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Maître d'Armes
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Pour réagir sur ce sujet, j'avoue que moi-même j'ai trouvé ça un peu condescendant de la part de Rollin, le coup du "s'ils se sortaient les doigts un minimum, ils y arriveraient, quelque soit le public...". Ce que dit Sagremor me semble très juste, même si je ne suis pas du tout de ce milieu là, je ressens le problème exactement de la même façon. Et j'ajouterai qu'une grosse partie du problème vient (à mon avis) de la politique qui consiste à envoyer systématiquement les enseignants les moins expérimentés dans les zones les plus difficiles.

Akran a écrit :

Je suis d'accord avec NI, j'ai aussi eu des profs qui se cro y aient supérieur s aux élèves et les considér aient comme de la merde et la classe ét ait  bruyante .
Jusqu'à aller dans un autre établissement où tu pouvai s tutoyer les profs et discuter avec eu x normalement et j'ai passé les 2 meilleur e s années de ma vie et on a quand même eu 100% au bac.
Comme quoi si l'élève est écouté et le prof pas mis sur un piédestal [ NdlA : celui là m'a bien fait marrer quand même, je me dis que ce fameux "Estal" doit en avoir marre qu'on lui marche sur le pied systématiquement, comme ça... ] une harmonie à l'école est possible.

Je n'ai rien à dire sur le fond, mais disons que pour y avoir accès, faut quand même avoir envie, parce que la forme, attention... Je me fends de quelques corrections simplement pour insister sur le fait qu'un minimum d'attention sur l'orthographe, ça mange pas de pain, et ça rend le tout bien plus lisible. Merki de faire un effort à l'avenir !

Chevalier Feuletonniste
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Sagremor a écrit :

Au fond, je suis convaincu qu'une grande partie des problèmes de l'école ne sont pas issus de l'école elle-même mais plutôt de l'éducation que les enfants reçoivent (ou pas) chez eux.

Ça me paraît évident. Autrefois les enfants étaient éduqués par leurs parents et apprenaient des valeurs comme le devoir, le travail (et sa récompense), etc., des choses qui avaient fait leurs preuves et permettaient de construire une société solidaire. Aujourd'hui, les enfants sont éduqués par la télé (ils passent largement plus de temps à écouter la télé que leurs parents), donc par la publicité, qui construit les enfants-rois (le message de la publicité, c'est "tu as le droit à ceci, à cela") et construit une société individualiste.

On pourrait dire que la faute vient des parents : ils devraient reprendre les choses en main, par exemple ne pas laisser leurs enfants seuls devant un objet aussi dangereux que la télé (si, si : il y a des parents qui font ça). Mais je ne les accable pas : les contraintes de la vie moderne leur volent (et le mot est juste, je trouve) du temps pour s'occuper des enfants (notamment à cause de l'obligation de travailler de plus en plus loin). On s'est construit une société déshumanisée qui prépare le pire des avenirs pour nos enfants (sabotage de leur éducation + on vit à crédit sur leur dos).

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Sinon, je ne crois pas que la solution, à l'école, soit d'amuser les élèves pour les intéresser au sujet. Faire un cours comique, est-ce que ça ne risque pas de laisser croire que tout ça n'est pas sérieux, de dénigrer la matière, même de se payer leur tête ? L'école à l'ancienne avec les profs sévères en blouse grise et le tableau noir bien astiqué, ça avait de la prestance, ça donnait une image plutôt valorisante du travail qu'on allait nous demander de faire.

Je ne vais pas raconter ma vie, mais mes meilleurs profs étaient des profs sévères et peu populaires parmi les élèves. Ce n'étaient pas mes profs préférés, oh que non !, mais ceux qui m'ont fait progresser, notamment mon prof. de maths de terminale qui a été décisif pour mes études (sévère, rigoureux, exigeant, barbant, mais surtout méthodique : c'était ça le secret). J'ai vu aussi passer des profs avec qui on pouvait rigoler. Je me souviens d'un prof. de sciences physiques : quel charlot ! Ses cours étaient des sketchs, mais ma moyenne a chuté avec lui.

Mais je suis de l'ancienne génération. J'imagine qu'avec les enfants actuels, ça ne marcherait plus de la même façon. Preuve que ce n'est pas la faute des profs mais de l'éducation qu'on donne aux enfants.

Croustillant
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Désolé T|fuk pour l'écriture il est vrais que je n'ai pas fais attention.
A noter que Estal est une femme ( la tante de Charlemagne) le même Charlemagne qui a inventé l'école ( putain mais on est en plein dans le sujet ).

Scribe et archiviste officiel
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Agloval a écrit :

Ça me paraît évident. Autrefois les enfants étaient éduqués par leurs parents et apprenaient des valeurs comme le devoir, le travail (et sa récompense), etc., des choses qui avaient fait leurs preuves et permettaient de construire une société solidaire. Aujourd'hui, les enfants sont éduqués par la télé (ils passent largement plus de temps à écouter la télé que leurs parents)

Je suis pas super calé en socio mais ce que je sais pour avoir lu un rapport sur le sujet dans le cadre de mon boulot, c'est que le premier loisir culturel des français et particulièrement la couche des 12-18 ans, c'est le jeu vidéo et qu'ils passent plus de temps derrière un écran d'ordi que de télé maintenant. C'était + il y a 10 ans le "je bouffe à mort de la télé". Ca existe toujours mais internet a supplanté la télévision.
Voilà, c'était juste pour apporter une petite précision.

Chevalier Feuletonniste
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Tu as raison, les choses ont effectivement changé, le temps passe trop vite... :) Je ne connais pas bien les jeux vidéos, donc je ne sais pas quels dégats ça peut faire, mais ça doit poser un problème similaire : les enfants ne sont plus éduqués par leurs parents.

Pécore
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Alors moi le livre d'Astier et Rollin m'a déçue ! Mais il m'a déçue d'une force ! J'ai encore 38 pages à lire, mais à part quelques passages, le tout est d'une platitude extrême ! Et dire que j'ai payé ça 20 euros : 20 euros, c'est un demi Kaamelott, c'est une double BD Kaamelott ! Ce livre, on dirait une conversation de bistrot.

D'accord ils avaient prévenus. Sur la converture, y a marqué "entretien libre", ce qui annonce que ce ne sera pas forcément profond ; le titre est ironique "Astier et Rollin posent les bases de la pensée moderne" ; cette ironie est renforcée par le résumé de la quatrième de couverture "en toute humilité". La présentation est légère, y a des photos tout sourire pour que ça ne fasse pas trop sérieux.

Donc OK on est prévenus, mais pour vendre ses propos, il faut quand même se dire qu'ils ont une certaine valeur ! Eux qui dans le chapitre sur le patrimoine, disent que c'est une question difficile de savoir quoi faire d'une grande somme d'argent, avec A.A. qui dit préférer distribuer des DVD gratuits plutôt que de donner à une assoc qui lutte contre l'illétrisme, bah qu'ils y aillent à fond, et qu'ils le donnent gratuits leur bouquin. Parce qu'honnêtement : 20 euros pour ça !

Si un jour j'ai un peu plus de temps pour expliquer en quoi les chapitres I à V m'ont énervés, je le ferai... En attendant, achetez le livre pour vous faire votre idée, mais ne vous attendez pas à grand chose... Disons que ce livre en interview vu gratuitement à la télé ou sur internet, ça l'aurait fait : ça aurait été sympa tout ça ; mais en boucain je vois pas l'intérêt.

Chef de Clan
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j'ai eu le bouquin pour mon annif et franchement moi j'aime bien. Il expose différents points de vue, certains évidents, certains que je n'avais pas imaginé, bref le tout est sympa et se laisse lire :)

Pécore
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Akran a écrit :

Je suis d'accord avec NI, j'ai aussi eu des profs qui se crollaient  supérieur aux élèves et les considérés comme de la merde et la classe été bruillantes.
Jusqu'à aller dans un autre établissement où tu pouvait tutoyer les profs et discuter avec eu normalement et j'ai passé les 2 meilleurs années de ma vie et on a quand même eu 100% au bac.
Comme quoi si l'élève est écouté et le prof pas mis sur un pied d'Estal une harmonie à l'école est possible.

On devrait t'enfermer. J'espère que tu ne votes pas.

Semi-Croustillant
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Heureusement qu'on est en démocratie.

Croustillant
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aouch vinçounet, ce n'est pas vraiment tolérant ce que tu dis.

Pour revenir au sujet de l'éducation, je rejoins Agloval sur son analyse : le temps passé devant la télé est aujourd'hui malheureusement bien plus conséquent que le temps passé à discuter avec ses parents, ou avec ceux, quels qu'ils soient, sont sensés assurés l'éducation. C'est regrettable, c'est même dommageable pour l'enseignement d'aujourd'hui et pour la jeunesse en général, mais on n'y peut, malheureusement, pas grand chose.
Il y a aussi un problème de politique en matière d'éducation. La réduction des coûts dans la fonction publique amène forcément une "suppression" de postes, qui est officiellement un non-remplacement. Cela m'ennuie un peu d'entendre toujours les enseignants se plaindre de cette réduction des coûts, alors que le personnel administratif de l'enseignement ne bénificie pas d'une tribune aussi large. Ils sont pourtant tout aussi concernés par cette politique.

Là où je rejoins François Rollin et Alexandre Astier, c'est sur la notion d'amusement. Plus exactement sur la notion de ludisme dans l'enseignement.
Je me destine à ce métier, je ne dis pas que je sais de quoi je parle, mais que j'ai eu le temps de réfléchir au problème et aux manières d'arriver aux buts d'un enseignant.
Je suis plutôt partisan pour des cours attractifs, où l'on puisse apprendre, de façon claire, méthodique mais surtout captivante.
Sur le court terme, tout le monde préfère s'amuser en classe, on est d'accord.
Sur le moyen terme, c'est clairement la méthode et la rigueur qui priment parce que c'est le plus sûr moyen d'engranger des connaissances, pour pouvoir les restituer le jour J, lors d'examens par exemple.
Sur le long terme, sur une période de 10-20 ans, pour moi, c'est l'amusement, le ludisme, et l'intérêt qui prévalent. Parce que je suis convaincu que l'on retient mieux les choses si des sentiments y sont associés : exemple flagrant, on se souvient mieux de la journée du 11 septembre 2001 que les cours de mathématiques que l'on a pu faire cette année-là.
Je pense donc qu'il faut avant tout captivé l'auditoire, et cela ne s'apprend pas forcément. Il y a bien des techniques pour intéresser, pour attirer l'attention, mais le "talent" originel prévaudra.
Peu ont le talent pour captiver et la méthode pour enseigner, en même temps.
C'est l'association des deux qui donnent les enseignants les plus appréciés et les plus efficaces, bien plus que les méthodistes ou les "pitres" dans le bon sens du terme.

Je ne regrette pas d'avoir acheté ce Livre, en revanche. J'avais déjà ma vision de l'enseignement et des choses avant de l'acheter. Le lire n'a fait qu'aller dans le sens de mes idées et me conforter dedans. Mais je conçois qu'on puisse penser que ce n'est pas de l'exceptionnelle littérature.

Chevalier Feuletonniste
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Je ne vois pas d'un bon oeil l'enseignement ludique. Ou alors ça dépend à quel âge. Si c'est à six ans, OK, pas de problème, au contraire. Mais l'école n'est pas là pour enseigner seulement des connaissances. Elle est surtout là pour apprendre à travailler. 99 % des gens n'ont pas besoin, dans leur vie de tous les jours, de savoir utiliser le théorème de Thalès sans se tromper. Mais ils ont besoin des méthodes de travail qu'ils ont apprises pour, enfant, apprendre le théorème de Thalès. Entre autres, il me semble important d'enseigner aux enfants (qu'on soit prof ou parent, et surtout parent à mon avis) qu'il y a un temps pour le jeu et un temps pour le travail (à part pour les touts petits). Et c'est là où travailler en s'amusant m'embête : on ne fait plus cette séparation, ne risque-t-on pas de mettre de la confusion dans les têtes ?

Chef de Clan
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Je voudrais réagir sur deux points. Déjà, la tirade d'Akran sur le rapprochement prof / élève... C'est d'une naïveté confondante et d'une connerie encore plus désarçonnante. Déjà, il faudrait rétablir le fait que l'élève ne sait rien et que, comme le prof est là pour lui enseigner, il a donc un savoir qui lui est supérieur. Point à la ligne et point barre. Alors, de là à traiter les élèves comme de la merde, c'est abuser j'en conviens volontiers, mais alors pour avoir entendu des exemples de potes qui sont profs, les élèves qui ont "tout vu tout chié tout pondu" non quoi, non et non. Le fait qu'un élève puisse tutoyer un prof me choque, personnellement. Il y a des barrières, des règles à établir et un respect mutuel, soit, mais qui doit être force 10 du côté du prof. Et puis les élèves n'ont pas la science infuse, loin de là, mais ils ne s'en rendent pas compte.
Sur la façon d'enseigner, je pense que le côté ludique est effectivement intéressant. Mon fiston de six ans ne rechigne jamais à faire ses devoirs, parce que j'ai introduit aussi une part de ludisme dedans. Dans l'apprentissage de l'écriture, par exemple, lui faire écrire un menu de mc Do, c'est lui faire écrire un truc quand même. Je pense que plus l'enseignement se poursuit, plus il faut trouver une source de motivation. Imaginons des cours d'histoire faits avec passion et raconté comme des "histoires" justement. Imaginons des applications concrètes pour les maths (parce que, honnêtement, on voit pas l'application immédiate de ce que l'on peut apprendre en maths, parfois). J'ai fait des formations, en tant que formateur et j'ai toujours cherché à instaurer de l'humour dans mes propos, mais surtout établir des parallèles concrets qui "parlent" aux élèves que l'on a. La métaphore de la bibliothèque pour un disque dur par exemple, ou la façon de faire ses courses pour expliquer comment faire une requête dans une base de données. C'est là qu'on peut avoir l'attention de son public, d'une part, mais de l'autre part aussi ça reste ancré dans la mémoire. Je dis toujours à ma femme, quand je lui explique un truc sur le PC ou autre, de ne pas prendre des notes bêtement et mécaniquement, mais d'essayer de comprendre ce que l'on fait pour pouvoir le reproduire partout. L'enseignement, je pense, souffre aussi du fait que parfois, on ne comprend pas ce que l'on apprend, ou du moins on ne sait pas pourquoi on peut l'apprendre.

Chevalier
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Akran a écrit :

Je suis d'accord avec NI, j'ai aussi eu des profs qui se crollaient  supérieur aux élèves et les considérés comme de la merde et la classe été bruillantes.
Jusqu'à aller dans un autre établissement où tu pouvait tutoyer les profs et discuter avec eu normalement et j'ai passé les 2 meilleurs années de ma vie et on a quand même eu 100% au bac.
Comme quoi si l'élève est écouté et le prof pas mis sur un pied d'Estal une harmonie à l'école est possible.

Sans déconner t'as eu ton bac en faisant autant de fautes ?

Croyaient
supérieurs
considéraient
était
Bruyante
pouvais
eux
piédestal

2/20 ! Nul...peut largement mieux faire. Pour la peine, tu me recopieras 200 fois ta tirade dithyrambique.

Pécore
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Val a écrit :

Heureusement qu'on est en démocratie.

Certes, mais à une époque où -par rapport aux époques précédentes- on n'a jamais eu aussi facilement accès à la culture, quelque soit notre position socio-économique, dire des conneries pareilles relève du crime. ;)
Désolé pour le style un peu rude de ma précédente remarque, mais je la maintiens en ce qui concerne le fond: la démocratie n'est bonne que si les gens qui l'exercent savent un minimum ce qu'ils font.

PS: comment comprenez-vous et que pensez-vous de la citation d'introduction au chapitre sur l'éducation p.7? (" Oserais-je exprimer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l'éducation? Ce n'est pas de gagner du temps, c'est d'en perdre? ", Jean-Jacques Rousseau, l'Emile ou de l'éducation )

Pour ma part, je pense que cela peut amener à dire qu'il vaut mieux - contrairement à la tendance actuelle - être directif et certainement moins ludique avec les plus jeunes, pour que ceux-ci une fois plus grands puissent jouir de leurs connaissances de façon plus autonome. Cela dit, je ne suis pas spécialiste de Rousseau, alors je peux me tromper.

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@ Bender et Akran : Sans déconner pied d'estal ma fait rire pendant un petit moment, merci d'avoir égayer ma journée :)

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Vinçounet a écrit :

Heureusement qu'on est en démocratie.

Certes, mais à une époque où -par rapport aux époques précédentes- on n'a jamais eu aussi facilement accès à la culture, quelque soit notre position socio-économique, dire des conneries pareilles relève du crime. ;)
Désolé pour le style un peu rude de ma précédente remarque, mais je la maintiens en ce qui concerne le fond: la démocratie n'est bonne que si les gens qui l'exercent savent un minimum ce qu'ils font.

PS: comment comprenez-vous et que pensez-vous de la citation d'introduction au chapitre sur l'éducation p.7? (" Oserais-je exprimer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l'éducation? Ce n'est pas de gagner du temps, c'est d'en perdre? ", Jean-Jacques Rousseau, l'Emile ou de l'éducation )

Pour ma part, je pense que cela peut amener à dire qu'il vaut mieux - contrairement à la tendance actuelle - être directif et certainement moins ludique avec les plus jeunes, pour que ceux-ci une fois plus grands puissent jouir de leurs connaissances de façon plus autonome. Cela dit, je ne suis pas spécialiste de Rousseau, alors je peux me tromper.</div></blockquote>bah oui, c'est clair
tu votes à droite et akran à gauche

elle a le droit de voter, pas besoin d'être intelligent pour ça

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BreizhKnight a écrit :

J'ai fait des formations, en tant que formateur et j'ai toujours cherché à instaurer de l'humour dans mes propos, mais surtout établir des parallèles concrets qui "parlent" aux élèves que l'on a.

Même en essayant de les intérésser un minimum parce que c'est un domaine qu'ils doivent "normalement" apprécié, la plupart des élèves sans foute royalement. Je donne des cours en fac et en IUT. Et bien que ce soit dans un cas ou dans l'autre les étudiants en ont rien à secouer de la physique, pourtant ils sont en Licence de Physique ou en Génie Civil.
L'exemple le plus frappant pour moi reste l'IUT. A l'IUT, vous le savez certainement, il y a une sélection à l'entrée, donc normalement on peut supposer que les gens qui viennent ici sont un minimum intéréssé par le domaine qu'on leur propose. Et bien sur une promo d'une quarantaine d'étudiants, y en a une petite douzaine que ça intérésse, les autres s'en fichent complétement. Alors on peut remettre les méthodes pédagogique en question (quoi que pour ma part je ne pense pas qu'en Fac on doivent perdre son temps à "imaginer" comment intérésser les étudiants), mais le gros problème ne vient pas des cours, ou des enseignants mais plutot de l'orientation. Quand l'Education Nationale aura compris qu'elle est nulle, voire minable sur l'orientation des lycéens, on aura fait un grand pas.
Pourquoi je dis ça et bien tout simplement parce que sur cette même promo de l'IUT (je parle de l'IUT car c'est déjà une démarche d'inscription dans un domaine assez restreint, à l'inverse de la Fac qui à vocation à traiter de tout les domaines) combien veulent réellement poursuivre dans le génie civil ? Et bien après avoir posé la question à beaucoup de promo, là aussi pas plus d'une dizaine. les autres veulent allez en Fac, d'autres en écoles d'ingé, d'autres encore en école d'architecture, et je ne parle pas de ceux qui veulent être foootballeur ou chanteur (juste pour rappelle ce sont des étudiants qui ont entre 18 et 20 ans !!!!!).
Voilà, donc moi la question de l'orientation au Lycée je la trouve très intéréssante, même si je sais que personne ne reconnaitra que le Lycée est incompétent dans les questions d'orientation (que ce soit les conseillers d'orientation ou les enseignants eux-même, ce n'est pas une critique pour les enseignant puice que ce n'est pas leur role, par contre s'en est une pour les conseiller d'orientation, je sais pas si  il y en a sur le forum...). L'orientation devrait être une partie compléte du programme au Lycée, alors là je sais les lycéens vont me dire mais on va etre surchargé, mais je leur répondrai 1h de plus par semaine, ça peut certainement vous éviter de perdre une année quand vous allez partir dans l'enseignement supérieur.

Ceci n'est que mon avis bien sur...

Semi-Croustillant
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Ah si, moi je suis enseignante (en collège), et je confirme qu'en matière d'orientation, on est des grosses baltringues. La COP (conseillère d'orientation psychologue) est là UN JOUR PAR SEMAINE, un peu épaulée par une assistante pédagogique qui fait le boulot d'une COP sans la formation, ni surtout le salaire. Cette dernière prend en charge une poignée d'élèves, elle se décarcasse pour eux (les aide dans leur recherche de stage, les conduit en voiture aux entretiens, démarche les entreprises, etc. Mais comment voulez-vous que les 400 autres, ils soient au parfum? Ce sont un peu les professeurs principaux de 3ème qui se cognent le boulot aussi, mais avec en plus la réforme du lycée, obscure et pleine de sigles qui font peur, c'est plutôt folklo.
Après, à notre niveau de collège, il y a aussi des catastrophes prévisibles, mais certains parents manquent de réalisme et veulent à tout prix que leur rejeton(ne) aille en seconde générale; la seconde générale, je rassure tous les parents du forum, on peut y envoyer son gosse même s'il n'a pas la moyenne dans les les matières dites principales (je dis ça, ce n'est pas pour dévaloriser les autres enseignements, qui sont primordiaux, mais on ne va pas se voiler la face : 12 en EPS, 7-8 ailleurs, ça ne vous arme pas vraiment pour le lycée général. Alors nous, dès le premier et le deuxième trimestre, on rencontre les parents, on explique, on argumente, on montre les bulletins, on parle d'anciens élèves qui ont dû être réorientés en seconde professionnelle après leur première seconde (un an de perdu, et ils ne sont plus prioritaires, du coup, pour les BEP, et se retrouvent dans des filières qu'ils n'ont pas choisies) Eh ben c'est comme si on pissait dans un violon!

Je ne parlerais pas non plus du niveau déplorable en première année de fac, en L1 en langues vivantes, par exemple, avec des gens qui ne savent pas qu'ils vont devoir s'avaler des heures de linguistique, de littérature et de civi, et qui n'en ont rien à carrer. Ou qui ne connaissent pas les règles élémentaires de syntaxe. Même dans ce cas-là, avec un peu de bon sens, on ne devrait pas aller dans cette voie-là. (Evidemment, il faudrait un test à l'entrée de la fac, genre rédiger un petit paragraphe tout mignon sans trop d'erreurs), mais ce n'est pas politiquement correct, d'instaurer une sélection à la fac...
Résultat des courses, la première année, c'est la grosse glande; Je parle de ce que je connais, c'est-à-dire les facs de lettres et de langues, mais ma soeur en sciences de la matière m'avait dit la même chose. Je ne parle même pas des gens qui arrivent de prépa - pour eux, c'est la fête du slip.

Pécore
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LM a écrit :

bah oui, c'est clair
tu votes à droite et akran à gauche

elle a le droit de voter, pas besoin d'être intelligent pour ça

Après le pied d'Estal, la deuxième perle du thread! Ca me fait plus rire qu'autre chose (et de bon coeur même)! Vinçounet qui vote à droite!:lol:

La droite, ça peut se résumer, à mon sens, à ta dernière remarque.

Sans rancune, je récolte les fruits de ma remarque maladroitement formulée. Mais bon, pour que les choses soient claires:
- je ne vote pas du tout à droite,
- revois les principes de l'école républicaine, et surtout l'étymologie du "demos" de "démocratie" (en gros, le "peuple" et la "plèbe" - les grouillots dirait-on par chez nous-, ce n'est pas la même chose pour les gens qui se sont mis en peine de théoriser tout ça il y a bien longtemps);)

-------------------------------- Fusion double-post --------------------------------

Nicolastro a écrit :

Alors on peut remettre les méthodes pédagogique en question (quoi que pour ma part je ne pense pas qu'en Fac on doivent perdre son temps à "imaginer" comment intérésser les étudiants), mais le gros problème ne vient pas des cours, ou des enseignants mais plutot de l'orientation. Quand l'Education Nationale aura compris qu'elle est nulle, voire minable sur l'orientation des lycéens, on aura fait un grand pas.

D'accord en tous points. J'étais l'année dernière, professeur principal de 1ère ES, et cette année, de 3ème (j'ai déménagé et je suis allé là où il y avait un poste ;)), et je peux vous dire qu'en plus d'une communication sur l'orientation bien trop saupoudrée, les clichés sur les séries ont la vie dure auprès des parents. Certains (rares quand même, mais il y en a eu) se sont sentis presque insultés qu'on suggère que leur enfant aille dans une série professionnelle. Bref, pour les gens qui "n'en sont pas", rien de nouveau, la série S est toujours aussi populaire... et c'est très souvent dans cette série que les profs de matières scientifiques et autres se plaignent de l'inaptitude des élèves et, bien qu'ils ne soient pas élitistes pour deux sous pour la plupart, en viennent à regretter qu'il n'y ait pas de sélection. Après, je dis ça des collègues du collège-lycée dans lequel j'ai travaillé jusqu'à cette année, je conçois tout à fait que ça peut être différent autre part.

L'orientation devrait être une partie compléte du programme au Lycée, alors là je sais les lycéens vont me dire mais on va etre surchargé, mais je leur répondrai 1h de plus par semaine, ça peut certainement vous éviter de perdre une année quand vous allez partir dans l'enseignement supérieur.

Ceci n'est que mon avis bien sur.

Et bien, je le partage.;) Tu veux pas faire ministre des fois?:D
Néanmoins, la réforme du lycée - appliquée à partir de la rentrée 2010- comprend dans l'EDT des élèves quelque chose ressemblant à ce que tu suggères, même si le problème de la compétence des profs dans ce domaine se pose toujours. Enfin, c'est toujours mieux que l'"heure de vie de classe".

PS: désolé pour le double-post (je reviens après une longue absence)

Edit de T|fuK : Rassure-toi, on n'a pas supprimé le bouton "modifier" en ton absence, ça fonctionne toujours et c'est toujours le meilleur moyen d'éviter le double-post.

PS: à Aurèle, je n'ai pas cité ton post car il aurait fallu que je le cite en entier et que je signe derrière.;)

Croustillant
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Ahhh la fameuse heure de vie de classe qui n'a jamais servi a rien d'autre sinon à élire les délégués et à permettre aux professeurs d'avoir une heure de plus par semaine.
Celle-là, elle est utile, à peu près autant qu'une conseillère d'orientation que l'on ne voit pratiquement jamais, malheureusement.

Agloval parlait de l'école qui apprend des méthodes de travail, et qui donc prépare au monde du travail, d'une certaine façon.
Je suis d'accord avec lui, il faut de toute façon une rigueur, et une méthode de travail qui puisse être suivies sans avoir trop à réfléchir, c'est ainsi que l'on sera le plus "productif", tant que l'on reste dans ce que l'on a eu l'habitude de faire auparavant.
Cependant, et c'est là que je reviens sur le sujet de l'orientation, je pense que l'orientation, et son consensuel échec, trouve sa source dans le manque d'intérêt qu'ont les enfants à propos de l'école. Plus exactement, à partir du collège justement (même si cela est déjà amorcé à l'école primaire), on automatise le travail, on réduit l'enseignement non pas à un savoir, mais à un agglomérat de connaissances et de compétences acquises de façon mécanique, sans le moindre plaisir.

En clair, si aujourd'hui l'entité "jeune" a du mal à envisager l'avenir, ou en tout cas, à se projeter dans une quelconque voie, c'est avant tout parce que l'on n'encourage pas l'intérêt et la passion dans l'apprentissage. Ces notions-là sont progressivement absentes au fur et à mesure des années d'études, pour être quasiment inexistantes à la Fac. En suscitant l'intérêt, l'envie d'apprendre et d'en savoir plus, en déclenchant une passion pour l'une ou l'autre matière, on arrivera sûrement à régler les problèmes d'orientation ... en attendant que les pouvoirs publics et l'Education Nationale n'en prennent conscience et améliorent les politiques d'orientation.

C'est donc pour ça que je suis partisan d'une école qu'on pourrait qualifier de "ludique", dans le respect des individus (le vouvoiement des professeurs, l'écoute accordée à l'enfant,...) et des méthodes de travail également.
Les rigoristes purs ou les "ludiques" purs sont des illuminés : leurs méthodes fonctionnent mais sont inadaptées au monde futur, soit par manque de méthode pour les ludiques (inutile de préciser les conséquences d'un tel manque dans le monde du travail), soit par excès de rigueur (pouvant entrainer une inadaptation à des situations nouvelles).

Pécore
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Y a un bug sur ce topic. J'arrive pas à lire le sujet au-delà de la troisième page.

edit: après mon post, tous les messages post troisième page ont disparus. :beuh:

Maître d'Armes
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Attention les yeux, déterrage de topic.

La récente activité trollesque d'Alexandre Astier sur twitter m'a rappelé un truc que j'ai lu dans le bouquin auquel ce topic est consacré. Je cite, page 83 :

Alexandre Astier a écrit :

On est toujours sur des problématiques de grands profits, de grands intérêts. Il n'y a pas si longtemps, le même pays dont je parlais (les États-Unis, Ndlr) a flingué son propre président, a organisé de faux attentats... quand il y a un profit quelque part, je crois qu'on est encore capable de commettre de grandes horreurs

Voilà. Je vous laisse analyser ça, mais la première chose qui me vient à l'esprit pour le président, c'est Kennedy en 63 et pour les "faux attentats"... On a tout de suite envie de penser au 11 septembre 2001... Vous en pensez quoi ? La CIA a buté Kennedy, démoli le pentagone et les tours jumelles ?

Edit : j'avais zappé, mais y'a un topic trollesque consacré...

Grand Enchanteur de l'Ouest
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Surprenant, j'aurais pas imaginé Astier en complotiste… Mais la citation est très vague : quel président, Kennedy, Garfield, McKinley, Lincoln ? Quels attentats, le 11/9, le WTC, Oklahoma City, les ambassades… ?

Tribunus Cohortis Bescherellae
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Askelon a écrit :

Quels attentats, le 11/9, le WTC [...] ?

C'est pas pareil ? :beuh:

Maître d'Armes
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Non !. Enfin disons qu'il y en a eu plusieurs...

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