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Chevalier Pile Poil
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Courage Liby, tu les auras ces FUUUUUMIIIIERS du Pôle Emploi.

Tante Cryda a écrit :

Ça fait plaisir de voir comme ça avance

Gardez ça dans un coin de vot' tête, parce que quand je vous aurais raconté mes déboires, vous pourrez la ressortir celle-ci...

Aujourd'hui je reçois un appel de mon agent immobilier
Ah super...
Ah non hein, j'vous en prie, ne commencez pas à l'ouvrir, j'ai des choses à dire
Pardon pardon...
Donc, il m'annonce qu'il a n'a pas de bonnes nouvelles à me communiquer. L'électricité est pas aux normes et surtout, j'ai une estimation de date de signature pour courant octobre.
Ah ben ça, c'est bientôt non ?
Ouais, sauf que, les dates, c'est pas une science exacte figurez-vous.
Ah ouais, ça se mange ça les dattes, non ?
*ZBAM !* Reprenons.
J'ai beau être matinal, j'ai mal...
Bref, avec ces infos nazes, j'ai fais une petite recherche Google et je suis tombé sur un groupe de mécontents sur Facebook concernant l'agence immobilière. J'vous passe les détails, mais ça pue du cul mais violent.

Chevalier
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Merci les copinous ! Je prends le bol, ça sera parfait.
J'ai envoyé la réclamation aujourd'hui, j'y crois.

Mat, dis-moi que c'est pas Foncia ton agence ?

Chevalier Pile Poil
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Nope ! Trans'actif immobilier (branche de la SNCF)

Chevalière Parodisiaque
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Mat a écrit :

L'électricité est pas aux normes et surtout, j'ai une estimation de date de signature pour courant octobre.

Es-tu sûr au moins que le bien est en vente ? :b
Nan, évidemment, je compatis, Mat. :hug:
Une agence immobilière, hein, par définition, c'est un peu comme un assureur : si on a un bol inouï on tombe sur le gars/la nana bien qui met un point d'honneur à faire mal (c'est à dire penser aux clients en tant qu'humains) son métier et qui se défonce pour qu'on en ait pour notre argent (il ou elle cessera très vite cette activité, de gré ou de force), mais dans l'ensemble, c'est des professionnels sérieux. J'entends par là  que se remplir les fouilles (ou remplir les fouilles des actionnaires) est leur but unique et que la notion de satisfaction de la clientèle, ils se la taillent en biseau. En revanche, souvent, ils maitrisent bien le sourire commercial et c'est, en ce qui me concerne, le pire.
Maintenant, si tout le circuit électrique du bien est cablé en gaine coton et targettes/interrupteurs en porcelaine, vaut mieux être averti avant de signer... Pour PAS signer.  :b
Bon ben, Mat', patience est mère de famille... Courge, donc.
J'espère qu'on te retrouvera au rayon "bonnes nouvelles" rapidement ;)

Chevalière à l'Happy Kulture
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Mat a écrit :

C L'électricité est pas aux normes et surtout, j'ai une estimation de date de signature pour courant octobre.

Y a qu'à moi que ça le fait, ça ? :b

Plus sérieusement, Mat, renseigne-toi bien sur le prix qu'une mise en conformité électrique peut coûter ! Ça peut être une bêtise qui ne coûte pas cher comme tu peux en avoir pour une blinde. Du coup, si c'est vraiment vétuste comme installation électrique, il faudra peut-être songer à NE PAS signer...

Lib, que dire de plus ? Pioche dans la brouette de Coco, j'ai ajouté un petit stock de soutien. ;-)

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Tante Cryda a écrit :

Une agence immobilière, hein, par définition, c'est un peu comme un assureur : si on a un bol inouï on tombe sur le gars/la nana bien qui met un point d'honneur à faire mal (c'est à dire penser aux clients en tant qu'humains) son métier et qui se défonce pour qu'on en ait pour notre argent (il ou elle cessera très vite cette activité, de gré ou de force), mais dans l'ensemble, c'est des professionnels sérieux. J'entends par là  que se remplir les fouilles (ou remplir les fouilles des actionnaires) est leur but unique et que la notion de satisfaction de la clientèle, ils se la taillent en biseau.

:lol:

GinAA a écrit :

Lib, que dire de plus ? Pioche dans la brouette de Coco, j'ai ajouté un petit stock de soutien. ;-)

Ah oui tiens, pas bête ! Vous pouvez faire ça aussi ! Autant qu'elle serve, cette saloperie d'brouette. :|

Chevalier aux Pouces Verts
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Je dois bientôt prendre le train là, est-ce que je peux me servir dans ta brouette pour exprimer mon transport ?

Chevalière Parodisiaque
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Bothan a écrit :

Je dois bientôt prendre le train là, est-ce que je peux me servir dans ta brouette pour exprimer mon transport ?

:lol:

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Allez-gy, roulez rouleeez !!

Chevalier
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Mon responsable qui me balade encore et qui dit d'après la formation,j'aurai presque pas d'heure parce qu'il a pas le temps de s'en occuper...
Euhhh ça fait parti de son boulot mais bon...

Chevalier
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Bothan a écrit :

Je dois bientôt prendre le train là, est-ce que je peux me servir dans ta brouette pour exprimer mon transport ?

Je n'en peux plus de cette personne :lol:

Chevalière Parodisiaque
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Munchkin a écrit :

Mon responsable qui me balade encore et qui dit d'après la formation,j'aurai presque pas d'heure parce qu'il a pas le temps de s'en occuper...

:huh:
C'est à dire ? C'est la formation qui décide de ton temps de travail ?

Chevalier
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C'est mon employeur qui me case dans l'emploi du temps,avec les autres hôtesses d'accueil.
Il a visiblement pas le temps,apparemment...

Chevalier
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Je viens un peu vous faire part de ma mélancolie. Je me sens déjà vieille et j'ai l'impression que le temps me file entre les doigts. Et parfois je regrette de ne pas avoir d'enfant, sans pour autant en vouloir à présent que je m'estime trop vieille.
Disons qu'en tant qu'asexuelle et éternelle célibataire, l'opportunité et donc le choix d'en avoir ou pas ne s'est même pas présenté. J'ai longtemps pensé dans ma jeunesse à en adopter plus tard, je ne m'imaginais pas sans.
Mais mes années de galère ont relégué ce vague projet à un rand très secondaire.
Je pense que d'autres que moi, quand ma situation s'est arrangée auraient tout fait pour en avoir. Mais je crois qu'en réalité, il n'a jamais été question pour moi d'avoir un enfant à tout prix. Que j'ai toujours pensé que si ça devais arriver, ça arriverais naturellement.  Donc dans le cadre d'une vie amoureuse et d'un couple solide. Quitte à ce que ce soit avec une femme plutôt qu'un homme et donc par adoption ou insémination.
Je me suis cherchée pendant longtemps, pensant être lesbienne mais sans avoir envie de passer à l'acte et sans comprendre pourquoi.  Et il n'y a que quelques années en arrière que j'ai entendu parler d'asexualité et que j'ai compris ce que j'étais.
Du reste, du fait d'une enfance malheureuse, j'ai toujours plus ou moins redouté de devenir mère à mon tour. De reproduire malgré moi certaines choses, instinctivement. Mais plus encore de ne pas être capable de donner ce que je n'ai pas moi-même reçu.
Paradoxalement, je réalise que depuis deux ans, maintenant que j'arrive au terme de ma fécondité,  que je serai prête à en avoir si j'en voulais. Plus exactement depuis que j'ai échappé à l'emprise destructrice et infantilisante de ma mère toxique, il y a deux ans.
Que tant que ce n'était pas fait, je n'aurai jamais dû, en avoir. Car elle me considère réellement, sincèrement comme une handicapée mentale. Tout juste assez dégourdie pour s'occuper d'elle-même, certainement pas assez pour prendre de décision importante pour moi-même. Et encore moins pour devenir mère et m'occuper seule d'un enfant. Donc si j'avais décidé d'en avoir, même dans les meilleurs conditions possibles. Elle m'aurait sûrement tout d'abord harcelée pour m'y faire renoncer, me contraindre à avorter. Et quand bien même j'aurai résisté et en aurait eu un/une quand même, elle se serait comportée comme si c'était elle la mère et moi la soeur de l'enfant. Elle m'aurait complètement dépossédé de mon enfant, de ma place de mère et de mon autorité parentale. Et le pire c'est qu'elle aurait fait tout cela sous couvert des meilleurs sentiments, de vouloir m'aider et de faire le mieux pour mon enfant. 
Du coup paradoxalement je me dis aussi heureusement que j'en ai pas eu car à moins de déménager à l'autre bout de la France sans laisser d'adresse, jamais j'aurai pu briser cette emprise comme j'ai pu le faire.
Et si je décidais d'en avoir aujourd'hui, ce qui n'est pas le cas, il faudrait entourer cette grossesse et cette naissance d'un secret absolu de son côté.  Mais de toute façon, n'ayant pas trouvé la bonne personne et ayant peu de chance de la trouver étant asexuelle, il n'en est pas question. Sans compter que je ne roule pas sur l'or et que je trouve que je suis déjà trop vieille. Sans compter que, conséquence  de cette mère toxique,  j'ai vraiment un rapport compliqué avec la maternité en général. Si j'ai déjà eu l'envie, le projet d'enfant, en revanche, l'idée d'en avoir un dans mon ventre, d'accoucher, tout ça, ne m'a jamais vraiment fait envie. Il m'arrive seulement de ressentir le regret malgré moi de ne pas en avoir eu, de ne pas en avoir un/une à moi.
Mais autant j'ai des fois l'impression d'être une martienne au milieu des femmes de mon âge, surtout dans l'école maternelle où je travaille. Autant quand je compare leur vie à la mienne je ne les envie pas vraiment. Car moi je suis totalement libre et n'imaginerais pas avoir à m'occuper d'un enfant en permanence.
Du coup si je ressens parfois du regret de ne pas avoir d'enfant, c'est parce que j'estime ne pas réellement avoir eu le choix à cause d'elle.
Ce que je regrette c'est le temps perdu sous cette emprise. D'avoir passé toute ma jeunesse dans cette prison sans barreaux. Je regrette l'autre vie que j'aurai peut-être pu avoir si j'avais réussi à briser cette emprise il y a dix ans, vingt ans. Quand j'étais encore jeune et que beaucoup de choses auraient été possible. Peut-être que dans cette vie-là j'aurai eu une histoire d'amour qui aurait débouché sur un enfant. 
Je suis consciente en même temps que je ne peux pas savoir ce qui aurait été, à quel point elle aurait été changée. Et combien de temps il m'aurait fallu pour me reconstruire. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'elle aurait  été plus belle.
Du coup j'ai l'impression à la fois de vivre une nouvelle vie, bien plus heureuse. Mais avec très peu de temps, deux ou trois décennies au maximum pour vraiment en profiter. Les plus belle années gâchées pour de bon, envolées.
Ce n'est même pas comme pour certaines femmes l'aspect physique qui me gêne. De toute façon je n'aime pas mon physique et ne l'ai jamais aimé. Mais ai appris à l'accepter comme étant le mien de toute façon. Et surtout à l'assumer et à m'en foutre royalement qu'il plaise ou pas. Du coup les signes de l'âge c'est le cadet de mes soucis. Et puis sur ce sujet je suis fataliste, puisque peu importe ce que je fais on ne peux pas lutter contre le temps. Donc tôt ou tard on pourra lire en braille sur mon visage, c'est comme ça et puis tant pis, autant l'accepter dès à présent.
Non moi c'est vraiment le sentiment du temps perdu, gâché. Et du peu de belles années qui me restent avant l'ultime vieillesse. Avec son lot de petites misères quotidiennes qui font qu'on ne peux pas sortir, bouger, voyager comme avant. Je voudrais un rab' d'années à vivre ou pouvoir retourner à ma prime jeunesse, bien que ce fût un temps de chien. Pour pouvoir y faire ce que j'ai réussi il y a deux ans. Et ainsi repartir à zéro comme je l'ai fait, mais avec encore des années de jeunesse au compteur.
Enfin j'arrête là ma complainte, c'est juste que de parler de maternité ça a réveillé un point sensible, ça me rend mélancolique. Cela rajouté à mes angoisses quant on lendemain fait que c'est pas la joie tous les jours.
Mais j'essaie de positiver, toujours.

Tribunus Cohortis Bescherellae
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:/

Vous pouvez m'passer la brouette de soutien svp ? J'ai l'impression qu'il en faut une bonne dose par ici !
:hug:

Je sais pas bien quoi te dire, Mélu. Je comprends ce que tu ressens. (Pas totalement j'en suis conscient, ne l'ayant pas vécu moi-même. Même si du haut de mes 20 et quelques berges j'ai déjà l'impression d'avoir perdu du temps et un peu gâché certaines périodes de ma vie, m'enfin. ^^)
Je te souhaite de profiter au maximum de ces "deux ou trois décennies" qui viennent. On peut faire des tas de choses en 20 ou 30 ans ! :) Même dans les dernières années, c'est pas forcément un frein. Prends soin de toi au maximum Mélu, fais ce qui te plait et ce dont t'as envie, tu peux encore rattraper du temps perdu. :hug:

Chevalier So Briqué
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Contrairement à Coco, je ne suis pas en mesure de comprendre ton ressenti.
Mais ça change pas le coup du :hug: !

Chevalière Parodisiaque
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Mélu ! :hug: :hug:

Tu me connais depuis assez longtemps pour savoir que je suis de celles qui n'ont jamais conçu l'envie de concevoir et que donc, le désir d'enfant m'échappe un peu ;)
Ce qui ne m'échappe pas, en revanche c'est que tu es dans une phase de doute très profond et que ta question concernant ton désir d'enfant est peut-être moins centrale que tu ne le penses. Du reste, ton analyse du truc me semble assez juste, c'est plus, semble t-il,  ton regret du temps qui a passé (et que te rappelle sans doute la mythique horloge biologique) qui te bloque que cet enfant que tu veux... ou pas. As-tu jamais vécu pour toi ? Mais essaie-voir un peu ça : vivre pour soi ! Construire sa vie en ne se demandant que "qu'est-ce qui me ferait du bien à moi ?".  Construire sa vie selon ses propres règles, je ne connais rien au dessus. Le regret n'existe plus, l'attente non plus. Immanquablement, ça t'amène à te tourner vers les autres sans en attendre rien de particulier. Ca prend pas forcément beaucoup de temps, le temps de se convaincre qu'on vaut mieux que la société dans laquelle on évolue et qu'il est possible de se libérer des carcans. Du reste, tu as su briser les chaines maternelles, le plus gros du boulot est fait. Tu as prouvé par là que tu étais quelqu'un d'extrêmement fort, qu'il ne te manque plus que la certitude que "c'est toi l'patron !"
Si ça peut t'aider, Mélu : tu es la seule maîtresse à bord et vivre selon ses propres règles ne fait pas de toi une brute égoïste, ça fait de toi quelqu'un en accord avec toi-même. Quelqu'un de serein. :hug:

Chevalier Allû Ciné
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Y'a des fois, je ne sais pas quoi dire alors que j'ai envie de dire plein de choses. Mais trop peur de dire des conneries. Alors, :hug: Mélu.

Chevalier
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Merci les copains ! :hug: Votre soutient fait toujours du bien.
Coco je compte bien profiter au maximum de chacune des belles années qui me restent. :)
Tatie tu m'as effectivement très bien comprise et devinée. Je suis dans une grande période de doute. L'impression d'être enfin libre mais complètement paumée. J'essaie de me débarrasser des stigmates et cicatrices laissées par les chaines trop longtemps portées. Comme l'idée qu'elle a encrée dans ma tête que toute ma vie est vouée à l'échec.  Car selon elle  je suis incapable de m'en sortir seule . Et donc vouée à vivre comme un parasite au crochet de ma famille ou de la société.
Du coup  j'ai grandis dans le doute permanent envers moi-même et ce sentiment de fatalité de l'échec. 
Depuis deux ans je mène un genre de combat intérieur contre moi-même pour me faire enfin confiance et oser. Mais c'est dur, très dur car c'est comme un réflexe automatique, ça fait partie de moi.
Et il y a ce sentiment du temps gâché, perdu que je ne peux rattraper. Et ce sentiment d'urgence de ne surtout pas gaspiller les belles années qui me restent. De trouver une formation et un travail qui me permettent d'être à l'abri du besoin tout en faisant un boulot qui me plaise. D'essayer d'avoir un minimum de vie sociale malgré mon caractère solitaire. Et grosso modo me faire une belle vie selon mes propres règles, comme tu l'as bien dit.
Mais je passe constamment de l'espoir et de l'euphorie au doute et à la désillusion. En plus je dois dire adieu aux rêves de jeunesse que je n'ai pu réaliser. Principalement à la petite fille que j'aurai voulu avoir. Un genre de prolongement de moi-même étant petite mais qui, elle, aurait une enfance heureuse et choyée. Une façon sans doute de consoler la fillette que j'étais, de prendre la revanche sur mon enfance.  Je crois que c'était surtout ça que j'aurai voulu. De la même manière que petite je m'imaginais une autre mère, un genre de fée qui viendrais me consoler de la méchanceté de mes vrais parents.
J'y ai déjà renoncé il y a bien longtemps, d'autant qu'avec la maturité je réalise que c'est tout sauf une bonne raison d'avoir un enfant. Qu'il n'est pas sain du tout d'attendre ça, de projeter ça sur un enfant. Et que de toute façon il est illusoire de vouloir totalement guérir des blessures de son enfance. Et que du reste rien ne me garantissais d'avoir une fille et que dès lors il me serais resté ce regret même en ayant eu un enfant. Qu'en fin de compte c'est moi-même étant petite que je voulais. Et que cette petite Mélusine il faudrait cesser de vouloir la consoler mais plutôt lui dire adieu.
Mais pourtant, je suis rattrapée par la nostalgie de pas avoir pu réalisé ce rêve. Notamment au boulot avec toutes ces toutes petites filles qui auraient pu être la mienne et ces parents avec leur enfants. 
Je me dis que si j'avais brisé mes chaines bien plus tôt, que ma vie avait été différente j'irai peut-être aussi chercher ma fille à l'école.
Et cette horloge biologique qui me dit que je suis trop vieille de toute façon, qu'il vaut mieux ne plus y penser. Je me console en me disant que de toute façon ce n'est pas une vie pour moi. Que j'ai besoin enfin de vivre pleinement, pour moi et que je ne serai tout simplement pas disponible pour quelqu'un d'autre. En tout cas pas  24h/24h si ce n'est au sacrifice de mon propre bien-être.
Mais c'est surtout en effet que cette ce vieux rêve impossible à réaliser me renvoie en effet au temps qui passe.
Au fait que j'arrive à la moitié de ma vie et que toute ma jeunesse est derrière moi, finie pour de bon. Avec tous le champs des possible qu'elle aurait comporté si elle n'avait pas été gâchée à cause de cette folle.
Je vis avec, j'en fais doucement mon deuil, je ne suis pas vraiment malheureuse, seulement par moments.
J'essaie de concentrer sur tout ce qui est encore possible à présent et d'avancer, mais c'est pas facile tous les jours.

Chevalière Parodisiaque
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Ton raisonnement me semble très juste, très pertinent et dénote à mes yeux une intelligence certaine et une capacité de raisonnement indéniable. Partant de là, je n'arrive pas à concevoir que ta mère ait pu ne serait-ce qu'imaginer que tu ne puisses pas te débrouiller seule. Si ce n'était si douloureux pour toi, j'en rirais !
En revanche, il y a un truc contre lequel je me battrai toujours c'est ça:

La fée Mélusine a écrit :

Et il y a ce sentiment du temps gâché, perdu que je ne peux rattraper. Et ce sentiment d'urgence de ne surtout pas gaspiller les belles années qui me restent.

Raaaaah ! Oui, je comprends parfaitement ce que tu dis mais le "temps", c'est comme le "Moyen-Age" : ça existe pas en tant que tel. On vit, quoiqu'on en dise, toujours au présent. Il n'y a rien à rattraper ou à maximaliser ou à gâcher. Il n'y a pas de temps, juste la vie, au moment où on la vit. J'entends souvent les gens dire "il va falloir tout recommencer" après un événement traumatisant, mais on ne recommence jamais rien, on continue la vie en essayant de tirer toutes les leçons du passé (qui doit rester ce qu'il est: du passé, passé qui n'a d'utilité que du point de vue de l'expérience de ce qui nous est bon et de ce qui ne l'est pas). Je ne crois pas au "si j'avais su" et au "j'aurais dû"*. A part des regrets sans fondements et donc sans aucun remède, ils n'amènent que le sentiment d'échec et de dégoût de soi. Je crois au "moi, ce qui me faudrait c'est... Comment je fais pour atteindre ce but-là ?"
Tout le monde a des rêves... du domaine du rêve et des rêves du domaine du réalisable. Ton rêve d'une vie à toi et heureuse est tout ce qu'il y a de réaliste depuis que ta mère ne fait plus partie de ton horizon. :hug:
Ah oui et : demander un coup main ou un chtit coup de r'gingot** moral, ça n'a jamais été de l'ordre du parasitage ou de la faiblesse, c'est de l'ordre de l'humain.


* Anecdote maladie de Tatie : quand j'ai été diagnostiquée et hospitalisée, une infirmière, adorable au demeurant, m'a demandé "vous ne regrettez pas de n'avoir pas fait de mammographies régulièrement ?" sous-entendu "parce que là, la tumeur est grosse". Réponse réflexe "Du tout ! Le choses arrivent quand elles arrivent". Elle a haussé les épaules l'air de dire "c'est pas faux" (mais elle avait compris, hein :p ) et on a parlé d'autre chose. Après son départ, pour la première fois je me suis demandé "c'était p't'être con d'avoir pas cédé aux injonctions du sacro-saint principe de précaution ?" Ca m'a tenu environ 1 minute. Le temps de me dire "donc, je l'aurais su un an  ou deux plus tôt, j'aurais peut-être pas eu de chimio, j'aurais potentiellement du temps de vie en rab'. Ben oui. Et ?" Ce qui est fait est fait, le bon côté de la chose c'est que tout ce temps d'insouciance que je me suis accordé inconsciemment, je l'ai vécu. Maintenant, j'en suis ou j'en suis, et je fais comme tout le monde je joue avec les cartes que j'ai en main et alors ? Où est l'échec ? Pourtant, si ça se trouve "j'aurais dû". Mais avoue que ça n'a pas beaucoup de sens de penser ça.  ;)
**En patois du coin : vigueur, peps :)

Semi-Croustillant
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Dans la vie, nous avons tous nos lots de regrets, de désillusions, de déceptions et d'espoirs déçus à porter, plus ou moins lourds, plus ou moins pesants. On a des rêves, des envies, des projets. On en réalise certains, on en loupe d'autres. Les amours d'un jour se changent en haine, les espoirs d'un matin virent en désillusions au soir de nos vies, et pourtant tels des phœnix renaissant de nos cendres d'autres rêves, d'autres espoirs, viennent fleurir le terreau de nos déceptions que l'on pensait stérile à jamais.

Nous sommes la somme de nos expériences. de nos rencontres, de notre vécu, de tout ce qu'on a fait ou pas. Tu es celle que tu es devenue à travers tes choix, et à chaque choix de ta vie tu as pris tes décisions en fonction de celle que tu étais à ce moment là. On ne remonte pas la grande machine du temps, mais même les pires moment de ta vie n'ont pas été des moments perdus car ils ont forgé ta personnalité, ton caractère et ton mode de pensée. Alors oui certains rêves sont peut être inaccessibles, certains espoirs sont peut être déçus, mais la somme de tout çà c'est toi à cet instant présent. Et si tu peux éprouver un peu de tendresse, d'affection, d'empathie pour celle que tu es, c'est que l'ensemble de ces choix et de tes décisions aura été le meilleur que tu pouvais faire dans la situation qui était la tienne à cet instant donné.
La vie est une aventure passionnante. Pleine de douleurs, de tristesse, de tragédie, mais aussi pleine de rires, d'émotions, de rencontres bouleversantes et de hasards fabuleux. Se comparer à d'autre peut aider à se rassurer sur notre aptitude à nous intégrer à un moule social qui nous est plus ou moins imposé par des décennies d'études statistiques, mais cultiver nos individualités et en faire des forces qui nous aideront à surmonter les écueils d'un avenir incertain est tout aussi honorable et valorisant.

Nous sommes tous uniques. Inégaux par nos forces et nos faiblesses, par notre vécu et notre expérience, par nos erreurs et nos réussites. Mais nous avons tous un rôle à jouer dans cette comédie dramatique de l'aventure humaine.
Tu as changé le destin de chaque personne qui a croisé ta route d'une manière ou d'une autre. Parfois de manière imperceptible, parfois de manière radicale. Ton existence aura rendu des gens heureux, d'autres tristes, d'autres indifférents, mais elle a une influence sur le monde autour de toi. Si tu avais fait d'autres choix, tu aurais eu d'autres impacts. Tel un battement d'aile de papillon éphémère changeant la face du monde.

La seule personne qui te connaisse vraiment c'est toi même. La seule qui connaisse l'ensemble de tes choix pour les avoir vécus, qui a traversé ces expériences de vie les unes après les autres et s'est toujours relevée des épreuves du monde. Et qui est toujours là, prête à affronter un lendemain inconnu et faire de nouveaux choix qui façonneront l'avenir. Peut être que dans dix ans la toi d'alors repensera avec nostalgie a la toi d'aujourd'hui, et se dira avec quelques années de sagesse et d'expériences en plus que finalement tes choix étaient les bons.

La seule qui puisse t'enfermer dans des chaines c'est toi même, tout comme tu  es aussi la seule capable de t'en délivrer, et la seule à savoir si tu es quelqu'un dont tu peux être fier. Ce que disent les autre n'a que peu d'importance, au final c'est toi seule qui sait le prix payé pour arriver là où tu es.

Je ne suis qu'un clown virtuel, ayant du monde et des gens une vision un peu particulière. Je ne sais de toi que les quelques morceau de ta vie que tu as partagé au fil de ta plume sur cette fenêtre de libre expression. Pourtant je pense que tu t'en es plutôt bien sortie au vu des cartes que le destin t'avait distribué, et je suis persuadé que la vie te réserve encore bien d'autres beaux moments qui aideront à effacer doucement la douleur du passé et les regrets du présent.

Chevalier
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J'ai lu un peu en travers parce que je suis en pause café et que je reste quand même au travail (:P pas bien!). du coup je vais peut-être parfois répondre à côté, répéter des choses déjà dites si ça se trouve, j'espère ne as trop être à côté de la plaque.

C'est très émouvant de te lire Mélu. Ce n'est pas facile de s'ouvrir comme tu le fais, de mettre tes regrets sur la table. Mais je pense qu'il vaut mieux que ce soit dehors que dedans ♥
Pour les enfants tu sais, jeune, plus agée... Je crois (comme je le disais dans un autre topic) que la société nous met beaucoup la pression à nous les femmes pour faire des gosses, et parfois ça peut biaiser nos véritables envie. Même si on pense en vouloir, on peut se poser la question: à quel point j'en veux vraiment? Et à quel point c'est la société qui fait que j'en veux?). Pour exemple, une de mes meilleures amies qui est clairement dans la tranche d'âge qui impliquerait une grossesse à risque en veut, ma soeur qui est toute jeunette mais célibataire à 25 ans aussi... mais juste parce qu'elles ont toutes deux l'impression d'être en retard sur le modèle typique de la femme qui se veut casée à tel age, maman à tel age...

Je suis persuadée qu'une bonne partie de cette pression et de ces regrets que tu portes sur tes épaules ne viennent pas que de toi. ♥ Dans tous les cas, l'envie d'enfant forte, improbable, faible, peu importe, ne s'explique pas, et j'en sais quelque chose. Je ne comprends toujours pas pourquoi je me suis acharnée à en avoir un et à vivre tant de trucs vraiment pas cools alors que clairement les gosses je trouvais ça ch*ant/sale/étrange! en tous et pour tout j'avais du en avoir dans les bras pendant 10 min top chrono et ils ont toujours hurlé. Pas de quoi me rassurer.

Ensuite il y a ta maman... Tu n'as pas eu de chance sur ce coup-là. Mais ça t'as certainement forgée en tant que personne forte, qui n'a pas peur d'assumer ce qu'elle est dans une société encore une fois qui aime donner des leçons. Moi je trouve ça super beau. comme je ne cesse de le répéter à ma sœur, elle n'est ni casée, ni maman.. mais à côté elle a accompli beaucoup de choses. elle est devenue proprio toute seule à 24 ans, elle est partie travailler sur une île des caraïbes 2 mois dans un pays dont elle ne parle pas la langue, en se décidant la veille pour le lendemain à 3j près... (tout ça je n'aurais jamais osé...) elle a pris des risques et accompli des choses, et pourtant elle a l'impression de ne pas avancer dans sa vie mais c'est faux. On ne peut juste pas tout faire en même temps et on choisi ses combats. Comme pour elle, je suis sure que si tu prends le temps de regarder en arrière et d'y penser, tu as accompli des choses qui t'ont bien occupée :D Te découvrir est une de ces belles choses à mon avis ;)

Je t'embrasse!

Mary

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Tiens, j'ai vu passer ceci sur Twitter, ça m'a rappelé ce que tu disais sur ta mère, Mélu. Ça peut donc peut-être t'intéresser, et peut-être d'autres... bref, le partage peut pas faire de mal.

Si vous avez subis du harcèlement scolaire, avez des parents toxiques, subissez plusieurs oppressions.. Renseignez-vous sur le C-PTSD.
C'est quelque chose qu'on développe quand on subit des traumatismes répétés voir continus. Peu de ressources en français malheureusement.

https://www.facebook.com/80478695959129 … =3&theater

Semi-Croustillant
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Tiens petite problématique du jour à laquelle certains membres éclairés ont peut être déjà eu à faire face.
Je viens d'apprendre qu'une mienne amie était embrigadée depuis 3 ans dans une structure qui fait ce qui me semble fort être de la vente pyramidale (style ponzi).

En gros un monsieur excellent commercial, plutôt avenant, propose a des personnes de vendre ses produits "uniques et révolutionnaires" auprès de leurs amis et connaissances. Ils recevront naturellement une commission sur les ventes réalisées par leurs soins. Ils ne sont pas salariés de la structure, juste partenaires (avec quand même une cotisation de quelques centaines d'euros par an pour avoir le droit de faire partie du réseau de revendeurs...). On leur organise des réunions régulières pour leur donner un sentiment d'appartenance à un groupe, on leur demande de bien garder le secret sur leur activité en dehors des personnes a qui ils proposent leurs produits, et elles gagnent une commission complémentaires si elles parviennent a recruter d'autres vendeurs parmi leurs connaissances.

La promesse étant de multiplier par 3/5/8 l'investissement annuel dans la boite si les ventes et les recrutements sont bons.

Naturellement les dépenses sont toujours supérieures aux commissions, mais les rentrées de petites sommes régulières font occulter le gros abonnement annuel.

Quand on creuse un peu plus, on voit que la boite est domiciliée dans un paradis fiscal, que le patron lui touche un énorme pactole ainsi que ses proches conseillers qui forment le noyau dur de la structure, et que le reste des futurs millionnaires se décarcassent pour enrichir leurs "partenaires" avec qui ils n'ont aucun lien contractuel si ce n'est celui de client/fournisseur au final en perdant + que ce qu'ils ne gagnent. Étrangement les mots associés au nom de la boite dans les moteurs de recherche sont "escroquerie", "secte" et "arnaque pyramidale".

Le système est assez subtil pour frôler l'illégalité sans dépasser réellement la ligne, tout en jouant sur la naiveté et l'appat du gain des victimes.

Je me doute qu'y aller franco en disant "tiens au fait, sais tu que ta boite miracle qui est censée te faire gagner le pactole te plume en réalité depuis des années et que sa structure économique est vouée à s'effondrer sur elle même dans un avenir plus ou moins proche?" ne servirait qu'a la braquer et ne me permettrait pas d'exposer mon point de vue de manière a lui faire comprendre mes craintes.

Si vous avez des avis je suis preneur !

Chevalier So Briqué
Hors ligne

Ça tombe bien j'ai justement vu une bonne vidéo la semaine dernière !

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