

Léodagan (à Bohort)
Refaites-nous le topo, pour ceux qui n'y étaient pas.
Bohort
Eh bien... Il y avait un corps sans vie, et sans tête, assis sur la chaise... Il me faisait face, j'ai bien cru qu'il allait se lever...
Lionel (terrorisé)
Quelle abomination !
Bohort (sévère, à Lionel)
Ne tremblez pas, ce n'était pas un fantôme, juste un cadavre.
Maître d'arme
Voilà. Et de notre côté, on a retrouvé la tête du type plantée au bout d'une pique, elle même plantée au milieu de la grande cour.
Léodagan
Et c'est qui, le type en question ?
Séli
Le boulanger. Il commence sa journée avant l'aube, l'assassin devait l'attendre.
Calogrenant
Mais pourquoi s'en prendre à un brave boulanger ?
Séli
Peut-être une histoire de vengeance ?
Hervé
Et pourquoi pas un suicide ? Non ?
Léodagan
C'est vrai que ça ne tient pas debout. On n'assassine pas un boulanger en faisant toute cette mise en scène !
Séli
Il a peut-être confondu le boulanger avec l'un d'entre nous ?
Calogrenant
Il ressemblait à qui ?
Maître d'arme
C'était un jeune, assez grand...
Yvain
Hein ? Mais... je correspond à ce signalement!
Maître d'arme
... mais blond. Pas votre genre, seigneur Yvain.
Hervé
Il avait peut-être une perruque ?
Yvain
Ah non mais c'est une pantalonnade !
Bohort (à Lionel)
Vous êtes jeune et blond, c'est peut-être vous qui étiez visé ?
Lionel (effrayé)
Mais pourquoi moi ? Personne me connaît !
Bohort (sévère)
Eh bien il faudra vous y faire : la vie de chevalier n'est pas de tout repos.
Séli
En attendant on fait quoi ? Il faut trouver un nouveau boulanger, et son apprenti refuse de prendre le poste.
Calogrenant
Faites venir un cuistot de la troupe, il aura moins les miquettes.
Léodagan
Celui des archers. Ils reviennent de manœuvre, ils sont pas au courant de l'actualité.
Séli
Très bien, envoyez-le nous.
Bohort (pas rassuré)
Le pauvre diable risque d'y passer lui aussi...
Calogrenant
Ça dépend si l'assassin visait ce type en particulier ou tous les boulangers.
Séli
C'est vrai, si le nouveau y passe, on sera fixé sur les intentions de l'assassin.
Hervé
Nous affamer ?

3. EXT. GRANDE COUR DE KAAMELOTT ‒ JOUR
Léodagan et Séli regardent un poteau. On ne voit pas tout le poteau mais on voit son ombre : il y a une tête au bout du poteau.

Séli
C'est le nouveau ?
Léodagan
Oui, le cuistot des archers, c'est bien lui.
Séli
Donc l'assassin tue nos boulangers.

4. INT. SALLE DE LA TABLE RONDE ‒ JOUR
Léodagan préside la séance. Autour de la table : Bohort, Lionel, Séli, le Maître d'arme, Calogrenant, Hervé et Yvain. Père Blaise est debout devant son pupitre.

Maître d'arme
Qu'est-ce qui vous fait pensez qu'il s'attaque uniquement aux boulangers ?
Séli
Ben, deux fois, quand même !
Calogrenant
Nan, c'est vrai qu'il peut très bien s'attaquer à toute personne qu'il croise. Comme il est arrivée avant l'aube, il n'a croisé que le boulanger.
Lionel (craintif)
Vous voulez dire qu'il pourrait s'attaquer à n'importe qui ?
Bohort
Courage ! Nous devons faire face à ce nouveau fléau. Heu... Cessons de fréquenter la cuisine, et levons-nous à midi !
Yvain
Il faut se colmater dans nos chambres !
Léodagan
Nan mais arrêtez de paniquer ! Ce qu'on va faire, c'est qu'on va engager un nouveau boulanger, mais avec deux gardes pour surveiller. Mieux : deux chevaliers. Moi et un volontaire.
Calogrenant
Moi ça m'intrigue, j'en suis.
Hervé
Parce que vous êtes boulanger, vous aussi ?
Séli
D'accord, et il faut juste que je trouve un volontaire pour remplacer le mort.
Hervé
J'ai des notions de pâtisserie, si ça peut aider.

5. INT. CUISINE ‒ AUBE
Le boulanger entre dans la cuisine, suivi de Léodagan et Calogrenant. Il porte un grand sac qu'il déballe sur la table : il y a une vingtaine de petits pains. Il sort un pot de confiture et commence à les tartiner. Calogrenant surveille la porte et Léodagan, la fenêtre. Le boulanger regarde les deux chevaliers, parvenant difficilement à se concentrer.

Calogrenant (au boulanger)
Allez-y, faites comme si de rien n'était.
Léodagan (tendu)
Vous, surveillez la porte au lieu de tailler le bout de gras !

La caméra s'oriente peu à peu vers le haut et révèle un étrange personnage fin, vêtu d'une combinaison noire le couvrant totalement, tenant au plafond par de grosses ventouses attachées à des bracelets entourant ses poignets et ses chevilles. Soudain, il retire ses poignets et ses chevilles des bracelets (qui restent pendus au plafond) et tombe comme un chat : sur ses pieds, sans aucun bruit. Il sort une dague et décapite le boulanger. Un début de cri alerte les deux chevaliers qui se retournent vers lui. Tout cela s'est déroulé en une seconde.

Léodagan (dégainant son arme)
Halte !

L'assassin détache promptement de son dos un nunchaku en bois et assomme Léodagan avec. Calogrenant est alors en train de se précipiter vers lui, brandissant son épée. L'assassin se met en boule et passe par dessous Calogrenant, le faisant virevolter en l'air. Calogrenant s'assome en percutant le mur.

6. INT. SALLE DE LA TABLE RONDE ‒ JOUR
Toujours les mêmes participants, sauf Bohort, Lionel et Yvain qui sont absents. Léodagan a un œil au beurre noir. Calogrenant a le crâne complètement bandé.

Léodagan
Là c'est des pros ! Un assassin de métier. Il avait tout préparé.
Calogrenant
Du genre à faire parti d'une guilde... Il n'y avait pas une guilde d'assassins qui sévissait du temps de Pendragon ?
Séli
Oui mais ça fait bien vingt ans qu'on n'entendait plus parler d'eux.
Léodagan
Ben voilà : ils sont revenus.
Maître d'arme
Quand même, ça n'a pas de sens : on engage des assassins pour tuer un personnage important, pas un grouillot des cuisines !
Hervé
C'était pas un boulanger ?
Séli
Nan mais là c'est clair : ils nous provoquent.
Maître d'arme
Vous pensez qu'ils veulent nous terroriser ?
Séli
Quelque chose comme ça, oui. Ça expliquerait cette mise en scène macabre.
Calogrenant
On a encore retrouvé la tête plantée sur un pieu ?
Séli
Oui, comme les deux autres fois.
Léodagan
Ouais ben c'est pas en assassinant nos serviteurs qu'ils vous nous faire trembler des genoux. Ils nous en faut plus que ça !
Séli
N'empêche, ça marche sur les plus impressionnables.
Léodagan (regardant l'emplacement vide d'Yvain)
Ah, c'est pour ça qu'il est pas là !
Calogrenant (regardant deux autres places vides)
Il est pas le seul à être resté enfermé dans sa chambre.
Hervé
Non, les deux qui étaient là, je les ai vus quitter le pays.
Séli
Vous voyez ? C'est une campagne de déstabilisation. Ça vient de nos ennemis.
Léodagan
Mais qui ?

FERMETURE

7. INT. TAVERNE ‒ JOUR

Karadoc, Perceval, Mevanwi et Merlin mangent à l'une des tables de la taverne.

Karadoc
Je ne dis pas qu'on est ennemis, mais en tout cas on n'est pas alliés. Kaamelott, c'est un rival.
Perceval
Exactement !
Mevanwi
Mais cette nourriture, vous l'avez achetée ?
Karadoc (sentencieux)
C'est un tribut.
Merlin
Un tribut ? Vous croyez pas que vous y allez un peu fort ?
Karadoc
C'est juste qu'ils sont pas au courant.
Mevanwi
Donc vous l'avez volée !
Karadoc
Mais puisqu'on n'y est plus, ça fait des bouches de moins à nourrir, c'est normal qu'on prélève un peu.
Perceval
En plus, ça permet à notre assassin d'acquérir une double compétence : cambrioleur. On lui a demandé d'aller dévaliser un peu les cuisines de Kaamelott et il s'est débrouillé comme un chef !

Ào Sï Kä s'approche et retire sa combinaison noire. Il s'attable avec les autres. Karadoc le sert.

Karadoc
Notre ami peut ainsi évoluer dans son métier.
Ào Sï Kä (souriant et mimant ses activités)
Assassin ! Qinggõng ! Qãmbriõl !
Perceval (sincère)
Bravo ! Vous, avec cet état d'esprit, vous allez vite prendre de l'avancement !
Mevanwi
Mais... il le fait toujours, assassin ?

Karadoc
Pourquoi, vous avez peur qu'il perde la main ?


Plume De Chien : je trouve tes remarques très intéressantes, mais aucune ne me semble justifier un lien Méléagant-Sallustius.

Et si Sallustius était lié à Méléagant ? Une incarnation de Méléagant ? Ou l'homme en noir sur son épaule ?
- Premièrement, et simplement pour poser le décor, il est un homme qui tire les ficelles dans l'ombre du pouvoir.

Quel rapport avec Méléagant ? Méléagant n'a pas pour but de tirer les ficelles mais, en gros, de pousser les gens au suicide. Plus généralement, je dirais qu'il est là pour « noircir » le monde.

Et puis un homme qui tire les ficelles dans l'ombre du pouvoir, on en trouve partout. Le père Joseph, l'homme en gris sur l'épaule de Richelieu, n'a pas eu besoin de Méléagant pour pousser la Suède à entrer dans la guerre de Trente Ans.

Alors même que les souvenirs d'Arthur sont très (très, très) minces, il va tout miser sur lui.

Il mise tout sur Arthur parce qu'Arthur lui a dit qu'il avait retiré l'épée du rocher. Sallustius, qui n'est pas un imbécile, comprend ce que signifie : il pourra être reconnu roi, c'est gagné !

Il finit lui aussi son discours par le terme "soldat". Est-ce un hasard ou pas ?

C'est juste un gag : on craint que son discours aux Bretons ne les retourne, mais il a le malheur de terminer avec une question qui finit par « soldat », du coup les Bretons réagissent en faveur d'Arthur.

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Seigneur Capiston, concernant Sallustius : voilà ! tout pareil !

on apprend juste avant le générique que cet endroit, nommé le "plan des Fées" dans le texte intégral, se trouve dans le système stellaire Alpha du Centaure.

Je ne suis pas sûr qu'il faille chercher plus loin que le fait que c'est l'étoile la plus proche du Soleil.

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Re Plume De Chien :

Il est cependant très vrai qu'on ne sait pas du tout d'où Lurco tire ces renseignements et c'est très énigmatique.

Je ne trouve pas ça énigmatique : ce n'est pas top secret. Tout le monde sait, en Bretagne, que l'Élu doit retirer l'Épée du rocher. À Rome la plupart des gens s'en fichent vu que la Bretagne ne compte pas. Il n'y a que quelques sénateurs qui s'en préoccupent, dont Lurco. Rien d'étonnant à ce qu'il se soit un peu renseigné.

il reste aussi la question [...] de quel est le projet qui occupe la dame des bois ?

J'ai l'impression qu'on oublie que tout ça n'est qu'une fiction sortie de l'imagination d'un auteur. Ce n'est pas la réalité. Je soupçonne que la réponse est : A. Astier n'a pas pris le temps d'y penser.

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Re Capiston :

On peut imaginer que Méléagant - dont la passion est de saborder les gens, rappelons-le - est lié à tous les événements tragiques du Livre VI : le suicide de Cæsar, évidemment, mais aussi la mort de Licinia, Julia et Manilius...

Je n'adhère pas, parce qu'il n'y a pas besoin de ça. Il n'est pas obligatoire que Méléagant soit derrière chaque suicide, chaque drame, chaque assassinat... Le meurtre de Licinia, Julia et Manilius a un mobile précis, Méléagant est inutile pour l'expliquer.

(Je me demande si ce n'est pas la fascination exercée par le personnage qui vous pousse à vouloir le mettre partout... :) )

Quand on pense à toutes les conséquences qu'aura la relation d'Arthur avec Aconia, notamment dans son absence de descendance (la seule femme avec laquelle il devrait légitimement avoir des enfants est la seule qu'il n'a pas le droit de toucher), on peut même imaginer que Méléagant était déjà à l'œuvre treize ans auparavant, en faisant envoyer Macrinus en Bretagne... par Sallustius.

Pour moi ça ne colle pas parce qu'il me paraît impossible d'imaginer que, suite à sa relation avec Aconia, Arthur va accepter de ne plus coucher avec sa future femme tout le reste de sa vie. Même Méléagant ne pourrait imaginer un truc aussi stupide. (Après douze ans je n'ai pas changé d'avis concernant le Serment ; je l'ai toujours en travers de la gorge.)

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Re-re Plume De Chien

Pour ce qui est de la mort de Licinia, Julia et Manillius je ne pense pas que Méléagant soit derrière tout ça. C'est Arthur qui voulait revenir.

Voilà !

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Pour conclure, n'oubliez pas que tout ça n'est pas la réalité. Méléagant n'existe pas ! :)

Quand Arthur fait semblant de ne plus pouvoir retirer l'épée du rocher, il refuse de participer au gouvernement. Et tout le monde est dépassé, mêmes les autres rois. Pour moi, ça prouve qu'Arthur était déjà un grand roi. Il avait depuis longtemps mérité son grade. Je dirais même qu'il l'avait mérité dès qu'il a pris la décision d'accueillir à la Table Ronde des personnes de valeur et pas seulement l'aristocratie, et sûrement lorsqu'il a aboli l'esclavage : ces deux exemples vont dans le sens de se battre pour la dignité des faibles.

Hé mais je l'avais loupé celui-là ! Et je l'ai autant aimé que le premier épisode, d'autant qu'on fait connaissance avec un nouveau personnage qui m'a l'air drôlement intéressant. (J'ai adoré les présentations, quand on comprend que le nouveau est du même niveau que Merlin...) Par contre j'ai toujours pas compris l'énigme...

Levieux : ah mais tu est vraiment âgé dis donc ! Tu as droit à une mogriave ?

Hé, c'est drôlement bien fait, j'adore ! Il y a pas mal de bonnes idées, par exemple Perceval qui ne touche pas à la reine par respect, ça m'a bien fait rire. La fin me paraît un peu légère, mais il fallait bien venir et je ne vois pas comment faire mieux. Et c'est vrai que Perceval est vraiment réussi !

Allez, je vais un peu parler de moi...

Tout d'abord je précise que j'estime, aujourd'hui, avoir en grande partie raté ma vie professionnelle et avoir en grande partie réussi ma vie personnelle. Et pour moi c'est dans ce sens que ça doit se faire. (Et c'est probablement la raison du pourquoi du comment, je m'comprends.)

Plume De Chien a écrit :

Nombreux sont ici les membres qui sont mes aînés

J'ai pas encore droit à une mogriave, mais je commence à avoir des cheveux blancs. Ça compte ?

- Est-ce que vous en avez un déjà ?

J'en ai même eu plusieurs.

- Comment est-ce que vous l'avez choisi ?

C'est compliqué... J'ai choisi mes études, ou presque. J'étais à l'aise en maths, alors j'ai fait des études de maths. Et plus j'avançais, plus j'aimais ça, donc plus j'étais à l'aise... (c'est ça le secret). Mais ce n'était pas mon rêve. Mon rêve, enfoui en moi et dont je ne parlais pas, était de devenir astronome. En fait ça me paraissait tellement impossible que je n'en rêvais même pas. De toute façon, à la fac j'étais largué en physique. Il ne reste plus que les maths... et l'informatique. J'ai découvert la programmation à la maison puis en cours d'informatique à la fac, et j'adorais programmer. Et j'étais à l'aise, comme en maths. Voilà : mon rêve, c'était d'être programmeur, mais ça me paraissait tellement impossible que je n'en rêvais même pas.

Je me souviens que j'ai eu la possibilité de m'engager dans une formation d'informatique puisque j'avais un DEUG « MPI » = maths-physique-informatique, et j'ai eu une hésitation. Mais ce n'était pas raisonnable : les maths, j'en faisais depuis tout petit, je savais ce que c'est. Je savais que si je poursuivais des étdes de maths, je les réussirais. Mais l'informatique ? Rien de certain... Alors j'ai fait des maths appliquées, option calcul numérique : ça permettait de continuer à programmer.

Après mes études, j'ai échoué à trouver du travail dans ma spécialité. Je suis nul en recherche de travail, c'est un tout autre métier. Face à des équations, je gère. Mais quand il s'agit de « se vendre », de « séduire » un recruteur... c'est plus pareil.

Après moultes péripéties (et petits boulots), j'ai passé le concours du CAPES pour être prof de maths et c'est passé. Et là j'ai découvert un métier qui, à mon avis, est tout aussi dur que l'armée. On ne meurt pas mais on peut devenir zinzin. J'ai quand même essayé de m'accrocher, parce qu'il faut bien survivre. Finalement j'ai arrêté juste avant de devenir zinzin.

Et puis la chance est venue me donner un coup de main, et aujourd'hui je suis analyste programmeur. J'aime ce métier, je m'y sens à ma place, et j'espère prendre ma retraite après un dernier bug corrigé...

- Est-ce que c'était celui que vous vouliez faire étant petit ?

Du coup non. Quand j'étais petit, je n'aimais pas les maths et je n'avais jamais entendu parler du métier de programmeur.

- Est-ce que vous aimez votre travail ?

Mon travail actuel, oui ! C'est un travail où on a besoin de sans cesse apprendre, du coup j'ai l'impression d'être retourné à la fac, ça me rajeunit ! :)

- Est-ce que vous voulez le garder ? Pensez-vous le faire encore dans 10 ans ? Ou avez-vous envie d'en changer ?

Je veux que mon prochain métier soit : retraité.

(PS : si tu aimes la programmation, il y a des débouchés, même moi ils m'ont pris...)

Je viens ici juste pour dire le plaisir que j'ai eu ces derniers jours à visionner les analyses de Sy ! C'est du très très haut niveau, passionnant, et j'apprends des choses. De plus, je fais partie de ceux qui − sûrement minoritaires − estiment que Mevanwi est toute autre chose qu'une grosse morue. Du coup j'ai beaucoup aimé l'analyse de Mevanwi ! :)

Et voilà, j'ai tout écouté ! J'adore l'interprétation de la chanson qui clôt le débat sur la série et ouvre celui sur le film. C'est bôôôô, et j'adore la fin.

Sinon, le débat est très intéressant, en particulier parce que ce n'est pas une réunion de fans (bonne idée d'évoquer les raisons de ne pas aimer la série), et j'aime beaucoup le fait de situer la série dans l'ensemble des séries françaises en général. Et je suis comme l'animateur (Guigui ?): j'espère que le film aura le même ton que le Livre V (pour moi le chef-d'œuvre).

Le seul point négatif que j'ai trouvé est en effet, comme l'a signalé Forenpom, le fait qu'ils... Ah oui, il y a un bouton qui ajoute automatiquement la balise "spoiler", merci Forenpom !

Spoiler :
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... le fait qu'ils s'engueulent tout le temps. C'était d'ailleurs déjà le cas dans le premier tome de l'aventure.

Parmi les points forts, je trouve, il y a Loth, dont on découvre que c'est un aventurier expérimenté, compétent − plus que la bande habituelle d'ailleurs puisqu'il avait compris le coup du passage secret (et l'explique logiquement). Je trouve que c'est une bonne idée car les personnages ne doivent pas tous être des crétins, y compris les méchants. En même temps ça montre que même Arthur n'est pas au top (de même que, par exemple, lorsqu'on découvre que Guenièvre connaissait la loi concernant qui remplace le souverain en son absence, alors que le père Blaise a dû fouiller partout... Ah, si on lui avait demandé ! Ah, si on avait convié Loth à l'expédition !) Loth, ce n'est pas n'importe qui, ce n'est pas que les proverbes en latin (qui finissent par lasser), et c'est tant mieux.

Quant à l'aventurière, elle n'avait rien à faire ici : on n'est pas dans une histoire d'heroic fantasy, et je ne parle pas de sa tenue impossible à l'époque. Du coup son traitement est parfaitement réaliste (si c'était une vraie aventurière, là je n'aurais pas apprécié, mais j'étais sûr qu'A. Astier ne commettrait pas cette erreur).

Ça y est, je l'ai achetée ! J'ai trouvé un exemplaire caché avec les autres tomes, ils auraient pu le mettre dans les nouveautés...

Et j'ai adoré ! Je n'en dirais pas plus pour ne rien « spoiler », sinon que c'est une super aventure (en la lisant, je me suis dit : A. Astier a toujours de bonnes idées, c'est bon signe :) ) et que les dessins sont très réussis je trouve, notamment les couleurs (il y a un passage où la nuit tombe case après case, c'est vraiment bien fait).

J'adore le quiproquo concernant Guenièvre, c'est tellement eux ! :)

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