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Chevalier
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Alors voilà, j'ouvre cette discussion pour parler métier. Je ne sais pas si ce serait jouasse ou chiant à mourir mais comme ici on peut parler d'à peu près tout, je me suis dit : Allez on tente !
Nombreux sont ici les membres qui sont mes aînés alors je me dis pourquoi pas profiter de votre sagesse et de votre expérience pour mon propre profit personnel à moi *rire diabolique mais bon aussi à tous ceux qui pourraient passer par là. J'aurais plusieurs questions concernant les métiers.

- Est-ce que vous en avez un déjà ?
- Comment est-ce que vous l'avez choisi ?
- Est-ce que c'était celui que vous vouliez faire étant petit ?
- Est-ce que vous aimez votre travail ?
- Est-ce que vous voulez le garder ? Pensez-vous le faire encore dans 10 ans ? Ou avez-vous envie d'en changer ?

Ça fait un peu questionnaire rébarbatif je sais, désolée. Mais je suis vraiment curieuse de vos parcours parce que pour ne rien cacher moi je suis un peu paumée alors je me suis dit que peut-être savoir comment ça c'était passé pour les autres pourrait m'aider. Voilà voilà ...

Chef de Clan
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J'ai un emploi, oui. Je l'ai choisi quand j'étais môme (il y a bien longtemps ^^) : "quand je serai grand, je veux dessiner, faire des dessins animés et des jeux vidéo".

Je suis grand, je suis illustrateur et animateur professionnel et je travaille dans l'industrie du jeu vidéo. Et j'adore mon taf.

En revanche, ça n'a pas été facile.

À l'époque (années 80-90), on me rabâchait sans arrêt que ce n'était pas un vrai métier. Alors j'ai fait plein d'autres trucs. Des études à la fois littéraires et scientifiques, un DEUG d'anglais, un DEUG d'arts plastiques, puis j'ai été caissier dans un supermarché, puis soldat (levez la main !), puis conducteur de camions, réceptionnaire de marchandises, agréeur, responsable logistique, comptable... avant d'avoir un accident de travail et de retourner étudier le design graphique, suite à quoi j'ai fait un stage dans une grosse boîte du Nord qui m'a engagé en tant que web designer pour finir directeur de l'animation sur un de leurs jeux vidéo.
Et depuis j'ai évolué dans ce secteur. Je fais toujours de l'animation, je suis toujours dans les jeux vidéo. Mais maintenant je vis en Espagne.

Je ne sais pas à quoi ressemblera le métier dans 10 ans, mais s'il est toujours d'actualité, et vu que je serai encore loin de la retraite, j'espère bien continuer de l'exercer.

Je ne sais pas si ça peut t'aider mais voilà, in a nutshell, the story of my life. :)

Chevalier
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Merci de ta réponse, Seigneur Capiston ! Pour l'instant je digère mais peut-être que je reviendrais avec des questions, ici ou en mp, on verra.

Chef de Clan
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Pas de problème. :)

Chevalier
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Combien de temps tu as fait tes autres travails (ça fait bizarre, est-ce que dans ce cas-là aussi on met travaux ?) avant de devenir animateur ?

Chef de Clan
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Après mes études, j’ai commencé à travailler en tant que caissier pendant deux ans, puis soldat deux ans également. Ensuite je suis entré comme chauffeur-livreur dans une boîte dans laquelle je suis resté six ans mais à des postes variés (agréeur, responsable logistique, comptable...).
Et maintenant ça fait treize ans que je suis dans ma branche.

Chevalier
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Ah ouais donc ça fait du temps quand même !

Chef de Clan
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Ouais. Dix ans de boulots de con, treize de job de mes rêves. ^^
C’est quoi ta situation, Plume De Chien ?

Chevalier Allû Ciné
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Déjà tout petit, à la question "qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ?", je ne savais pas quoi répondre ...
Du coup, tu fais comme les copains...
Un job d'été (agent d'accueil dans un cinéma) c'est petit à petit transformé en CDI (ou bout de 4 ans) mettant progressivement mes études (DEUG de droit) de côté.
Depuis, je suis toujours à l'écoute de mon instinct. Quand je sens que mon boulot ne me convient plus (pour X raisons), je démissionne.
J'ai donc été agent d'accueil dans un cinéma (supers années), chargé clientèle pendant 2 ans, webmaster pendant 1 an, chef produit internet pendant 2 ans, puis j'ai quitté la région parisienne pour la charente maritime (choix de qualité de vie).
Là, j'ai plutôt fait dans l'administratif. Chargé administratif pendant 7 ans dans un café-théâtre (superbe expérience), assistant de direction pendant 2 ans.
Actuellement au chômage, je suis sur une piste que j'espère prometteuse :)

J'ai globalement aimé mes différents métiers. Le plus important pour moi étant les équipes avec lesquelles je travail.
J'aimerai quitter un peu l'assistanat administratif... Mais quoi ... :huh:

Et je n'ai aucune idée de ce que je ferai dans 10 ans, même si a 44 ans, je sais qu'il est temps de trouver un entreprise dans laquelle je puisse poser (définitivement ?) mes valises.

Donc si j'avais un seul conseil à te donner. C'est d'écouter ton instinct et tes envies. Peux-être que tu te compliqueras la vie, mais tu auras zéro regret.

Chevalier
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Seigneur Capiston a écrit :

C’est quoi ta situation, Plume De Chien ?

Moi je suis encore aux études : Master 2 en Histoire, Civilisation et Patrimoine (Archéologie pour ma part) et donc c'est normalement ma dernière année d'étude ....

Retro peccat a écrit :

Donc si j'avais un seul conseil à te donner. C'est d'écouter ton instinct et tes envies. Peux-être que tu te compliqueras la vie, mais tu auras zéro regret.

Si je fais ça, j'ai peur que ce soit pas folichon folichon niveau thune, et comme mes parents m'aident beaucoup, j'ai pas envie d'être un boulet pour eux.

Chevalier Feuletonniste
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Allez, je vais un peu parler de moi...

Tout d'abord je précise que j'estime, aujourd'hui, avoir en grande partie raté ma vie professionnelle et avoir en grande partie réussi ma vie personnelle. Et pour moi c'est dans ce sens que ça doit se faire. (Et c'est probablement la raison du pourquoi du comment, je m'comprends.)

Plume De Chien a écrit :

Nombreux sont ici les membres qui sont mes aînés

J'ai pas encore droit à une mogriave, mais je commence à avoir des cheveux blancs. Ça compte ?

- Est-ce que vous en avez un déjà ?

J'en ai même eu plusieurs.

- Comment est-ce que vous l'avez choisi ?

C'est compliqué... J'ai choisi mes études, ou presque. J'étais à l'aise en maths, alors j'ai fait des études de maths. Et plus j'avançais, plus j'aimais ça, donc plus j'étais à l'aise... (c'est ça le secret). Mais ce n'était pas mon rêve. Mon rêve, enfoui en moi et dont je ne parlais pas, était de devenir astronome. En fait ça me paraissait tellement impossible que je n'en rêvais même pas. De toute façon, à la fac j'étais largué en physique. Il ne reste plus que les maths... et l'informatique. J'ai découvert la programmation à la maison puis en cours d'informatique à la fac, et j'adorais programmer. Et j'étais à l'aise, comme en maths. Voilà : mon rêve, c'était d'être programmeur, mais ça me paraissait tellement impossible que je n'en rêvais même pas.

Je me souviens que j'ai eu la possibilité de m'engager dans une formation d'informatique puisque j'avais un DEUG « MPI » = maths-physique-informatique, et j'ai eu une hésitation. Mais ce n'était pas raisonnable : les maths, j'en faisais depuis tout petit, je savais ce que c'est. Je savais que si je poursuivais des étdes de maths, je les réussirais. Mais l'informatique ? Rien de certain... Alors j'ai fait des maths appliquées, option calcul numérique : ça permettait de continuer à programmer.

Après mes études, j'ai échoué à trouver du travail dans ma spécialité. Je suis nul en recherche de travail, c'est un tout autre métier. Face à des équations, je gère. Mais quand il s'agit de « se vendre », de « séduire » un recruteur... c'est plus pareil.

Après moultes péripéties (et petits boulots), j'ai passé le concours du CAPES pour être prof de maths et c'est passé. Et là j'ai découvert un métier qui, à mon avis, est tout aussi dur que l'armée. On ne meurt pas mais on peut devenir zinzin. J'ai quand même essayé de m'accrocher, parce qu'il faut bien survivre. Finalement j'ai arrêté juste avant de devenir zinzin.

Et puis la chance est venue me donner un coup de main, et aujourd'hui je suis analyste programmeur. J'aime ce métier, je m'y sens à ma place, et j'espère prendre ma retraite après un dernier bug corrigé...

- Est-ce que c'était celui que vous vouliez faire étant petit ?

Du coup non. Quand j'étais petit, je n'aimais pas les maths et je n'avais jamais entendu parler du métier de programmeur.

- Est-ce que vous aimez votre travail ?

Mon travail actuel, oui ! C'est un travail où on a besoin de sans cesse apprendre, du coup j'ai l'impression d'être retourné à la fac, ça me rajeunit ! :)

- Est-ce que vous voulez le garder ? Pensez-vous le faire encore dans 10 ans ? Ou avez-vous envie d'en changer ?

Je veux que mon prochain métier soit : retraité.

(PS : si tu aimes la programmation, il y a des débouchés, même moi ils m'ont pris...)

Chevalier
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Tout d'abord merci pour ta réponse Agloval, ça fait vraiment plaisir.

Agloval a écrit :

Tout d'abord je précise que j'estime, aujourd'hui, avoir en grande partie raté ma vie professionnelle et avoir en grande partie réussi ma vie personnelle. Et pour moi c'est dans ce sens que ça doit se faire. (Et c'est probablement la raison du pourquoi du comment, je m'comprends.)

Alors comment on est censé passer 7/8h par jour à bosser j'ai du mal à concevoir comment on peut se dire qu'on rate sa vie professionnelle et pas sa vie personnelle, ou l'inverse. Je vois ça plutôt lié moi, je me trompe ?

Agloval a écrit :

J'ai pas encore droit à une mogriave, mais je commence à avoir des cheveux blancs. Ça compte ?

J'ai à peine plus que la vingtaine donc ça fonctionne carrément !

Agloval a écrit :

J'ai choisi mes études, ou presque. J'étais à l'aise en maths, alors j'ai fait des études de maths. Et plus j'avançais, plus j'aimais ça, donc plus j'étais à l'aise... (c'est ça le secret). Mais ce n'était pas mon rêve. Mon rêve, enfoui en moi et dont je ne parlais pas, était de devenir astronome. En fait ça me paraissait tellement impossible que je n'en rêvais même pas.

Pour l'instant j'ai fait un peu comme toi, je me suis laisser porté par les choses que j'aimais à l'école et les choses avec lesquelles j'étais à l'aise mais du coup maintenant je me retrouve presque chercheuse alors que je ne sais pas le faire !
Moi tu me demande de me lever tous les matins à 7h pour aller nourrir les bêtes ou aller en chantier il n'y a aucun soucis mais dès qu'il fait faire une recherche perso je ne le fais pas, alors bon pour un chercheur c'est un peu un soucis.
Je n'ai jamais eu que deux rêves. Devenir auteure (mais bon ça c'est un peu de rêve de tout le monde et puis il fait être bon alors je fais comme toi : je n'en rêve même pas finalement) et puis avoir une ferme.

Agloval a écrit :

(PS : si tu aimes la programmation, il y a des débouchés, même moi ils m'ont pris...)

J'adorerais comprendre la programmation parce que j'adore comprendre les choses, mais l'informatique est moi ça fait deux. Tout ce que je sais faire c'est le nécessaire quand tu es 5 à la maison et que, même si tout le monde se sert des outils numériques, personne ne résout les problèmes quand il y en a.

Chef de Clan
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Alors auteure c’est délicat dans le sens où il faut se préparer à ne rien toucher au début, ne serait-ce que le temps de pondre un manuscrit qui ait le potentiel d’être édité (il ne faut pas se voiler la face, ça n’est quasiment jamais le premier texte qu’on écrit) puis le temps d’atteindre des ventes suffisantes pour commencer à percevoir des droits d’auteur.
Ça n’est pas impossible, beaucoup l’ont fait. J’en connais même dans mon entourage proche. Mais il faut avoir de quoi subsister en attendant. Soit des économies, soit un job alimentaire (mais ça veut dire bosser double, quoi).

Pour ce qui est de la ferme, je n’ai aucune connaissance sur le sujet mais j’ai envie de demander : y a-t-il quoi que ce soit qui t’en empêche ? Peut-être pas posséder une ferme immédiatement (encore que, je ne sais pas, je ne connais pas ta situation ^^), mais au moins commencer à travailler dans le milieu pour avoir un pied dedans ?

Interprète Burgonde
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Je bosse dans un camping depuis 3 ans.. et apres les differents métiers que j'ai pu exercer dans l'industrie ( conditionnement,  operatrice sur machine, decoupe au jet d'eau) , vendeuse conseil, animatrice en halte garderie c'est celui qui me donne le plus envie d'aller bosser.

En saison j'ai un jour de repos par semaine je marche 10km dans la journée c'est physique et parfois sale mais c'est tellement gratifiant de voir les gens cool , de les conseiller sur les sorties a faire dans le coin, leur donner un spot de plage familial et pas bondé.  Et surtout de les entendre dire qu'ils ont passes un super sejour et qu'ils reviendront.

Plus ca va plus j'ai de responsabilités et j'aime bien ça.

Spoiler :
(Cliquez pour afficher)
avec ma collègue de l'accueil on se verrait bien reprendre un petit camping mais pour l instant on ne fait qu'y penser

@plume de chien auteure c'est le reve de beaucoup.  Personnellement j'adore ecrire et inventer des histoires. Mais je les garde pour moi.
Pour la ferme etant fille d'agriculteur, il y a tellement de normes et differentes casquettes a portee que maintenant il faut un BTS pour pouvoir gerer une ferme.

Chevalier
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Moi aussi j'adore créer des histoires, j'ai déjà fait plein de façons différentes : récits en prose classique ou façon théâtre/kaamelott, les scénarios de JDR, les histoires dont vous êtes le héros, les murder party .... et je sais bien que même si gagner sa vie en inventant des histoires est un rêve, je ne compte pas le réaliser un jour.
En soit pour la ferme, dans mon rêve, ce serait pas tant de l'agriculture ou de l'élevage comme on en a maintenant mais un truc entre "ferme à l'ancienne" et "hameau" avec de la polyculture, des races anciennes, une ferme pédagogique, un gite .... ça ce serait vraiment le feu !

Chevalière Nebulis Causa
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Je n'ai pas choisi mon métier, c'est lui qui m'a choisi.
Après le bac j'ai entamé des études de droit sans conviction, mais tout le monde me voyait bien en avocate... Ce fut un échec.
Suite à une grosse dispute familiale j'ai dû quitter le domicile familiale et comme il faut bien manger et se loger, j'ai dû trouver un travail.
J'ai trouvé un CDD de deux ans comme agent administratif dans une mutuelle... J'ai détesté et à l'issue des deux ans j'ai refusé le CDI qu'ils me proposaient (non sans une certaine crainte de l'avenir)
Après quelques mois de galère et par un étrange concours de circonstances j'ai trouvé une place au sein du service client du premier fournisseur d'internet haut débit en France... Après six mois à devoir gérer les récriminations d'abonnés en direct je suis passé niveau 2 puis niveau 3 ( apparemment j'étais douée pour ce job).
Cela me plaisait plutôt bien même si niveau horaire ce n'était pas top.
Et puis un jour le service info a eu besoin de personnes pour une campagne de tests sur une importante évolution informatique. Mon boss m'a proposé et j'ai été détaché six mois auprès du marketing.
A l'issue de ces six mois le directeur du marketing a voulu recruter un nouveau chef de projet junior pour gérer les projet mineur. Il est venu me voir et m'a dit de postuler. Je ne l'aurais jamais fait de moi même car je n'avais pas le profil demandé ( diplôme, expérience...). Et finalement j'ai eu le job. Cela a été la plus belle période professionnelle de ma vie !
Après quelques années et plusieurs rachats, je suis partie suite à un plan social.
Ne voulant pas retourner dans le secteur des
télécoms trop instable à ce moment là, j'ai orienté ma recherche d'emploi vers le test informatique car j'en faisais beaucoup.
J'ai été embauché par une société de services dans laquelle je suis toujours et où je suis chef de projet qualité logiciel....
Voilou ;)

Chevalier
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Plume De Chien a écrit :

Alors comment on est censé passer 7/8h par jour à bosser j'ai du mal à concevoir comment on peut se dire qu'on rate sa vie professionnelle et pas sa vie personnelle, ou l'inverse. Je vois ça plutôt lié moi, je me trompe ?

Pas forcément. J'avais une collègue, il y a quelques années, pour qui le travail était quelque chose de vraiment très accessoire, uniquement nécessaire pour gagner de l'argent. Un boulot purement alimentaire, et ça lui convenait parfaitement. Elle faisait pas sensiblement d'efforts, ni avec les collègues, ni avec les patrons, ni avec les clients, parce qu'elle avait aucune envie de créer des liens ou de grimper des échelons.
Personnellement, j'"admire" assez le détachement dont elle fait preuve, parce que j'en serais incapable. Me lever sans motivation, pour aller faire un truc un peu barbant pendant 7 heures parce que c'est obligé, j'y arrive pas.

Maintenant, si je peux donner un conseil par rapport à la problématique de base, c'est : pas trop de prise de tête. On n'est plus dans un modèle où tu choisis ta voie à 14 ans et t'en changes plus jamais, où tu vas faire un seul et même job (et souvent dans la même boîte) pendant toute ta vie. Alors t'as le temps - le luxe - d'hésiter, d'être un peu paumée, de choisir.
Si pour l'instant, t'es pas sûre, alors la solution c'est peut-être d'opter aussi pour un job alimentaire, et faire autre chose à côté pour essayer de trouver ce qui te tenterait vraiment : des cours du soir, du bénévolat, ou même prendre le temps de rencontrer des gens qui font un métier qui t'interpelle, par exemple, pour en discuter avec eux. Et surtout, si finalement, tu en changes 5 ans après, eh ben c'est pas grave. C'est pas du "temps perdu", c'est juste des expériences différentes.

Plume De Chien a écrit :

- Est-ce que vous en avez un déjà ?

J'ai mis vachement de temps à trouver ma voie. Puis j'en ai eu un. Et j'ai été forcée d'arrêter à cause d'une maladie, alors que j'allais enfin atteindre mes objectifs (comme quoi, même si tu penses parfois avoir une voie bien tracée, on sait jamais ce qui peut arriver). Je suis retournée sur les bancs de l'école à 27 ans, et me voilà tout fraîchement diplômée en événementiel (excellente période pour ça, vous noterez).

Plume De Chien a écrit :

- Comment est-ce que vous l'avez choisi ?

Le (vrai) premier, un truc très con : je me suis rendu compte que j'adorais faire des gâteaux. De fait, paf, la pâtisserie.
Pour la reconversion, j'ai eu la chance de réussir à rebondir assez vite, justement parce qu'à côté de mon boulot, je faisais d'autres trucs. J'avais déjà mis un pied dans l'événementiel depuis quelques années (en organisant un GN, en étant staff ou bénévole sur des events, etc.)

Plume De Chien a écrit :

- Est-ce que c'était celui que vous vouliez faire étant petit ?

Pas du tout. J'avais des rêves vraiment chelous quand j'étais gosse.

Plume De Chien a écrit :

- Est-ce que vous aimez votre travail ?

Oui, et en plus je suis douée dans ce que je fais.

Plume De Chien a écrit :

- Est-ce que vous voulez le garder ? Pensez-vous le faire encore dans 10 ans ? Ou avez-vous envie d'en changer ?

J'ai l'intime conviction que maintenant, je ferai ça jusqu'à la fin, oui. Surtout que c'est un domaine très vaste, où je peux faire plein de choses différentes, et c'est aussi ça qui me plaît.

Donc, en gros : essaie des trucs. Trompe-toi. Puis tente d'autres trucs. Tu peux aussi procéder par élimination (la routine ça m'emmerde, je suis super nulle pour les trucs scientifiques même si potentiellement j'aurais aimé aider à l'amélioration du monde...)

Chevalier
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Merci Flammeche pour ta réponse !!

Liberty a écrit :

Pas forcément. J'avais une collègue, il y a quelques années, pour qui le travail était quelque chose de vraiment très accessoire, uniquement nécessaire pour gagner de l'argent. Un boulot purement alimentaire, et ça lui convenait parfaitement. Elle faisait pas sensiblement d'efforts, ni avec les collègues, ni avec les patrons, ni avec les clients, parce qu'elle avait aucune envie de créer des liens ou de grimper des échelons.
Personnellement, j'"admire" assez le détachement dont elle fait preuve, parce que j'en serais incapable. Me lever sans motivation, pour aller faire un truc un peu barbant pendant 7 heures parce que c'est obligé, j'y arrive pas.

Bah en fait moi je suis un peu dans ce genre-là. Je suis sûre que si je trouve un truc pas trop chiant je suis capable de faire ça, aller au boulot juste pour l'argent et c'est marre. Mais justement j'aimerais faire autrement, trouver un truc qui me plaise vraiment, parce que même si je peux le faire c'est un peu barbant de se lever le matin et de soupirer avant de se lancer.

Liberty a écrit :

Maintenant, si je peux donner un conseil par rapport à la problématique de base, c'est : pas trop de prise de tête. On n'est plus dans un modèle où tu choisis ta voie à 14 ans et t'en changes plus jamais, où tu vas faire un seul et même job (et souvent dans la même boîte) pendant toute ta vie. Alors t'as le temps - le luxe - d'hésiter, d'être un peu paumée, de choisir.
Si pour l'instant, t'es pas sûre, alors la solution c'est peut-être d'opter aussi pour un job alimentaire, et faire autre chose à côté pour essayer de trouver ce qui te tenterait vraiment : des cours du soir, du bénévolat, ou même prendre le temps de rencontrer des gens qui font un métier qui t'interpelle, par exemple, pour en discuter avec eux. Et surtout, si finalement, tu en changes 5 ans après, eh ben c'est pas grave. C'est pas du "temps perdu", c'est juste des expériences différentes.

Je suis parfaitement consciente de ça, c'est juste que je ne voudrais pas faire quelque chose "contraire à mes principes", ou au moins au minimum. Genre j'ai déjà travaillé pour Charal mais ça me faisais grincer des dents de voir tous ces emballages alors que je m'échine à réduire les miens le plus possible.

Liberty a écrit :

J'ai mis vachement de temps à trouver ma voie. Puis j'en ai eu un. Et j'ai été forcée d'arrêter à cause d'une maladie, alors que j'allais enfin atteindre mes objectifs (comme quoi, même si tu penses parfois avoir une voie bien tracée, on sait jamais ce qui peut arriver). Je suis retournée sur les bancs de l'école à 27 ans, et me voilà tout fraîchement diplômée en événementiel (excellente période pour ça, vous noterez).

T'as eu sacrément du bol de retomber tout de suite sur tes pattes !


Liberty a écrit :

Pas du tout. J'avais des rêves vraiment chelous quand j'étais gosse.

Pour certains c'est parfois des rêves de gosses tout bizarres qui les mènent quand même à leur voie.

Plume De Chien a écrit :

- Est-ce que vous aimez votre travail ?

Oui, et en plus je suis douée dans ce que je fais.

Chevalière Parodisiaque
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Alors pour faire la carrière de Tatie il faut :
1- pas se fouler à l'école parce qu'on s'est rendu compte un jour qu'il suffit de comprendre un truc pour le retenir... en gros et ça passe... jusqu'au BAC qu'on foirouille et qu'on repasse pour l'avoir au rattrapage.
2- on s'inscrit en FAC de droit parce que de toutes façons on n'a aucune idée ni envie précise si ce n'est un attachement à peine plus fort pour l'histoire mais l'enseignement comme projet d'avenir c'est "no way" (zéro tact, peu de patience avec les gosses comme moi ^^")
3-on se rend compte qu'en droit faut apprendre par coeur des volumes entiers de jurisprudence or, ON NE SAIT PAS apprendre par coeur parce qu'on l'a jamais fait. Du coup l'échec est retentissant
4-on se retrouve chez papa-maman sans avenir et on fait des CV vides, onse rend à des rendez-vous ANPE (ex Pole emploi) qui finissent de tuer toute envie et tout désir
5-on stagne en mode vaguement zombisant presque 2 ans en passant tous les concours à portée de main et le 1er qu'on réussi sera le bon
6-on devient fonctionnaire, tout en bas et on se rend vite compte que plus on monte plus ça devient "politique" comme job alors on reste scrupuleusement en bas pour pas avoir à lécher des c... pour gagner plus et qu'en plus quand t'es en bas on peut rien contre toi : tu peux pas descendre :p du coup t'es libre de dire ce qui te chante et de t'engueuler avec ta hiérarchie pour peu qu'elle soit pas trop revancharde ^^ .
7-on obtient un job qui fut assez enrichissant (et qui après toutes les réformes est devenu chiant comme la pluie) et on le fait bien pour avoir assez de motivation pour se rendre au boulot tous les matins.
8-on sait que la paie est au SMIC en debut de carrière qu'on arrive au mieux à flirter avec les 2000€ en fin de carrière (42 ans à temps plein) et potentiellement en dessous du SMIC à  la retraite parce qu'on sera toute sa carrière payé en "primes" non prises en compte pour le calcul de la retraite.

Voilà comment on fait une non carrière, suffisante pour vivre correctement (quand on est seul et qu'on vit en campagne) et qu'on a plein de loisirs (qui doivent être gratuits en revanche) pour se détendre la quiche.

Etait-ce mon envie de départ ? Potentiellement oui puisque j'ai jamais eu la moindre envie concernant ma vie pro.
Etait-ce un bon "choix" : pour moi oui car j'ai pu préserver une qualité de vie personnelle au taquet.
Ai-je mené une vie satisfaisante pour moi ? Oui.
:)

Chevalier
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Donc toi ta vie Tatie, c'est tout ce qui n'est pas le boulot quoi. C'est très intéressant de voir que c'est aussi possible de vivre pour autre chose que le travail.

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