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Chevalier So Briqué
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Guenièvre blanche fesse a écrit :

Ma voiture est foutue, et à 20 cm près je finissais à l'hosto. Je me suis fait couper la route par un 4x4 qui arrivait en face et qui tournait... Le conducteur conteste sa responsabilité (alors que putain, j'allais tout droit j'étais prioritaire !) et on n'a pas de témoins, ça risque donc de se finir en 50/50, j'espère que je serai remboursée assez pour me racheter un bagnole.
Comme en plus la voiture est immatriculée et assurée en Italie, ça va être loooooong. :-(

Ah mince :/
Patience est mère de famille, du coup...

Chevalière Parodisiaque
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Guenièvre blanche fesse a écrit :

:hug: West, rien d'autre à dire.

Ma voiture est foutue, et à 20 cm près je finissais à l'hosto. Je me suis fait couper la route par un 4x4 qui arrivait en face et qui tournait... Le conducteur conteste sa responsabilité (alors que putain, j'allais tout droit j'étais prioritaire !) et on n'a pas de témoins, ça risque donc de se finir en 50/50, j'espère que je serai remboursée assez pour me racheter un bagnole.
Comme en plus la voiture est immatriculée et assurée en Italie, ça va être loooooong. :-(

Indubitablement. Je ne vois même pas à quel titre il peut contester sa responsabilité :huh:
Désolée pour toi ma Guenièvre :/
Patience, alors. :hug:


Désolée pour toi aussi Munch'. Reste à voir ce qui se passera lundi. :(

Chevalier
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Désolée pour vous deux, je te comprends Munch' j'aurai craqué aussi je pense à ta place. Manifestement t'es tombé sur un gros con, du genre petit chef arrogant qui m'insupporte.
Je pense aussi que c'est du harcèlement moral, en tout cas le début, la mise en place d'un harcèlement moral. Tout d'abord parce que c'est comme ça que tu l'as ressenti/vécu et ce n'est forcément pas pour rien. Quand un(e) employé(e) en vient à fuir son lieu de travail, à cause d'un autre employé, c'est bien que ce dernier lui a fait quelque chose.
Du reste tu as bien fait de partir, car quand on réagit ainsi c'est forcément qu'on en peux plus, qu'on atteint ses limites et qu'on va péter un câble. Dès lors le plus sage est de s'écouter et de se sortir de cette situation qu'on ne supporte pas ne serait-ce que provisoirement.
Bon j'espère que l'entretien avec la directrice permettra d'arranger les choses. En tout cas ça devrait permettre de mettre les choses au clair et voir la suite à donner.

Chevalier Allû Ciné
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Bon courage à toutes les deux...

Chevalier
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Bon encore à propos du boulot, vivement que vienne le doux mois de mars qui me libérera de mon contrat !
Mais là pour le coup c'est à moi-même que j'en veux, j'ai eu une réaction et un geste violant sous le coup de l'énervement contre l'enfant dont je m'occupe, Mathieu.
En fait depuis un an et demi que je m'en occupe, il y a un attachement et plutôt une bonne relation en général.
C'est un enfant très gentil mais qui peut être très provocateur voire devenir inbuvable par moments et mettre les nerds à dure épreuve. Il n'est pas évident de faire la part des choses de ce qui relève de son handicap et qu'il faut prendre en compte. Et de ce qui est tout simplement le comportement d'un enfant de son âge qui a du caractère, qui s'affirme et qui cherche les limites comme tous les enfants. Et qui dans ce cas a besoin d'être recadré et qu'on fasse donc preuve d'autorité.
Il est souvent très excité et dans ces moments-là difficile à contrôler et surtout à canaliser. Dans ces moments-là il peut avoir un comportement immature pour son âge et qui perturbe la classe. Et surtout qui l'empêche de travailler correctement, faute de se concentrer. C'est particulièrement frustrant quand on est sur un travail dont je sais qu'il est parfaitement apte à le faire mais que je n'arrive à rien avec lui à cause de son comportement.
Il arrive même souvent comme ce matin qu'il fasse bien sont travail mais tout en étant très pénible niveau comportement.
Et déjà là j'ai été obligé de hausser le ton et me fâcher assez fort pour le raisonner. Il est habitué à moi, me connais bien, sais très comment m'asticoter et le fais souvent pour accaparer mon attention je pense. Pour lui c'est un jeu mais il ne se rends pas compte à quel point c'est usant et énervant.
Surtout que c'est souvent toujours sur les mêmes choses que je dois le reprendre et me fâcher. Et mes rappels à l'ordre il y est habitué, ça l'impressionne pas vraiment, même quand je hausse un peu le ton.
Je dois vraiment lui parler très sévèrement, presque crier ou le punir pour qu'il me prenne au sérieux et arrête son mauvais comportement du moment.
Il m'est déjà arrivé de nombreuse fois d'avoir envie de le planter là voire de le faire et partir voir les autres enfants en le laissant en plan. C'est ce que j'aurai du faire cet après-midi d'ailleurs, je sais pourtant que c'est la meilleure réaction à avoir quand on sent qu'on atteint nos limites face  à un enfant. Ca vaut mieux que d'en venir à dire ou faire des choses qu'on regrettera après.
Cet après-midi donc, comme presqu'à chaque fois, il vient vers moi avec son gilet pour que je le lui mette alors qu'il sait très bien le faire seul, puisque l'an dernier il le faisait seul. Tous les jours c'est comme ça et il sait très bien que ça m'agace. A ce moment-là il m'avait déjà fait me fâcher fort le matin même et a été assez pénible en classe juste avant.
En plus comme souvent il était fin excité, avec une légère dose d'énervement sous-jacente enfin bref.  Je lui dis de mettre son gilet tout seul ( il sait le faire avec la technique de le poser par terre et rentrer ses bras dedans) il le prends et le jette à terre n'importe comment, une fois, deux fois.
Ressentant une grande lassitude et un début d'énervement face à ce comportement récurrent et toutes ces histoires qu'il fait pour s'habiller, je le rappelle à l'ordre calmement, ça le fait plus rire qu'autre chose.
Puis m'apercevant, que les manches sont rentrées vers l'intérieur et qu'excité comme il est il le positionnera jamais correctement, je lui dis de venir vers moi et de me l'apporter.
Il ramasse le manteau, s'approche et me le jette dessus délibérément avec un grand sourire. Sous le coup de l'adrénaline, l'idée me traverse l'esprit de lui montrer par l'exemple que ça ne se fait pas d'agir. Et aussitôt, du tac au tac, comme par réflexe, je prends le gilet et le lui jette dessus à mon tour. Je n'avais aucune intention de lui faire mal, ne pensais pas le lancer bien fort ni bien haut. J'ai agi en un quart de seconde, sans vraiment préméditer ni jauger le bienfondé de l'action, c'était vraiment comme un réflexe, une pulsion involontaire. Je voulais surtout trouver le moyen pour qu'il m'écoute, se calme, m'obéisse et que je puisse ensuite le raisonner.
Je me suis tout de suite dit que j'avais mal agi/réagi, espérant qu'il le recevrait sur le torse par dessus le tee-shirt et que ça ne lui ferait rien du tout.
Sauf qu'il a reçu une partie, le haut du gilet en plein visage, notamment la fermeture éclair et il s'est aussitôt mis à pleurer à chauds larmes.
Là j'ai vraiment regretté mon geste et l'ai pris dans mes bras et l'ai réconforté tout en lui demandent pardon, essayant l'impression d'être un monstre d'avoir fait ça, surtout connaissant son handicap.
Heureusement ça ne l'a pas blessé, je pense qu'il a surtout eu peur, davantage que mal, d'autant que du fait de son handicap, il est toujours dérouté face à une situation nouvelle ou inhabituelle.
Du coup il s'est vite apaisé, je lui ai dit que j'étais désolée d'avoir fait cela, que je ne voulais pas lui faire mal et lui ai expliqué que c'était pour  lui montrer que c'était pas bien d'agir ainsi. J'ai pris pour exemple les autres enfants qui me demandent de l'aide et qui eux ne me jettent pas leur affaires dessus, mais me demandent gentiment de les aider. J'ai ajouté que je m'étais fâchée aussi car je sais très bien qu'il sait enfiler son gilet tout seul, qu'il ne sait pas le fermer ça s'est normal et je l'aide il n'y a pas de problème mais qu'il l'enfile seul puisqu'il sait le faire. Il a dit oui et répondu oui avec conviction à tout ce que je disais, a abondé dans mon sens. Il a semblé vraiment désolé d'avoir mal agi et vouloir se faire pardonner. Et ça m'a fait d'autant plus mal au coeur qu'il réagisse ainsi, alors que j'avais agi encore bien plus mal que lui.
Finalement il m'a dit que ça allait mieux, j'ai essuyé ses lunettes trempées de larmes et l'ai enlacé à nouveau et lui ai dit en revoir avant de le laisser partir en récréation.
Car c'est tombé justement au moment où je quitte le boulot et je suis partie vraiment la boule au ventre d'avoir fait ça et de finir une journée avec lui comme ça.
Je suis rigoureusement contre toute forme de châtiment corporel  ayant moi-même été frappée régulièrement par mon père étant petite, je sais ce que c'est. Y compris la "fessée" si ce n'est par jeu pour chahuter ou alors entre adultes.
J'estime que le principe est le même que pour tout autre châtiment corporel, faire mal à un enfant pour obtenir l'obéissance, donc le tenir par la peur. En plus en lui disant que c'est pour son bien et en croyant avoir les meilleures intentions du même, sous prétexte que leur propres parents en faisaient autant avec eux étant petits. Bien sûr pour beaucoup de ceux qui ont eu des parent suffisamment bons comme on dit, l'amour filial empêche de remettre en question avec lucidité, la façon dont ils les ont élevés.
D'ailleurs je suis ravie que la loi sur l'interdiction total des châtiments corporels soit finalement passée en France. Je ne suis pas pour poursuivre tous les parents qui fessent ou giflent leur enfants, même si j'y suis opposée. D'autant que je peux comprendre jusqu'à un certain point la main qui part toute seule sous le coup de l'énervement de façon occasionnelle. De toute façon ces parents-là ne risquent rien à moins que ça se passe en public, car pour qu'il y ait sanction, il faut qu'il y ait plainte.
Non l'important c'est d'avoir posé une limite, de dire aux parents de France que non, ils ne peuvent pas faire absolument ce qu'ils veulent avec leur enfants, leur faire n'importe quoi. Ca permet aussi de résoudre une injustice : les enfants sont les seuls êtres humains qu'on a/avait légalement le droit de frapper, maltraiter ... y compris dans les pays occidentaux. On ne frapperais pas un papi une mami parce qu'il a cassé un verre alors pourquoi aurait-on le droit de frapper un enfant qui fait la même chose ?! Et même si on est très énervé contre son patron ou son banquier on va pas le frapper, par contre son enfant on peut y aller il n'y a pas de problème !
Bref tout ça pour dire que ce n'est vraiment pas mon genre d'être violente avec les enfants et pour le coup je me suis fait peur moi-même de réagir comme ça. En plus j'imagine demain quand je vais devoir me justifier sur ce qu'il s'est passé car Mathieu qui a été choqué en aura sûrement parlé à sa maman. Je trouve ça normal qu'il y ait des conséquences à ce que j'ai fait, moi-même je me déteste d'avoir fait ça et je me prépare à y faire face.
Mais c'est que j'apprécie  beaucoup la maman de Mathieu et réciproquement, on a toujours eu un bon relationnel et elle a une grande confiance en moi pour bien m'occuper de son fils. Elle est comme toutes les bonne mamans, protectrice envers ses enfants, mais notamment Mathieu avec son handicap et tout ce qu'elle a traversé avec lui.
Donc je sais que ça va lui faire beaucoup de peine surtout de ma part et ça me fait mal de la décevoir ainsi et de risquer de voir notre relation se détériorer. A moins qu'elle considère l'évènement comme étant bénin et me garde sa confiance. En considérant qu'elle aurait pu avoir eu un mouvement de colère aussi face à Mathieu quand il est pénible.
En tout cas j'espère que ça ne remontera pas jusqu'aux oreilles de la directrice, non pas que je craigne d'être virée. D'abord elle peut pas à moins d'arriver à faire passer ça pour une faute grave/lourde. Du reste c'est un lycée qui m'emploie et me missionne à l'école et non pas la directrice de l'école directement. Donc même si elle voulait, elle ne pourrais pas en décider seule, seulement faire une demande en ce sens. Du reste pour que le contrat aidé puisse être brisé elle devra faire passer ce que j'ai fait pour une faute grave/lourde. En plus ça l'obligerais à chercher quelqu'un d'autre bien avant terme pour Mathieu et forcément de toute urgence. Donc je pense pas qu'elle me virera de toute façon mais en plus vu que j'en ai un peu marre de ce boulot, ça m'arrangerait presque.
Mais c'est plutôt que franchement vu le caractère et le comportement à mon égard de la directrice en temps normal, comment dire qu'une confrontation avec elle à ce sujet promettrais d'être redoutable. Et la connaissant en plus, ça risque fort d'arriver par surprise. Car comme elle est très occupée le matin par sa classe à gérer et qu'en plus il y a les enfants, elle risque de ne rien me dire à mon arrivée, juste me regarder de travers. Et attendre que les enfants partent en récréation ou alors le temps de midi pour me rappeler dans la classe. Ou même organiser une entrevue plus formelle, en présence de l'autre instit du genre de celle qui a eu lieu avant les vacances d'été, par surprise, à propos de mes problèmes de fatigue et d'endormissement au travail. Elle a appelé ça un bilan de fin d'année scolaire  mais ça ressemblait davantage à un tribunal avec une accusée face à deux accusatrices. La directrice, pas véhémente comme quand elle s'en prends à moi en temps normal, mais au contraire étrangement calme et d'autant plus dure et férocement accusatrice.
Et l'autre qui n'était là que pour abonder dans le sens de la directrice et approuver tout ce qu'elle disait.
Alors pour un truc donc je suis vraiment responsable et pour lequel je m'en veux vraiment, que je juge moi-même bien plus grave, ça promet d'être un moment terrible si ça se produit.
Depuis la rentrée, elle est un peu moins imbuvable qu'avant les vacances scolaires, elle me laisse tranquille la plupart du temps, probablement parce qu'elle sait que je serai plus là très longtemps. Mais là elle risque de faire de ma vie au boulot un enfer pour les mois qui me restent à faire, ce qui est pire à mon avis qu'être viré.
Sans compter ce qu'elle risque de dire de moi à futurs nouveaux employeurs.
Bon je me fais peut-être des films, il est possible que ça ne remonte pas jusqu'à ses oreilles et que cet incident n'ait pas vraiment de suites ni de conséquences.
En tout cas moi je m'en veut à mort. Et c'est sûr que si à l'avenir face au petit et ses provocations je me sens à nouveau à bout, dans la mesure du possible, je m'éloignerai tout de suite de lui. Quitte à sortir carrément la pièce, le temps de reprendre le contrôle de moi-même, plutôt que de risquer d'en venir à être violente à nouveau.
Donc voilà c'est pas la teuf du tout ce soir.

Chevalière Parodisiaque
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A ta place, Mélu', j'en parlerais directement avec la maman de Mathieu, afin d'éviter que la directrice en ait vent. En plus, ta bonne foi en serait renforcée. Je pense que, dans la mesure où c'est plus la stupeur qui a fait pleurer Mathieu que la douleur, elle peut effectivement considérer que c'est un incident bénin... ou pas, mais c'est entre vous deux que ça doit se gérer quitte à le faire par téléphone si tu ne peux pas la voir directement. Ca lui permettrait, si elle accepte tes excuses de te donner de nouvelles pistes pour canaliser son fils en douceur et peut-être d'en parler un peu avec Mathieu. :)
Ta réaction -que je peux comprendre- est sans doute liée à ton mal-être/fatigue au boulot. As-tu vu ton médecin traitant pour lui demander un coup de main là-dessus (ton stress) ?

Courge, Mélu :hug:

Semi-Croustillant
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Condoléances West, Bon courage Munch, Courage aussi Gueni, et bon courage également à Mélu pas toujours simple de gérer les asticoteurs en chef... (ayant moi même une capacité innée à savoir comment titiller les nerfs de mes semblables je sais que c'est pas toujours simple de garder son sang froid quand on est en face!)

(fiou y'en avait du monde à en avoir gros!)

Chevalière Nebulis Causa
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Mélu, comme Tatie, je pense que tu dois en parler avec la maman du petit Mathieu, il est évident que tu ne cherchez pas à le blesser de quelque manière que ce soit. Elle connait son fils et est sans doute confronté à son mauvais caractère et son entêtement, elle devrait donc comprendre ta réaction. Ce n'était pas intentionné, tu n'a pas porté la main sur lui. Qui, en dehors de Perceval, pourrais penser qu'il est possible de blesser avec un morceau de tissus trop mou pour ouvrir une serrure ? :hug:

Chevalier
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Merci tatie et Flammèche :hug: En effet c'est sûrement mon stress et mon mal être au travail ajoutés au sentiment d'impuissance du moment qui ont provoqué ce geste violant.
Vous avez sûrement raison de dire qu'il faudrait que j'en parle à la maman. C'est vrai que j'imagine qu'elle a dû elle aussi avoir des coups de sang face à lui par moments et qu'elle pourrait donc comprendre.
Mais j'ai peur d'avoir dors et déjà perdu sa confiance, de ne pouvoir la rassurer sur mes bonnes intentions à l'égard de son fils. J'ai honte de ce moment de faiblesse que j'ai eu et je crains de la voir poser un tout autre regard sur moi.
Ca peut ressembler à de la lâcheté mais depuis toujours, je supporte très mal les conflits quel qu'ils soient, je suis comme tétanisée face à la colère, l'agressivité, la violence en général. Ca me met dans un état de stress insupportable qui fait que je suis presque incapable de répondre face à la personne. Du coup j'évite et je fuis les confrontations de tout poil comme la peste. Et je me défend très mal car même si je dis la vérité, je suis tellement mal à l'aise de la situation que je balbutie, aie du mal à trouver mes mots. Du coup j'aie toujours l'impression de passer pour fautive ou menteuse pas du tout convaincante. Et c'est pire encore face à quelqu'un avec qui je suis déjà mal à l'aise à la base car je sens qu'il ou elle m'apprécie pas du tout, comme la directrice de l'école. Et si je suis en faute alors là c'est terrible car on est bien plus faible quand on est dans son tort.  Je suis déjà pas forte pour me justifier en général, même quand je suis dans mon droit. Alors je crains de ne pas y arriver surtout face à une maman légitimement fâchée et déçue. 
De toute façon aujourd'hui je ne l'ai pas croisée, donc je ne sais pas du tout comment elle va réagir face à moi. C'est que je la vois beaucoup moins qu'avant malheureusement avec mes nouveaux horaires.
Je la croise parfois le matin en arrivant quand elle repart mais juste le temps de se dire bonjour. Et l'après-midi je pars toujours avant Mathieu et de toute manière c'est sa grand mère qui vient le chercher. Du coup j'attends avec appréhension de voir la suite des évènements, si d'elle-même elle vient m'en parler ou pas.
De mon côté je sais pas si je trouverai le courage de lui parler, en tout cas j'espère que ça ne gâchera pas notre relation pour de bon.
Sinon pour la directrice elle est déjà au courant, en fait l'autre instit si elle n'a pas vu la scène, en elle-même, en tout cas elle l'a vu pleurer et m'a demandé pourquoi. Sur le coup j'ai été un peu lâche et lui ai juste dit que c'était parce que je m'étais fâchée contre lui sans plus de détails.
Je pense qu'elle a du questionner Mathieu sur ce qu'il s'était passé après mon départ, puis en parler à la directrice.
Bon ça a été moins pire que ce que j'imaginais, ça m'a même finalement permis de parler un peu de mes difficultés avec lui et de mettre un peu les choses en clair.
Je pense que l'autre instit qui bien plus sympas, assez compréhensive et pas du tout colérique a dû remarquer mon mal être, comprendre que j'en pouvais plus à ce moment-là et le lui expliquer. Elle l'a probablement incité à m'en parler avec une attitude compréhensive à mon égard pour ne pas me mettre encore plus mal à l'aise.
Enfin du coup elle m'a rappelée pour me parler quand les enfants sont partis en récréation, sur le coup j'ai crains le pire.
Elle est restée calme et a abordé le sujet en me disant qu'elle avait remarqué que ça n'allait pas bien avec Mathieu en ce moment. Et j'ai été franche et le lui ai confirmé, lui ai expliqué mes difficultés grosso modo face à lui. Elle a parlé de mon geste proprement dit en disant que ce n'était certainement pas la solution. Je lui ai expliqué que je n'avais vraiment pas l'intention de lui faire du mal mais que j'ai perdu mon sang froid face à ses provocations. Que je savais que j'aurai pas dû réagir comme ça et que je comptais ne plus me laisser emporter comme ça dans ces cas-là, quitter à le laisser et quitter la pièce. Que selon les moments je n'arrive pas toujours à voir si je suis face à un enfant en difficulté du fait de son handicap ou à un enfant qui comme tous les autres cherche les limites et a besoin d'une réponse autoritaire.
Et elle m'a dit que dans ces cas je ne devais effectivement pas rester seule et en difficulté face à lui.

Elle m'a aussi dit que j'étais trop rigide avec lui et que ça ne servais à rien de m'énerver quand il sature et refuse de continuer de travailler.
Je dois avouer que pour le coup j'ai été assez d'accord avec ce qu'elle m'a dit. C'est que je pense que prenais les choses trop à coeur, que je vivais comme un échec personnel les moments où je n'arrivais pas à le faire travailler. Alors qu'en réalité quand vraiment il ne veut pas, elle non plus n'arrive pas à le faire travailler.
J'ai décidé de prendre beaucoup de recul par rapport à cela, d'accepter les petits échecs du quotidien et d'être plus souple avec lui. Cet après-midi par exemple où il n'a pas été du tout réceptif et se braquait, je l'ai laissé arrêter son travail sans trop insister et faire un break.  Je compte procéder ainsi désormais quitte à laisser l'instit et la directrice se débrouiller avec lui si elles tiennent à tout prix à lui faire finir son travail. Ca m'évitera cette accumulation de petits énervements qui ont fait déborder le vase pour ainsi dire. Aussi m'éloigner de lui, le zapper un moment et laisser les autres adultes le gérer quand je sentirais la moutarde me monter au nez.
Quant aux sempiternelles histoires pour le faire habiller seul avant la récré, je pense désormais aller directement m'habiller moi-même et ainsi le laisser seul. De sorte qu'il n'ait pas d'autre choix que le faire seul, ne pouvant compter sur moi, quitte à ce qu'un autre adulte l'aide à ma place s'il le faut. 
Ca devrais rendre les mois de travail qui me restent plus supportables, enfin j'espère.
Pour ce qui est de voir mon médecin pour mes problèmes de stress et de mal être au travail, je n'y avais pas pensé mais c'est vrai que c'est pas une mauvaise idée. Je l'ai déjà vu pour mes problèmes de sommeil, de fatigue au travail et de difficulté endormissement notamment les veilles de journées de travail. Il en est ressorti qu'effectivement c'était sûrement  lié à ce stress et cette angoisse et il m'a prescrit des somnifères. Sachant que, comme il me l'a expliqué, les vrais somnifères ne sont plus produits et donc prescrits de nos jours, c'est plutôt des cachets fortement relaxants.
J'ai vu que le principal que je prends chaque jour est effectivement fait aussi pour les gens en période de manque suite à un arrêt de tabac, d'alcool ou autre. Et franchement ça va beaucoup mieux depuis, je ressens plus la fatigue donc je me couche plus tôt. Et surtout je m'endors si facilement dès que je me couche que je ne peux même plus bouquiner au lit. Et j'ai un deuxième somnifère encore plus puissant pour les cas où l'autre ne suffit pas et jusqu'à présent je n'en ai eu besoin qu'une fois et il fût très efficace. J'espère qu'il me voudra bien renouveler mon ordonnance quand celle-ci arrivera à terme au moins jusqu'à la fin de ce travail. Et aussi que la pharmacie ne posera pas problème pour m'en redonner quand j'aurai fini le stock que j'ai car je n'en ai pas eu assez du tout pour la durée de cette ordonnance-ci.
Enfin tout ça pour dire que je pense qu'un relaxant le soir me fait vraiment du bien, que j'en ai vraiment besoin et que qu'il m'en faudrait aussi pour dans la journée. Car à mon avis il ne pourra que me prescrire des médocs relaxants, pas grand chose d'autre. Mais même un soutiens chimique pourrais me faire du bien et calmer mon anxiété et mes bouffées d'angoisse et m'aider à supporter le stress et l'énervement au boulot je pense.
En tout cas merci de votre soutien. :hug:

Chevalière Parodisiaque
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Attention Mélu' à l'accoutumance. Ces médocs sont souvent prescrits au mois, car le but est de pouvoir s'en passer le plus vite possible. J'espère que tu n'en prendras pas jusqu'à la fin du boulot parce que ça fait une période très longue pour "un coup de main à la détente". Ton toubib te les a prescrits pour t'aider à bourriner un peu ton stress, mais ces médocs ne sont qu'une aide, pas une solution. Ils t'offrent une pause pour réfléchir proprement à la situation pour soit t'accorder dans ton emploi du temps des temps de défoulement et relaxation (piscine, danse, yoga, dessin, écriture, que sais-je) soit de te faire prendre conscience que des fois, ne rien faire du tout -sans tourner en rond dans sa tête-, c'est bien.

Et pour ça : "Mais j'ai peur d'avoir dors et déjà perdu sa confiance, de ne pouvoir la rassurer sur mes bonnes intentions à l'égard de son fils. J'ai honte de ce moment de faiblesse que j'ai eu et je crains de la voir poser un tout autre regard sur moi. " Je dis "merde" à ta mère qui t'a démolie en grande professionnelle. :mad:
Mathieu a peut-être eu besoin d'en parler à sa maman... ou pas et n'a peut-être pas osé et traine un non-dit. Je renouvelle donc mon conseil de parler avec elle, même si c'est dans quelques jours, sur le mode "Mathieu, c'est pas ça en ce moment. J'espère qu'à la maison ça va mieux. L'autre jour, j'avoue à ma grande honte que j'ai perdu patience... Bla, bla, bla" en mode franchise totale. La confiance de la maman, tu la perdras si tu caches tes failles et qu'elle apprend par un autre que toi que tu as cafouillé. Si elle a un cerveau humain, dans la mesure où elle est la maman de l'enfant et que donc elle connait bien le processus Mathieu, elle comprendra.
Faire comme si tout va bien quand ça n'est pas le cas, c'est se mentir et mentir, ça mine, parce que tu vas traîner un sentiment de culpabilité infondé, au lieu de passer à la suite.

Mélu, il n'y a guère que les pervers pour aimer se mettre en danger, mais il s'avère souvent qu'on se fait du "danger" une montagne.
Je ne te sortirai pas le si facile "affronte ta peur", je te demande juste de réfléchir à ça : si Mathieu, craignant d'altérer votre relation, n'a pas osé parler de l'incident à ses parents et que ça lui pèse, le fait qu'il n'y ait pas ce "secret" entre vous n'est-il pas bénéfique à tout le monde ? Qu'est-ce qui remonte le plus la colère d'un parent : qu'on lui avoue qu'on a merdé en humain, ou qu'on lui cache soigneusement, en coupable ?
L'incident est loin d'être aussi grave que tu te le figures, mais il implique un enfant. Il est donc important de rester dans la transparence et l'exprimé.

Et garde en tête, Mélu' qu'il n'y a que deux personnes au monde qui t'estiment pas à la hauteur : ta mère et toi. Et si on laissait ta mère seule avec ses fioles de poison et que tu décidais que tu vaux n'importe lequel d'entre nous et surtout que tu es infiniment plus saine que ta mère ?
C'est toi, le patron :)  :hug:

Chevalier
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Fait quand même attention avec les médocs :/

Pécore
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Pareil que Munchkin, j'en sais quelque chose (je vais pas trop rentrer dans les détails) mais il faut véritablement faire attention...

Je vais essayer de détendre légèrement l'atmosphère avec une mésaventure d'aujourd'hui. Alors que j'attends que mon service civique commence et que, donc, l'argent tombe et me permette de pleinement participer financièrement avec ma copine à l'appartement (je fais toutes les courses mais bon, ça suffit pas forcément), je vends des trucs sur PriceMinister pour pouvoir payer ces fameuses courses, justement.
Alors, je passe le fait qu'il faut des jours et des jours pour que le crédit agricole m'indique mes dernières transactions (qui arrivent toutes d'un coup aussi vite que la nuit et le même jour, appréciez l'ironie) et que PriceMinister compte cinq jours au totel entre " REVERSEMENT EN COURS MON GARS " et que le reversement soit bel et bien effectif dans mon compte en banque mais seulement voilà...

Quand vous vendez un truc sur PriceMinister, automatiquement, le site impose des frais de port à l'acheteur. Sauf que si jamais vous arrivez à la Poste et qu'on vous dit " finalement, pour les deux colis, là, ça fera 16 euros d'affranchissement plus 4 euros pour le colis "...
Vous vous dites que y'a un bug. Que 20 euros, ça va même pas couvrir les ventes des deux colis que vous envoyez. Du coup, vous retournez sur PriceMinister, vous regardez les frais de ports avancés par les deux acheteurs pour voir si vous serez remboursé au final. Eh bien. Chacun a payé 4 euros de frais de port (à peu près, les chiffres, c'pas une science exacte). Du coup, ça vous fait 8 euros de remboursé sur les 20. Quand vous savez que l'un des colis, c'était Le Grand Livre du Witcher (40 euros à sa sortie), encyclopédie de dingue sur la saga et ensuite L'Histoire Secrète de Twin Peaks (pareil mais pur Twin Peaks)... 
Et même si vous présentez une facture de la Poste en disant " regardez, j'ai envoyé deux colis, j'avais deux colis à envoyer, un en suivi, l'autre en colissimo, vous voyez que je me fous pas de vot' gueule, qui me rembourse la différence ? ", bah personne.

Bah ça fait mal. Et en attendant, vous avez plus de quoi faire les courses.
Bah oui, puisque c'est qu'aujourd'hui que PriceMinister vous dit que vous allez être enfin payé par ces ventes sauf qu'il faut compter 5 jours pour que l'argent transite...
On a faim, ici ! Oyez ! Oyez ! ON A FAIM. Monsieur Macron ! Nos APL ! Vous savez ce qu'on peut acheter avec 5 euros ?!

Décidément. :/

Comment ça vous n'avez rien compris à mon soucis ?

Chevalier So Briqué
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Fournir le carton et emballer soi-même ce qu'on souhaite expédier, ça revient moins cher en général.
Après je connais pas du tout PriceMinister.

Pécore
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Je vais passer par Mondial Relay désormais

Chevalier
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J'avoue aussi que leur histoire de frais de port...
J'ai pourtant fait un scandale mais ils m'ont rien remboursé (sauf 2€ de geste commecial,blague!)
40€ la vente de mon produit,j'ai touché 26€ et ils disent que soit disant ils prennent rien pour les fdp...Euh donc vous avez pris 14€ de commission tranquille?Et ils me disent que c'est leur fonctionnement...OKEEEEE!!!!

Chevalier
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Matatie a écrit :

Attention Mélu' à l'accoutumance. Ces médocs sont souvent prescrits au mois, car le but est de pouvoir s'en passer le plus vite possible. J'espère que tu n'en prendras pas jusqu'à la fin du boulot parce que ça fait une période très longue pour "un coup de main à la détente". Ton toubib te les a prescrits pour t'aider à bourriner un peu ton stress, mais ces médocs ne sont qu'une aide, pas une solution. Ils t'offrent une pause pour réfléchir proprement à la situation pour soit t'accorder dans ton emploi du temps des temps de défoulement et relaxation (piscine, danse, yoga, dessin, écriture, que sais-je) soit de te faire prendre conscience que des fois, ne rien faire du tout -sans tourner en rond dans sa tête-, c'est bien.

Et pour ça : "Mais j'ai peur d'avoir dors et déjà perdu sa confiance, de ne pouvoir la rassurer sur mes bonnes intentions à l'égard de son fils. J'ai honte de ce moment de faiblesse que j'ai eu et je crains de la voir poser un tout autre regard sur moi. " Je dis "merde" à ta mère qui t'a démolie en grande professionnelle. :mad:
Mathieu a peut-être eu besoin d'en parler à sa maman... ou pas et n'a peut-être pas osé et traine un non-dit. Je renouvelle donc mon conseil de parler avec elle, même si c'est dans quelques jours, sur le mode "Mathieu, c'est pas ça en ce moment. J'espère qu'à la maison ça va mieux. L'autre jour, j'avoue à ma grande honte que j'ai perdu patience... Bla, bla, bla" en mode franchise totale. La confiance de la maman, tu la perdras si tu caches tes failles et qu'elle apprend par un autre que toi que tu as cafouillé. Si elle a un cerveau humain, dans la mesure où elle est la maman de l'enfant et que donc elle connait bien le processus Mathieu, elle comprendra.
Faire comme si tout va bien quand ça n'est pas le cas, c'est se mentir et mentir, ça mine, parce que tu vas traîner un sentiment de culpabilité infondé, au lieu de passer à la suite.

Mélu, il n'y a guère que les pervers pour aimer se mettre en danger, mais il s'avère souvent qu'on se fait du "danger" une montagne.
Je ne te sortirai pas le si facile "affronte ta peur", je te demande juste de réfléchir à ça : si Mathieu, craignant d'altérer votre relation, n'a pas osé parler de l'incident à ses parents et que ça lui pèse, le fait qu'il n'y ait pas ce "secret" entre vous n'est-il pas bénéfique à tout le monde ? Qu'est-ce qui remonte le plus la colère d'un parent : qu'on lui avoue qu'on a merdé en humain, ou qu'on lui cache soigneusement, en coupable ?
L'incident est loin d'être aussi grave que tu te le figures, mais il implique un enfant. Il est donc important de rester dans la transparence et l'exprimé.

Et garde en tête, Mélu' qu'il n'y a que deux personnes au monde qui t'estiment pas à la hauteur : ta mère et toi. Et si on laissait ta mère seule avec ses fioles de poison et que tu décidais que tu vaux n'importe lequel d'entre nous et surtout que tu es infiniment plus saine que ta mère ?
C'est toi, le patron :)  :hug:

Effectivement je sais qu'il y a risque d'accoutumances avec les médocs, j'espère éviter cela. Mais pour le moment ça m'a quand même soulagée d'une partie de mon fardeau, alors je suis bien contente de les avoir. Et j'ai peur pour la suite quand je les aurai plu. Quant à mes problèmes d'angoisse et de gestion du stress, je vois pas trop ce qu'un médecin peux faire de plus que de me prescrire un/des relaxants pour m'aider à souffler un peu.
Pour le reste tu vois tellement juste ma tatie ! Tu as tellement bien saisi l'origine de ces problèmes qui me pourrissent la vie !  Ma mère toxique a détruit mon estime de moi, en fait elle m'a même empêché d'en développer une.
En fait mes deux parents m'ont causé d'énormes problèmes relationnels. Ils m'ont notamment appris que je ne pouvais compter sur personne ni avoir confiance en personne. Si bien que je n'étais en sécurité que dans la solitude, à l'abri dans la forteresse que j'ai dû construire depuis toute petite pour survivre. Et la forteresse a grandi avec moi et si elle m'a protégée, elle m'a aussi empêchée d'aller vers les autres. Je n'ai jamais pu intéragir avec les autres qu'en portant un masque, en cachant qui j'étais vraiment, ce que je ressentais.
Tout ça fait que je n'ai jamais pu m'ouvrir aux autres, leur parler vraiment. Qu'encore aujourd'hui j'ai toutes les peines du monde à parler de ce que je ressens, surtout de ce qui ne va pas. A affronter les autres aussi, surtout dans les moments de conflits ou même simplement de conflits possibles. Et instinctivement quand je merde, je me sens trop en danger pour en parler, alors je me cache, je dissimule en espérant que personne sache. Pourquoi ? Car petite quand je merdais ça se terminait généralement par les "claques" de mon père. Les joues en feu, rougies par les marques de main, les larmes que personne ne venait essuyer. Ainsi que par les regards et les remarques accusateurs assassins, de ma mère qui parfois faire plus mal encore. Laissaient des bleus à l'âme et des boules au ventre qui m'étouffaient.
Et il n'y avait jamais de pardon, de réconciliation, de rédemption, encore moins de bienveillance. Sauf une fois, de la part de mon père, quand j'ai fait quelque chose de vraiment grave.
Comme beaucoup d'enfant maltraités, je m'en suis pris à plus faible que moi. Et le seul plus faible que moi c'était notre petit chien, un adorable yorkshire nain, mignon, gentil et obéissant. Je l'adorais pourtant, seulement eux aussi l'adoraient, tandis que moi je me sentais honnie de tous. J'étais jalouse car je me sentais tellement mal aimé que j'avais l'impression de passer après le chien auprès de mes parents comme de ma soeur.
Alors je lui faisais des misères, sans vraiment le vouloir, le traitait comme une peluche, il me fuyait d'ailleurs. Un jour j'ai dépassé les bornes et me suis amusée à le lancer en l'air et le rattraper, plusieurs fois. Et il m'a échappé des mains, je le vois encore tomber, sa tête heurter le lave-vaisselle, un gémissement, puis plus rien.
Après je ne me souviens plus, mais je sais par ma soeur qu'au lieu d'avouer mon forfait, je l'ai caché. Je me revois seulement après, ramenant son pauvre petit corps mou dans mes bras, sa tête retombant sur mon épaule. Regardant ma mère au téléphone avec le vétérinaire avec espoir qu'ils puissent lui rendre la vie. Trop tard, rien à faire, petit chien pourtant adoré, bel et bien mort par ma faute, c'était irréversible. Pas de funérailles, son corps disparu, sûrement emmené quelque part, sans moi. 
Puis le silence assourdissant, plus un mot à son propos et le regard accusateur de ma mère et de ma soeur.
J'étais une meurtrière, un monstre, une méchante petite fille et c'était impardonnable. Avant je pouvais me dire que je valais mieux que ce que mes parents pensaient, que c'était eux qui étaient méchants.
Tous les jours avec la boule au ventre, le deuil, le chagrin et la culpabilité à porter en même temps, seule. Pas un mot même aux copines, fallait pas qu'elles sachent, se rendent compte que j'étais un monstre.
Je ne me rappelle pas que mon père se soit fâché pour ça, m'ait tapée. Ne pas être sanctionnée pour ça c'était bizarre, presque pire, comme s'il n'y avait pas de mots, de punition à la hauteur du crime commis.
Et quelques temps après alors que je descendais seule au garage avec lui, quelque temps avant qu'il parte vivre seul dans un petit appart, il a brisé le silence. Il m'a dit que s'il reprenait un chien, ce serait un gros dogue allemand, le plus grand des chiens. Comme ça si je l'embêtais, un coup de patte et je serai calmée direct et je m'y risquerai pas une deuxième fois. L'humour, l'espoir d'avoir un nouveau chien, comme une deuxième chance, même si je n'y croyais pas trop, voyant qu'il plaisantais. Est-ce qu'il l'a fait car il sentais, voyais mon chagrin ou parce qu'il était sur le point de quitter la maison, s'installer seul dans son propre appart' ?
En tout cas pour une fois, la seule fois dont je me souvienne dans mon enfance, il a réagi comme il fallait.
Je me sentais à nouveau non pas aimée, je me suis jamais sentie aimée par mes parents, mais au moins acceptée, pardonnée par mon père. Lui ne me voyait pas comme un monstre, c'était au moins ça. Et étais-ce avant ou après ? Pour la première et seule fois de ma vie, je me suis confessée. Je me rappelle pas ce que le curé m'a dit, il me semble que c'était que dieu me pardonnais car je l'avais pas fait exprès et parce que j'étais une enfant.
En tout cas j'étais pardonnée au moins par le curé et par dieu s'il existais vraiment, j'en étais pas bien sûre.
La boule au ventre est partie pour de bon même si le chagrin est resté longtemps.
Je regretterai toujours ce que j'ai fait à ce pauvre petit toutou qui ne méritais que d'être aimé. D'autant que j'aime les animaux, que je hais les gens qui maltraitent les animaux et que jamais je ne ferai de mal à un animal.
Mais c'est assez représentatif de comment je fonctionne, réagi encore aujourd'hui et de mes difficultés à assumer quand je merde et du pourquoi je réagi ainsi.
C'est deux ans après ces évènements, à 13 ans que j'ai commencé à vivre seul avec ma mère et ma soeur. Mon père qui fût le seul des deux à m'élever, a quasiment disparu de ma vie et surtout cessé d'être un père.
La destruction morale, psychologique, la dévalorisation, même les moqueries sur mon physique et l'emprise totale ont alors vraiment commencé et auront duré 25 ans, jusqu'à il y a deux ans.
Enfin bref, j'y passerais nuit si je m'étendais sur les détails davantage mais depuis je suis en pleine reconstruction, je dirais même construction tout court. Et je travaille beaucoup sur moi-même depuis pour tenter réparer ses dégâts.
De développer ce que j'ai été empêchée de développer. Maintenant j'arrive un peu plus facilement à aller vers les autres, à leur parler. A ne pas voir le monde entier comme un ennemi à fuir, les gens comme forcément malveillants.
Et surtout à ne pas me voir comme seule au monde, seule en mon genre et n'ayant pas sa place en société. Comme le genre de monstre qu'elle m'a fait croire que j'étais. Je compte bien la laisser seule avec ses poisons et passer à autre chose. Mais ce n'est pas si simple, c'est comme repartir à zéro.
Il y a tellement de choses, de situation sociales qui sont faciles, évidentes, acquises depuis l'enfance par la plupart des gens qui restent difficiles pour moi. Beaucoup de situations sociales me mettent encore en difficulté et notamment faire confiance, faire vraiment confiance à moi-même et aux autres. Dire quand ça va pas, extérioriser mes émotions et sentiments, en parler quand j'ai merdé, tout ça c'est très très difficile pour moi. J'ai été habituée à tout garder pour moi, à ne jamais montrer ses émotions car c'était considéré comme se montrer ridicule d'après ma mère. A donner le change constamment, à jouer la comédie du bonheur, dans une fausse joie permanente. A changer de sujet ou me murer dans le silence dès que les gens essaient de gratter derrière le vernis et me questionnent. A prendre cette curiosité presque comme des attaques personnelles. A toujours laisser un rempart, une muraille entre moi et les autres à ne baisser même pas pour ceux que j'aime le plus et en qui j'ai le plus confiance.
J'ai déjà beaucoup progressé, jamais je n'aurai réussi à écrire ce que je vous écris aujourd'hui il y a encore quelque temps, à me livrer ainsi. Mais encore aujourd'hui, j'aurai beaucoup de mal à le faire en face à face, oralement, les yeux dans les yeux. J'ai enfin parlé de choses personnelles, de mon ressenti à plusieurs de mes proches. Mais ça reste difficile, même si ça devient plus facile à mesure que je le fais. Et j'arrive à présent parfois à parler aux gens spontanément, même ceux que je connais pas, ce que je faisais jamais avant de peur du rejet. C'est de mieux en mieux mais ça reste difficile, notamment me lier avec les gens, ça reste dur, je sais pas bien comment faire.
Et mes émotions trop longtemps enfuies ressurgissent de plus en plus et mes angoisses me rattrapent. Et le lieu de travail en est l'épicentre, car c'est là qu'il y a le plus de source de stress. Là aussi que je cotoie le plus de gens, notamment quelqu'un qui ne m'apprécie pas, ce qui me stress beaucoup. Car j'ai toujours eu du mal face aux gens qui m'apprécient pas comme si ça me remettais en cause personnellement. J'ai toujours tendance à faire des pieds et des mains pour me faire apprécier des gens.  Quand je n'y arrive pas c'est une source de stress permanente pour moi.
Parce qu'instinctivement je me sens en danger face à quelqu'un qui ne m'apprécie pas. Ca me donne l'impression de marcher sur des oeufs en permanence et que ça peux péter à tout moment.
En plus je dois gérer un enfant assez lunatique qui a des mouvement d'humeur qui sont difficiles à contenir et qui augmente encore mon niveau de stress.
Et comme je n'en parle pas ou rarement, ça devient vite difficile à supporter car ça fini par me submerger, m'étouffer.
C'est pourquoi j'ai eu ce geste violant, car ça a fini par me submerger ce qui m'a fait péter un câble. Et avec le recul, je pense que ce câble était usé depuis bien longtemps et que c'était fatal que ça pète un jour ou l'autre.
C'est aussi une sorte de décompression, de toutes ces années de souffrance, d'agressions verbales, morales cumulées, d'émotions négatives refoulées. Tout ça remonte et il faut bien que ça s'évacue petit à petit et ajoutées  aux émotions négative au boulot, ça fait beaucoup à gérer.
Je pense que la première année, celle où j'ai brisé mes chaines j'étais euphorique face à la liberté retrouvée, à cette victoire de ma vie, à cette force que je découvrais chez moi. Du coup je trouvais tout génial et j'étais un peu dans le déni des mauvais émotions au travail. J'étais beaucoup plus calme et assez maternelle avec Mathieu, plus comme une nounou   qu'une EVS, moins concernée par le travail avec lui. 
Puis à partir de la deuxième année, après le renouvellement, j'ai commencé à être de plus en plus angoissée, moins patiente, plus exigeante avec lui. Et j'ai été gagnée en même temps par une fatigue constante et comme une grande lassitude. J'en avais déjà marre sans vouloir me l'avouer et la fatigue.
C'était probablement du aux angoisses liées au travail qui m'épuisaient moralement et physiquement et en plus m'empêchaient de trouver le sommeil. Je faisais des nuits où je me relevais souvent 4 ou 5 fois, me réveillais après chaque phase d'une heure et demi de sommeil.
Je pense que toutes ces émotions négatives ont fais remonter plein de choses accumulées et refoulées pendant des décennies. Tout ça  je l'évacue comme je peux, difficilement et parfois ça me submerge.
Je pense que c'est pourquoi je me sens plutôt pas bien en ce moment, trop de choses plutôt négatives à gérer et pas assez d'extériorisation de tout ça. En plus je n'ai plus l'occasion de discuter à la maman et avec la mamie de Mathieu, ce qui joue aussi. Ca me manque, car je les apprécie beaucoup et ma bonne relation avec elles me motivait beaucoup à m'occuper de leur fils et petit fils. J'avais l'impression de faire partie d'un groupe, d'un clan de gens qui entouraient Mathieu, tous unis pour le faire avancer, progresser. Je sais qu'ils m'apprécient et me soutiennent toujours dans mon travail en tout cas jusqu'à présent, j'espère que cet incident n'aura pas changé cela. Mais le fait de ne plus leur parler, si ce n'est bonjour, au revoir, ça fait que je me sens très seule face à lui.
Il y a  maintenant une éducatrice, très sympas qui vient deux jours par semaine pour lui et la première fois qu'elle est venue, j'ai pu beaucoup discuter de lui avec elle. Sauf que c'était exceptionnel, notamment parce qu'avec nous deux en même temps pour s'occuper de lui, c'était trop. Ca le perturbais un peu et surtout il faisait l'intéressant. Désormais, elle  viendra le voir à l'école avant mon arrivée et quand je viendrais, elle repartira. Du coup je ne sais pas si on se croisera, ni si on reparlera ou pas. Et le deuxième jour où elle viens juste le chercher et le ramener chez lui, on se vois même pas.
Deux membre du personnel ont changé et je n'ai pas une aussi bonne relation avec eux qu'avec celles d'avant, principalement l'ATSEM. Quant à l'ATSEM de l'autre classe avec qui je m'entends très bien, avec mes nouveaux horaires j'ai plus l'occasion de discuter avec elle, juste bonjour au revoir.
Heureusement à côté de ça j'ai bien sympathisé avec deux stagiaires très sympas qui sont là une fois par semaine mais je sais pas pour combien de temps. Et avec une dame qui était là depuis longtemps mais avec qui j'avais pas eu l'occasion de vraiment discuter mais avec qui j'ai bien sympathisé. Sauf que même elle je vais plus la voir car son contrat s'arrête le 15 novembre, donc avec les vacances qui arrivent on se verra quasiment plus.
Et en dehors de mon travail actuel, il n'y a guère qu'un de mes voisins avec qui j'ai l'occasion de discuter régulièrement. Donc en fait, je n'ai pas d'amis hormis ici sur le forum, une sur un autre forum où je ne vais que très rarement, dans la vraie vie, non. Mon travail de nounou à domicile, mon parcours professionnel assez difficile et décousu entrecoupé d'année de chômage et mon caractère surtout ont fait que j'ai toujours été très solitaire. Le peu de vrais amies que j'ai eu, les copains/copines/camarades que j'ai pu me faire au collège, au lycée, au travail, je les ai tous perdus de vue. Et je n'ai que quelques membres de ma famille qui me soient proches. Donc c'est dire si c'est important pour moi les relations sociales que j'ai au travail et si je souffre quand je n'en ai plus avec quelqu'un. En plus, être en permanence avec quelqu'un que je n'apprécie pas et qui ne m'apprécie pas ça aide pas du tout.
En fait, pour me sentir plus à l'aise, plus confiante dans mon travail avec Mathieu, c'est avec elle qu'il faudrait que je m'entende bien justement. Et elle m'a encore dit lors de l'explication post incident de pas rester seule en difficulté avec lui et de les sollicités elle et l'autre instit.
Mais elle est tellement désagréable parfois et me réponds parfois assez sèchement que j'ai aucune envie de lui parler.
Et quand elle me parle c'est que de trucs très concrets comme le travail à faire avec Mathieu. Du coup en fait on a aucune relation personnelle finalement alors qu'on est tout le temps ensemble au boulot.
Pourtant il me semble essentiel pour travailler avec quelqu'un de parler aussi de façon plus personnelle, de discuter de choses et d'autres, ça favorise les échanges et ça permet un bon relationnel. Et ça, avec elle, c'est tout simplement pas possible en tout cas pas avec moi. Elle ne me connais pas, ne m'apprécie pas pour le peu qu'elle crois connaitre de moi  et ne veux pas me connaitre dans le fond.
En général, soit les gens m'apprécient spontanément tout de suite, car ils sentent quelle genre de personne je suis et ça ne va qu'en s'améliorant encore avec le temps. Soit ils mettent un peu de temps pour me cerner, mais une fois qu'ils me connaissent ils m'apprécient. Soit ils ne m'apprécient pas dès le début, se font une image négative de moi et ça ne change plus, ils ne me voient que comme ils veulent bien me voir et n'essaient pas de me connaitre.
Et comme je suis de nature introvertie, j'ai du mal à me dévoiler, à montrer ma personnalité,  mes qualités et défauts et du coup j'ai l'impression de peu peser dans le fait que les gens m'apprécient ou pas.
Ceci dit j'ai réussi à travailler un peu là-dessus, être plus sociable et j'ai l'impression que ça se voit, que mon attitude a fait que les gens viennent plus à moi qu'avant.
En tout cas je suis d'accord avec toi, que je devrais en parler à la maman de toute façon.
D'abord elle est peut-être déjà au courant et en parlant je pourrai m'expliquer au moins. Et sinon le fait que je l'avoue spontanément et le lui explique devrais lui prouver mon honnêteté et l'inciter à me garder sa confiance.
Mais je pense que Mathieu le lui a dit, il n'est pas du genre cachottier.
Il ne raconte pas toujours grand chose ou alors de choses assez anodines. Du reste il est vite distrait par ce qui se passe au moment présent. Et parfois il n'a pas envie de parler, de raconter quand on lui pose des questions.
Mais là ça a provoqué une grande émotion chez lui, donc ça l'a forcément marqué. Surtout venant de moi qui suis un point de repère important et plutôt rassurant pour lui même si je l'enquiquine avec le travail. Même s'il me provoque beaucoup je sais qu'il m'aime bien et est attaché à moi. Que c'est précisément du fait de notre proximité qu'il se permet de me tester et de m'asticoter. Alors qu'il craint davantage la plupart des autres adultes car il les connais moins bien, est moins proche d'eux. Donc venant de moi ça l'a forcément choqué assez durablement.
En plus c'est arrivé une heure avant la fin de la classe. Donc il n'a pas pu zapper ça et devait encore y penser fortement en rentrant chez lui. Mardi, il n'a pas évoqué l'incident et s'est comporté tout à fait comme d'habitude, au moins ça ne semble pas l'avoir perturbé durablement.
Bon après il faut que j'ai l'occasion de lui parler et ça c'est pas évident, mais je le ferai si l'occasion se présente.
Ce sera difficile mais je prendrais mon courage à deux mains, je pense que moi-même je me sentirai mieux après.
Enfin voilà désolée pour le pavé mais si je suis introvertie je suis aussi très bavarde et j'avais beaucoup de choses à dire.

Chevalière Parodisiaque
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Mélu a écrit :

Enfin voilà désolée pour le pavé mais si je suis introvertie je suis aussi très bavarde et j'avais beaucoup de choses à dire.

Ouais, du reste je suis en train de monter une petite équipe avec tous les gens du forum qui passent leur temps à se foutre de ta gueule en réaction à tes longs posts pour aller te faire taire mais j'ai du mal à trouver quelqu'un...
:euh:
Sérieusement, Mélu', c'est vachement bien que t'écrives beaucoup ! Tu te vides de tes blocages un peu plus à chaque fois, c'est bon pour toi et ça nous fait aucun mal.
Pour gérer le stress, faut vider. Moi je dessinais et ça marchait très bien, il y en a qui s'épuisent au sport, qui pataugent dans les piscines, d'autres qui comptent sur le yoga et ses déclinaisons douces, ma mère était très réceptive à la sophrologie, il y a les activités artistiques de type poterie dont il semble que le malaxage de la terre apporte une part de plénitude, et puis il y en a qui écrivent poésie, roman, journal, tiennent un blog... Il te faudrait trouver ton mode de nettoyage interne.
En tout cas en ce qui me concerne, chaque "pavé" de Mélu est une pierre ajoutée à ta consolidation. C'est sacré.

Chevalière à l'Happy Kulture
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Pfouh ! chuis toute chamboulée à postériori !
Oh ! Rien de grave hein, rassurez-vous. C'est juste une grande déception. Voilà que ce midi, je visionnais une émission sur Jean Rochefort. Il parle de sa vie, toussa toussa. Et de son Don Quichotte manqué. Le film de Terry Gilliam. Il faut savoir que j'aime Terry Gilliam. J'aime son oeuvre et du coup, bin j'aimais bien le bonhomme aussi. Pourtant...
Quand Rochefort arrive à Madrid pour faire connaissance avec le cheval qu'il devra monter, il a un choc en voyant l'animal, très amaigri. Gilliam a affamé la bête pendant un mois pour des raisons d'esthétisme de son film. Il n'en a absolument rien à péter de la santé du cheval et soi-disant, c'est comme un acteur qui ferait régime pour un rôle. Ensuite, Rochefort tombe malade, doit rentrer en France et le film ne se fera pas. Il a juste tourné une scène sur ce cheval. Le cheval est mort au lendemain de cette seule scène. De faim.
Terry Gilliam vient de dégringoler de l'escalier de mes célébrités favorites. Jean Rochefort, voyant la photo de Terry Gilliam à la fin de l'émission dit : "Je n'avais aucune sympathie pour lui. On le comprend quand on voit sa tête (...) Le film aurait été mauvais" et ensuite d'avouer "(Le cheval) est mort le lendemain... Et ça j'ai accepté de le faire (...) Grosse production, je me sentais gratifié comme un imbécile..."

Bernard, c'est le cheval qui est représenté sur ton bel avatar. La veille de sa mort.
Bon ok, je m'apitoie sur un cheval mort il y a 20 ans, mais comme je viens de l'apprendre, c'est comme une mauvaise nouvelle actuelle.

Chevalier Allû Ciné
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J'ai du voir le même extrait de Rochefort à propos de ce film maudit. Gilliam ne devait absolument pas connaitre Jean Rochefort pour faire une chose pareil à un cheval.

Chevalière Parodisiaque
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Je viens de lire un morceau du wikipédia consacré au film (qui est achevé et que je ne risque plus de voir ! ) et un détail m'a définitivement fâchée aussi, GinAA
" Jean Rochefort révélera plus tard que le cheval jouant Rossinante avait été privé de nourriture pendant 40 jours afin qu'il s'amaigrisse. Les soigneurs avaient des pommes accrochées dans le dos afin que l'animal avance. Le cheval mourra quelques jours après l'arrêt de Jean Rochefort"


Les soigneurs ?!
Les tortionnaires, plutôt !
Gilliam est définitivement bannit de mes affections.

Chevalière PinkAA Chou
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GinAA a écrit :

Il n'en a absolument rien à péter de la santé du cheval et soi-disant, c'est comme un acteur qui ferait régime pour un rôle.

Bah voyons, il en connaît beaucoup des acteurs qui sont morts de faim pour un rôle ? :rolleyes:
Mais c'est malheureusement pas le seul à avoir fait ce genre de chose au nom de l'art : https://www.santevet.com/articles/oeuvr … exposition (et ce 2ème cas est même encore plus délirant)

Chevalier So Briqué
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C'est moches vos histoires...

Ça me fait penser à l'exposition d'art qui était présentée au forum romain, proche du Colisée lors de mon voyage à Rome.
Un artiste voulait représenter le mouvement, il a pris un bac de 15 mètres de long, rempli d'eau, et il a foutu des oranges dedans.

Spoiler : GinAÂmes sensibles s'abstenir
(Cliquez pour afficher)
J'ai retrouvé au moins 5 abeilles noyées à la surface, je suppose qu'elles étaient attirées par les fruits flottant, et sont tombées dans l'eau.
J'en ai sauvée une in extremis.

Chevalier
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Je comprends totalement votre colère et je la partage même à postériori ça n'excuse rien. Ce réalisateur est juste un fumier comment peut-on faire ça ?! Et tout ça pour des raisons esthétiques ?! C'est esthétique un animal squelettique ? En train littéralement de mourir de faim ! Vraiment ? C'est de la cruauté totale, de la torture, c'est bien pire que de le tuer directement. Et les "soigneurs" qui acceptent ça ! Qui n'ont pas le minimum de compassion qui consisterais sois à refuser et lui dire quie ce qu'il fait est inacceptable, sois au moins à le nourrir en douce quand cette ordure a le dos tourné !
Ils sont tous complices et responsables comme lui !  Je connais pas vraiment ce sale type, sa filmographie, donc je n'en pensais rien avant. Mais désormais pour moi c'est un fumier et il est impardonnable, un point c'est tout.
Et je comprends pas que Rochefort n'ait pas refusé de tourner la scène voyant l'état du pauvre cheval. C'était sûrement déjà trop tard pour le sauver, faire quoi que ce soit si ce n'est l'achever qu'il ne souffre plus. Mais au moins refuser et dire en face au réalisateur que ce qu'il a fait à ce cheval est monstrueux et impardonnable. J'imagine bien comme il a du culpabiliser sur le coup et après en y repensant. Et c'est fou qu'une telle chose ait eu lieu, il me semble que les animaux qui tournent sur des plateaux de cinéma sont un minimum protégés. Qu'il n'est pas censé y avoir de maltraitance envers eux depuis les années 70 ou 80. Or ce film a été fait bien après que ces réglementations sur la protection des animaux dans le cinéma aient été établies. Mais j'imagine que personne n'en contrôle vraiment l'application.
En tout cas quelle horreur ! Quant à l'autre fait rapporté, j'en avais déjà entendu parler et c'est atroce. Non seulement ce type est une ordure, je n'ai pas les mots pour le qualifier. C'est une oeuvre, un concept ça de faire et regarder mourir de faim et de soif un animal ? Il a du agoniser pendant des jours avant de mourir déshydraté. Alors que, comme toujours dans ces affaires de maltraitance, il avait suivi/s'était laissé approcher avec confiance de son bourreau.
CE qui me sidère et me révolte plus encore c'est que parmi tous ces gens qui sont venus voir cette "exposition" personne ne réagit ?! Ne s'inquiète pour le chien ? N'essaie de le libérer, de le nourrir, de l'abreuver, ne prévient les services de protection des animaux ?! Bref de lui venir en aide !
Donc ils l'ont tous regardé mourir tranquillement en buvant des cocktails ! Ils sont tous complices et responsables de sa mort et devraient tous être poursuivis pénalement ! Sauf que même ce fumier n'a pas été poursuivi me semble-t-il !
Même les proprios de la salle d'expo, leurs employés, ceux qui ont fait le ménage, personne n'a une seconde d'humanité, n'intervient après la fermeture au public, "l'artiste" parti ! Ils risquaient quoi à agir pour le sauver ? J'espère qu'il y a au moins des conséquences sur sa "carrière" après connaissance et médiatisation de l'affaire. Qu'il est, légitimement, devenu un pestiféré dans le monde de l'art, mort socialement honni de tous, qui ne peux plus travailler. Ou sinon qu'au moins on lui rappelle, régulièrement, constamment ce qu'il a fait et que c'est inacceptable et inexcusable.
Et on pourrait en dire autant de tous les gens qui ont travaillé sur le film et ont le cheval et son état et n'ont rien fait, rien dit, rien signalé.
Mais quelle horreur ! Un bourreau isolé ou un petit groupe de bourreaux de type bande de morveux qui s'amusent à torturer un pauvre chat errant pour "s'amuser" et épater les copains en passant pour des gros durs, ça m'écoeure toujours mais ne me surprends plus. Mais tout un groupe de gens "lambda" qui assistent à ça et laissent faire. Se taisent, voire même se rendent complices, sans compassion donc sans tenter de porter secours, ça me dépasse complètement.
La nature humaine me surprendra toujours, m'effraiera toujours. Ca prouve bien qu'hélas monsieur et madame tout le monde peuvent se conduire comme des monstres et même devenir des monstres. Par l'effet mouton de panurge, le conditionnement social et le sentiment d'impunité ou de responsabilité réduite dû à l'effet de groupe.
Ca me rappelle, dans une toute autre mesure bien sûr, le comportement des gens envers les juifs pendant la deuxième guerre. Comment les SS et gardiens nouveaux arrivaient se comportaient d'abord normalement puis devenaient des bourreaux sadiques en quelques jours.
MAis j'ai surtout été marquée par un documentaire justement appelé "L'effrayante nature humaine". Sur un prêtre catholique qui se rendait en Biélorussie notamment pour essayer de retrouver les corps encore enfuis dans le sol de toutes les victimes juives. Pour tenter de les identifier, leur donner une sépulture digne et de cette manière leur redonner une place dans l'histoire.
Il faisait un remarquable travail de fourmi en récoltant des témoignages de témoins de l'époque sur l'emplacement des fausses communes faisant suite à la shoa par balles, des fois avec la complicité de gens locaux. Mais aussi des témoignages de gens dont le ou les voisins étaient partis tuer les familles juives du coin. Les adultes abattus par balle et les enfants presque toujours à coups de planches de bois dans la tête jusqu'à ce que mort s'en suive. Tous tués par leur propres voisins, puis vite ensevelis comme des animaux dans des sépultures sauvages. Une de ces familles avait fini par se livrer à leur bourreaux, lassés de fuir, ne sachant plus où aller et a été bien sûr tuée de suite. Le prête a pu se faire indiquer et retrouver le lieu où ils avaient été enterrés. 
Et les voisins qui avaient tout ce sang sur les mains, après volé tous les biens et la maison de leur victimes, ont continué leur vie comme si de rien n'était sans être jamais poursuivis. Comme s'ils avaient simplement abattu du bétail ce jour-là.
D'ailleurs les quelques survivants des camps provenant de ces pays là, n'ont pas pu rentrer chez eux car ils étaient menacés de mort. Un jeune garçon juif qui avait réussi à survivre en se cachant dans la forêt a d'ailleurs été victime d'une tentative d'assassinat de la part de ses anciens camarades de classe en retournant à son village après la guerre.
Enfin bref plus grand chose ne me surprend quant à la nature humaine et la capacité d'humains tout à fait banals à commettre les pires horreurs dans certaines circonstances. Ca me choque encore davantage que les horreurs commises par des psychopathes sadiques et cruels de la part de qui c'est pas étonnant.
Je suis quand même écoeurée tout comme vous d'apprendre pour ce pauvre cheval, de la part d'un artiste reconnu en plus on s'attendrais pas à ça ! Comme quoi il y a des ordure dans tous les milieux. On peut être un artiste bourré de talent et être un monstre. C'est inexcusable car en plus ça ne n'est pas produit dans les années 20 ou 30 ou il n'y avait aucune règle et pas vraiment de prise de conscience, de connaissance de la souffrance animale. Il savait très bien ce qu'il faisait, que c'était immoral, interdit, mais rien à foutre.
Je pense aussi que ça a du bien marquer Jean Rochefort en tant qu'amoureux des chevaux pour qu'il en reparle longtemps après.

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Bon ben. Nathan m'avait souvent parlé de Lost in la Mancha, et jusque là ça m'évoquait de la compassion. Maintenant j'me dirai : bien fait !

GinAA a écrit :

Bon ok, je m'apitoie sur un cheval mort il y a 20 ans, mais comme je viens de l'apprendre, c'est comme une mauvaise nouvelle actuelle.

Pardon, mais ça me fait penser au sketch de Dupontel... :')
Jean-Paul Sartre est un philosophe... Comment ? "Était" ? Mais... Il est mort !??

[...]

Bon ben... Jean-Paul Sartre était... Pff, ça fait quand même quelque chose hein...

Chevalier Allû Ciné
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Dupontel :luv:

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